We are Orlando


21comic-orlando-superjumbo

Le massacre du Pulse survenu le 12 juin dernier, et qui a sacrifié des centaines de vies innocentes (car au delà des 49 morts et 53 blessés, ce sont des familles entières qui ont été meurtries dans leur chair, à jamais), reste une plaie ouverte et malheureusement incurable pour beaucoup d’entre nous, membres et sympathisants de la communauté LGBT à travers le monde…
Mais au delà du deuil et de la commémoration, cet événement ignoble n’a fait que pointer une nouvelle fois du doigt, médiatiquement parlant, les difficultés et les vicissitudes que nous rencontrons de plus en plus chaque jour dans notre quotidien.

A ce titre (et si certains lecteurs parmi les habitués du TLGB en douteraient encore), il suffit juste de regarder la formidable série de documentaires réalisée par Ellen Page et son comparse Ian Daniel intitulée Gaycation, un tour du monde dépeignant très justement le quotidien des personnes LGBTQ dans bon nombre de pays aux cultures variées… mais je vous en reparlerai très vite😉 .

Alors même si certains lecteurs de comics affirmeront que ce medium n’a pas la vocation fondamentale de transmettre des messages de tolérance et d’acceptation des différences quelles qu’elles soient, trouvant souvent l’excuse du politiquement correct et de la bien-pensance, ma vision des choses en est tout autre et ce blog n’existerait d’ailleurs pas si ce n’était pas le cas, des événements comme celui survenu à Orlando ne peuvent d’ailleurs que me conforter dans cette idée.

Et lorsque le mal est fait, que l’horreur a eu lieu sans que l’on puisse réagir, ce support culturel qu’est le comic-book (car oui, BD c’est de la culture !) a le devoir d’être utilisé pour panser nos blessures, et pour donner de soi en aidant les autres.

C’est l’idée (bien fondamentale, celle-ci) qu’a eu Marc Andreyko, le scénariste de Manhunter, Batwoman (du coup j’ai presque envie de le pardonner pour ce qu’il a fait endurer à notre déesse de Gotham) et Wonder Woman 77, en regroupant des dizaines et des dizaines de talents pour créer une anthologie dont les bénéfices seraient directement distribués à  l’organisation Equality Florida et son fond d’aide aux victimes de la fusillade du Pulse, ainsi que leurs familles.
A la manière d’Alan Moore et son AARGH ! en son temps, cette oeuvre collective intitulée Love is Love se veut être une lettre d’amour à la communauté LGBTQ et réunit des auteurs de renom tels que Phil Jimenez, Steve Sadowski, Paul Jenkins, Mike Carey, Matt Wagner, Marguerite Bennett, Aneke, Damon Lindelof, Patton Oswalt, Steven Orlando, Rafael Albuquerque, Jason Aaron, Jason Latour, James Asmus, Ming Doyle, James Tynion IV, Cecil Castellucci, Brandon Peterson, Jesus Saiz, Olivier Coipel, Leinil Yu, et Elsa Charretier qui s’est vue l’honneur d’illustrer la couverture.
L’album de 144 pages va regrouper de courtes histoires (soit une centaine au total) d’une ou deux pages et sera vendu 9.99 $, vous pouvez d’ailleurs le pré commander ici.

L’originalité du projet (qui sera publié en décembre prochain), est qu’il est édité conjointement par DC Comics et IDW, on pourrait donc entre autre espérer de sympathiques petits crossovers entre les personnages LGBT des deux maisons d’édition…
En attendant, voici une petite preview de cette anthologie, la première page est signée James Asmus et Ming Doyle, la seconde Steve Orlando et Iain Laurie, sans oublier la magnifique couverture de notre amie Elsa Charretier et la formidable Jordie Bellaire aux couleurs, dont on connait bien évidemment déjà leurs engagements respectifs pour la cause.
Et je ne parlerai même pas de l’émotion qui m’a traversée lorsque j’ai découvert l’illustration de Rafael Albuquerque, avec cette Batwoman fière comme jamais, porte étendard de toute une communauté et d’un idéal de vie basée sur la tolérance et la diversité.

la-et-love-is-love-1-20160920-1

la-et-love-is-love-2-20160920

loveislove-cv1

Poster un commentaire

Classé dans Gay right of the day

Hasard ou Destinée : la review de Julien Lordinator


Rapide Review  : Hasard ou Destinée

1

Becky Cloonan, je l’ai connu grâce à son run remarqué et remarquable sur la mini-série Conan, La Reine de la Côte Noire, une relecture des aventures du barbare Cimmérien avec la pirate Belith. J’avais ensuite pu profiter du trait à la fois élégant et acéré de l’artiste américaine dans les pages de Northlanders, une autre série mettant en scène des univers médiévaux et violents. Autant dire que vu mon attirance pour ce genre d’univers, Becky Cloonan est vite devenue pour moi une artiste que j’allais surveiller de près, guettant chacun de ses travaux avec impatience en espérant que ça soit de nouveau une histoire incluant des armures et des épées, ce qui fut le cas avec ce Hasard ou Destinée, sorti en juin chez un petit éditeur dans notre beau pays, alors bonne ou mauvaise surprise ? Comme souvent avec cette dessinatrice, je ne fus pas déçue de cette nouvelle incursion moyenâgeuse  !

In This Heart of Mine
It’s You I find
Take My hand
I’ll Take You To The Promised Land
You’re The One

Within Temptation – The Dance, extrait de l’EP The Dance (1998) (1)

Hasard ou Destinée, c’est en fait une compilation de trois histoires courtes écrites et scénarisées par Becky Cloonan, toutes dans un univers médiéval teinté d’un peu de surnaturel, ces histoires sont toutes les trois différentes et indépendantes.

Dans la première histoire on suit la traque d’un chasseur parti tuer un loup (dont ont se rend vite compte qu’il s’agit en fait d’un loup-garou) le temps d’une nuit, dans une sombre forêt.
Dans la seconde, intitulée Le Marais, c’est le destin d’un jeune écuyer, forcé par son maître à traverser un marais hanté afin de remettre une lettre à un château voisin qui nous est décrit. Mais il semble bien vite que cette mission ait un tout autre but… Soulignons au passage que cette histoire a reçu l’Eisner Award de la meilleure histoire en un numéro en 2012.
Enfin dans la dernière histoire, Déméter, on suit le destin d’un jeune couple vivant au bord de la mer. Le couple s’est formé alors que le garçon fut découvert sur la plage à demi-mort par la jeune femme : Mais était-ce vraiment un hasard ? N’y avait il pas de plus sombres desseins en jeu dans cette rencontre providentielle  ?

La première chose que l’on constate à la lecture de Hasard ou Destinée, c’est la profondeur des histoires : Oniriques, mélancoliques, mystérieuses, cruelles et ou touchantes, Becky Cloonan prend soin de ne pas trop en révéler, laissant ainsi le soin au lecteur de se faire sa propre interprétation de ce qu’il vient de lire.Est-ce vraiment une histoire surnaturelle que l’on vient de lire ou le fantasme d’un des personnages ? Est-ce que tout cela n’était peut-être en fait qu’une métaphore pour une histoire plus terre à terre ? Ou peut-être s’agissait-il d’une simple histoire de monstre ou de fantôme ? Comme je le dis plus haut, libre au lecteur d’en faire sa propre interprétation. Certains ne creuseront pas, se contentant de lire de simples histoires médiévales-fantastiques, d’autre scruteront chaque détail de chaque planche afin d’en déceler une signification cachée. Hasard ou Destinée, c’est le genre de livre dont l’interprétation changera d’un lecteur à l’autre.

3

Visuellement, qu’est ce que l’on pourrait ajouter sur le talent maintenant connu et reconnu de Becky Cloonan ? Pas grand chose, juste que dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, elle nous livre des planches en noir et blanc d’une beauté ahurissante, son trait à mi-chemin entre comics et manga agrémenté de racines franco-belge est un véritable enchantement à chaque planche. Les environnements sont détaillés, les personnages expressifs et l’aspect onirique qui se dégage de l’ensemble est tout a fait bluffant. Becky Cloonan ne déroge pas à sa réputation et son talent inspire le respect, chapeau bas à l’artiste qui confirme, si il en est encore besoin, qu’elle est un des talents les plus impressionnants à l’heure actuelle à œuvrer dans le monde des comics.

Un dernier point à souligner obligatoirement, l’édition française absolument somptueuse des éditions Lounak, qui ont fait un travail admirable en nous livrant un véritable objet avec cet ouvrage : Le livre en lui même se présente avec une jaquette reprenant une des illustrations de la première histoire, mais sous cette jaquette, on a droit à une couverture imitation tissu, agrémentée devant et derrière d’une illustration dorée, donnant au livre un véritable aspect de livre ancien. Cerise sur le gâteau, le livre se fini par une belle collection de croquis. Un travail absolument sensationnel de la part de ce petit éditeur qui force le respect.

6

Hasard ou Destinée c’est donc un livre hors norme : Écrit intelligemment, visuellement irréprochable et servi dans une édition de toute beauté, c’est une véritable œuvre qui tranche singulièrement avec la production mainstream et mérite une attention toute particulière. Le genre de chose que l’on aimerait voir arriver sous nos latitudes beaucoup souvent.

Hasard ou Destinée de Becky Cloonan disponible depuis le 9 juin 2016 en France aux éditions Lounak

1 :

 

Poster un commentaire

Classé dans Comic of the day

Azarath Metrion Zinthos !


Comme une certaine tendance le confirme, il se profile des trucs très sympa du côté des Big Two dans un futur plus ou moins proche, en l’occurrence parvenir (du moins je l’espère) à reprendre des vieux standards et les remettre au goût du jour à destination d’un public plus jeune.
Le concept est loin d’être révolutionnaire, mais en l’état il permet de mettre pas mal de lecteurs éventuellement d’accord sur l’évolution/renouveau d’un personnage au large potentiel passé à la moulinette par les affres de ces dernières années de torture éditoriale.

Ici vous l’aurez compris, on parle de Raven, figure emblématique des New Teen Ttans de Marv Wolfman et George Perez, personnage à la fois gothique et magique, que l’on admire pour la complexité de son âme et la limpidité de ses réactions empathiques.
Raven a été adaptée au fil des médias avec plus ou moins de bonheur, mais elle reste, il est certain, un personnage extrêmement populaire vis à vis des lecteurs de DC Comics, autant apprécié peut-être que ce bon vieux Robin, c’est dire.

Annoncée il y a plus d’un an, une mini-série de 6 numéros allait lui être désormais consacrée, son scénariste n’étant ni plus ni moins que son papa historique (non pas Trigon, l’autre papa, Mr Wolfman), il ne nous restait à l’époque qu’à prendre notre mal en patience, jusqu’à « jouir » en 2016 d’un film d’animation dont elle était l’enjeu principal (Justice League vs. Teen Titans, la scène « Teen Titans en Avant ! » en mode Sailor Moon vaut à elle seule son pesant de cacahuètes).
La mini-série Raven était alors sensée faire partie à l’époque d’une vague de titre « Old School » incluant Swamp Thing et Metal Men par Len Wein, Firestorm par Gerry Conway, Katana: Cult of the Kobra, par Mike W. Barr, ainsi que le désormais publié  Poison Ivy: Cycle of Life and Death par Amy Chu, bref, un retour aux sources à peine dissimulé par Dan Didio et ses sbires.

L’event Rebirth ayant fait à raison ses preuves en terme de ventes, il était temps que Rachel reprenne enfin son envol, les événements de cette mini-série se déroulant entre Teen Titans #24 et Teen Titans: Rebirth #1, d’ou la présence de l’affreux costume issu de la version précédente dans cette preview…
Le premier opus de cette mini-série sort demain, et on y croit, enfin moi j’y crois, ce n’est pas comme si l’on avait pas délibérément baptisé le frère jumeau de notre chat Cecil, resté dans la rue et livré à lui même, Trigon

14355614_1213280035397762_3392191509155173709_nraven-2raven-3raven-4raven-5

Poster un commentaire

Classé dans Comic of the day

American Horror Story 06×1 : la critique de Julien Lordinator


American Horror Story Saison 6, My Roanoke Nightmare : Premier épisode, premières impressions

1

Je suis un grand fan d’American Horror Story (AHS), cette série étant d’ailleurs l’une des deux seules séries que je suis (avec The Walking Dead) car ce n’est pas un secret, je n’aime pas les séries, surtout car je n’ai pas la patience de les suivre, mais AHS, j’adore : C’est de l’horreur, c’est bien écrit, bien interprété, bien réalisé et j’attends chaque nouvelle saison avec impatience… Au format physique.
Car oui, je ne télécharge pas et je préfère attendre patiemment la sortie blu-ray ou DVD d’un film ou d’une série que j’attends avec impatience pour pouvoir en profiter dans les meilleures conditions. Mais là, pour ce premier épisode de ma série favorite, je n’ai pas pu résister, pourquoi ? Tout simplement parce que depuis hier, j’en entends que du mal de ce premier épisode de AHS
Ma curiosité a finalement eu raison de ma patience et par un moyen autre que le téléchargement (cherchez pas…) j’ai réussi à me procurer ce premier épisode. Bilan ? Et bien, ce n’est pas très glorieux et pour une fois, je suis assez raccord avec les critiques…

2
Déjà de quoi ça parle ? D’une maison hantée à la campagne et de citadins qui viennent y habiter. Jusque là, ça va, c’est le début de la plupart des films d’horreur sur ce thème depuis des lustres, ce n’est peut être pas très original mais c’est le genre d’histoire qui a fait ses preuves. Sauf que si sur le fond, ça tient la route, sur la forme, c’est une autre paire de manches…
Je ne sais pas ce qui a pris aux créateurs de la série mais ils ont décidé de nous présenter cette nouvelle saison, tout du moins le premier épisode, sous la forme d’une fausse émission de télé sur le paranormal (les amateurs de l’émission « Phénoméne Paranomal » sur la chaîne Numéro 23 de la TNT seront en terrain connu) avec tous les lieux communs de ce genre d’émission : Témoignages des gens ayant été témoins des phénomènes, reconstitutions etc. C’est un parti pris audacieux sauf que… Ça ne fonctionne pas.
Ce qui fait la force de ce genre d’émission, c’est que de base, c’est tiré de faits réels (enfin supposés réels) et que les gens qui regardent ce genre d’émission y croient (1) et que se sont des formats courts (15/20 minutes par sujet) hors là, déjà on y croit pas puisque d’une part c’est une série fictive et d’autre part, c’est trop long. Trop long parce qu’entendre de faux témoignages pendant 40 minutes, ça devient vite ennuyant et c’est ce que je reproche principalement à ce premier épisode, c’est long, mais long…
Ça a beau être bien filmé, ça a beau être bien interprété (on retrouve les acteurs habituels de la série, Sarah Paulson en tête, toujours aussi excellente d’ailleurs), c’est long, les coupes de faux témoignages en étant la principale cause.

Après, j’avoue, si vous êtes friand de ce genre d’émission télé et que le paranormal vous impressionne, vous serez probablement satisfait de l’orientation de cet épisode, si ce n’est pas le cas, ça va faire comme pour moi, vous allez un peu vous ennuyer…

3.jpeg

Autre chose qui m’a dérangé, c’est les références : Jusque là dans AHS, les références étaient subtiles et plutôt bien amenées (par exemple les références aux films Freaks, la Monstrueuse Parade ou Elephant Man dans la saison 4) mais dans cet épisode, c’est trop flagrant. La forêt vivante ? Déjà vu dans Evil Dead. Les breloques dans les arbres ? Déjà vu dans Blair Witch (bon sang, c’est les mêmes en plus !). Les jumelles fantômes ? Déjà vu dans Shining… La cassette vidéo flippante ? Ring, ça vous dit quelque chose ? Des villageois qui attaquent la nuit, torches à la main ? Hum, le jeu vidéo Resident Evil 4 ? (le cadrage de la scène est même quasiment identique !) et au passage, je fais l’impasse sur les multiples références à l’univers de Stephen King.
Un manque de créativité de la part des créateurs de la série ? J’espère que non, la créativité et l’originalité étant les choses qui m’ont séduit dans les quatre précédentes saisons, mais là, j’avoue que ça fait un peu best of des idées des autres.

Bilan : Très honnêtement je suis déçu. Même si l’épisode est agréable à regarder, il n’est clairement pas au niveau des saisons précédentes : L’orientation choisie par les créateurs n’est pas franchement ce qu’il y a de mieux et on ressent un cruel manque de créativité… Après, ce n’est que le premier épisode, difficile de se faire un avis avec juste le premier épisode mais bon, comme toute la série est déjà en boite, j’ai une grosse appréhension, qui se confirmera ou s’infirmera avec le second épisode. Wait & see comme disent nos amis anglophones…

4

1 : Ce qui n’est pas mon cas, car je précise que  je ne crois absolument pas aux phénomènes paranormaux, pour moi c’est juste bon pour le cinéma et la littérature.

 

Poster un commentaire

Classé dans TV show of the day

LCF 2016 : J-10


14183683_10157489466220061_3199014199633849632_n

Dans exactement 10 jours au Tri Postal de Lille se tiendra la nouvelle édition du Lille Comics Festival, un événement auquel j’ai eu le plaisir de me rendre à deux reprises (en 2010 et en 2011, ça me parait si loin !), et où j’ai pu passer des moments inoubliables grâce à son équipe de bénévoles ultra dynamique et sa sélection d’auteurs de très haut vol.
Cette année encore je ne pourrai malheureusement pas m’y rendre, mais ma moitié Julien Lordinator sera de la partie et je compte sur lui pour nous faire un débrief de ce qu’il aura pu vivre sur place. En tout cas si vous vous y rendez aussi, n’hésitez surtout pas à venir lui faire un petit coucou, il ne mord pas, quoique…

Cette année, le LCF propose donc encore une fois un beau panel d’invités triés sur le volet : Glenn Fabry, Agustin Padilla, Leigh Gallagher, Stéphane Perger, Barry Kitson, Simon Coleby, Pieter de Poortere, Niko Henrichon, Rafa Sandoval, Jordi Tarragona, David Baldeon, Mike Dowling, Dylan Teague, Ian Culbard, Ian Edginton, Peter Doherty, Mauricet, Miran Kim, Julien Hugonnard-Bert, Stéphane Créty, Antoine Dodé, Ryan Brown, Nick Pitarra, Ian Bertram, D’Israeli, Stephen B Scott ainsi que John Bolton qui remplace au pied levé Simon Bisley qui a du annuler sa venue.

Des conférences sont également prévues, de quoi apprendre de belles choses auprès d’artistes de renom  :
Samedi
14h30-15h30 – La censure dans les comics
15h30-16h30 – Preacher : des planches au petit écran avec Glenn Fabry (conférence animée par DC Planet)
Dimanche
10h-11h – Vertigo : un imprint en péril ? avec Mike Dowling (conférence animée par DC Planet)
14h30-15h30 – Podcast en live des GG Comics. Sujet du débat : Les comics, c’était mieux avant ?
15h30-16h30 – Indé vs Mainstream avec Simon Coleby, Leigh Gallagher, Ian Edginton, Ian Culbard et Mauricet

Sans oublier les exposants, les expositions, et les animations qui font du LCF un événement incontournable pour tout fan de comics qui se respecte.
N’hésitez pas à vous rendre sur le site du festival où les conditions pour les dédicaces sont notamment expliquées en détail.

Poster un commentaire

Classé dans Mood of the day

Karen Green, l’archiviste des comics


Il y a quelques mois de cela, j’ai eu la chance de pouvoir poser quelques questions à Karen Green, via le média Japan FM, à l’occasion de sa venue au Monaco Anime Game International Conferences (autrement dit MAGIC pour les intimes, et dont un invité de marque et papa d’une bête à cornes rouges très célèbre est prévu pour l’année prochaine…).
Mon poto Ash Rush m’a donc invité à participer à cette interview, et je dois dire que le résultat est, je trouve, des plus sympathiques et permet humblement de poser une pierre de plus dans l’édifice de la visibilité des femmes (de l’ombre pour la plupart) dans les comics.

Car Karen Green ce n’est quand même pas n’importe qui, et elle sait surtout de quoi elle parle.
Elle est en effet depuis 2002 documentaliste d’Histoire Ancienne et Médiévale à l’université de Columbia. Fan de comics dès sa plus tendre enfance, elle met en rayon les romans graphiques issus de la Butler Library à partir de 2005, tout en commençant à répertorier des archives d’auteurs de comics en 2011.
Elle est également l’auteure d’une colonne mensuelle intitulée Comics Adventures in Academia pour le site ComiXology entre 2007 et 2012, et organise plusieurs débats et événements, notamment le Comic New York Symposium en 2012 et l’exposition Comics at Columbia : Past, Present, Future en 2014.
Elle produit également le célébrissime documentaire She Makes Comics et parle du fait d’utiliser les comics dans les universités et dans l’enseignement à travers les Etats-Unis.
Comme si cela ne suffisait pas, elle est également jury pour les Will Eisner Comics Industry Awards en 2011 et pour le Prix Pulitzer en 2015.
Elle est actuellement vice-présidente du conseil d’administration du musée new-yorkais, Society of Illustrators.

Je remercie chaleureusement Ash Rush et l’équipe de Japan FM pour cette très belle opportunité.

Poster un commentaire

Classé dans Goddess of the day

Terry and the Mechanics


14045647_1186298364775305_524801016157117929_n

Parmi les centaines de milliards de détails qui m’ont convaincu depuis près de 20 ans que Terry Moore est une légende vivante de la bande dessinée, je peux risquer de vous en citer au moins une sans aucun problème aujourd’hui.
Depuis Strangers in Paradise, son auteur n’a par exemple jamais cessé de se renouveler, d’explorer genres et formats différents, du drame à la comédie, de la science fiction à l’horreur, de la couleur au noir et blanc, du mainstream à l’indépendant, du scénario au dessin, et même parfois tout cela en une seule oeuvre, tout en restant fidèle à un style et une ligne conductrice exemplaire quand il s’agit de représenter toutes ces femmes, ces héroïnes qu’il aime tant.

Terry Moore est un pionnier du genre (allez, c’est bon, je suis partie) à une époque où tout semblait s’opposer à sa vision des femmes dans la BD américaine en plein cœur des 90’s, sans omettre le fait qu’il n’était toutefois pas tout seul dans cette optique (Jeff Smith et Paul Smith étant pour moi ses alter ego de l’époque). Il a su ainsi marquer toute une génération et surtout fidéliser tout un lectorat qui désormais le suit les yeux fermés.

Après SIP, Echo, et Rachel Rising (sans oublier ses nombreuses participations chez des éditeurs et des titres plus mainstream), Terry nous emmène encore sur une autre planète puisque dans Motor Girl dont le premier numéro sortira en novembre prochain, sa nouvelle héroïne (très ressemblante au personnage de Jet, récurrent dans dans sa bibliographie, notamment dans SIP et Rachel Rising) fait équipe avec un gorille visiblement très taciturne (c’est marrant, il m’a tout de suite fait penser à quelqu’un qui officie régulièrement le dernier jeudi du mois…) pour réparer toutes sortes de véhicules en plein milieu du désert jusqu’au moment où un ovni ait aussi besoin de ses services et amène autant de clientèle « from outer space » que des agents gouvernementaux responsables de la fameuse Zone 51.

Cette nouvelle série (dont la preview sera disponible très bientôt) se veut donc humoristique, mais les amateurs du lascar savent qu’avec lui, on ne peut jurer de rien….
Terry Moore a eu l’occasion de parler entre autre de son nouveau projet au dernier San Diego Comic Con dans une excellente vidéo sur Periscope dont je vous laisse le lien ici.

https://www.periscope.tv/TerryMooreArt/1ZkJzponjyXKv

Et sachez surtout qu’il sera présent lors du prochain Comic Con Paris qui aura lieu du 21 au 23 octobre prochain, chose annoncée depuis des mois déjà, et vous pensez bien que je serai sur place pour profiter d’une 4ème rencontre avec lui…

En attendant voici quelques captures d’écran de la cession de colorisation sur la couverture du second numéro de Motor Girl par Steve Hamaker (qui avait déjà très bien su donner des couleurs aux aventures du petit Fone Bone et toute sa clique), qu’il a eu la générosité de partager sur Twitch il y a quelques jours.

Poster un commentaire

Classé dans Comic of the day