Annataz ceva esnad


Difficile d’évoquer l’illustre carrière de Zatanna sans faire allusion à son magicien de père, Giovani Zatara, un père disparu qu’elle s’évertue de retrouver lorsqu’elle fait sa toute première apparition en croisant le chemin de Hawkman et Hawkgirl en 1964 dans Hawkman vol.1 #4. C’est en effet dans ce numéro écrit par Gardner Fox et dessiné par Murphy Anderson que le couple de Thanagariens tentent d’aider la jeune femme. Ils ne seront d’ailleurs pas les seuls à vouloir la soutenir dans sa quête, Zatanna  apparaissant dans plusieurs titres sous la responsabilité de l’éditeur Julius Schwartz de 1964 à 1967, comme dans The Atom#19 en mai 1965, Green LanternVol.2 #42 en janvier 1966 (ces deux titres sont écrit par Fox), et Detective Comics #355 en septembre de la même année où elle côtoie Elongated Man. Le dénouement aura lieu dans les pages de  Justice League of America #51 en février 1967 lorsque la magicienne réussit enfin à libérer son père de l’emprise d’Allura.

Ses quelques apparitions suffirent à constituer une base de fans inconditionnels du personnage, ce qui motiva DC à la faire revenir dans The Flash #198 en 1970. Mike Friedrich le scénariste est lui même un fan de la première heure, et il en profite pour la faire revenir dans Justice League of America #87 en 1971, un numéro étonnant qui s’amuse à parodier la série Avengers de chez Marvel (alors que son ami Roy Thomas faisait exactement la même chose de son côté au même moment en parodiant la JLA avec son Squadron Supreme). Zatanna se confronte ainsi à la Silver Sorceress (hommage à peine caché de Scarlet Witch).

On la retrouve l’année suivante pour un back up de Supergirl dans Adventure Comics #413 à 415, ces trois numéros vont constituer le background historique de l’héroïne, où le scénariste Len Wein fera l’ébauche de ce qui constitue sa vie privée : du manoir de Shadowcrest à son grand intérêt pour l’illusionnisme malgré ses pouvoirs de magicienne, en passant par sa relation avec son manager et soufre douleur Jeffrey Sloane. Gray Morrow est aux dessins, et sa façon très expressive et naturaliste de représenter l’héroïne fera date.

Tout au long des années 70 elle continuera à apparaître dans différente séries, c’est Gerry Conway qui prendra enfin l’initiative de faire d’elle un membre à part entière de la JLA (le 15ème à vrai dire) dans Justice League of America # 161 en décembre 1978. A cette occasion la belle brune posera ses fameux bas résille et son haut de forme au placard pour revêtir une affreuse combinaison noire, mais c’est pourtant grâce à ce costume, héritage de sa mère Sindella, que l’on va en apprendre plus sur les origines de la magicienne : elle est la descendante d’une tribu mystique de sorciers prénommée Ceux qui se cachent ou Homo Magi. Sa mère fut obligée de simuler sa propre mort pour retourner en Turquie dans le sanctuaire des Homo Magi laissant la garde d’une Zatanna encore enfant à son mari. Les numéros 162 à 165 de Justice League of America vont raconter comment l’héroïne va retrouver la trace de sa mère, qui malheureusement périra en voulant protéger sa fille des Homo Magi.

 Après la mort de sa mère, Zatanna décida de faire un break et se mit à porter un costume de sa propre conception qui ne ressemblait ni à celui de son père ni de sa mère. C’est d’ailleurs  durant cette période qu’elle commença une romance avec le Flash (Barry Allen), qui se termina peu de temps après en simple amitié.

Le tandem Dan Mishkin/Gary Cohn va également faire flirter Zatanna avec Blue Devil en 1984 (dans les pages de Blue Devil #4), mais l’on se rappellera surtout de sa relation avec John Constantine, les deux vont de rencontrer dans de tragiques circonstances sous la plume d’Alan Moore dans Swamp Thing #49 et 50 en juillet 1986, où ils assisteront tous les deux à la mort de Zatara qui explose littéralement sous les yeux de sa propre fille. La magicienne le tiendra d’ailleurs pour responsable, on ne peut pas dire que c’est le genre d’histoire qui démarre bien. C’est notamment dans la mini série parue en 1993 Zatanna : Come Together que l’on va  connaitre la nature exacte de leur relation, bref pas besoin de vous faire un dessin hein ?

En 1987 est publié Zatanna Special #1, un one shot qui à l’origine était prévu pour être une mini série de quatre numéros mais qui fut raccourci en un seul exemplaire de 64 pages. Gerry Conway et Gray Morrow sont aux commandes, et comme dans les années 60, l’héroïne part à la recherche de son père. Secret Origins #27 l’année suivante redéfinit les origines de la belle brune, et Tom Artis lui donne un nouveau look.

En 2004, Zatanna sera au coeur de la tourmente avec la série Infinite Crisis, lorsqu’on apprend qu’elle a effacé la mémoire du Doctor Light après que celui-ci ai violé Sue Dibny, la femme d’Elongated Man. Mais ce ne sera pas son unique « victime », Batman et Catwoman auront également une partie de leurs souvenirs gommés, la magicienne finira par quitter la Justice League. Grant Morrison va s’occuper de son cas l’année suivante dans la mini série Seven Soldiers of Victory, dessiné par Ryan Sook, puis ce sera au tour de Paul Dini en 2010 de nous offrir une véritable déclaration d’amour à cette héroïne qui au final n’aura pas eu droit à tant d’exposition que cela dans sa pourtant très longue carrière. Et c’est d’autant plus dommage que ses fans sont nombreux à suivre chacune de ses apparitions.

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