Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2017, Autopsie d’un festival réussi

affiche

Je fus convié l’année dernière au festival Paris Manga & Sci-Fi Show (mon avis est d’ailleurs toujours lisible ici) et c’est avec un grand plaisir que je répondais de nouveau présent pour cette nouvelle édition qui je l’espérais, serait à la hauteur de la précédente. Je n’ai pu malheureusement m’y rendre que le dimanche 26 mars, et quel fut le bilan de cette journée ? Réponse tout de suite !

Ce fut donc en ce beau dimanche 26 mars 2017 que je me rendis sur les lieux du festival Paris Manga & Sci-Fi Show, galvanisé par les très bons souvenirs de la précédente édition à laquelle j’avais eu la chance d’être convié.
Autant être franc, la partie manga ne m’intéressais que moyennement, j’étais surtout sur place pour la partie comics chapeautée par les petits gars de Central Comics et ce fut bien évidemment le premier endroit où moi et mes compères nous nous rendîmes à peine arrivés sur place.
Force et de constater que les organisateurs ont bien entendu les commentaires positifs des précédentes éditions : Les artistes de comics invités sont encore au même endroit, à savoir un endroit judicieux puisque placés vers le centre du salon, dans une grande allée où le passage est fréquent. Des emplacements plus que bienvenus, ainsi la plupart des visiteurs, même si ils ne sont pas venus pour eux, sont obligés de passer devant eux une, voir plusieurs fois par jour : Une exposition idéale, un autre salon parisien sur ce même thème des comics devrait en prendre de la graine.
Remarquez, le comble se serait de les placer sur un balcon, à l’écart du public, là, se serait vraiment stupide…

Pour ce qui des artistes présents, la star était bien entendu le vétéran Whilce Portacio, un des dessinateurs stars des X-Men dans les années 90 et co-créateur du mutant Bishop. L’homme était d’ailleurs très accessible et souriant, j’ai pu lui parler quelques minutes et ce fut ma foi une bonne rencontre avec cet artiste de légende.
Pour ce qui est des autres artistes, c’était plutôt un beau panel et des plus hétéroclites : Les superstars Alex Maleev et Esad Ribic côtoyaient des artistes un peu plus confidentiels comme Rufus Dayglo (Tankgirl), les excellents et sympathiques David Baldeon, Mirko Colak, Fernando Dagnino, Geoffo ou encore Francis Portela (Faith chez Valiant), une sélection variée particulièrement jouissive et intéressante.

La crème des artistes français était elle aussi présente avec l’adorable Virginie Siveton, le talentueux Julien Hugonnart-Bert, Anthony Dugenest, Junkie Brewster ou encore Desty : Là encore les styles étaient très variés et il y en avait pour tout les goûts.
En résumé, une artist alley plus qu’honorable et qui n’avait pas à rougir de celle d’autres salons du même genre.

Des écrivains étaient également présents, notamment Jérémie Damoiseau qui venait présenter son livre Punisher : L’Histoire Secrète consacré au film avec Dolph Lundgren adapté du célèbre personnage Marvel (1).

Les acteurs de séries télé n’étaient pas en reste avec la présence de belles têtes d’affiche de la série Buffy Contre les Vampires : Kristine Stutherland (qui interprétait la mère de Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Nicholas Brendon (Xander) et James Marsters (Spike) étaient présents, les fans de la série culte des années 90 avaient fait le déplacement et étaient là en masse pour les rencontrer.
Autre star du salon parmi les acteurs présents, Christopher Judge (Teal’c dans la série Stargate SG-1) se prêtait au jeu des autographes : L’imposant acteur (quand même 1,91m !) avait le sourire, de même que ses fans.
Notons aussi la présence de Kerry Ingram et Ian McEhlinney, deux acteurs de la série Game of Thrones ainsi que Catherine Sutherland, le Ranger rose de la série télé Power Rangers.

Niveau Youtubers, je suis malheureusement incapable de vous dire exactement qui était là, ce genre de « personnalités » ne m’intéressant absolument pas, j’ai juste pu apercevoir de loin l’un des seuls que j’apprécie et suis, à savoir le Joueur du Grenier et son compère Seb, comme d’habitude particulièrement sollicités, les rendant difficilement approchables…

Niveau organisation, Paris Manga & Sci-Fi Show est encore un modèle du genre  : Le placement des stands et scènes est exemplaire et calqué sur celui de l’année passée, on ne change pas une formule qui gagne et les organisateurs l’ont bien compris.
Rien à reprocher de ce coté donc.

Vous l’aurez compris, je suis encore une fois ravi d’avoir pu l’espace d’une journée à flâner sur ce salon, qui reste un des plus agréables auxquels j’ai le plaisir d’être convié  : Bien organisé, doté d’invités variés et prestigieux, Paris Manga & Sci-Fi Show reste un modèle du genre avec sa programmation éclectique, je me répète très certainement par rapport à l’année passée, mais certains autres salons soit-disant spécialisés comics (à tel point qu’ils le mettent dans leur dénomination) devraient en prendre de la graine.

Pour finir, je voudrais juste pousser un coup de gueule personnel qui n’est pas adressé au salon en lui-même et ses organisateurs, mais plutôt au public venant sur ce genre d’événement.
Tout le monde ou presque connaît la mode des Free Hugs, une pratique très répandue parmi le public de ce genre de salon, en particulier les cosplayer,s qui consiste à se balader avec une pancarte pour serrer dans ses bras ceux qui le souhaitent. Jusque là, rien de méchant me direz-vous, cette pratique devant se partager, normalement, dans la bonne humeur et sans arrière pensée, sauf que… Non.

On va encore dire que j’ai l’esprit un peu mal placé, comme quand je critique (gentiment) le cosplay, mais j’ai encore pu apercevoir des choses qui me hérisse le poil : Quand je vais sur ce genre de salon, certes j’y vais principalement pour rencontrer les auteurs mais j’aime aussi beaucoup observer les gens et cela fait plusieurs salons ou conventions auxquels je suis très attentif aux pancartes des free hugers et j’y aperçois depuis quelques temps des indications qui me gène.

Girls Only, Just Girls and Women, No Boys, et No Homo : Je vous laisse le soin de faire la traduction, qui n’est ma foi pas très compliquée mais voilà ce que j’ai pu lire sur de nombreuses pancartes de « distributeurs de câlins », exclusivement des garçons ou des hommes bien entendu. Après ce n’est peut être que moi (j’en doute) mais ces indications m’ont mis clairement mal à l’aise, de la même façon que lorsque je vois des photographes immortaliser des cosplayeuses en zoomant exagérément sur la poitrine ou (véridique, c’était au Japan Expo 2013) l’entre-jambe.

Après, je ne dramatise pas, je suis conscient que ce n’est qu’une minorité mais le fait est que depuis quelques temps, j’en vois de plus en plus et ce qui au départ n’était qu’une indication de bas de pancarte écrit discrètement s’affiche de plus en plus distinctement et sans aucune gêne.
Donc je ne peux que conseiller à ceux qui croisent des free hugers de bien lire la pancarte, car c’est bien connu, il faut toujours bien lire les pancartes, elles sont très révélatrices et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en disent beaucoup sur leurs propriétaires.

 1 : J’ai d’ailleurs lu ce livre et je vous le conseille très chaudement, c’est une véritable mine d’informations sur ce film très méconnu et injustement sous-estimé.

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