Avengers Universe #1 et 2 : la review de Julien Lordinator


Profitant de l’événement Marvel Now, Panini a donc décidé de relancer la quasi-totalité de ses revues au numéro un et ce à peine plus d’un an après leur précédent relaunch qui quand on le regarde avec le recul, n’a au final pas servi à grand chose… Enfin bref, on est pas là pour débattre de la stratégie éditoriale de Panini mais pour parler d’une de ses revues, Avengers Universe, revue sœur de la revue Avengers.
Pourquoi celle-ci spécialement, et bien parce que dedans il y a Fearless Defenders, que c’est une série de filles, que l’endroit dans lequel cette review va être publiée et un blog de filles et que j’ai beau être un garçon, quand une fille me menace, euh me demande un truc, et bien euh… J’obéis.

Mais bon je me suis dit, quitte à faire une review sur une seule série d’une seule revue, autant parler aussi des autres, tant que j’y suis.

Commençons donc dans l’ordre, avec la série Avengers Assemble.

img_comics_5954_avengers-universe-1Écrite pas Kelly Sue DeConnick (Tiens une fille ! C’est bon je reste dans le thème du blog !), ce qui m’a au premier abord assez surpris à la lecture du premier numéro, c’est la relative décontraction du récit, on se croirait revenu dans les années 70 et les fameux comics genre La Chose contre Hulk, qui est le plus fort des deux ! L’histoire commence par un duel d’ego entre Tony Stark et Bruce Banner : Une station de recherche en antarctique ne répond plus et les Avengers sont appelés à la rescousse, en bon mâles, les deux scientifiques font un pari pour savoir qui y arrivera le premier… De toute évidence, Kelly Sue DeConnick a choisi de nous brosser le portrait de deux mâles à l’ego surdimensionné et cette histoire débute dans la joie et la bonne humeur, Tony Stark embarquant Thor à ses cotés et Bruce Banner, Spider Woman, en guise de juges pour savoir qui a gagné.
Mais arrivé sur place le quatuor est attaqué par des monstres et nos super-héros découvrent un centre de recherche constellé de scientifiques morts…

Dans le second numéro, on découvre l’origine du massacre et l’histoire reprend une trame scénaristique assez classique, à savoir le schéma Méchant triomphant/Héros en déroute/récupération des autres membres/Planification de la contre-attaque.
Pour ce qui est du scénario, on a donc une intrigue ma foi assez classique mais néanmoins c’est franchement bien écrit et les péripéties s’enchaînent sans temps mort, ne laissons ni à nos héros, ni aux lecteurs le temps de souffler. C’est certes classique, mais ça reste rudement efficace.
Côté dessins, Stefano Caselli fait un carton plein, l’artiste italien livrant une prestation sans faille avec des planches absolument sublimes, une réussite complète.

Avengers est donc une série ma foi assez classique mais d’une redoutable efficacité de part son écriture fluide et son côté action qui va à cent à l’heure. De toute évidence, l’influence du film est manifeste et franchement, j’ai bien apprécié.

Thor

Seconde série de la revue, consacré au dieu nordique, Thor.
Autant être franc, c’est de loin la meilleure série du magazine ! Bon ça, c’est dit.
Jason Aaron, nouvelle star chez Marvel, se voit donc confier la destinée du fils d’Odin et a pris le parti de nous conter une histoire originale, tant par son contexte que par sa narration.
Le scénariste a donc choisi de nous raconter des aventures s’étalant sur plusieurs périodes, relatant à chaque fois une rencontre de Thor avec un mystérieux et dangereux personnage, le Massacreur de Dieux, au travers de plusieurs moments de la vie du Dieu au casque ailé. L’originalité vient également du contexte, totalement déconnecté de l’univers Marvel : Pas de super-héros, de menaces extra-terrestres ou de savants fous, Aaron renoue donc avec les origines purement heroïc fantasy du personnage, privilégiant les ambiances de type panthéon et les décors grandiloquents, allant de forêts luxuriantes aux énormes temples.
Et c’est là que tout le talent d’Esad Ribic arrive à point nommé pour mettre en image les aventures de notre porteur de marteau : Chaque planche est un enchantement, restituant à merveille l’aspect épique du récit. Le choix du dessinateur est donc excellent, le style graphique d’Esad Ribic rendant justice au récit de Jason Aaron.

Thor est donc une excellente série : Le récit épique de Jason Aaron est sublimé par les dessins magnifiques d’Esad Ribic et le tout forme un ensemble homogène absolument jouissif. De la grande BD, assurément, qui justifie à elle seule l’achat de la revue.

2591874-capunmaskedTroisième série au sommaire et pas des moindres, le porteur de la bannière étoilée : Captain America !
Bon autant le préciser de suite, c’est John Romita Junior aux dessins ! Je ne veux pas de nouveau m’étendre sur le style du dessinateur, juste que moi personnellement j’aime bien son style et que dans cette BD, il n’a absolument rien changé : Ceux qui n’aimaient pas avant, n’aimeront toujours pas et ceux qui comme moi apprécient son travail seront conquis. Cela étant dit, passons à l’histoire.
Cap se retrouve donc confronté à un de ses plus anciens ennemis, le scientifique Arnim Zola, ce dernier vivant dans une dimension alternative peuplé de créatures bizarres capture Cap en vue de le cloner mais Cap s’échappe et se retrouve livré à lui même dans un monde hostile en compagnie d’un enfant qu’il a sauvé in extremis du laboratoire de Zola.
Désormais Cap est perdu dans ce monde avec comme seule compagnie un petit garçon…
La situation est assez semblable à celle dans laquelle Cable et la petite Hope se trouvés à l’issue du Complexe du Messie.
L’histoire s’attarde quand même sur l’enfance de Steve Rogers et sa relation avec ses parents, faisant ainsi un parallèle intéressant avec son attachement à cet enfant inconnu, reste à espérer que Rick Remender gardera et approfondira cette orientation du récit.

En résumé une histoire intéressante, qui part sur de bonnes bases, reste à voir si la suite sera tout autant intéressante.

img_comics_6209_avengers-universe-2

Quatrième série, celle-ci consacrée au géant vert (pas celui du maïs, celui de Marvel) Indestructible Hulk.
Encore une fois une équipe de rêve aux commandes : Mark Waid au scénario et Leinil Francis Yu aux dessins. Là encore, Mark Waid décide d’aller dans le sens contraire de ce que l’on connaît de Hulk : Fini donc le monstre solitaire, Bruce Banner offre ses services au SHIELD en échange d’un laboratoire et d’une équipe pour continuer ses expériences. Néanmoins depuis quelques temps, Banner est un peu lunatique depuis que Hulk a tenté de se séparer de lui et était même devenu un peu foufou et dés les premières vignettes, le personnage se présente comme assez ambigu, ce côté sombre de Banner se confirmera dés le deuxième épisode avec la visite de Tony Stark. Ce personnage calculateur est parfaitement écrit et dégage un certain aspect machiavélique, un bon point dans l’écriture de Mark Waid.
Pour ce qui est de la partie graphique, Yu est fidèle à lui-même, à savoir brillant, surtout dans les scènes de combat dont la dynamique est ahurissante, les excès de rage du colosse de jade ont rarement paru aussi violents.

Indestructible Hulk est donc une série qui s’annonce comme rudement intéressante, brossant le portrait d’un Bruce Banner sombre et manipulateur, un nouvel angle inédit qui rend cette série donc assez imprévisible, une série à suivre de près donc.

Fearless-Defenders-1

Cinquième et dernière série de la revue, une série avec tout plein de filles : Fearless Defenders.
Faisant suite à la mini-série The Fearless dans laquelle la Valkyrie devait récupérer les marteaux d’Odin tombés sur terre durant l’event Fear Itself, ladite Valkyrie se retrouve donc avec une nouvelle quête, celle de constituer une équipe exclusivement féminine afin de faire face à une nouvelle menace, le retour des Vierges Mortelles, des guerrières mortes-vivantes. Les deux premiers chapitres pour le moment publiés n’en révèlent pas trop sur l’intrigue et se contente de montrer les différentes héroïnes qui vont rejoindre la Valkyrie dans sa croisade.
Difficile de se faire un avis précis avec le peu de chose que l’on apprend dans ces deux numéros : Le premier numéro nous présente Misty Knight, la détective bionique, qui récupère pour le compte d’une de ses amies archéologues un artefact ramenant une tripoté de morts-vivants, sur ce arrive la Valkyrie qui en compagnie de Misty Knight bottent les fesses desdits morts-vivants, Valkyrie échangeant au passage un baiser avec l’amie archéologue de Misty Knight. Franchement malgré l’action débridée de ce premier numéro (Tout y est, gunfights, baston etc.) il n’y a honnêtement pas de quoi s’extasier car l’intrigue principale n’avance quasiment pas et le prétexte principal est surtout de placer de l’action entre filles qui se lancent des blagues entre elles. Alors certes c’est drôle, mais on en attend un peu plus, d’autant qu’arrivé à la fin, on se rend compte que l’on vient de lire une quinzaine de pages de bagarres. Le second numéro commence par une scène d’action, nous montrant la mutante Danielle Moonstar au prise avec une équipe de commando venue pour la kidnapper. Elle finira capturée et on fera (enfin) la connaissance de la première méchante de la série, dont on apprend au final pas grand chose… Suit une petite scène de bar entre Misty Knight, la Valkyrie et la jeune archéologue, qui verra le trio se rendre en Asgard, l’occasion de s’échanger quelques piques et de (enfin) faire avancer un peu le scénario…

Pour ce qui est des dessins, le style de Will Sliney est assez agréable, servant à merveille le coté action/sexy du récit, mais comme pour le scénario de Cullen Bunn, pas de quoi sauter au plafond.

Pour être franc j’ai été assez déçu de cette série, peut être parce que j’avais adoré The Fearless et que j’en attendais beaucoup. Le principal défaut de cette série c’est son rythme : Au terme de deux épisodes, l’intrigue n’a que très peu avancé et malgré les scènes d’action et le ton assez léger des dialogues, l’ennui s’installe assez vite… J’espère franchement que le rythme va s’accélérer, car pour le moment Fearless Defenders est clairement la série que j’apprécie le moins de la revue.

Pour finir, je dirais que Avengers Universe est en résumé une bonne revue : Trois séries sont franchement très bonnes (Avengers Assemble, Indestructible Hulk et Thor) et deux autres partent assez mollement (Captain America et Fearless Defenders), mollement certes mais sur de bonnes bases.

1 commentaire

Classé dans Comic of the day

Une réponse à “Avengers Universe #1 et 2 : la review de Julien Lordinator

  1. Fearless defenders ça se lit bien et les références, personnages et les superbes couv´ sont vraiment sympa. Après je ne connais pas tous les personnages donc par moment j’étais un peu perdu !

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