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Batwoman #4 : la preview


Comme vous le savez Wonder Woman n’est pas la seule Déesse qui honore régulièrement ce blog de sa présence. Il en existe une autre, beaucoup moins médiatisée mais tout aussi magnifique, et nous suivons ici le renouveau de ses aventures avec beaucoup de ferveur.
N’ayant pas eu le temps de finir ma review du #3, je vous propose de l’adosser à une prochaine critique de ce #4 sur le point de sortir, à vue de nez les deux opus sont résolument liés, donc ça peut être intéressant de faire un parallèle entre eux.

Mine de rien nous vivons actuellement un petit moment de grâce, même si celui-ci est de courte durée, il est évident que certaines choses se concrétisent de façon positives pour les héroïnes de comics. Diana n’en est pas l’instigatrice, mais j’ai très bon espoir que le succès critique et financer de son film engendre de belles initiatives et-ou prises de risques.

Je vais vous raconter une anecdote, pas plus tard qu’hier je participais à une séance de photocall dans un multiplexe aux alentours de Toulouse à l’occasion de la sortie de Wonder Woman. A cet effet, une de mes collègues du TGS (l’admirable Sandra, pour ne pas la nommer) avait fait le bel effort de revêtir le costume de l’Amazone, je veux dire par là celui de la réplique même du film, pas le costume d’Halloween vulgos que l’on trouve dans les boutiques de déguisements.
Ce costume, c’est moi qui ai eu le plaisir de le suggérer à l’organisation qui m’avait sollicité pour l’occasion, et me faisait ainsi entièrement confiance dans mes choix  vestimentaires.
Alors que les séances photos s’enchaînaient pour la promotion d’un autre film (en l’occurrence une avp de Cars 3), Sandra se tenait prête pour la séance suivante lorsque tout d’un coup, elle fut interpellée par une petite fille d’environ 6 ans tenant sa mère par la main. Je n’oublierai jamais le visage et le bonheur dans les yeux de cette petite. « Maman ! Regarde ! C’est Wonder Woman ! » a t-elle dit à sa mère en saluant énergiquement Sandra de son autre main, notre Amazone lui répondant évidemment de la même manière.

J’ai failli pleurer bordel de merde. Quel bonheur de voir ce moment, de voir cette petite fille déjà conquise par le véritable Pouvoir de Wonder Woman. Il ne faut pas grand chose pour inspirer les plus ou moins jeunes d’entre nous, il suffit d’un personnage incarnant des valeurs jusqu’ici encore immaculées, et vous avez encore droit à ce genre de miracle. Ce miracle, je le vis également quand mon fils me demande de revoir et re-revoir ce film quand la moindre opportunité se présente.

Batwoman aura toujours cet effet sur moi, celui de la lectrice qui se sera d’emblée reconnue en elle. Adhérer totalement à ses premières aventures est aussi proche que de tomber sans s’y attendre sur Wonder Woman en personne quand on a 6 ans. C’est une révélation.

Que le Dieu Grec des comics bénisse cette onde salvatrice d’exposition d’héroïnes et de super héroïnes, sur ce blog, tel un sanctuaire, on veillera toujours sur leur intégrité.

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Les Jeudis de l’Angoisse (des comics) # 31


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Lucy Loyd’s Nightmare

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Les comics d’horreur et leur éditeur historique et emblématique EC (Entertainement Comics), sont un véritable pan de l’imaginaire collectif américain qui a influencé un nombre incroyable d’auteurs de part le monde, que se soit dans les bandes dessinées ou d’autres médias comme le cinéma ou la littérature.
Stephen King, Alan Moore, Frank Miller ou encore David Cronenberg, George A Romero ou Rob Zombie en étaient des fervents lecteurs et leur ont déjà rendu hommage à de nombreuses reprises (1). Emblématique de leur époque, leur héritage est encore très présent aujourd’hui et il arrive régulièrement que des auteurs leur rendent hommage : On a tous en tête la série télévisée culte qui en était directement inspirée, Les Contes de la Crypte, mais aussi au travers de films (Body Bags, Creepshow, Les Contes de la Nuit Noire entre autres) ou de récits d’anthologies et c’est aujourd’hui le cas puisque nous allons parler de Lucy Loyd’s Nightmare, ouvrage paru un peu dans l’indifférence générale en 2014 et pourtant pas dénué d’intérêt si les récits horrifiques vous passionnent, mais avant, c’est quoi un comic d’horreur ? D’où ça vient ? Petite piqûre de rappel.

Make you’re mommy cry
Daddy blows his mind
Listen up and learn, 
We’re not bad for the kids, we’re worse
Make ’em take offense
Taint your innocence
The first time always hurts
We’re not bad for the kids, we’re worse

Lordi – We’re not bad for the kids (We’re worse), Extrait de l’album To Beast or Not To Beast (2013)

Les comics d’horreur typiques, tel qu’ils ont été popularisés depuis les années 50 sont des histoires courtes où le plus important est la chute : Souvent morbides et/ou cruelles, elles sont aussi souvent au désavantage du méchant de l’histoire qui se retrouve pris à son propre jeu et en paye le prix fort.
Ces comics étaient très populaires au début des années 50 et ont connu durant cette période un succès phénoménal.

Malheureusement, cet âge d’or ne va pas durer : De la fin des années 40 au début des années 50, un psychiatre américain du nom de Fredric Wertham va mener une croisade très virulente contre les comics. Même si parmi les fans de comics il est surtout tristement connu pour ces observations/conclusions particulièrement fantasque sur les super-héros, sa campagne était au départ principalement axée sur les comics d’horreur et policier, les Crime Comics, qu’ils jugent responsable majoritairement de la délinquance juvénile.

Cet acharnement atteindra son apogée en 1954 et la publication de son livre La Séduction de L’innocent. Suite à la publication de ce livre, le docteur Wertham donnera nombre de conférences et une commission sénatoriale est créée, commission qui débouchera sur la création du fameux Comic Code Authority, un organisme chargé de contrôler le contenu des publications accessibles à la jeunesse aux États-Unis.

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Le docteur Wertham, examinant un comic

Les comics vont subir durant cette période un véritable acharnement médiatique (des séances publiques de bûcher durant lesquels les enfants brûlent leur collection sont même organisées un peu partout aux États Unis), EC ne s’en relèvera pas et ferme ses portes en 1955, laissant derrière elle un héritage encore présent de nos jours.
Les comics EC ont vu des auteurs emblématiques travailler dans leurs pages, ces auteurs sont maintenant considérés comme des légendes : Wally Wood, Harvey Kurtzman, John Severin ou Jack Davis ont offert aux EC Comics leurs plus beaux récits et ont marqué de leur empreinte tout un média et un pan de la culture populaire mondiale.
Il faudra attendre le début des années 60 pour revoir de nouveaux des comics d’horreur dans les étals américains et l’apparition d’un autre éditeur emblématique dans le domaine, Warren Publishings. Fondé par James Warren en 1960, la maison d’édition publie tout d’abord deux magazines consacrés au cinéma fantastique et de science fiction : Famous Monsters of Filmland et Monster World, au succès quasi immédiat. Suivrons deux autres magazines, Spacemen et Help!.
James Warren introduit d’abord timidement ce qu’il appelle les monster comics dans le magazine Monster World avant de lancer ses premiers titres entièrement dédiés au genre en 1964 avec la publication des magazines mythiques Creepy et Eerie.

Ces magazines en noir et blanc vont de suite avoir un succès phénoménal, et pour ne pas avoir de problème avec le Comics Code Authority, James Warren va prendre une décision simple : Ne pas apposer le logo de l’organisme et s’en affranchir.
De ce fait ses magazines vont immédiatement tomber dans la catégorie des livres pour adulte et les auteurs seront du coup libres d’y raconter les histoires qu’ils souhaitent, sans aucune limitation de contenu.
Autre différence, Warren délaisse le format comics, qu’il juge à l’époque trop similaire à celui des comics pour la jeunesse, pour un format magazine, plus attractif pour une audience plus âgée.
Durant plus de dix ans, les publications Warren vont de nouveaux remettre sur le devant de la scène les comics d’horreur et c’est encore un véritable festival d’auteurs devenus aujourd’hui des légendes de leur média qui vont travailler sur ces magazines, d’une part la plupart des auteurs ayant œuvré sur les publications EC vont faire leur retour chez Warren, mais l’éditeur verra aussi émerger une nouvelle génération d’auteurs tous plus talentueux les uns que les autres, la liste est particulièrement longue mais ont peut citer pêle-mêle des auteurs comme Dave Cockrum, Berni Wrightson, Richard Corben, Rich Buckler ou Pepe Romano qui feront leur début dans les pages des publications Warren (2).

Suite à une baisse d’intérêt de la part du public, des choix éditoriaux et financiers hasardeux ainsi que des problèmes de santé de son créateur, James Warren, Warren Publishings est déclaré en banqueroute en 1983. C’est l’éditeur Dark Horse qui reprendra les droits des magazines Creepy et Eerie et dans un premier temps, et en rééditera les histoires emblématiques avant de relancer en 2009 Creepy et Eerie en 2012.
Pour finir, il est bon de souligner que même si les éditeurs emblématiques de ce genre sont EC et Warren, DC Comics et Marvel Comics ont eux aussi publié nombre de comics horrifiques, certes moins démonstratifs niveau thème et imagerie que les deux éditeurs historiques du genre mais de qualité globale plutôt bonne, voir parfois excellente : Ainsi DC Comics publiera des revues particulièrement intéressantes comme House of Mystery, Tales of the Unexpected Swamp Thing ou encore It’s MidnightThe Witching Hour. Du coté de chez Marvel, les titres Tomb of Dracula ou The Monster of Frankenstein surferont aussi sur la vague, mais sans vraiment s’écarter nettement du genre super héroïque comme l’a fait DC Comics.
Pour trouver des titres plus proches de ce style chez Marvel, il faut plutôt se diriger à l’époque vers la ligne Epic, un dérivé de Marvel plus accès sur des publications « adulte ».

Le comics d’horreur est un thème franchement très vaste et passionnant sur lequel il y a beaucoup plus à dire que le résumé très succin que je viens de faire ci-dessus, peut-être qu’un jour je m’y attarderai plus en détails…
Enfin bref, revenons à nos moutons et passons au livre de ce mois-ci, l’excellent mais énigmatique Lucy Loyd’s Nightmare ! Pourquoi énigmatique ? Excellent au point que Kurt Russel y fasse un caméo ? Mais pourquoi toutes ces questions et pourquoi je m’emballe autant ! ? Pour la dernière question je ne sais pas, pour les autres, réponse tout de suite  !

Lucy Loyd’s Nightmare est un comic d’horreur publié aux États-Unis chez le petit éditeur Jinx Comics et en France en 2014 par Delcourt, le scénario est écrit par Lucy Loyd et les dessins sont signés Mike Robb. Enfin la colorisation est d’une illustre inconnue, qui signe juste du prénom Beverly.

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Lucy Loyd’s Nightmare est un recueil d’histoires courtes d’horreur, toutes plus ou moins liées de façon directe ou indirecte.
Le livre s’ouvre sur un court récit d’introduction : Joey rencontre une de ses amies, Candy, sur une brocante. Après quelques quelques courtoisies d’usage, Joey est assez surpris de découvrir sur le stand de Candy un exemplaire du dernier livre de Lucy Loyd. En le feuilletant, Joey découvre que le protagoniste de la première histoire n’est autre que… Lui-même ! Avant même de se rendre compte de ce qu’il se passe, Joey est brutalement écrasé par un poids lourd.

La première histoire intitulée Love Grass, nous présente un homme récemment divorcé rendu particulièrement nerveux par le bruit des paysagistes œuvrant dans la cour de son immeuble, se rendant compte que les paysagistes travaillent aussi non loin de l’immeuble dans lequel vit sa femme, il va mettre au point une terrible machination afin de se venger de celle-ci.

7 La seconde histoire est titrée Bad Habits et nous emmène à l’époque du far west faire la connaissance d’un shérif particulièrement truculent, amateur d’histoires scabreuses et vulgaires qui un soir va se retrouver confronté à une armée de zombies bien décidés à lui faire la peau.
L’histoire suivante a pour titre A Good Man.
Encore enfant, Sam n’aspirait qu’à devenir quelqu’un de bien. Vingt cinq ans plus tard, il est un clochard alcoolique dont la providence viendra peut être d’Eddy un ancien camarade de classe, mais les apparences sont parfois trompeuses…
La quatrième histoire, Inside, est l’une des plus intéressantes :  Jim est un fan de Lucy Loyd et il attend chaque nouveau livre de l’auteure avec impatience. Cependant, il n’attend pas les livres pour les mêmes raisons que les autres fans : Jim est en effet convaincu d’être une création de Lucy Loyd et que celle-ci prend un malin plaisir à lui faire vivre des histoires toutes plus horribles les unes que les autres et de le faire survivre à chaque fois pour le tourmenter de nouveau.

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Dernière histoire, Préhistorock et c’est avec surprise que le récit s’ouvre sur une conversation entre Bob et Syphilis, respectivement un tyrannosaure en plastique et un poisson rouge. Bob est en fait le jouet favori de Tommy, leader du groupe de rock Let’s Get Kill. C’est en fait Bob qui écrit et compose toutes les chansons du groupe, Tommy le cachant dans son appartement et s’attribuant toute la renommée. Seulement Bob commence à en avoir assez et va échafauder un plan pour se venger du chanteur.
Chaque histoire est entrecoupée de petits interludes montrant le destin du livre que vous tiendrez pendant la lecture, jusqu’à ce qu’il atterrisse entre vos mains. Ces petites histoires sont présentées par un mystérieux personnage au visage sombre nommé Jack, particulièrement cruel et sadique. On retiendra notamment le destin tragique de Timmy, un petit garçon prisonnier du destin que lui a réservé Lucy Loyd.

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A-t-on vraiment encore besoin de présenter Lucy Loyd ?
Si vous êtes fan d’horreur, le nom de cette écrivaine ne vous est probablement pas inconnu, dans le cas contraire, voici une rapide présentation ! Lucy Loyd est une auteure d’horreur américaine très prolifique : Durant sa carrière elle a signé de nombreuses anthologies d’histoires d’horreur, toutes adaptées par la suite en comics.
La première est Lucy Loyd’s Fantasy, c’est d’ailleurs dans ce premier livre qu’apparait le personnage de Jim (3), que l’on retrouve dans l’histoire Inside. Suivrons ensuite et entre autres les livres Lucy Loyd’s Darkness et Lucy Loyd’s Madness.
Lucy Loyd est une personne très secrète : On sait juste d’elle qu’elle est très âgée, qu’elle est handicapée et qu’elle ne se montre quasiment jamais en public. Elle n’a, de plus, jamais dédicacé un seul de ses livres.
On la dit acariâtre et souvent désagréable avec les dessinateurs travaillant avec elle, le seul avec qui elle a avoué avoir eu plaisir à travailler étant Mike Robb qui signe d’ailleurs l’intégralité des dessins de ce recueil ainsi que l’encrage. Je n’ai par contre trouvé aucune information sur la coloriste, qui signe simplement du prénom de Beverly (4).

La maîtrise de Lucy Loyd dans le genre horrifique est en soit assez impressionnante : chaque histoire à une chute franchement très surprenante et imprévisible, même moi qui suis très aguerri à ce style d’histoire je fus très agréablement surpris par ce livre et ces petites histoires qui brassent assez large niveau thème et ambiance : Amoureux transis de monstres, zombies, psychopathes, meurtriers, les thèmes sont variés et malgré la violence de certaines histoires elles sont à chaque fois teintées d’une pointe d’humour noir assez rafraîchissante dédramatisant un peu le sordide des scènes.
De plus, comme je le dis plus haut, chaque histoire est plus ou moins liée directement de façon astucieuse et on se surprend à chercher chaque référence à telle ou telle histoire dans la suivante ou la précédente.
Le quatrième mur est également régulièrement brisé, impliquant le lecteur dans l’histoire qu’il est en train de lire et renforçant ainsi l’immersion.
Enfin, pour les connaisseurs, les personnages sont représentés avec l’apparence de personnalités plus ou moins connues de l’univers du fantastique et de l’horreur : Ainsi Jim, le « jouet » de Lucy Loyd est manifestement l’acteur Kurt Russel alors que son psychiatre est un sosie de l’éditeur James Warren (voir plus haut pour plus de détails). Je suis quasiment certain d’en avoir raté d’autres, mais je suis sûr que la plupart des personnages sont inspirés par des personnes réelles gravitant autour du monde de l’horreur imaginée.

Niveau dessins, Mike Robb fourni un travail exceptionnel : Son trait est fin et détaillé, de plus le coté sobre et réaliste du dessinateur sied parfaitement à l’atmosphère sombre et crû de l’ensemble des histoires. Un choix parfaitement adapté, la partie graphique étant sans conteste un point fort du livre.
Enfin la colorisation, volontairement old school avec ses teintes pâles et claires est également très bien vu, renforçant le coté « hommage » de ce recueil. Personnellement, j’aurais rajouté une colorisation tramée en points, comme sur les anciens comics afin de renforcer cet aspect, mais bon, je chipote.

Lucy Loyd’s Nightmare est un comic d’horreur absolument jouissif : A mi-chemin entre hommage aux EC Comics et histoires aux thèmes plus moderne, finement écris, intelligent et superbement dessins et mis en couleurs, c’est un véritable régal pour les amateurs d’horreur dessinés et même les autres. C’est également je pense un parfait point de départ pour qui voudrait avoir un premier contact avec le genre horrifique des comics d’horreur de style EC ou Warren, la maîtrise dont font preuve les auteurs sur ce livre étant absolument admirable et de plus, parfaitement abordable pour tout type de lecteurs.
Plus qu’un livre, une lecture plus que recommandable, Lucy Loyd étant de toute évidence une auteure à suivre de prés si vous ne la connaissez pas, mais je suis sûr qu’en tant que fan d’horreur vous avez très certainement déjà lu quelque chose d’elle, donc c’est un achat que vous avez forcément déjà fait.

Lucy Loyd’s Nightmare, de Lucy Loyd, Mike Robb et Beverly, disponible depuis le 2 avril 2014 chez Delcourt dans la collection Machination.


Bande annonce de Lucy Loyd’s Nightmare

Attendez, c’est quoi ce bruit derrière moi ? Qui êtes vous madame et qu’est ce que vous faites là… Si j’ai lu le livre ? Oui, et j’ai beaucoup aimé… Me le dédicacer, euh oui… Mais pourquoi vous m’appelez Jim  ? D’accord… Non…
Je ne sais pas ce qu’il m’a pris d’écrire sur ce livre…

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Je les entends gratter la porte… Aidez-moi…

1 : Stephen King et George A Romero se sont même rejoints l’espace d’un film afin de rendre un vibrant hommage sous forme d’un film à sketchs, Creepshow que j’ai déjà chroniqué dans cette rubrique.

2: Warren sera aussi un des premiers éditeurs à faire travailler des auteurs internationaux sur ces publications, notamment des auteurs espagnols.

3  : Jim est un personnage récurrent des histoires de Lucy Loyd, notamment pour ces histoires durant lesquels il affronte les Junkmunks, des gremlins sanguinaires habillés comme des musiciens hippies des années 60.

4  : La maison d’édition Jinx Comics, Lucy Loyd, Mike Robb et Beverly n’existent pas

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Batwoman #3 : la preview


Les aventures de l’agent Kane se poursuivent la semaine prochaine, au programme espionnage, cours de drague (je vais prendre des notes) et sauts dans le passé. Soit dit en passant ça fait du bien de la voir avec sa coupe de cheveux classique, et oui, je fais ma puriste et j’assume totalement.

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Jolie Couv’


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Ce n’est pas une, mais plus de 100 couvertures que j’aimerais vous présenter aujourd’hui, via l’album Wonder Woman 75th Anniversary Special paru chez DC en octobre dernier. L’organisation caritative Hero Initiative (qui vient en aide financièrement aux artistes dans le besoin) a sollicité une centaine d’illustrateurs afin qu’ils remplissent la version blank cover de ce numéro qui célébrait les 75 ans de notre fière amazone l’année dernière.

Et le résultat est superbe : 111 couvertures viennent d’être dévoilées sur le site d’Hero Initiative avec des pièces vraiment somptueuses dont je vais partager une infime partie ici, chacune d’entre elle sera vendue aux enchères lors de trois événements et lieux différents durant les deux prochains mois.

Alan Davis, Cliff Chiang, Jenny Frison, Adam Hughes, George Pérez, Steve Rude, Nicola Scott, Philip Tan, Rick Leonardi, Tim Sale, Jose Luis Garcia-Lopez… la liste des participants est tellement longue qu’elle en est délirante.

Toutes ces couvertures vont être rassemblées dans un recueil intitulé Wonder Woman 100 Project qui sera disponible courant juin, et dont les recettes iront également à Hero Initiative.

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Somewhere beyond the sea


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Si il y a un artiste que l’on aime particulièrement sur ce blog, c’est bien Stjepan Sejic.
Il me semble vous avoir raconté qu’au départ j’avais beaucoup de mal à appréhender son style et encore plus à l’apprécier, mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis je m’y suis mise, confortée par les avis extrêmement positifs de Julien via les séries Top Cow sur lesquelles il a pu travailler, Witchblade et Angelus en tête. Et puis il y a eu les coups de foudre Ravine et Sunstone, suivis des petits bijou Rat Queens (auquel il a participé le temps de quelques numéros) et Switch, sans parler de ses élucubrations graphiques sur les réseaux sociaux qui témoignent d’un sens de l’humour au top jusqu’à se parodier lui même.
Enfin bref, pour résumer, ce gars est extrêmement cool !

Le sachant intimement lié à l’écurie Image (et par extension Top Cow) quelle ne fut pas ma surprise de le voir affilié à l’éditeur DC Comics (même si il a récemment œuvré sur des couvertures pour cet éditeur, notamment sur He-Man) sur un titre qui pourtant semble être parfaitement adapté à son univers issu de l’Heroic Fantasy (ben oui, entre un dragon et un hippocampe géant, je vois pas trop la différence).

Vous le savez sans doute déjà, Stjepan Sejic prend en main les aventures d’Aquaman à partir du mois de juin, par le biais d’un #25 double size qui comprendra 40 pages. Le bougre avait teasé pas mal d’essais graphiques via sa page Facebook pour notre plus grande joie, il a désormais une place de choix dans le DCverse, mettant en valeur de la manière qu’on lui connait des personnages féminins sublimes à commencer par Mera, ainsi que Dolphin, beaucoup moins connue du lectorat actuel… (on va faire en sorte ici d’y remédier 😉 )

Je vous laisse jeter un œil sur ce que cet illustre et trublion artiste nous prépare pour les mois à venir, de quoi entrer dans l’univers d’Aquaman sans aucune difficulté.
Aquaman #25 est prévu pour le 7 juin 2017.

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The Island


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Résumé des épisodes précédents : Batwoman est revenue pour notre plus grande joie dans une série régulière, grâce aux bons soins d’un trio de choc, Marguerite Bennett, James Tynion IV à l’écriture, et Steve Epting aux dessins.
Personnage iconique pour bon nombre de ses lecteurs, la mission, prise très au sérieux par ses auteurs actuels était de rendre son aura à cette héroïne hors du commun, revenant sur ses origines tout en développant sa mythologie.

Grâce à une intrigue digne des meilleurs James Bond, les nouvelles aventures de Batwoman se déroulent désormais hors des murs de Gotham, Kate Kane chaperonnée par Julia Pennyworth suit la piste du sérum découvert dans le crossover Night of the Monster Men. Son enquête la mène sur l’île de Coryana, une île où elle a séjourné il y a des années bien avant qu’elle ne devienne la Déesse de Gotham, une île qui renferme également des souvenirs bien douloureux pour certains de ses habitants et le retour de Kate en ces lieux ne va sûrement pas arranger les choses.

Mais Coryana c’est avant tout l’île de l’année perdue, un hiatus dans la vie de notre héroïne qui va tomber sous le charme de l’envoûtante Safiyah qui semble avoir le contrôle sur la pègre locale.
Passant du présent au passé, nous explorons donc par bribes les événements qui vont provoquer le retour de Kate à Gotham, tout en suivant son investigation actuelle alors que certains fantômes du passé resurgissent.

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Prenant soigneusement leur temps, Marguerite Bennett et James Tynion IV continuent dans ce second numéro de nous ravir avec ces nouvelles aventures de Batwoman. On y retrouve une héroïne au caractère bien trempé, indépendante et combative qui continuera à tracer sa propre route malgré le fait qu’elle fasse partie intégrante de la Bat Family. Il est intéressant d’ailleurs de voir le contraste de sa caractérisation entre sa propre série et Detective Comics. On a parfois presque l’impression qu’il s’agit de deux personnages différents alors que c’est nullement le cas, à mon sens James Tynion IV arrive très bien à retranscrire la nuance entre la Batwoman qui évolue dans un collectif, et celle qui se la joue en (quasi) solo. Et il sera intéressant aussi de voir plus tard comment ces deux aspects de sa personnalité pourront être ramenés ensemble avec l’arrivée de personnages plus proches d’elle…

Batwoman 002-4Mais je digresse… (comme d’habitude), parlons plutôt de ce qui se passe dans cet épisode. Depuis le début Safiyah est cette figure un peu spectrale qui hante les souvenirs de notre rousse préférée (et l’on peut très bien comprendre pourquoi), les scénaristes vont d’ailleurs continuer à nous donner quelques bribes de ces souvenirs qui semblent se situer hors du temps quand on connait le parcours de notre héroïne.
Alors que son serviteur et homme de confiance Rafael se fait descendre sous ses yeux, Batwoman retourne dans le bar que tenait Safiyah, le Desert Rose qui a bien changé depuis son départ. C’est ainsi par le biais d’un flash-back que l’on va faire la connaissance des Warlords, une équipe de renégats habitués du lieu et portant allégeance en quelque sorte à sa propriétaire.
Kate Kane n’est pas aux bouts de ses peines lorsqu’elle tombe sur la femme qui lui a donné du fil à retordre à Istambul, qui est-elle ? Pour qui travaille t-elle ? Autant de questions qui trouvent en partie une réponse dans ce numéro mais qui vont en amener d’autres.

Et c’est bien là tout le sel de cette nouvelle série, tout est posé calmement, rien n’est précipité comme si les deux scénaristes avaient tout planifié depuis un bon moment déjà, le tout parfaitement maitrisé par les illustrations de Steve Epting qui une fois encore arrive très bien à donner corps au présent et au passé de Batwoman notamment grâce aux couleurs de Jeremy Cox qui semble avoir trouvé ses marques sur le titre. Et à propos de couleurs, on remarquera justement la formidable diversité ethnique des personnages qui contribuent à l’histoire de ce numéro, Kate Kane étant juive et les autres protagonistes ayant des origines méditerranéennes, asiatiques, africaines et il en ressort une véritable harmonie en terme de représentation.

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Je finirai cette review en rajoutant que mes craintes concernant l’utilisation du fan service de façon peu trop redondante se sont évaporées, celui-ci dans les premiers épisodes servant sans nul doute à accrocher et rassurer les vieux roublards qui ont découvert et sont immédiatement tombés amoureux de l’héroïne en 2006, ceux qui sont encore là contre vents, marrées, et sorties dans l’espace.

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L’espoir fait vivre


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Prévue à l’origine pour le 20 juin prochain, la première partie de The Legend of Korra : Turf Wars publiée chez Dark Horse s’est vue être repoussé à la date du 8 août, l’illustratrice Irene Koh se donnant le temps d’offrir le meilleur pour cette suite directe du dernier épisode de la 4ème saison de cette merveilleuse série diffusée sur la chaîne Nickelodeon.

Il faudra donc s’armer encore un peu de patience pour retrouver la team Avatar, l’autre bonne nouvelle étant qu’une version doublée en Français est enfin prévue pour les trois dernières saisons, suite au projet de « Voice bending » mis en oeuvre par les membres de l’association Avatar Realms. Je vous invite d’ailleurs à regarder leur doublage de l’épisode 4×07 : Reunion, c’est un excellent travail de passionnés, et ayant suivi leur progression depuis des mois, je suis bluffée par le résultat final compte tenu de leurs moyens, alors qu’une autre boite de production a été engagée pour produire le doublage définitif, ils ont au moins permis de faire avancer les choses, bravo les gars.

Ce qui me fait écrire ces quelques lignes c’est que j’ai beau craindre le pire dans les jours qui arrivent, il me reste l’espoir, et la surprise de voir un baiser entre Korra et Asami au saut du lit ce matin, c’est un bonheur inattendu et une invitation à croire en un futur plus radieux.

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Oui, je sais, il ne me faut pas grand chose. Mais je préfère pour le moment me lover dans cette capture d’image supprimée par l’artiste depuis, plutôt que me demander si dans un an ce blog existera toujours car il sera considéré comme un objet de propagande et de dépravation aux yeux d’un gouvernement fasciste et totalitaire.

Si par malheur le pire arrive, nous continuerons ici de faire comme si de rien n’était. Nous continuerons de vous offrir le meilleur de nous même en tant que passionnés, en tant qu’êtres humains, avant tout.

L’univers d’Avatar a, tout au long de ses deux programmes, toujours très bien su dénoncer dans ses histoires les menaces totalitaires, le despotisme, le racisme, le contrôle des masses, les enjeux pour notre planète…
Elle a aussi et surtout mis en valeur les idées de rébellion, d’amitié, de fraternité/sororité, de spiritualité, de connexion avec la nature, du pouvoir par le savoir et la sagesse plus que par la force brute.
C’est une oeuvre majeure destinée de prime abord aux enfants mais qui résonne avant tout en chaque adulte normalement constitué.

La suite des aventures de Korra est pour moi un besoin absolu, c’est un signe que quoi qu’il arrive, la vie continue au même titre que le cycle de l’Avatar. Même si nous basculons sous le régime de Kuvira, ou de la Nation du Feu, l’esprit de l’Avatar est en chacun de nous. En tout cas ici c’est une évidence.

En attendant l’apocalypse, voici donc quelques visuels de ce premier tome, plus la couverture du second.

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