Fashion Beast, la review de Robin de Comics Ovore #1


Durant les prochaines semaines à venir, un nouveau contributeur va nous faire l’honneur de remplir les colonnes du blog par le biais de ses reviews (et autre contenu, selon son humeur), parce qu’avec Julien Lordinator on s’est dit qu’on pourrait essayer de se faire un plan à trois de temps en temps (mon Dieu, mais qu’est-ce qu’elle raconte ?).
Ce jeune homme, qui ne sait pas encore dans quel merdier il a mis les pieds, se prénomme Robin et a précédemment œuvré sur son propre blog, Comics Ovore. Souhaitant créer un site à part entière dédié à sa passion, je lui ai proposé de continuer à écrire sur le TLGB le temps que son nouveau projet soit mis en ligne.
Voici donc son tout premier billet, une preuve s’il en est que le TLGB est ouvert à tous malgré un patronyme qui met les pieds dans le plat et qui envoie quand même du rêve !

Fashion Beast part 1

Fashion-Beast-Logo

Pour mon premier article ici sur The Lesbian Geek Blog, je m’attaque à UNE œuvre de l’un des maîtres du comics indé puisque je m’attaque tout simplement à Fashion Beast, quesako ? C’est un récit d’Alan Moore destiné au départ au cinéma (pour un Film de Malcolm McLaren) mais cela ne se fera jamais et ce récit tombera dans le néant, Alan Moore (dont PoisonFanny de Comics pour Noob a eu la bonne idée de synthétiser la carrière) ce fou venait de pondre un récit digne d’une grande dramaturgie et pourtant tel un coup de baguette magique de magiciens, après un abracadabra, pouf ! Plus rien et quelques années plus tard Anthony Johnston adapta ce scénario que l’on aurait dû voir dans nos salles obscures se porter au final sur le format qui a révélé le talent de ce vieux fou barbu que l’on aime tant pour ses œuvres, oui évidemment Fashion Beast a été édité en comics (sinon je serais pas là) ! Et aujourd’hui dans cette première partie on va vous parler de Fashion Beast comme je le vois, ce sera une review sur les deux tomes, mais si je parle d’une première partie, c’est bien évidemment pour revenir avec une deuxième (ce truc de dingue) et d’approfondir le fond de la forme qu’est Fashion Beast, un peu comme si j’en extorquais sa substantifique moelle.

comics-alan-moore-fashion-beast

Même si j’apprécie grandement les écrits de Moore, je n’en suis pas pour autant un fan absolu, surtout à l’heure actuelle où de jeunes scénariste arrivent à faire tout aussi bien, pourtant lors de la sortie de Fashion Beast, je me suis laissé tenter vers des horizons nouveaux avec déjà pour moi un retour au récit de Moore et par la même occas une lecture hors mainstream. Ayant lu il y a de ça quelques année Paradise Kiss d’ Ai Yazawa (mangaka de NANA) qui traitait aussi de la mode et j’en étais tombé totalement amoureux, je l’admets, aujourd’hui avec Fashion Beast, c’était un peu l’occasion pour moi de voir si après un tel manga, je pouvais me replonger dans une lecture traitant de ce sujet, eh bien OUI !!!

fashionbeast112Fashion Beast, c’est la réinterprétation du conte de La Belle et la Bête revu par Moore et quelle réinterprétation, en discutant avec la chef (bonjour Katchoo), j’ai voulu écrire sur ce qui collerait le plus à TLGB, je lui ai proposé FB, elle a approuvé, et je l’en remercie car ces volumes étaient sur une étagère et attendaient patiemment d’être lus, passer le cap n’était pas difficile, mais il me fallait trouver la motivation en écrivant ici, je l’ai trouvé et je ne regrette pas car selon moi, c’est à n’en pas douter un récit à ne pas louper de Moore. Et pour vous donner un peu plus envie : Doll est responsable de vestiaire dans une discothèque. Mais la vie lui réservera quelque chose de bien plus sinistre : le monde de la mode l’attend ! Engagée par Celestine un grand couturier, celui que l’on nomme « La Bête »

Qui est la Bête ?

On a l’habitude de la noirceur des récits d’Alan Moore et bien ici, on ne change pas une recette qui marche puisque qu’il vous prendra aux tripes, non pas par rapport à une certaine violence et encore qu’elle existe mais non visible, puisqu’elle est celle de la MODE et de la RUE, mais plus par rapport à une certaine descente aux enfers de la part de nos protagonistes. Si de premier abord tout est beau tout est rose, Doll déchantera assez vite en tombant dans les excès de la mode en oubliant d’où elle vient et qui elle est en devenant l’égérie de ce fameux Celestine.

Pourtant ce qui marche dans cet ouvrage c’est la force des protagonistes : Celestine qui se cache tel une bête que se terre, une Doll nonchalante mais un peu naïve parfois et celui qui …, je vous laisse découvrir cela ne lisant Fashion Beast.

26Ce qui est appréciable dans FB, c’est de lire une véritable dramaturgie cachée sous une belle robe, cet aspect propre et élégant qui au final n’est pas un miroir, mais simplement ce que la société veut faire paraître, et j’avoue que Moore est un pionnier dans ce genre de récit et aujourd’hui encore une fois avec Fashion Beast il nous le prouve admirablement bien. La Bête n’est au final pas forcement celle que l’on pense, et parfois la société peut faire bien pire qu’une simple personne, et si cette personne est une bête c’est alors qu’on la rendu tel quelle ! En tout cas, c’est mon interprétation de la morale donné par ce comics. Mais qui est la plus belle ? Le seul effet de miroir qui sera ici reflété est la monstruosité d’une société qui vous fera comprendre que : pour survivre il faut se battre ! Mais tout cela on y reviendra dans la seconde partie qui sera ultérieurement disponible.

Si j’ai vanté au-dessus les mérites d’un récit sinistre certes mais rocambolesque pourtant, visuellement celui-ci est vraiment très beau. Facundo Percio a parfaitement réussi à s’imprégner de l’ambiance du récit et nous offre un dessin très propre rempli de nuances entre le côté sombre et froid des protagonistes et le côté pimpant de la mode. Une véritable réussite à mon sens sur point apportant le strass sans les paillettes !

Pas de Bête sans Belle !

Je remercie encore Katchoo pour diffuser mon premier article ici et pour m’avoir menotté afin que je lise ces 2 volumes. Si vous aimez Moore, il n’y a pas à dire mais Fashion Beast est fait pour vous puisque il vous montrera les dessous d’un monde inconnu (ou très peu vu dans le monde de la BD), et c’est un peu comme un vent de fraîcheur au milieu d’une vague de comics mainstream qui foisonne et s’épuise. Alors oui Fashion Beast ça a déjà 2 ans certes mais l’avantage des récits de Moore c’est d’avoir ce petit plus qui fait que peu importe l’époque à laquelle vous lisez son récit, il est toujours d’actualité, ça va surement en perturber certains (voir les outrer), mais c’est comme des groupe comme IAM ou NTM, même aujourd’hui les écrits n’ont pas pris une ride ! Et dans ce genre de situation, je tire ma révérence en vous saluant bien bas et vous dit : chapeau bas !

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