L’espoir fait vivre


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Prévue à l’origine pour le 20 juin prochain, la première partie de The Legend of Korra : Turf Wars publiée chez Dark Horse s’est vue être repoussé à la date du 8 août, l’illustratrice Irene Koh se donnant le temps d’offrir le meilleur pour cette suite directe du dernier épisode de la 4ème saison de cette merveilleuse série diffusée sur la chaîne Nickelodeon.

Il faudra donc s’armer encore un peu de patience pour retrouver la team Avatar, l’autre bonne nouvelle étant qu’une version doublée en Français est enfin prévue pour les trois dernières saisons, suite au projet de « Voice bending » mis en oeuvre par les membres de l’association Avatar Realms. Je vous invite d’ailleurs à regarder leur doublage de l’épisode 4×07 : Reunion, c’est un excellent travail de passionnés, et ayant suivi leur progression depuis des mois, je suis bluffée par le résultat final compte tenu de leurs moyens, alors qu’une autre boite de production a été engagée pour produire le doublage définitif, ils ont au moins permis de faire avancer les choses, bravo les gars.

Ce qui me fait écrire ces quelques lignes c’est que j’ai beau craindre le pire dans les jours qui arrivent, il me reste l’espoir, et la surprise de voir un baiser entre Korra et Asami au saut du lit ce matin, c’est un bonheur inattendu et une invitation à croire en un futur plus radieux.

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Oui, je sais, il ne me faut pas grand chose. Mais je préfère pour le moment me lover dans cette capture d’image supprimée par l’artiste depuis, plutôt que me demander si dans un an ce blog existera toujours car il sera considéré comme un objet de propagande et de dépravation aux yeux d’un gouvernement fasciste et totalitaire.

Si par malheur le pire arrive, nous continuerons ici de faire comme si de rien n’était. Nous continuerons de vous offrir le meilleur de nous même en tant que passionnés, en tant qu’êtres humains, avant tout.

L’univers d’Avatar a, tout au long de ses deux programmes, toujours très bien su dénoncer dans ses histoires les menaces totalitaires, le despotisme, le racisme, le contrôle des masses, les enjeux pour notre planète…
Elle a aussi et surtout mis en valeur les idées de rébellion, d’amitié, de fraternité/sororité, de spiritualité, de connexion avec la nature, du pouvoir par le savoir et la sagesse plus que par la force brute.
C’est une oeuvre majeure destinée de prime abord aux enfants mais qui résonne avant tout en chaque adulte normalement constitué.

La suite des aventures de Korra est pour moi un besoin absolu, c’est un signe que quoi qu’il arrive, la vie continue au même titre que le cycle de l’Avatar. Même si nous basculons sous le régime de Kuvira, ou de la Nation du Feu, l’esprit de l’Avatar est en chacun de nous. En tout cas ici c’est une évidence.

En attendant l’apocalypse, voici donc quelques visuels de ce premier tome, plus la couverture du second.

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Les Jeudis de l’Angoisse (des comics) # 30


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28 Jours de Plus tard

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Au début des années 2000, le cinéma d’horreur connaît un renouveau salvateur au travers d’une nouvelle vague de films de genre que l’on croyait jusque là complètement dépassée, les films de zombies : Resident Evil (adaptation du célèbre jeu vidéo) de Paul WS Anderson en 2002, L’Armée des Morts (remake du Dawn of the Dead / Zombie de George Romero par Zack Snyder) en 2004, et même le vétéran George Romero reviendra derrière la caméra avec l’excellent Land of the Dead – Le Territoire des Morts en 2005.
Mais de nombreux films vont également et étonnement venir d’Europe, notamment d’Angleterre et d’Espagne : Le délirant et très british Shaun of the Dead du tandem Edgar Wright et Simon Pegg en 2004 et l’oppressant [Rec] de Jaume Balaguero en 2007, un found footage espagnol aussi effrayant qu’efficace. Même la France y touchera, mais sur le tard, avec le très bon La Horde de Yannick Dahan en 2009.
Mais la plus grosse claque de cette époque nous viendra directement de la perfide albion et ce sera le réalisateur chéri des festivals de l’époque, Danny Boyle, qui la signera : On est en 2002 (2003 pour le reste du monde) et apparaît sur les écrans 28 Jours Plus Tard et là, c’est la claque !
Décryptage d’un film hors du commun par son approche du film de virus, son ambiance survoltée et son atmosphère délétère, un cocktail qui allait inévitablement intéresser le monde des comics.

Now if I am to survive
The infection must die
Murder the beast
That’s been eating me alive
The infection must die

Disturbed – The Infection, extrait de l’album Asylum (2010)

28 Jours Plus Tard de Danny Boyle, 2002

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Le film commence lorsqu’un commando de défense des droits des animaux fait irruption dans un laboratoire avec pour but de délivrer les animaux servant aux expérimentations qui y sont détenus. Malgré les avertissements d’un scientifique sur place, les bons samaritains de la cause animale libèrent un singe contaminé par un virus inconnu qui une fois délivré, devient fou furieux et attaque les membres du commando, les infectant de sa maladie…

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28 jours plus tard, Jim, qui était dans le coma, se réveille dans un hôpital désert de Londres et commence à errer dans les rues de la ville, elles aussi désertes. Il trouve refuge dans une église et y découvre un charnier et croit trouver d’autres survivants : Il s’agit en fait de personnes infectées, reconnaissables à leurs yeux injectés de sang, qui le poursuivent immédiatement. Jim ne doit son salut qu’à deux personnes, Marc et Séléna, qui le sauvent in extremis de ses poursuivants.
Jim apprend alors que l’Angleterre est en quarantaine, ravagée par un virus appelé « La Fureur ». Le trio va alors se mettre en quête d’un moyen de quitter l’Angleterre.

3

A l’époque, Danny Boyle est surtout connu pour trois films : La très britannique comédie noire Petits Meurtres entre Amis, le décadent Trainspotting et une adaptation à la qualité « discutable » d’un livre d’Alex Garland, La Plage noter que l’idée de 28 Jours Plus Tard vient également d’Alex Garland, qui soumettra l’idée à Danny Boyle après le tournage de La Plage, ce film ayant au moins le mérite d’avoir servi à réunir les deux auteurs). Il est d’autant plus bizarre à l’époque de le voir sur un film d’horreur, mais le réalisateur récidivera des années suivantes en touchant à d’autres genres tout aussi varié, la science fiction avec Sunshine (2007), le drame humain avec Slumdog Millionnaire (2008), le huis clos avec 127 Heures (2010) et même le biopic avec Steve Jobs en 2015, l’histoire du créateur de la multinationale Apple.

28 Jours Plus Tard est un film aussi novateur que surprenant : Déjà par son approche, le film a un rythme très rapide, là où la plupart des films sur ce thème prennent le temps de poser leur univers ou leur ambiance, 28 Jours Plus Tard, dès les premières scènes impose une ambiance oppressante, suffocante et viscérale.
Le sentiment d’insécurité est perpétuel, les scènes de violence et de course poursuite sont filmées caméra à l’épaule, lui donnant de faux airs de documentaire d’une efficacité redoutable. Le jeu des acteurs, sans cesse à fleur de peau, ainsi que la musique dramatique et désespérante exceptionnelle de John Murphy, finissent de former un cocktail détonnant qui donne au film une ambiance particulière, jusque là rarement vue dans ce genre de film.

28 Jours Plus Tard (parallèlement à L’Armée des Morts de Zack Snyder pour le genre zombies (1)) va imposer de nouveaux standards dans le film de virus et d’infection, tant bien qu’un nouveau sous-genre va alors apparaître, le film dit « d’infectés » (2).
Le film est un véritable succès international et reçoit 31 nominations et 10 récompenses dans divers festivals à travers le monde.
Financièrement, pour un budget initial de 8 millions de dollars, il en rapporte 6 fois plus après son exploitation en salles à travers le monde. Une suite est rapidement envisagée mais mettra quand même 5 ans à arriver sur les écrans.

28 Semaines Plus Tard de Juan Carlos Fresnadillo, 2007

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Le film s’ouvre sur une séquence nous présentant Don, un homme qui s’est retranché dans une ferme en rase campagne avec un groupe de survivants aux premières heures de l’infection. Un soir, un jeune garçon apeuré frappe à la porte et malgré le danger, les survivants lui ouvre : Des infectés en profitent pour entrer et massacrent les survivants, seul Don en réchappera…

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28 semaines après le début initial de l’infection qui a frappée l’Angleterre, l’île est devenue un no man’s land farouchement gardé par les forces de l’OTAN sous commandement américain. L’épidémie a été endiguée et le repeuplement du pays est en cours, toujours supervisé par l’OTAN. On retrouve Don, qui après avoir récupéré ses deux enfants est relogé dans un appartement du centre de Londres.
Désireux de récupérer des affaires dans leur ancienne maison, ses deux enfants déjouent la vigilance des soldats et pénètrent dans la zone interdite. Dans leur ancienne maison, à leur grande surprise, ils y retrouvent leur mère (dont leur père leur a affirmé qu’elle était morte), contaminée, désorientée mais consciente, un comportement aux antipodes des infectés réguliers. Ramenée à la base, leur mère subit des tests et il en est déduit qu’elle est une porteuse saine du virus. Malheureusement, elle est condamnée à mort par les soldats pour ne prendre aucun risque. Don, rongé par la culpabilité d’avoir menti à ses enfants, la fait s’échapper mais après avoir l’avoir embrassé, fini contaminé et commence à attaquer les autres survivants du centre d’accueil…

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Le réalisateur Juan Carlos Fresnadillo est à l’époque un quasi-inconnu : Il n’a réalisé qu’un seul long métrage assez confidentiel, Intacto, avec Max Von Sydow sur un homme volant la chance des autres pour le compte du propriétaire d’un casino. Il est donc assez surprenant de le retrouver aux commandes d’un projet aussi important que la suite de 28 Jours Plus Tard. Néanmoins, il été repéré par Danny Boyle, un gage de qualité d’autant plus que le britannique va d’ailleurs réaliser lui-même la scène d’ouverture du film (l’attaque de la ferme) avant de passer la main au jeune réalisateur espagnol.

La principale différence entre 28 Jours Plus tard et 28 Semaines Plus Tard est de toute évidence les moyens : Tout est plus grand, plus impactant, plus agressif et spectaculaire que le premier opus. Il en ressort du film un aspect moins personnel et intimiste pour une mise en avant flagrante du spectaculaire donnant au film un ton plus apocalyptique, encore plus survitaminé et violent. L’incursion de l’armée donne ainsi lieu à des scènes puissantes et tendues (l’attaque au lance-flammes), renforçant le coté menaçant et violent du film.

Contrairement à son prédécesseur, 28 Semaines Plus Tard va à sa sortie beaucoup diviser : Certains apprécient son ton plus agressif et rapide que celui du premier film, d’autres au contraire regrettent l’aspect plus réfléchi et posé du premier film.
Chacun son opinion, néanmoins il faut reconnaître que 28 Semaines Plus Tard est un spectacle d’une efficacité redoutable, à la fois brut et violent, visuellement et idéologiquement très agressif. Si dans la forme cette suite diffère de son prédécesseur, dans le fond le discours et l’intention restent les mêmes et c’est cela l’essentiel.

28 Jours Plus Tard, les comics

Avec son ambiance très british, ses personnages forts, ainsi que son climat de fin du monde survoltée, la licence allait inévitablement intéresser le monde des comics.
Le film est distribué par Fox Atomic (3) aux États Unis, une branche de la 20th Century Fox spécialisée dans les petites productions de films de genre comportant également une branche de publications de comics, et c’est donc logiquement sous ce petit et éphémère label que paraît le premier comic issu de l’univers de 28 Jours Plus Tard, ce sera d’ailleurs le premier comic publié par Fox Atomic.

28 Jours Plus Tard  : Le Contre-Coup

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28 Days Later  : The Aftermath (28 Jours Plus Tard  : Le Contre-Coup en France) est donc publié en 2007, soit 5 ans après la sortie du premier film pour promouvoir le second film, 28 Semaines Plus Tard.
Le graphic novel est décomposé en 4 parties, reprenant les différents stades de l’infection : Développement, Propagation, Extermination et Quarantaine. Tous les chapitres sont écrits par Steve Niles (qu’on ne présente plus si vous êtes un habitué de cette rubrique, sinon vous pouvez vous reporter ici pour plus de détails) et chaque chapitre est dessiné par un artiste différent, les trois premiers chapitres sont indépendants et racontent l’histoire de personnages à différents stades de l’épidémie, le quatrième est une conclusion, réunissant tout les protagonistes des chapitres précédents.

Chapitre 1  : Développement

Dans ce premier chapitre, on suit le parcours de deux scientifiques travaillant sur un « remède » visant à calmer les pulsions violentes des personnes les plus agressives, mais les recherches vont prendre un tournant inattendu…

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Aux dessins on a Dennis Calero (que l’on retrouve également sur la quatrième histoire) et son trait sombre sied parfaitement à l’histoire, un choix particulièrement judicieux donc.

Chapitre 2  : Propagation

Second chapitre où l’on assiste cette fois-ci aux premières heures de l’infection : Une famille fait un pique-nique dans un parc de Cambridge quand le petit garçon de la famille est attaqué par un singe enragé. L’enfant est emmené d’urgence en ambulance, suivi de près par sa famille. S’ensuit une véritable lutte pour la survie pour la petite famille dans une ville dévastée par l’épidémie.
Aux pinceaux, c’est cette fois-ci Diego Olmos qui s’y colle et son style très comics est un peu en décalage avec celui de Dennis Calero tout en restant très agréable. Son style clair correspond néanmoins à l’ambiance du récit, car nous sommes aux débuts de l’épidémie.

Chapitre 3  : Extermination

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Troisième chapitre avec l’histoire de Hugh, un survivant solitaire arpentant les rues de Londres qu’il considère comme son territoire, jusqu’au jour où un rival va empiéter sur son « territoire », s’ensuit une lutte entre les deux survivants où tous les coups sont permis.

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Très bonne surprise puisque l’on a droit aux dessins du beaucoup trop rare Nat Jones pour ce troisième chapitre. Ce dessinateur plutôt discret fait partie des artistes dont je guette chaque apparition (je l’ai connu avec l’excellent The Nail de Steve Niles et Rob Zombie) avec impatience : Son trait fin et détaillé est tout bonnement impressionnant et cette histoire prouve une nouvelle fois les qualités et le talent indéniables de l’artiste.

Chapitre 4  : Quarantaine

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Chapitre final de ce graphic novel  : Clive, l’un des scientifiques du premier chapitre, Sid et Soph du chapitre deux et Hugh du chapitre trois se retrouvent dans un camp de quarantaine vers la fin de l’infection. Mais très vite les suspicions sur les véritables intentions des militaires à leur égards commencent à poindre et s’évader devient vite une évidence…
Retour de Dennis Calero aux dessins qui change légèrement de style avec une touche plus claire et visiblement, l’utilisation de l’informatique. N’en reste pas moins que son style est parfaitement adapté à l’histoire, le choix de lui confier cet ultime chapitre étant de toute évidence particulièrement logique.

28 Jours Plus Tard : Le Contre-Coup est un très bon graphic novel  : Finement écrit, il respecte à la lettre le scénario et l’ambiance du film tout en étoffant son histoire. De plus, il se lit plutôt vite et sans aucune lassitude et l’on replonge avec plaisir dans l’ambiance survoltée et désespérée des films. Un excellent moment de lecture horrifique plus que recommandable.

En France ce graphic novel à été publié par Panini dans leur collection Darkside.

28 Jours plus Tard  : La mini-série

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Publiée de juillet 2009 à juin 2011 par Boom! Studios aux États Unis et en France d’avril 2010 à juin 2012 par Delcourt, la mini-série 28 Jours Plus Tard se situe chronologiquement entre les deux films. Elle est écrite par Michael Alan Nelson et dessinée par Declan Shalvey et Alejandro Aragon.

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L’héroïne est Séléna, l’une des survivantes du premier film qui après l’épidémie qui a frappé l’Angleterre a trouvé refuge dans un camp en Norvège. Là-bas elle est contactée par un journaliste américain, Clint Harris, qui a pour projet de retourner en Angleterre afin de réaliser un reportage sur ce qui se passe vraiment là-bas, les autorités de l’OTAN muselant toute personne cherchant à parler de ce qui s’y est vraiment passé.
D’abord réticente, Séléna fini par accepter de l’accompagner et retourne dans l’enfer qu’est devenu ce pays. Mais à peine arrivés sur place, les choses vont se compliquer et Séléna et Clint vont vite se retrouver piégés sur le no man’s land qu’est devenu la Grande Bretagne.
Entre la menace des infectés toujours présente, les militaires sur place, des survivants très agressifs et les fantômes du passé de Séléna, sortir de nouveau de cet enfer ne va pas être une partie de plaisir pour nos deux infortunés héros…

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Sorti deux ans après la sortie du film 28 Semaines Plus Tard, ce comic ne peut donc pas se targuer de vouloir surfer sur le succès du film… Par contre, de vouloir surfer sur le succès de Walking Dead, probablement, la série de Robert Kirkman étant à l’époque en pleine ascension.
Enfin bref, quoi qu’il en soit, si j’ai décidé de vous parler de cette mini-série ce mois-ci c’est qu’elle vaut le détour, et ce pour plusieurs raisons que je vais vous exposer de suite !

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Tout d’abord malgré sa longueur (24 numéros) la série n’est jamais lassante : Mark Alan Nelson décrit les mésaventures de Séléna et Clint sans jamais tomber dans la redite, que se soit de ce qui a déjà été fait dans les films ou dans d’autres récits du même genre, une prouesse vue le nombre d’histoires de zombies ou de virus existant s déjà lors de la publication de cette mini-série.
Nos deux héros vont véritablement de Charybde en Scylla tout au long de leurs mésaventures, leurs péripéties sont véritablement prenantes et haletantes et on attend la suite avec beaucoup d’impatience, ce qui est plutôt surprenant pour un comic dérivé d’un film, ces outils  promotionnels (qui n’en ne sont pas vraiment uns, vu ce que j’ai écrit plus haut) étant rarement de bonne qualité. Ce n’est pas le cas ici vu les superlatifs que j’utilise depuis le début de cette critique : Pour être franc, c’est même une de mes séries favorites du genre et vous devez vous douter que j’ai dû en voir et lire énormément.
Si la série est excellemment bien écrite, qu’en est-il de sa partie graphique ? Là aussi, on peut être surpris.

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Aux dessins, les premiers chapitres (1 à 12) sont donc dessinés par Declan Shalvey, l’artiste irlandais fourni une prestation remarquable, respectant à la lettre l’ambiance des films de même que leurs codes visuels, que se soit l’ambiance post-apocalyptique à la touche british, l’apparence des infectés, les tenues des survivants ou des militaires, visuellement on est de nouveau projeté dans l’ambiance des films sans aucune ambiguïté. Enfin, les personnages déjà rencontrés dans les films (car hormis Séléna, on croise d’autres visages connus) sont aussi reconnaissables au premier coup d’œil, ce qui est rarement le cas dans ce genre de comic.
Les autres chapitres sont quand à eux dessinés en majorité (en majorité car d’autres dessinateurs font des apparitions pour certains chapitres) par Alejandro Aragon. L’artiste argentin est quand même un niveau en dessous de Declan Shalvey et même si la transition est plutôt douce, Aragon tentant au début de « copier » le style de son prédécesseur, le style moins précis d’Aragon jure un peu avec celui de Shalvey. Néanmoins, autant être honnête, ça reste aisément lisible et même si Aragon n’est pas du niveau de Shalvey, ça ne gène pas la lecture à moins d’être vraiment très exigeant.
Visuellement donc, sans être exceptionnelle, c’est tout à fait lisible et appréciable, l’ambiance sombre et violente des films étant parfaitement retranscrite.

C’est donc quasiment un carton plein pour cette mini-série : Très bien écrite, tenant la route visuellement, elle est une parfaite continuation des films. Si vous avez aimé les films où êtes juste à la recherche d’une bonne histoire d’horreur, cette mini série est faites pour vous.

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L’intégralité de cette mini-série a été publiée en France par Delcourt en cinq tomes.
Que se soit en films ou en comics, 28 Jours/Semaines a profondément marqué le genre du film d’infectés en instaurant de nouveaux codes visuels ou scénaristiques : Avec un traitement plus agressif, une ambiance rapide et survoltée, l’univers et ses codes créés par Alex Garland et Danny Boyle au cinéma sont très vite rentrés dans l’imaginaire collectif et l’on peut y voir ses influences de façon très nettes dans de nombreuses œuvres actuelles du même genre (4).
Voici donc deux films majeurs dans le cinéma de genre horrifique qui se doivent d’être vus absolument, si ce n’est pas déjà fait.

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1 : Les deux films, même si ils ont de nombreux points communs ont eu des développements et des productions très proches (à peine un an de différence), il est donc peu probable que ce dernier ai copié sur l’autre, les points communs des films étant sans doutes des coïncidences. De même que le début de 28 Jours Plus Tard étant quasiment identique à celui de Walking Dead, Robert Kirkman ayant révélé que lorsqu’il a écrit Walking Dead, il n’avait pas encore vu ni entendu parlé de 28 Jours Plus Tard.

2 : Même si rétrospectivement, George Romero s’était déjà intéressé à ce thème avec son film The Crazies (1973), re-titré La Nuit des Fous Vivants en France, qui décrivait déjà une infection par un virus rendant les gens complètement fous.

3 : Fox Atomic sera un label plus qu’éphémère puisqu’il ne durera que 3 ans, de 2006 à 2009  : Seul 10 films sortiront sous ce label, majoritairement des films d’horreur. Quand à la branche comics, seul 4 seront publiés : 28 Days Later, The Aftermath, The Hills Have Eyes : The Beginning (un préquel du film La Colline à des Yeux 2) et deux tomes de Nightmare Factory, une compilation de petites histoires d’horreur inspirées des nouvelles de Thomas Ligotti.

4 : Par exemple le jeu vidéo ZombiU de Ubisoft sorti en 2012 sur WiiU puis sur Xbox One et PS4 en 2015 en reprend quasiment tout les codes visuels, notamment la localisation en Angleterre.

 

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C’est une belle journée


Wonder Woman Édition Commemorative Deluxe - Blu-ray + DVD + Figurine Amazon

Pour tout fan de Wonder Woman qui se respecte, la date du 7 juin 2017 marque depuis un bon moment déjà la sortie du film éponyme réalisé par Patty JenkinsLa Gadot aura bien des défis à relever autant sur grand écran que vis à vis des critiques…
Mais en ce 7 juin 2017, une autre sortie tout aussi symbolique (et en préco sur Amazon) est à mettre en avant puisqu’il s’agit de l’édition définitive (director’s cut, pour se la jouer branchouille tout en surfant allègrement sur la vague de la version live) du film d’animation sorti en 2009 et dont j’avais déjà vanté les mérites.

Il s’agit ici d’une toute nouvelle édition à prix, certes, modique (24,99 €) comprenant les versions Blu-Ray et DVD, + une figurine de Diana en version New 52 finie à la truelle, sans parler du vol graphique commis auprès de Stanley Lau concernant la jaquette de cette édition, tout cela dans un coffret appelé « Commémorative Deluxe », ou comment chercher à me mettre bien en colère alors qu’aucune version VF n’avait jamais jusqu’ici été proposée.

Bon alors, on va tenter de se calmer un peu et ne pas faire la fine bouche car le fait est qu’on attendait ça depuis des années, et que ce film reste à voir, absolument…
Mais le côté opportuniste pique tellement les yeux que j’ai presque envie de me contenter de ma version light en VO non sous-titrée avec la belle voix de Keri Russell.

A part ça, tout va bien, et même que je vais l’acheter, ce truc…

En tout cas, merci Julien de m’avoir balancé l’info ^^

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Batwoman #2 : la preview


Le premier numéro de Batwoman en mode Rebirth arrive en 19ème position des meilleures ventes de comics du mois de mars, avec 54.849 exemplaires vendus.
A titre de comparaison, c’est un poil plus que le 4ème numéro de sa première série régulière parue en 2011 (52.757 ex.), le premier numéro ayant été vendu à 72.228 exemplaires, profitant de la hype des New 52.
Pour moi c’est un bon chiffre, car il est surtout le premier titre du classement dans lequel on retrouve une super héroïne qui a une série régulière à son nom. Devant Batwoman, caracolent en effet des séries incluant soit des super héros masculins, soit des protagonistes hommes qui dominent la distribution des personnages.

La preuve que cette héroïne se devait de revenir au premier plan, James T Tynion IV et Marguerite Bennett ont l’air en tout cas de savoir ce qu’ils font, le tout toujours illustré par Steve Epting, ce second numéro sort mercredi prochain.

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The Queen


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Il y a un petit moment déjà je vous parlais d’Amelia Cole, une excellente série publiée chez Monkeybrain Comics puis IDW, scénarisée par D.J. Kirkbride et Adam P. Knave, et également illustrée par le très sympathique Nick Brokenshire.
Alors ça, ça date déjà de 2014 et depuis aucun éditeur français n’a osé franchir le pas d’une publication dans nos contrées alors que d’autres œuvres toutes aussi confidentielles y sont parvenues, ou sont sur le point de l’être, va comprendre, Charles…

Les aventures d’Amelia Cole ont pris fin au bout de 30 numéros, et notre trio de choc est depuis quelques semaines à l’assaut d’une nouvelle série toute aussi excitante et intitulée The Once And Future Queen.
Rani Arturus est une jeune femme de 19 ans qui se rend en Angleterre afin de participer à un championnat d’échecs, et dont la vie va être irrémédiablement chamboulée par la découverte de l’épée Excalibur qu’elle va bien entendu extraire de son socle de pierre. Elle se retrouve ainsi au cœur d’une prophétie où même Merlin aura son mot à dire.

Cette mini-série de 5 numéros librement axée sur la légende arthurienne est publiée par Dark Horse Comics depuis le 1er mars et inclut tout ce que l’on peut apprécier dans ce genre d’histoire : Aventure, romance, magie et créatures féeriques… sans parler de son héroïne principale qui s’avère être particulièrement intéressante.

Jugez-plutôt :

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Tout comme pour Amelia Cole, on s’attache rapidement aux personnages de The Once And Future Queen, Rani est une jeune américaine possédant une double culture (indienne et anglo-saxonne), un atout indéniable quand la mode est actuellement au whitewashing, sans parler du fait qu’elle perd ses moyens en voyant Gwen, une adolescente paumée qui a un goût prononcé pour la bière.
Les parents de l’héroïne sonnent également très juste, entre la mère angoissée et le père bienveillant. Merlin quant à lui vaut son pesant de cacahuètes…

The Once And Future Queen commence donc très bien, on retrouve l’humour et la fantaisie de la précédente oeuvre de ses auteurs à tel point que l’on commence déjà à regretter que celle-ci ne doive durer que 5 numéros. En tout cas que cela ne vous empêche pas de vous procurer le premier, vous m’en direz des nouvelles.

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Supergirl: Being Super #3 : la preview


C’est avec la plus grande impatience que j’attends ce troisième opus (sur quatre) de Supergirl: Being Super, une mini-série admirablement déjà bien entamée par Mariko Tamaki et Joëlle Jones et dont je suis, je  l’espère, parvenue à vous en vanter les mérites.
Autant la série consacrée à Supergirl sur CW continue de me décevoir dans l’ensemble car elle passe totalement à coté du personnage malgré de belles envolées (sans mauvais jeux de mots), autant on touche ici la perfection en terme de compréhension moderne de cette super héroïne.

Le 26 avril, c’est la date à retenir pour la suite des vraies aventures de Supergirl.

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2017, Autopsie d’un festival réussi

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Je fus convié l’année dernière au festival Paris Manga & Sci-Fi Show (mon avis est d’ailleurs toujours lisible ici) et c’est avec un grand plaisir que je répondais de nouveau présent pour cette nouvelle édition qui je l’espérais, serait à la hauteur de la précédente. Je n’ai pu malheureusement m’y rendre que le dimanche 26 mars, et quel fut le bilan de cette journée ? Réponse tout de suite !

Ce fut donc en ce beau dimanche 26 mars 2017 que je me rendis sur les lieux du festival Paris Manga & Sci-Fi Show, galvanisé par les très bons souvenirs de la précédente édition à laquelle j’avais eu la chance d’être convié.
Autant être franc, la partie manga ne m’intéressais que moyennement, j’étais surtout sur place pour la partie comics chapeautée par les petits gars de Central Comics et ce fut bien évidemment le premier endroit où moi et mes compères nous nous rendîmes à peine arrivés sur place.
Force et de constater que les organisateurs ont bien entendu les commentaires positifs des précédentes éditions : Les artistes de comics invités sont encore au même endroit, à savoir un endroit judicieux puisque placés vers le centre du salon, dans une grande allée où le passage est fréquent. Des emplacements plus que bienvenus, ainsi la plupart des visiteurs, même si ils ne sont pas venus pour eux, sont obligés de passer devant eux une, voir plusieurs fois par jour : Une exposition idéale, un autre salon parisien sur ce même thème des comics devrait en prendre de la graine.
Remarquez, le comble se serait de les placer sur un balcon, à l’écart du public, là, se serait vraiment stupide…

Pour ce qui des artistes présents, la star était bien entendu le vétéran Whilce Portacio, un des dessinateurs stars des X-Men dans les années 90 et co-créateur du mutant Bishop. L’homme était d’ailleurs très accessible et souriant, j’ai pu lui parler quelques minutes et ce fut ma foi une bonne rencontre avec cet artiste de légende.
Pour ce qui est des autres artistes, c’était plutôt un beau panel et des plus hétéroclites : Les superstars Alex Maleev et Esad Ribic côtoyaient des artistes un peu plus confidentiels comme Rufus Dayglo (Tankgirl), les excellents et sympathiques David Baldeon, Mirko Colak, Fernando Dagnino, Geoffo ou encore Francis Portela (Faith chez Valiant), une sélection variée particulièrement jouissive et intéressante.

La crème des artistes français était elle aussi présente avec l’adorable Virginie Siveton, le talentueux Julien Hugonnart-Bert, Anthony Dugenest, Junkie Brewster ou encore Desty : Là encore les styles étaient très variés et il y en avait pour tout les goûts.
En résumé, une artist alley plus qu’honorable et qui n’avait pas à rougir de celle d’autres salons du même genre.

Des écrivains étaient également présents, notamment Jérémie Damoiseau qui venait présenter son livre Punisher : L’Histoire Secrète consacré au film avec Dolph Lundgren adapté du célèbre personnage Marvel (1).

Les acteurs de séries télé n’étaient pas en reste avec la présence de belles têtes d’affiche de la série Buffy Contre les Vampires : Kristine Stutherland (qui interprétait la mère de Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Nicholas Brendon (Xander) et James Marsters (Spike) étaient présents, les fans de la série culte des années 90 avaient fait le déplacement et étaient là en masse pour les rencontrer.
Autre star du salon parmi les acteurs présents, Christopher Judge (Teal’c dans la série Stargate SG-1) se prêtait au jeu des autographes : L’imposant acteur (quand même 1,91m !) avait le sourire, de même que ses fans.
Notons aussi la présence de Kerry Ingram et Ian McEhlinney, deux acteurs de la série Game of Thrones ainsi que Catherine Sutherland, le Ranger rose de la série télé Power Rangers.

Niveau Youtubers, je suis malheureusement incapable de vous dire exactement qui était là, ce genre de « personnalités » ne m’intéressant absolument pas, j’ai juste pu apercevoir de loin l’un des seuls que j’apprécie et suis, à savoir le Joueur du Grenier et son compère Seb, comme d’habitude particulièrement sollicités, les rendant difficilement approchables…

Niveau organisation, Paris Manga & Sci-Fi Show est encore un modèle du genre  : Le placement des stands et scènes est exemplaire et calqué sur celui de l’année passée, on ne change pas une formule qui gagne et les organisateurs l’ont bien compris.
Rien à reprocher de ce coté donc.

Vous l’aurez compris, je suis encore une fois ravi d’avoir pu l’espace d’une journée à flâner sur ce salon, qui reste un des plus agréables auxquels j’ai le plaisir d’être convié  : Bien organisé, doté d’invités variés et prestigieux, Paris Manga & Sci-Fi Show reste un modèle du genre avec sa programmation éclectique, je me répète très certainement par rapport à l’année passée, mais certains autres salons soit-disant spécialisés comics (à tel point qu’ils le mettent dans leur dénomination) devraient en prendre de la graine.

Pour finir, je voudrais juste pousser un coup de gueule personnel qui n’est pas adressé au salon en lui-même et ses organisateurs, mais plutôt au public venant sur ce genre d’événement.
Tout le monde ou presque connaît la mode des Free Hugs, une pratique très répandue parmi le public de ce genre de salon, en particulier les cosplayer,s qui consiste à se balader avec une pancarte pour serrer dans ses bras ceux qui le souhaitent. Jusque là, rien de méchant me direz-vous, cette pratique devant se partager, normalement, dans la bonne humeur et sans arrière pensée, sauf que… Non.

On va encore dire que j’ai l’esprit un peu mal placé, comme quand je critique (gentiment) le cosplay, mais j’ai encore pu apercevoir des choses qui me hérisse le poil : Quand je vais sur ce genre de salon, certes j’y vais principalement pour rencontrer les auteurs mais j’aime aussi beaucoup observer les gens et cela fait plusieurs salons ou conventions auxquels je suis très attentif aux pancartes des free hugers et j’y aperçois depuis quelques temps des indications qui me gène.

Girls Only, Just Girls and Women, No Boys, et No Homo : Je vous laisse le soin de faire la traduction, qui n’est ma foi pas très compliquée mais voilà ce que j’ai pu lire sur de nombreuses pancartes de « distributeurs de câlins », exclusivement des garçons ou des hommes bien entendu. Après ce n’est peut être que moi (j’en doute) mais ces indications m’ont mis clairement mal à l’aise, de la même façon que lorsque je vois des photographes immortaliser des cosplayeuses en zoomant exagérément sur la poitrine ou (véridique, c’était au Japan Expo 2013) l’entre-jambe.

Après, je ne dramatise pas, je suis conscient que ce n’est qu’une minorité mais le fait est que depuis quelques temps, j’en vois de plus en plus et ce qui au départ n’était qu’une indication de bas de pancarte écrit discrètement s’affiche de plus en plus distinctement et sans aucune gêne.
Donc je ne peux que conseiller à ceux qui croisent des free hugers de bien lire la pancarte, car c’est bien connu, il faut toujours bien lire les pancartes, elles sont très révélatrices et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en disent beaucoup sur leurs propriétaires.

 1 : J’ai d’ailleurs lu ce livre et je vous le conseille très chaudement, c’est une véritable mine d’informations sur ce film très méconnu et injustement sous-estimé.

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