La fin de l’innocence (2ème partie)


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Allez hop ! Nous voici donc réunis pour le second épisode du décorticage en bonne et due forme de ce film consacré à Wonder Woman, made in TLGB s’il vous plait ! Comme pour le précédent billet, je vous conseille vivement d’avoir vu l’oeuvre en question, car je compte parler de détails qui dévoilent résolument l’intrigue… Oh wait ! Non mais vous plaisantez j’espère ! Parce que certains d’entre vous ici ne l’on pas encore vu ??? Mais vous foutez quoi ???

D’où je viens, les généraux ne se cachent pas dans des bureaux comme des lâches. Ils se battent aux côtés de leurs soldats. Ils meurent avec eux sur le champ de bataille.

Dans cette seconde partie nous allons donc parler des péripéties de Diana de Themyscira dans le monde des Hommes, de la mise en abîme de tous ses idéaux, et comme le titre de ce billet l’indique, la perte de son innocence.

Mais avant cela revenons d’abord sur un interlude fort intéressant qui permet justement de faire la transition entre l’atmosphère paradisiaque et sereine de l’Ile du Paradis, et le tumulte, l’effervescence, et la noirceur de cette Europe du début du XXème siècle.
Il s’agit, vous l’aurez compris de la scène du bateau, employée comme métaphore de l’Odyssée ou du  passage d’un monde à un autre correspondant au mythe de la traversée que l’on peut facilement rattacher aux personnages d’Ulysse mais surtout de Charon dans la mythologie grecque, car quelque part, on assiste bel et bien ici à un trajet dont le point de départ est un lieu sublimé par la vie, en direction d’un territoire littéralement soufflé par les flammes du royaume d’Hades.
Lors de cet interlude, nous assistons à une nouvelle confrontation culturelle entre Diana et Steve (car oui, je considère que toutes les oppositions de genre montrées dans ce film sont d’ordre culturels, voire ethnologiques et ne se limitent pas à une vulgaire guerre des sexes) dans laquelle un piètre navigateur marin qui tente de faire bonne figure écoute avec patience la vision édulcorée d’une candide Amazone, qui de son côté a pourtant acquis sont lot de vérité par le Savoir, à défaut d’Expérience.
Ici encore, hormis la barque en elle-même, tout a été réalisé sur fond vert, mais c’est sur ce qui se passe sur la barque qui nous intéresse.
Quand Steve interroge Diana sur la façon dont elle a été créée, celui-ci semble être bien sûr de lui quand il évoque la seule façon naturelle d’avoir une progéniture, une notion qui n’est pas étrangère à notre Amazone, mais qu’elle rejette, selon ses propres critères culturels.
Jusqu’ici tout va bien, la pensée de Marston est du moins à moitié respectée, car Zeus entre dans l’équation et cela reste l’une des plus mauvaises idées du film.
Mais ce qui retient surtout notre attention est cette référence aux 12 volumes rédigés par une certaine Clio (un personnage créé par le duo George Pérez et Chris Marrinan, mais qui fait surtout référence à Sappho, figure emblématique, culturelle et historique pour toute lesbienne qui se respecte) dont la conclusion accablante sort de la bouche même de notre héroïne : Les hommes ont leur part indéniable de responsabilité lorsqu’il il s’agit de procréation, mais en ce qui concerne le plaisir charnel (que l’on traduit ici par compréhension des attentes et désirs du corps féminin, il me semble que c’est très explicite dans ce film vu la manière dont a plupart des spectatrices ont réagit dans la salle face à cette scène), ceux-ci restent malheureusement à côté de la plaque.
Cette scène fait partie des quelques tentatives de la part des scénaristes (Allan Heinberg, Geoff Johns et Zack Snyder, j’opterai plus pour une idée du premier) de suivre le message véhiculé par le créateur de Wonder Woman, tout en restant en harmonie avec la version actuelle qui, je le rappelle ici, a rendu officiellement canon son statut de personnage Queer.

Lost in translation

Le véritable périple de Diana commence dès son arrivée à Londres, le contraste est saisissant de part les tons chromatiques utilisés dans cette seconde partie du film, des tons bleus et gris en adéquation avec Man of Steel et BvS comme le soulignait bien justement Julien dans sa critique.
Même Tower Bridge a retrouvé ses couleurs de début de siècle pour l’occasion (pour la petite histoire, c’est en 1977, à l’occasion du jubilé de la Reine Elizabeth que l’armature métallique du pont a été peinte en bleu, blanc et rouge. Pendant la Première Guerre Mondiale celle-ci était de couleur brune, comme on peut le voir plus ou moins, dans le film).
Cet aspect visuel, que l’on retrouve dans la scène ou Diana découvre l’effervescence de la vie Londonienne, est grandement inspiré par l’œuvre de l’impressionniste américain John Singer Sargent, un artiste qui vécu une grande partie de sa vie en Europe, notamment pendant la Der des Ders, et qui utilisait souvent une seule source de lumière dans ses portraits, un procédé extrêmement moderne pour l’époque.

A ce stade du long métrage, il est intéressant de voir comment l’intrusion de Diana dans ce « bon vieux Londres » fait office de choc culturel, autant pour elle que pour les autochtones de la Perfide Albion. c’est en cela que Wonder Woman se démarque de Captain America : First Avenger (un film que l’on adore ici Btw) auquel il a souvent été comparé avant même que l’on ait vu les premières images, à cause de son contexte historique.
Ici on assiste quasiment (excusez-moi pour la référence, le pire c’est que je ne regarde plus la TV depuis des années) à un épisode de Rendez-vous en terre inconnue, où un protagoniste découvre les us et coutumes d’une civilisation quasi opposée à la sienne.
Nous sommes donc témoins du passage obligé (et loin d’être inintéressant) dans lequel Diana se doit tant bien que mal de s’uniformiser au Monde des Hommes, tout en s’exprimant sans ambages sur le non-sens de celui-ci.

Deux scènes sont à retenir à ce propos : celui de l’essayage vestimentaire aux côtés de la truculente Etta Candy, une femme moderne totalement consciente des mouvements féministes de son époque puisqu’elle fait référence aux suffragettes, mais malheureusement limitée dans son statut de secrétaire (nous allons reparler d’elle un peu plus tard, cela va de soi..), et cette de l’irruption au Conseil de Guerre. introduisant le personnage de  Sir Patrick Morgan.
Dans ces deux situations, Diana prend conscience du statut des femmes européennes en ce début de XXème siècle qui se résume en une référence cinématographique tout à fait appropriée pour le coup : Soit belle et tais-toi.
Mais il me semble intéressant aussi d’étendre ici cette problématique sur l’image même de cette héroïne : Combien de fois avons-nous en effet été amenés à déblatérer sur son costume (jusqu’à son absence de costume ! Et par extension de celui des super héroïnes en général, alors que pour leurs homologues masculins, il n’y a pratiquement jamais aucun débat !), qu’il s’agisse du port du pantalon, de la jupe ou du short étoilé. La question est ainsi également posée dans le film : Comment diantre doit-elle être habillée ? Et surtout, comment est-il possible de faire régner la Justice avec un accoutrement pareil ?
Pour Diana, c’est finalement le costume le plus discret et le plus sobre qui sera retenu, avec un clin d’œil appuyé et bienvenu sur l’uniforme que porte Lynda Carter dans la série TV. Autre référence sympathique, le port d’un accessoire totalement inutile, celui des lunettes qui rappelle forcément celles de Clark Kent. C’est d’ailleurs amusant de voir que les dites binocles sont pulvérisées lors d’une autre référence au Superman de Richard Donner, avec la scène du guet-apens qui se déroule dans la ruelle.
Encore une fois il faut saluer le travail inouï de Lindy Hemming qui supervise les costumes, ainsi que la chef décoratrice Aline Bonetto, la scène de l’essayage a été tournée dans l’extraordinaire Exhibition Hall de l’ambassade d’Australie à Londres, et elle donne littéralement le tournis en terme de décoration et d’accessoires.

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En ce qui concerne la scène du conseil de guerre, Steve présente Diana comme étant sa secrétaire, Wonder Woman fut effectivement la secrétaire de la JSA dans les pages d’All-Star Comics et reléguée au dernier plan, un statut que réprouvait totalement William Moulton Marston à l’époque (mais le pauvre bougre écrivait déjà ses aventures sur  Sensation Comics, Wonder Woman et Comic Cavalcade, il ne pouvait pas être partout !). Comme vous le savez surement en 1918 les femmes n’avaient absolument aucune légitimité politique, et encore moins le droit d’être présente physiquement dans un quelconque conseil, hors le fait est qu’en Angleterre, le droit de vote des femmes fut accordé cette même année, les citoyennes devaient alors être âgées de 30 ans (tandis que les hommes devaient avoir célébré leurs 21ème anniversaire , il faudra attendre 10 piges de plus pour que l’égalité soit rétablie).
OK ! Donc je m’époumone à dire depuis le début que scénaristiquement, le choix historique (la Première Guerre Mondiale au lieu de la Seconde) est intimement lié au contexte du mouvement des Suffragettes, un mouvement grandement soutenu par le trio Marston, Holloway, Byrne à l’époque des faits comme on dit.
Dans ce film, il s’agissait clairement de montrer l’opposition entre une société patriarcale où la guerre règne en  maître, et celle d’un féminisme balbutiant et instigatrice de paix. De là à dire que les hommes viennent de Mars et le femmes de Venus, il n’y a qu’un pas…
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire l’ouvrage Égalité des sexes et pouvoir en Grande-Bretagne de Françoise Barret-Ducrocq.

Il est temps désormais de parler des personnages secondaires qui apparaissent dans cette seconde partie du film.
En tout bien tout honneur, commençons par Etta Candy, qui se devait d’être absolument présente tellement elle fait partie de l’Histoire de Wonder Woman. A tel point que l’on peut aisément la comparer avec Jimmy Olsen dans Superman. C’est un personnage indispensable, qui est apparue dans la plupart des comics et autres formats consacrés à notre fière Amazone. Elle est également issue de l’imaginaire de William Moulton Marston, et fait office de point d’ancrage, de référence, ou source d’inspiration quand il s’agit du statut des femmes selon les époques où elle apparaît : Dans les années 40 son physique, tout en rondeurs est très loin des standards de l’époque, et elle participe avec sa sororité, les fameuses Hollidays Girls à l’effort de guerre dans la lutte contre les Nazis.
Il est vraiment fort dommage qu’Etta et ses filles, n’aient pas été transposées comme telles dans ce film, par exemple en tant que membres des Women’s Royal Air Force qui officiaient déjà pendant la Première Guerre Mondiale.

Il y auraient eu tant de choses à dire sur ces femmes… Au lieu de cela nous avons droit à une Etta Candy, fort sympathique certes, mais un peu cruche qui sert avant tout de comic relief, et qui est surtout largement sous-exploitée.

En toute logique c’est donc un groupe d’hommes, quelque part les Holliday Boys de Steve Trevor qui vont aider Diana dans son périple Européen. De manière totalement assumée, le film nous sert sur un plateau le stéréotype de l’équipe de bras cassés constituée de soldats qui n’ont pas leur place dans ce conflit mais qui n’ont pas d’autre choix que d’y pendre part : Sameer le Marocain roublard dont le rêve est d’être acteur, le Chef, dont le peuple a été décimé et qui est déjà une relique de sa propre culture, et enfin Charlie, un écossais alcoolique (pléonasme ?) qui souffre du syndrome de stress post-traumatique.
Ici encore, ces personnages sont sous-exploités et n’ont pas grande utilité si ce n’est de faire prendre conscience à Diana de toute la complexité du monde des Hommes.

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Face à eux, le Général Lundendorff et le Dr Maru sont les deux faces d’une même pièce, inspirés par une force dont ils n’ont même pas conscience.
Basé sur une figure de la Première Guerre Mondiale, Erich Ludendorff, le personnage interprété par Danny Huston est censé incarner le mal absolu mais n’arrive pas vraiment à convaincre, notamment à cause d’un doublage Français qui s’efforce d’imiter un accent Allemand à la limite de la parodie (il en est de même pour Maru d’ailleurs).
Le Doctor Poison quant à elle aurait mérité une meilleure exposition, il aurait mieux valu que les deux personnages fusionnent pour représenter une menace unique beaucoup plus impressionnante. On a bien conscience que Maru est ce que l’on appelle « un savant fou », capable de tester ses inventions sur son propre visage, mais elle reste une subordonnée, une exécutante du Général qui manque de confiance en elle.
La scène avec Steve dans le château montre à quel point ce personnage (et son actrice, la délicieuse Elena Anaya) avait du potentiel.

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On assiste donc tout au long du film à une succession de petites frustrations, que cela soit dans l’utilisation de ses personnages secondaires, l’abus de ralentis et d’acrobaties lors de certaines scènes d’action, ou de la maladresse du message véhiculé par le film par rapport à la vision de Marston (notamment concernant ses origines).
Toutes ces tracasseries vont être balayées d’un coup de lasso le temps de LA scène épique du film, je veux bien évidemment parler de celle du No Man’s Land, Rien que de me souvenir de cette scène, j’en ai encore les larmes aux yeux. La voir sortir des tranchées et gagner du terrain mètre après mètre sous le feu discontinu des soldats Allemand est un moment iconique que l’on a trop peu eu la chance de voir pour une héroïne quelle qu’elle soit, tout média confondu. C’est une scène qui sera dorénavant montrée comme source d’inspiration pour des générations de femmes (et d’hommes) qui luttent contre l’adversité.

Contrairement à la scène de la plage qui était à mon avis considérablement appauvrie par des effets visuels outranciers, la chorégraphie des scènes d’action dans la bataille de Veld est largement plus réussie, mis à part le « poutrage de clocher » censé  montrer une fois pour toute la toute puissance de l’héroïne, une scène qui j’en suis sure a été TRES influencée par Snyder qui ne peut de toute manière pas s’empêcher de détruire tous les édifices qui se présentent devant lui…
Et puisque que l’on parle de ce réalisateur (vous allez croire que je le déteste à force alors que pas du tout !), je vous invite à remarquer les quelques similitudes et différences entre cette scène d’action de Wonder Woman et celle de Sucker Punch, le jeté de table a encore de belles heures devant lui.

 

On va s’arrêter là pour cette seconde partie, rendez-vous la semaine prochaine pour la suite et fin du décorticage de ce film fort sympathique et dont le succès poussera j’espère les studios à enchaîner sur des œuvres encore plus abouties.

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8 Commentaires

Classé dans Movie of the day

8 réponses à “La fin de l’innocence (2ème partie)

  1. Bardamu

    D »accord pour la scène du no man’s land : elle est tout bonnement sublime ! Seul bémol : les soldats allemands qui concentrent leurs tir sur le bouclier alors qu’ils peuvent frapper en plusieurs endroits.

    Sinon, un très beau cosplay de notre héroïne : http://kilory.deviantart.com/

  2. +1 pour le No Man’s Land ! L’émotion était au rendez-vous.

  3. Clio, c’est aussi la muse de l’Histoire, et j’avais trouvé rigolo du coup cette polysémie sur le nom, avec une encyclopédie en mode « histoire de la Grèce de Socrate à Théodose le Grand » en plusieurs volumes, mais dédiés au sexe, comme si c’était un truc totalement basique.

    En revanche, je suis nettement moins enthousiaste sur la scène du No Man’s Land : ça commence très bien, et puis finalement Wondie est réduite à un simple outil pour que Steeeve, le beau mâle viril non inutile et ses stéréotypes racistes de potes puissent briser la ligne allemande.
    Oui, parce qu’un native american qui s’appelle « Chief », et un Marocain roublard et bonimenteur, on est au delà du stéréotype comique, on est dans le cliché raciste, surtout quand on voit comme cette fine équipe ne sert à rien à part enlever du temps d’antenne à Diana (et à Maru, du coup, qui n’a même pas le début d’une motivation pour faire ce qu’elle fait XD).
    Non parce que le Chief, à part expliquer entre la poire et le dessert que la peuple de Steve lui a piqué ses terres, il ne sert à rien. Et en plus, Diana s’en fout, ce qui est totalement out of character.
    (et on avait déjà cette tendance au cliché raciste avec les deux amazones noires au début du film : la nourrice inutile, et le personnage qui ne craint pas la douleur. La bonne et la brute. Très bien. Parfait.)

    Alors oui, le début de la scène du No Man’s Land est inspirante, mais pour moi elle est gâchée par cette volonté de vouloir à tout prix rendre les personnages masculins pertinents.

    • Bardamu

      En même temps, Steve et ses potes allaient pas rester les bras ballants pendant que Wonder Woman accaparaient l’attention des soldats allemands.

      Sinon, je suis d’accord pour les clichés racistes. D’ailleurs pour un film qui se veut « féministe », ça la fout mal.

      • Ce sont des clichés racistes qui servent à montrer le racisme inhérent au monde des hommes à Diana. C’est très maladroit, mais ça la fout pas mal non.

      • Perso, je trouve pas que ça montre quoi que ce soit à Diana, puisqu’elle n’a pas l’air d’en tenir compte trois secondes x).
        Et je pense pas que ça montre quoi que ce soit, en fait. Montrer des réactions racistes à des gens, oui. Ecrire des clichés ambulants… non.

  4. Imagine-t-on deux minutes Peggy Carter défoncer une mitrailleuse pendant que Cap reste planté comme une saucisse au ralenti au milieu du champ de bataille ? Je ne crois pas XD.
    Le film ne s’appelle pas « Wondie et Compagnie », mais Wonder Woman, et il était facile de faire en sorte que ce soit Diana qui perce la ligne de feu, pour ensuite permettre à ses petits inutiles de la suivre.
    (je suis désolée XD, je ne comprends toujours pas quel était l’intérêt de ces mecs, à part les quota de minorités et deux phrases « DENONCIATION » qui ne sont suivies de rien du tout dans le film. Ils n’apportent rien à Diana, alors qu’il y avait justement du potentiel en termes de compréhension du monde, et eux-mêmes ne sont que des faire-valoir de Trevor).

    D’autant que pour moi, la libération de ce village marque le tournant du film vers le n’importe quoi : Diana va passer en mode monomaniaque débile « moi tuer Arès moi tuer Arès moi tuer Arès », qui rend complètement caduc le contexte de la première guerre mondiale, et encore plus inutiles Sameen et le Chief, pendant que Trevor aura droit à un arc bien héroïque (qui n’est pas sans rappeler celui de Cap) et passera son temps à mansplainer à droite et à gauche.

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