Carte Blanche


Carte Blanche à Julien Lordinator

Si vous êtes un ou une habituée du TLGB, vous savez sans doute qu’une seconde Carte Blanche était en préparation. Et bien les enfants ce soir est le grand soir et je crois que l’on a tous bien fait de patienter car ce que vous propose Julien Lordinator n’est ni plus ni moins qu’un excellent dossier ultra complet sur le personnage de Sara Pezzini/Witchblade. Un grand merci et surtout un p***ain de bravo pour son article énorme.
Oui cet article est énorme dans tous les sens du terme, de par sa longueur mais aussi la profusion d’informations et de détails sur les différentes périodes, auteurs, crossovers qui ont construit ce personnage et son univers sur plus de 150 numéros. Et puis ce dossier c’est aussi une déclaration d’amour d’un lecteur pour une héroïne de papier qui comme il le dit si bien a su grandir et évoluer avec lui. Moi aussi il y a longtemps j’ai découvert l’univers des comics grâce à Sara Pezzini et les dessins hallucinants de Michael Turner, et c’est toujours avec un brin de nostalgie que je porte ce personnage dans mon coeur.
Bonne lecture.

WITCHBLADE, HISTOIRE D’UNE HEROINE (ENFIN) MODERNE

Les années 90 furent une période à part dans l’industrie des comics. Qualifier d’années noires par certains, elle fut malgré tout une période faste pour un genre très particulier : Les antihéros. Emmenée par le Spawn de Todd Mac Farlane, cette nouvelle vague de personnages sombres et violents aux antipodes du super héroïsme, genre qui régnait en maître sur cette industrie depuis des décennies, submergea ce média et finira même par créer des sous-genres.

Parmi ces dérivés, la mode des bad-girls fut l’une des modes les plus rentables de l’époque tant et si bien que chaque éditeur tenta de lancer son héroïne maison. Historiquement parlant et de mémoire de fan, la première du genre fut Lady Death : Fortement inspirée par la vétéran VampirellaLady Death fut d’abord un personnage secondaire d’un des antihéros typique de l’époque (Evil Ernie), la plantureuse albinos en bikini ne tarda pas à gagner sa propre série et à rapporter à son éditeur (Chaos! Comics) assez de dollars pour donner des idées à la concurrence. D’une vague, c’est une véritable déferlante de personnage féminin et sexy qui inonde le marché, la majorité ne survivra pas à l’entrée dans le second millénaire (Qui se souvient d’AvengelyneRazor ou autre Shi ?), tandis que d’autres perdureront quelques années avant de s’éteindre (Darkchylde).

De toutes ces guerrières court vêtues, seul une survivra à cette période et réussira la prouesse d’avoir, plus de dix ans après sa création, une série toujours présente en kiosque aujourd’hui et d’avoir acquis une popularité telle qu’elle en est même devenue l’emblème de sa maison d’édition : Je veux bien sûr parler du fleuron du studio Top Cow, Sara Pezzini alias Witchblade !

1. Oui mais Witchblade, c’est qui ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de donner les bases de cette série et de présenter son héroïne. Donc Witchblade c’est qui ? Et bien en fait ce n’est personne, la Witchblade est un artefact millénaire, apparu à l’aube de l’humanité dont les origines restent assez mystérieuses. Représenté sous la forme d’un gant d’apparence métallique, il ne peut être porté que par des femmes (Des hommes ont essayé de le porter, ils ont eu des problèmes comme dirait l’autre) et se transmet d’une porteuse à une autre à la mort de cette dernière. Chaque porteuse est « choisie » par la Witchblade et une fois enfilée, elle ne peut être retirée. La Witchblade semble avoir également une conscience qui lui est propre et un attachement féroce à sa propriétaire. Cet objet donne des capacités spéciales à celle qui se retrouve en sa possession : Elle recouvre ainsi sa détentrice d’une armure impénétrable, elle peut projeter des flammes magiques avec ces mains et une fois correctement maîtrisée, peut créer des ailes pour voler ou lui permettre de respirer sous l’eau. L’un des pouvoirs les plus effrayants de la Witchblade et sans aucun doute celui de pouvoir réanimer les morts l’espace de quelques minutes. Lorsqu’elle n’est pas utilisée, elle a l’apparence d’un bracelet surmonté d’une pierre précieuse. En pratique les pouvoirs de la Witchblade sont infinis, tout dépend du degrés de maîtrise et de volonté que la porteuse a sur l’artefact.

A travers le temps, la Witchblade a connu de nombreuses propriétaires, de la préhistoire à nos jours. L’actuelle détentrice, Sara Pezzini est officier de police à la brigade criminelle de New York.

Sara Pezzini est un personnage qui n’a pas foncièrement connu de grands changements psychologiques tout au long de la série : Femme flic bourrue et têtue, elle n’a pas sa langue dans sa poche et à la réputation d’être une forte tête. Même si elle néglige (tout du moins au début de la série) son apparence en portant généralement des vêtements très masculins (elle est une adepte du jean/t-shirt/blouson), c’est une très belle femme dont le fort caractère effraie généralement les hommes. Sara est une femme moderne, indépendante, courageuse et solitaire dont la carapace ne se brise que très rarement. Elle a également un cercle d’amis très restreint car elle sait que la proximité de la Witchblade attire généralement des menaces diverses et variées et elle ne veut pas que d’autres souffrent par sa faute. Ces amis sont soit des collègues de travail (Le commissaire Joe Siry par exemple), d’autres porteurs d’artefact (Jacky Estacado, mafieux notoire et porteur du Darkness ou Danielle Baptiste, porteuse de l’Angelus) ou d’autres personnages ayant un rapport plus ou moins étroit avec l’occulte (Abigail Van Elstine, une jeune sorcière, Lara Croft une archéologue millionnaire ou Magdalena une chasseuse de démons).

Pour ce qui est de ces ennemis, Sara affronte généralement des ennemis en rapport avec la Witchblade : Démons, sorciers, mort-vivants, tueurs en série, ou monstres divers et variés voir même des extra-terrestres.

 Maintenant que le décor est planté, voyons la série plus en détail, au travers des différentes périodes qu’elle a connue et des auteurs qui y ont participé.

2. Witchblade : Les différentes périodes

Après plus de 150 numéros, un nombre assez important d’auteurs ont travaillé sur la série, avec une influence et une qualité particulièrement variable selon les prestations.
Je vais rapidement décrire et donc forcément donner un avis personnel sur chacune de ces périodes afin de brosser le plus fidèlement possible l’historique éditoriale et qualitatif  de la série.

Première période : La période Michael Turner

Il ne faut pas se leurrer, si dès les premiers numéros Witchblade est un succès, c’est surtout en grande partie grâce au travail de Michael Turner. Jeune artiste quasiment inconnu, Turner va faire de Witchblade une série à succès grâce à un style de dessin détaillé, dynamique et sexy.

Turner restera pendant très longtemps l’artiste dont on associera automatiquement le nom à Witchblade, même après son départ de la série. Il restera le dessinateur attitré de la série jusqu’au numéro 25, refaisant ensuite des apparitions ponctuelles, principalement lors de crossovers (Notamment le magnifique Fathom/Witchblade/Tomb Raider).

Le dernier travail de Michael Turner sera d’ailleurs le crossover Tomb Raider/Witchblade, les épisodes suivants seront principalement dessinés par Randy Green.

Du coté du scénario, la série sera portée durant une très longue période par David Wohl et Christina Z qui resteront les deux scénaristes attitrés durant les 30  premiers numéros.

Les premiers numéros posent les bases de la série et les personnages qui graviteront autour de Sara durant cette première période : Kenneth Irons, chef d’entreprise mystérieux et manipulateur, son homme de main, le beau ténébreux Ian Nottingham ou encore Jake Mac Carthy le coéquipier de Sara. Les menaces seront toujours plus ou moins liées soit à Irons, soit à Nottingham et les scénarios resteront dans l’esprit des années 90 et de ce genre de publications, à savoir une héroïne courageuse qui gagne toujours et finie très souvent les vêtements déchirés et les fesses à l’air…

Il faut néanmoins remettre les choses dans le contexte : Dans les années 90, ça fonctionnait en terme de vente, c’était la mode mais comme toute mode, le concept fini toujours par s’essouffler, il va donc falloir que la série se renouvelle et va engager son premier virage à 180 degrés.

Deuxième période : La période Paul Jenkins

Au début des années 2000, l’ère Image Comics qui a vu la toute puissance des dessinateurs, est passée. Marvel et DC ont sorti la tête de l’eau (Surtout Marvel en fait) et on entre de plein pied dans l’ère des scénaristes et la série Witchblade voit donc arriver Paul Jenkins. Scénariste ayant fait ses preuves chez Marvel, notamment avec une mini série sur les Inhumains qui lui rapporteront un Eisner Award, Jenkins donne un nouvel angle à la série Witchblade en minimisant le coté fantastique et en privilégiant le coté policier : Le ton de la série devient donc plus sérieux et le coté sexy moins prononcé (Désormais lorsque Sara apparaît en petite tenue, c’est chez elle ou lorsqu’elle fait des UV).

Aux pinceaux, c’est le petit nouveau Keu Cha qui assure les numéros 40 à 46 en copiant le style de  Michael Turner, assez efficacement d’ailleurs, puis sera suivi par Brian Ching qui assurera l’interim jusqu’à l’arrivé de Francis Manapul.

Le run de Jenkins sur Witchblade sera court, à peine 10 numéros, mais reste un de mes préférés de l’époque, les scénarios sont sombres et matures et il règne dans la série une tension typique des séries policières.

 Troisième période : La période David Wohl/Francis Manapul

Suite aux déboires financiers de Top Cow et les échecs de plusieurs séries (Notamment Universe, série/projet annoncée en grande pompe et qui sera finalement un flop retentissant ou Inferno, excellente série arrêtée précipitamment suite à une mésentente entre les auteurs), Paul Jenkins quitte Top Cow (Après avoir néanmoins signé un excellent relaunch de la série The Darkness avec Dale Keown aux dessins). David Wohl est alors rappelé à la rescousse et reprend le scénario de Witchblade, accompagné de Francis Manapul aux dessins. Ce run sera l’un des plus longs et durera à peu près deux ans, deux ans durant lesquels la série va retourner sur ses bases des années 90, je serais tenté de dire pour le pire… David Wohl écrit la série comme dans les années 90, mais nous ne sommes plus dans les années 90 et la série devient franchement ennuyeuse et l’éternel tandem Nottingham/Sara n’a plus le charme de la période Michael TurnerFrancis Manapul assure malgré tout aux pinceaux, mais cela ne suffit pas à palier la faiblesse des scénarios. La série a résolument perdue de sa superbe, il est vraiment tant qu’une bonne âme talentueuse se penche sur le cas de notre belle héroïne.

Quatrième période : La période Ron Marz/Mike Choi

C’est donc à la faveur du numéro 80 que Ron Marz prend la série en main. Ron Marz n’est pas un inconnu : Scénariste ayant fait ses premières armes dans les années 90 sur des crossovers prestigieux (DC Vs Marvel, Batman/Aliens par exemple) ou des runs remarqués sur des personnages populaires (Green Lantern notamment), il sort auréolé d’une nouvelle renommé après avoir signé certaines des meilleures séries de l’éphémère label Crossgen.

Dés les premiers numéros ont sent que Marz à de grandes ambitions concernant Witchblade : Terminé les vêtements déchirés et les je-t’aime-moi-non-plus entre Sara et Nottingham, Marz engage un nouveau virage et dirige la série vers un angle totalement différent.

Marz écris Witchblade d’une façon plus réaliste, plus sensible et sublime l’identité de Sara, lui donnant une véritable profondeur en la rendant tout simplement plus humaine, du jamais vu pour la série ! Le dessinateur régulier accompagnant Marz sera Mike Choi, dont le trait fin et détaillé n’est pas sans rappeler celui de Michael Turner, Choi signe des planches vraiment magnifiques et sert à merveille les scénarios de Ron Marz.

En résumé, Marz redéfini totalement l’univers de Witchblade en l’espace de quelques numéros.

Il amène un vent nouveau dans la série et même si au départ au départ il cherche un peu ses marques, il va vite les trouver à la faveur d’un crossover qui va sonner comme le premier pas d’un renouveau de l’univers Top Cow : First Born !

 Cinquième période : La période Ron Marz/Stjepan Sejic

Witchblade vient donc de passer le cap des 100 numéros, un record en soit pour une série dont le personnage principal est une femme.

Comme il le faisait comprendre dans les quelques numéros de Witchblade qu’il a précédemment écrit, Marz a de grandes ambitions pour l’univers Top Cow et ont va lui laissé carte blanche pour redéfinir totalement cet univers, lui donner une véritable homogénéité et en faire un véritable univers partagé, à l’image de ce que sont les univers DC et Marvel.

Dans un premier temps, Marz va préparer le terrain en mettant fin à de nombreuses intrigues laissé en plan depuis de long mois afin de pouvoir mettre en place sa propre vision de la série. Avec le départ de Mike Choi, c’est une véritable valse des dessinateurs qui va avoir lieu sur la série : Adrianna Melo, Sami Basri, Rick Leonardi mais surtout un petit nouveau, surdoué de la peinture informatique, un certain Stjepan Sejic vont se succéder sur la série, pas pratique pour le lecteur car on passe souvent d’un style complètement différent d’un épisode à un autre, mais c’est un mal pour un bien car ce qui s’annonce ensuite vaudra bien ces quelques sacrifices esthétiques.

Du point de vue de l’histoire, Marz installe de nouveaux personnages : L’antiquaire (Surnommé le Curator), Patrick Gleason (le nouveau coéquipier de Sara) et surtout Danielle Baptiste, la danseuse blonde et ingénue qui sera pendant une courte période la détentrice de la Witchblade, deviennent les nouveaux personnages gravitant autour de Sara.

Sara quant à elle va connaître un (heureux) événement sans précèdent et assez rare pour une héroïne de comics ayant sa propre série : La grossesse ! Et c’est là que tout le talent d’écrivain de Ron Marz va exploser, car autant être honnête : Faire passer une héroïne réputée pour son sex appeal au statut de mère, il va lui en falloir du talent pour faire avaler ça aux lecteurs ! Et c’est bien là la première grosse claque scénaristique de la série, Sara qui a des nausées matinales et se plaint de ces chevilles qui gonflent, cela devient aussi, si ce n’est plus, passionnant que Sara perdant ces vêtements à chaque combat avec un démon, combats laissés désormais aux bons soins de cette chère Danielle. Les personnages secondaires vont eux aussi connaître une mise en avant, Danielle Baptiste passant du statut de partenaire de combat à celui de meilleure amie, Patrick Gleason à celui de petit ami ainsi que le retour de la sœur de Sara, Julie, personnage jusqu’alors sans aucune consistance qui va gagner sous le crayon de Marz une nouvelle légitimité. La série est donc complètement chamboulée : D’héroïne sexy, indépendante et rebelle, Sara devient une femme moderne, jonglant entre pouponnage, nourrice, prise de bec avec son boyfriend et boulot.

Sara donnera naissance à sa fille à la faveur du crossover First Born, crossover qui réuni WitchbladeThe Darkness et Magdalena et qui est en gros la première pierre du chantier de Ron Marz dans la restructuration et la cohésion de l’univers Top Cow.

First Born pose donc les bases du futur de la série Witchblade : Désormais la Witchblade est scindée en deux, une moitié entre les mains de Sara, l’autre dans celles de Danielle. Jackie Estacado prend également une place plus importante puisqu’il est le père (involontaire, il faut lire le comic pour mieux comprendre le pourquoi de cet « involontaire ») de la fille de Sara qui connaissant le bonhomme, quand même un mafieux meurtrier contrôlant une armée de démons, tient quand même à distance sa fille de l’énergumène. Ron Marz va également exhumer de nombreux personnages de l’univers Top Cow et les réintroduire dans son nouvel univers : C’est ainsi que la cyborg aux cheveux vert Aphrodite, Abigail Van Elstine (Héroïne de l’excellente mini série Necromancer), les membres de Cyber Force ou Samantha Argent et sa clique des Hunter Killers vont désormais interagir plus librement entre eux : Marz chamboule donc la série Witchblade, mais aussi l’ensemble de l’univers Top Cow.

Pour ce qui est du coté esthétique, l’artiste régulier devient l’excellent Stjepan Sejic qui signe quasiment tout le coté visuel des séries écrites par Marz, il commencera par illustrer le crossover First Born puis finira par signer un contrat d’exclusivité avec Top Cow avec pour premier job Witchblade bien sûr, qu’il dessinera jusqu’au numéro 150. Sejic illustrera aussi la magnifique mini série Angelus, dont je reparlerai plus bas.

Une Witchblade scindée en deux, ça ne pouvait évidemment pas durer et la confrontation entre Sara et Danielle marquera l’avènement de Stjepan Sejic comme nouvel artiste phare de la série. War of the Witchblade va donner un énorme coup de projecteur sur la série et sur le travail exceptionnel de Marz et Sejic, on reparle de Witchblade, les critiques sont plutôt bonnes, chez Top Cow ont se frotte les mains et le statut d’homme providentiel en la personne de Ron Marz ne fait plus aucun doute.

Suite à War of the Witchblade, la série se voit sous titrer de la qualification Redemption, le retour de Sara comme seul détentrice du gant mystique et l’arrivée de Stjepan Sejic comme artiste régulier est donc un parfait point de départ pour les nouveaux lecteurs, ce qui explique probablement ce sous titrage, la numérotation des trade paperbacks reprenant d’ailleurs au numéro 1.

Marz va avoir les coudées franches pour redéfinir l’univers Top Cow et va s’attaquer à un gros chantier, celui des 13 artefacts.

Même si dans le fond je m’écarte un peu du sujet principal, je me doit quand même de parler du second « Gros » crossover Top Cow, à savoir Artefacts puisque l’élément déclencheur est directement lié à Witchblade, afin de ne spoiler personne, je ne dirai pas grand chose sur cet événement, il faut juste savoir qu’un proche de Sara trouve la mort et qu’un enchaînement d’événements va mener à la création de deux groupes : D’un coté les gentils porteurs d’artefacts, de l’autre les méchants porteurs, à la solde d’un mystérieux personnage. Comme dans tout bon crossover qui se respecte, la bataille est bien sûr inévitable…

Aux commandes de ce nouveau crossover, l’inusable Ron Marz signe le scénario et les dessins sont laissé aux bons soins de Michael Broussard, un nouveau venu dont le dessin dans le plus pur style Top Cow (style qui n’est pas sans rappelé le Marc Silvestri des débuts) vient lui aussi de signer un contrat d’exclusivité avec TopCow.

Suite aux retombées de Artefacts ¹, assez lourde pour elle il faut le reconnaître, Sara tente tant bien que mal de continuer de vivre sa vie et c’est une Sara maussade et triste que les derniers numéros de la série nous présentes…

1 – D’ailleurs le succès de la mini série Artefacts lui a permis de devenir une ongoing.

L’avenir de la série

 Aux États Unis le numéro 151 est paru il y a peu, et de gros changements sont déjà à l’œuvre : Changement de scénariste tout d’abord puisque après un run des plus flamboyant, Ron Marz laisse sa place à Tim Seeley, un auteur habitué aux héroïnes à fort caractère puisque créateur de l’excellent comic d’horreur Hack & Slash (que je lis aussi est qui est aussi très bon, vous voulez que j’en parle ? Non, je plaisante…) qui met déjà en scène une tueuse de monstres particulièrement hardcore. La partie graphique sera assuré par Diego Bernard, un artiste brésilien ayant fait ces premières armes chez Zennescope et Dynamite, dont le style semble très proche de celui de Al Rio.

Pour ce qui est de l’histoire, je ne voudrai ni spoiler ni donner un avis puisque le run de Seeley vient à peine de commencer, il serait donc un peu prématuré d’en dire quoi que se soit, qui vivra verra.

3. Witchblade : Les parenthèses (Enchantées)

Parallèlement à Witchblade, des séries annexes, plus ou moins liées à la série concernée par cet article (Pavé ?) sont parues dernièrement, parmi celle-ci, deux en particulier ont retenues mon attention et je vais donc vous les présenter de suite, car en plus de la série Witchblade régulière, elles valent vraiment le détour et mérite que l’ont si attarde.

Tout d’abord, la mini série Angelus, qui fait suite a War of the Witchblade et a pour protagoniste Danielle Baptiste.

(Attention GROS Spoiler !!!) En effet, suite à la guerre des WitchbladeDanielle Baptiste se retrouve dépourvue de sa moitié de Witchblade et récupère un autre Artefact, l’Angelus. (Fin du GROS Spoiler)

Alors pourquoi cette série est intéressante me demanderez-vous ? Déjà pour ces auteurs, puisqu’il s’agit de Ron Marz et de Stjepan Sejic, ce dernier étant d’ailleurs dans une forme olympique puisqu’au sommet de son art dans ce livre, chaque page est un véritable enchantement pour les mirettes (Oh là, il faut que je me calme moi…). On peut en dire de même pour Marz, qui nous brosse le portrait d’un jolie bout de femme en la personne de Danielle.

Dans le fond, cela reste une production Top Cow à l’équation basique, à savoir : Jolie héroïne + Monstres + Beaux dessins = Comic qui se vend. Mais là on a Ron Marz au scénario, et donc ça a beau être du Top Cow, ça devient tout de suite plus intéressant. En effet, Marz l’a prouvé avec Witchblade, il sait écrire les personnages féminins et cette mini série le prouve une fois encore : Sensible et attachante, Marz casse l’archétype de la blonde ingénue et fait de Danielle une jeune fille hésitante, tiraillée entre l’attirance qu’elle ressent pour une de ces élèves (Danielle est professeur de danse) et son nouveau statut de guerrière des forces de la lumière.

Marz aborde donc le thème de l’homosexualité, thème assez rarement abordé de façon intéressante dans les comics américains. Là encore Marz surprend, loin des amourettes stéréotypées et suggérées des autres éditeurs mainstream (Atchoumarvel ! Quoi ? J’ai rien dit…), Marz dépeint la relation amoureuse entre les deux femmes de façon naturelle, sans fioritures et sans rien cacher, tant est si bien que lorsque les deux amoureuses ont leur premiers ébats, scène magnifiquement illustrée par Stjepan Sejic qui réussi à rendre la scène sensuelle sans jamais tomber dans le vulgaire et le voyeurisme, elle apparaît comme une conclusion naturelle et non, comme c’est souvent le cas, comme de l’exploitation gratuite.

Après je ne suis pas un spécialiste de l’homosexualité dans les comics (Et même de l’homosexualité en général, personne n’est parfait dirait une certaine propriétaire d’un certain blog) et ma vision est peut être biaisé, mais le fait est que j’ai trouvé les deux héroïnes touchantes et c’est surtout cela que j’ai retenu du livre, je suis peut être un peu fleur bleue ou naïf, mais j’ai rarement été touché par un comic fantastique et les combats homérique avec les monstres m’ont presque parus secondaires tant j’étais passionné par l’amourette.

Oui c’est ça, je crois que je suis en fait une midinette qui s’ignore…

Deuxième mini série dont je voulais parler, Witchblade Takeru.

Petite entorse puisque l’on ne parle pas ici d’un comic, mais d’un manga. Au scénario on retrouve une femme, Yasuko Kobayashi qui a déjà signé une partie des scénarios du manga animé Witchblade (Que j’ai regardé et que… Je n’aime pas !) mais surtout elle a travaillé sur les animés de Death Note et Claymore (Mangas que je n’ai jamais vus mais qui, selon mes amis manga-fans, sont très bons). Quant aux dessins, un inconnu du nom de Kasuasa Sumita qui est connu pour, heu… (Petit tour sur Google) des mangas de fesses apparemment, puisque je ne tombe que sur des images cochonnes dans Google Images… (Une recherche plus approfondi plus tard), je confirme, Takeru est son premier boulot hors hentaï ², ce qui explique le trait assez « sensuel » de la BD.

Pourquoi j’ai bien aimé ce Witchblade Takeru et donc pourquoi j’en parle ? Déjà car c’est le premier manga que je lis jusqu’au bout depuis de nombreuses années sans faire une pause de deux semaines entre chaque tome (Bon là, il y a un peu de mauvaise foi quand même, j’avoue).

L’histoire en elle même est assez classique : Takeru est une jeune lycéenne qui se retrouve en possession de la Witchblade suite à la mort de sa grand mère. Cette dernière faisait partie d’un groupe de prêtresses qui dissimulaient l’ artefact. Dés lors Takeru va devenir la cible d’une secte de démons ancestraux qui attendais de voir resurgir la Witchblade pour se l’approprier. Les personnages secondaires sont typiques des mangas : L’ami d’enfance, la copine délurée, le mystérieux méchant etc. Néanmoins, certains personnages, notamment l’ami d’enfance sont étonnement bien travaillés et deviennent vite assez attachants. L’histoire est réellement passionnante car j’ai trouvé que contrairement à la série animée (Que je n’aime pas (Bis)) on restait dans un contexte crédible et cohérent qui ne trahis pas la matériel original : Il s’agit donc d’une parfaite transcription des bases du comic Witchblade à la sauce manga qui tout en marquant sa différence culturel reste fidèle au mythe. L’ensemble est donc assez intéressant, très homogène et on ne s’ennuie pas en suivant les (més)aventures de la pauvre Takeru, d’ailleurs la fin est assez inhabituelle pour un manga, je vous laisse le soin de la découvrir si il vous prend l’envie de le lire.

Brièvement, ont peut aussi remarquer que c’est très gore et le coté sexuel de la Witchblade est plus prononcé que dans les comics, les mangas étant un média plus explicite dans ce domaine.

Personnellement, j’ai trouvé que ce livre était une véritable bouffée de fraîcheur qui fait bien plaisir et même si l’on aime peu ou pas les mangas, ont ne peut être que séduit par cette variation.

Deux petites remarques pour finir : Je vous conseille de plutôt prendre la version reliée américaine plutôt que la version française, déjà parce que la version américaine comprend les deux tomes dans un seul, elle est au format comics et surtout en couleurs contrairement à la VF, qui elle est au format manga, en noir et blanc et en deux tomes. A bon entendeur ! Enfin, je précise que Witchblade Takeru n’a AUCUN lien avec le manga Witchblade, vous savez celui que je n’aime pas (Bon ok, j’arrête…).

Un roman sorti récemment au Japon (Witchblade : Lost Generation) fait malgré tout le lien entre Takeru et la série animée, mais on peut en faire abstraction car Takeru est une histoire qui se suffit très bien à elle même.

2 – Hentaï : Terme donné aux mangas érotique et pornographique au Japon.

Après cet article pas du tout trop long, arrive donc le moment de conclure et quelle plus belle façon de conclure que de parler de moi !

Oui enfin bon, je ne vais pas parler de moi en détail rassurez-vous, mais plus précisément de la relation que j’ai avec l’univers de la Witchblade et de pourquoi j’ai écris cet article. Witchblade a une place très importante dans ma passion pour les comics car avant de lire cette série je ne lisais des comics que par intermittence, une mini série par ci par là, deux trois numéros de Conan ou du Manoir des Fantômes et ça n’allait pas plus loin. Et puis vint Witchblade, j’étais adolescent et 25 francs pour un livre avec sur la couverture des monstres et une fille à moitié à poil, ça ne se refuse pas ! Je rentre chez moi et je dévore l’histoire de cette héroïne sexy et charismatique, je la relis même plusieurs fois et là c’est le drame: Le sort en était jeté, je venait de passer du statut de lecteur occasionnel à celui de geek.

Quinze ans plus tard je suis toujours accroc à la belle Sara, la série a sut se renouveler, grandir avec moi en même temps que ma mentalité. De l’adolescent aguiché par la couverture sexy, je suis maintenant un lecteur plus averti (Depuis j’ai lu du Alan Moore) et Witchblade grâce à des auteurs comme Paul Jenkins (Oui j’ai aimé son run et j’assume !) et Ron Marz, est toujours resté sur le haut de ma pile de lecture et ce malgré les David Whol et les Randy Green. Sara c’est un peu ma grande sœur imaginaire, un personnage que j’admire depuis des d’années, (Et accessoirement qui m’a inspiré pour mes premiers dessins amateurs) qui m’a passionné, ému et effrayé par ces aventures, celle que je voudrais serrer dans mes bras lorsqu’elle est triste, celle pour qui je prend fait et cause lors des bagarres avec les méchants, celle pour qui je tremble quant au détour d’une page elle se retrouve en danger ; Sara c’est juste mon héroïne, simplement.

On me demande souvent quel est mon comic préféré, et je répond toujours avec la même fierté et le même sourire : Witchblade !


Annexe : Guide de lecture

Entre VO et VF, il n’est pas forcément facile de s’y retrouver pour qui veut s’attaquer à cette série, voilà donc un petit guide, entre VO et VF.

Tout d’abord la VF.
Dès 1996, c’est le regretté éditeur Semic qui publie la série Witchblade en kiosque au travers de deux titres, Witchblade et Witchblade Hors Série.

Le premier titre comprend la série en elle même et le second sera consacré aux crossovers (Lady Death/Witchblade, Witchblade/Aliens etc.) et les mini séries comme (l’exécrable) Destiny’s Child ou les Tales of The Witchblade qui raconte l’histoire des précédentes détentrices à travers l’histoire.

Le magazine Witchblade durera 27 numéros jusque janvier 2002 et aura donc publié les numéros 1 à 50 de la série américaine dans ces pages.

Witchblade Hors Série comptera 12 numéros, à la qualité plutôt variable, seul le numéro 4 (Comprenant la deuxième partie du second crossover avec The Darkness) est vraiment essentiel, les autres sont des mini séries ou des crossovers, détachés de la chronologie de la série et donc dispensables. D’ailleurs les crossovers avec la série The Darkness sont par contre inclus dans la chronologie de la série Witchblade et sont dispatchés dans les numéros 9 et 10 de Witchblade et le numéro 5 de The Darkness pour la première rencontre entre les deux personnages.

Le second crossover quant à lui s’étale dans les revues Witchblade 19, Witchblade Hors Série 4 et The Darkness 16 (Ouf…).

Il y a aussi un référence au crossover Devil’s Reign (Crossover entre les Univers TopCow et Marvel) au milieu du numéro 6 de Witchblade, ce crossover a été publié dans les magazines Marvel Crossover 4 et 5 et en relié chez l’éditeur Bethy.

Parallèlement au magazine kiosque, les Éditions USA publieront la série en librairie à raison de trois numéros VO par volume et publieront les 34 premiers numéros, jusqu’à l’arrêt du label, publiant même dans certains tomes des crossovers ou des épisodes de Tales of The Witchblade.

Honnêtement, je trouve cette collection assez anarchique et je ne la recommande pas, même si les volumes sont assez facilement trouvable chez les bouquinistes ou sur le net.

Les numéros 51 à 73 de Witchblade seront ensuite publiés dans le magazine TopCow Universe, revue qui comptera 19 numéros, toujours en kiosque.

Semic disparaît en 2005 et c’est Delcourt qui récupère la licence, et c’est là que les problèmes commencent…

A ce jour, cinq volumes librairie de Witchblade sont parus chez Delcourt, publiant les numéros 70 à 100, à raison d’à peu près un volume tous les 6 mois. La publication française accuse donc un retard sévère de 50 numéros et ironie du sort, le dernier volume s’arrête pile poil quant la série devient vraiment intéressante. A ce jour, les éditions Delcourt n’ont rien communiqué quant à la date de publication d’un éventuel tome 6.

 Après avoir lus tout ça vous vous dites « Mais quel bord*l !!! » et vous allez voir que la VO, dans un premier temps, ce n’était pas bien mieux…

 Tout d’abord, en ce qui concerne les numéros 1 à 92 en trade paperback c’est un peu la foire d’empoigne : La faute à une première série de Trade paperback complètement anarchique entre numéros manquants ou non publiés, on nage en plein délire éditorial. Mais comme on est gentils chez TopCow, il existe depuis peu deux volumes nommés Witchblade Compendium, le premier volume comprend les numéros 1 à 50 et le second les numéros 50 à 100. Vendus à peu près 50 euros chacun, ces deux mastodontes de 1250 pages (!?) sont aujourd’hui la seule solution pratique (Mais encombrante) pour lire les premiers numéros.

Je signale quand même que les numéros de The Darkness concernés par les crossovers avec Witchblade ne sont pas inclus dans cette édition.

Pour les numéros 100 à 150, ils se trouvent dans la seconde série de trade paperback, plus précisément les volumes 4 à 8, et les 4 volumes de Witchblade Redemption (Le quatrième devant paraître fin janvier 2012). Le crossover First Born est d’ailleurs inclus dans le volume 5, méfiez vous car il est aussi vendu à part.

Pour plus de lisibilité, voici une liste de correspondance des tradepaper back VO :

Première série de Trade paperback :

Note : Les 11 premiers volumes ne sont en fait pas numérotés, cette numérotation a été faite par mes soins pour une raison purement pratique de lisibilité.

Volume 1 Origins: Numéros 1 à 8

Volume 2 Revelations: Numéros 9 à 19 + The Darkness 9 et 10

Volume 3 Prevailing: Numéros 20 à 25

Volume 4 Love Triangle: Numéros 26 à 39 (Volume jamais publié)

Volume 5 : Numéros 40 à 53 (Volume jamais publié)

Volume 6 : Mini série Obakemono

Volume 7 Blood relations: Numéros 54 à 58

Volume 8 : Crossover Endgame (Volume jamais publié)

Volume 9 : Numéros 70 à 79 (Volume jamais publié)

Volume 10 Witch Hunt: Numéros 80 à 85

Volume 11 Awakening: Numéros 86 à 92

A partir de 2008, les volumes 10 et 11 sont réédités avec de nouvelles couvertures et une nouvelle numérotation et deviennent les volumes 1 et 2 de la seconde série de Trade paperback.

Witchblade Compendium Volume 1 : Numéros 1 à 50

Witchblade Compendium Volume 2 : Numéros 51 à 100

Volume 3 : Numéros 93 à 100 + numéro spécial Bearers

Volume 4 : Numéros 101 à 109

Volume 5 : Crossover First Born + Numéros 110 à 115

Volume 6 : Numéros 116 à 120

Volume 7 : Broken Trinity Prelude + Numéros 121 à 125(1) + Witchblade Annual 1

Volume 8 : Numéros 125(2) à 130 (Story Arc War of the Witchblades)

Note : Le crossover Broken Trinity se situe chronologiquement entre les volume 7 et 8 et a été publié dans le trade paperback Broken Trinity volume 1.

Redemption Volume 1 : Numéros 131 à 136

Redemption Volume 2 : Numéros 137 à 141

Redemption Volume 3 : Numéros 142 à 145 + Witchblade Annual 2

Redemption Volume 4 : Numéros 146 à 150 (A paraître)

Note : La mini série Angelus se situe chronologiquement entre les volume 1 et 2 de Redemption.

Le crossover Artefacts quant à lui se situe chronologiquement entre les volumes 2 et 3 de Redemption. Le crossover Artefacts compte trois volumes, le dernier volume devant paraître en janvier 2012. Le volume 3 de Redemption contient des one shots, en dehors de la continuité de la série.

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Carte Blanche à Bardamu

Vous vous souvenez peut-être il y a quelques mois j’avais dans l’idée de proposer une nouvelle rubrique intitulée carte blanche où les lecteurs du TLGB pouvaient s’exprimer sur n’importe quelle geekerie, sans se prendre au sérieux, un peu dans l’esprit de ce blog que vous aimez tant (ou pas d’ailleurs, mais moi par contre je raffole des maso !)

Et bien les enfants le grand jour est arrivé, un jeune homme courageux plein d’audace et d’humour a décidé de franchir ce pas si difficile en vous proposant son opinion sur le rebaunch de Green Lantern. Ce garçon vous le connaissez peut-être si vous lisez les commentaires car il est très fort dans ce domaine, il s’agit de notre ami Bardamu, alors trêve de bavardages je vous laisse avec cette première carte blanche, j’espère qu’il y en aura d’autres (à bon entendeur… ;) )

GREEN LANTERN

Allez hop, mes impressions sur le relaunch de Green Lantern. Que dire si ce n’est que c’est du bon, voire même du très bon !

Il fait dire qu’avec l’ami Geoff Johns aux commandes (celui qui a relancé la série en 2004 avec Green Lantern Rebirth puis nous en a mis plein les mirettes avec Green Lantern Secret Origins, Sinestro Corps War, Rage of the Red Lanterns, Agent Orange, Blackest Night, Brightest Day…) ça ne pouvait être que bon. Les dessins sont de Doug Mahnke (qui a travaillé sur le comic-book The Mask) dont j’apprécie grandement le style, notamment sa façon de dessiner Carol Ferris.

Commençons par le #1

Sinestro réintègre le Corps des Green Lantern ! En effet, les Gardiens de l’Univers ont décidé de lui donner une seconde chance. Seulement voilà,Sinestro n’en a rien à secouer de la rédemption, estimant qu’il n’en a nul besoin et servir de nouveau les gnomes ne l’enchante pas des masses…

(Il n’a pas l’air comme ça mais il est vachement content)

Pendant ce temps là, Hal Jordan redécouvre les joies de la vie de simple mortel. En effet, à la fin de War of the Green Lanterns, il s’est fait virer comme un malpropre du Corps par ces ingrats de Gardiens qui ont estimé qu’il devenait beaucoup trop dangereux pour eux et la sûreté de l’univers, alors que notre brave pilote s’est mis en quatre pour leur sauver la peau en tuant Krona, le Gardien renégat qui avait réussi à prendre le contrôle du Corps.

Arrêtons nous un moment pour parler des Gardiens : immortels ayant vu la naissance et la mort de moult galaxies, ils sont sensés être les créatures pensantes les plus sages du cosmos ; pourtant quand on regarde bien, on s’aperçoit qu’ils cumulent conneries sur conneries. Déjà quand Hal, effondré  par la destruction de Coast City par Mongul, essaie de recréer sa ville natale avec son Anneau, ils ne trouvent rien de mieux que de le convoquer sur Oa pour qu’il passe en conseil de discipline (un truc comme ça) ; Hal pète un cable, avec les conséquences que l’on connaît (libération de Parallax, quasi-destruction du Corps, introduction de Kyle Rainer…). Les Gardiens et la psychologie, ça fait deux…

Ensuite, ils font tout pour éviter la prophétie – pardon, la Prophétie – de la Nuit Noire (Blackest Night en VO) mais on ne leur a probablement jamais dit que plus on essaie de contrecarrer une prophétie plus cette dernière finit par arriver. Qui plus est, une Gardienne, Scar (Cicatrice), était rongée de l’intérieur par le « côté obscur », suite à sa confrontation avec l‘Anti-Monitor (dans Sinestro Corps War) et pas un de ses frères n’a réussi à le déceler ! Ça fait penser à Maître Yoda, le plus sage des Jedi, pas foutu de sentir qu’il y a un Seigneur Sith (le Sénateur Palpatine ; j’espère que je spoile personne) à trois pâtés de maison du Temple Jedi. Pour la sagesse, ils repasseront…

Enfin, ils se méfient des émotions comme de la peste, disant qu’elles sont funestes aux devoirs d’un Green Lantern et blablabla mais on peut voir en fait qu’ils sont de gros trouillards qui ont peur d’admettre qu’ils ont peur (pour reprendre les paroles de Hal dans le film).

Mais revenons à Hal : ce dernier est fauché comme les blés, n’a plus de boulot, doit trois mois de loyer à son proprio et est reparti vivre chez sa tante (ah non, ça c’est Peter Parker). Par contre, même sans son Anneau, il est toujours aussi casse-cou puisqu’il part à la rescousse d’une jeune fille agressée par un gros malabar tatoué.

(Hal a loupé sa vocation : il aurait dû faire cascadeur ou trapéziste dans un cirque)

Seulement, il vient de tomber sur le tournage d’un film…

(« Je suis l’homme qui tombe à piiiiiic !… Et merde… »)

Notre brave pilote se retrouve dans une cellule au poste de police du coin. Fort heureusement, Carol – qui ne fait plus partie des Star Sapphire et qui n’a pas l’air de le regretter des masses –  paie sa caution.

(Quand je vous disais que j’aime bien Carol dessinée par Doug Mahnke. Par contre, c’est moi ou elle a la tête plus grosse que le ventre?)

S’ensuit une discussion entre Carol et Hal. Ce dernier ne sait pas vraiment ce qui le dégoûte le plus : sa mise à la porte par les Gardiens ou la réintégration de Sinestro dans le Corps des Green Lantern. En attendant, sa priorité est de retrouver un job. Carol veut bien le reprendre chez Ferris Aircraftmais pas en tant que pilote. On la comprend : avec lui, l’espérance de vie d’un avion de chasse n’excède pas 6 mois…

(« Non non c’est bon, deux ou trois éraflures sur la carrosserie mais à part ça rien de bien méchant… »)

Pendant ce temps là, à l’autre bout de l’univers

Sinestro constate, à son grand dam, que les membres de son Corps – le Sinestro Corps , basé sur le Jaune, la couleur de la Peur – est en train de foutre le bordel sur Korugar, la planète natale de notre moustachu.

Ce qui me fait penser que Hal est abonné aux super-vilains à moustache :Hector Hammond, Sinestro, Krona (quand il était jeune) ; manque plus que le Capitaine Crochet et Bennett (du film Commando) pour compléter le tableau.

Après une confrontation aussi rapide que musclée avec un des méchants en jaune, Sinestro décide d’aller chercher de l’aide.

Retour sur Terre où Hal trouve le moyen de se brouiller avec Carol.

Euh ?!

Je vous décris la scène : restaurant chic avec chandelles, serveurs sapés comme des milords, Carol en jupe sexy (mais pas trop), Hal en costard, bref le cadre idéal pour déclarer sa flamme à sa dulcinée (par exemple). On sent que Hal a envie de dire quelque chose à son amie mais il hésite. La tension monte. Finalement il se lance et…

Sérieusement, Hal aurait dû, en plus de ses manuels de pilotage, lire ceci :

Dépité, notre héros rentre chez lui, sous la pluie (gros cliché hollywoodien), à pied (c’est Carol qui conduisait) pour trouver collé sur sa porte un avis d’expulsion. Journée de merde…

Et comme si ça ne suffisait pas…

(Oui, Sinestro a les ongles noirs. Quel gros crade!)

à suivre…

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