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Le Bilan 2014 du TLGB (Yeah !) 3ème partie


4/Mes chouchous de 2014
Cette année (oui, bon, enfin l’année dernière) j’ai lu quelques comics (si si) pas autant que je l’aurais souhaité mais voici dans le désordre ceux que j’ai le plus apprécié :

  • Rat Queens Vol.1 : une vraie bouffée d’oxygène pour cette série d’aventure et d’Heroic Fantasy au féminin à la fois légère et décalée, très drôle et bourrée d’action. Les dessins de Roc Upchurch sont extraordinaires et servent à la perfection cet univers et ses héroïnes qui explosent littéralement les stéréotypes du genre dans lequel elles évoluent habituellement.
  • Batgirl: Future’s End #1 : c’est le chant du cygne de Gail Simone avec son héroïne de prédilection, une très agréable surprise au sein d’une série qui m’a laissé de marbre, j’explique en détail pourquoi ici.
  • Edge of Spider-Verse #2 : Spider-Gwen est venue discrètement tisser sa toile dans le paysage des héroïnes des comics sans prévenir, et le succès mêlé à l’étonnement ne s’est pas fait attendre. Un costume parfait, un personnage qui n’a jamais été oublié par les fans de l’Araignée, et un univers qui lui appartient et semble vouloir lui donner toute ses chances. Que demander de plus ? Une série régulière qui démarre dès le mois d’avril.
  • The Wake : Prix Eisner de la meilleure mini-série, ce comics horrifique où des créatures subaquatiques issues du fond des âges se révèlent être une menace pour l’humanité tout entière se découpe en deux parties bien distinctes et complémentaires, du huis-clos sous tension des plus efficaces à l’issue magistrale, à la trame post-apocalyptique aux élans philosophiques (voire métaphysiques). On plonge effectivement autant pour le scénario de Scott Snyder que pour le découpage de Sean Murphy.
  • The Wicked + The Divine #1-? : Lorsque Kieron Gillen et Jamie McKelvie sortent un nouveau titre de leur boite secrète où travaillent tout simplement ensemble pour un gros éditeur, il se créé une alchimie incomparable qui est devenue rapidement une empreinte, cette nouvelle collaboration ne déroge pas à la règle puisqu’elle emploie une nouvelle fois les codes que l’on retrouve dans la plupart des œuvres du duo, que cela soit la fascination pour la jeunesse et l’iconographie de la culture musicale. Le tout sublimé par les couleurs de Matt Wilson, il me tarde d’avoir le premier TPB entre les mains.
  • Lumberjanes #1-? : Aussi frais, divertissant et passionnant que Rat Queens mais dans un tout autre genre, Lumberjanes nous offre sur un plateau d’argent 5 héroïnes que rien n’arrêtent, une sorte de Scooby-Gang qui va passer un été des plus animés dans un camp de scouts au cœur d’une forêt où logent des créatures surnaturelles. Dans la même veine qu’Adventure Times, Grace Ellis, Noelle Stevenson, et Brooke Allen décrivent des personnages diversifiés, loin des poncifs habituels, le tout servi d’un humour vivifiant, à lire à tout âge, une sortie en VF est obligatoire sous peine de pétage de plomb de ma part.

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3/Des comics et des casseroles
A y repenser, on s’est tous bien marré quand même en 2014. Et la plupart du temps, c’est par le biais du tout internet qui arrive à se quereller et se perdre dans des débats sans fin par le biais d’une simple couv’ de comics. Tout a commencé en janvier avec une couverture des Powerpuff Girls aux faux airs de Sucker Punch chez IDW, celle Red Hood and The Outlaws chez DC avec une Starfire toujours très en forme, sans oublier celle de Teen Titans que l’éditrice Janelle Asselin a eu le malheur de critiquer et ainsi subir les foudres (et les menaces de viol) de certains « lecteurs ».
Mais la cerise sur le gâteau fut largement remportée cette année par Milo Manara et son interprétation de la couverture variante de Spider-Woman, une héroïne qui ne demandait sans doute pas tant d’attention, ou du moins sur la partie de son anatomie concernée.

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Se sentant surement pris de court, DC décide de sortir deux magnifiques T-shirt l’un représentant Superman et Wonder Woman se faisant un gros câlin avec le commentaire suivant : “Score! Superman Does It Again!” tandis qu’un autre est décoré d’un “I’m Training to Be Batman’s Wife,”. C’est vrai qu’il y a des priorités dans la vie… mais comment voulez-vous qu’on arrive à mettre en valeur la place des femmes dans ce milieu si les éditeurs laissent eux-même passer ce genre de message simpliste et réducteur ?

Un autre très beau T-shirt rencontré celui-ci lors de la Wondercon, qui montre à quel point les conventions peuvent parfois être hostiles aux amatrices de comics et de culture geek, mais qui montre surtout que certains auteurs n’hésitent pas à réagir dans ce domaine avec virulence, comme ce fut le cas avec Greg Rucka sur son blog.

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Publié à l’occasion du Free Comic Book Day, Future Ends #0 dévoile comme son nom l’indique un futur des plus sombres et apocalyptiques où on a remplacé le vagin de Batgirl en Batsignal ! Mortel ! Batgirl toujours, où la nouvelle équipe artistique a créé la hype à partir du #35, en reliftant le personnage grâce à un nouveau costume, mais en introduisant plus que maladroitement un personnage trans le temps d’un numéro avec toute l’imagerie de la folle hystérique qui va avec. N’est pas Frank N Furter qui veut. Développer ce villain le temps de deux ou trois numéros n’aurait pas été du luxe plutôt que de le laisser faire sa Golden Diva et s’attirer les foudres d’une communauté déjà trop peu ou mal considéré dans ce medium.

Autre énorme déception, c’est le traitement catastrophique de Batwoman tout au long de cette année 2014, hypnotisée par Nocturna et entamant une « relation » avec elle, devenue vampire le temps de Future Ends… pour finir spationaute aux côtés du Demon Etrigan, Clayface, Ragman et Red Alice. Qu’on arrête de donner de la drogue à Marc Andreyko s’il vous plait ! La fin de Batwoman #35 ne pouvait pas mieux exprimer mon ressenti sur le sujet : « How in hell we got here ! » En effet, mais qu’avons nous fait pour en arriver là ?

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2/Generation Next
2014 aura été marquée par l’entrée en scène d’une nouvelle génération de super héroïnes, démontrant qu’un mouvement est peut-être en train de se produire sous nos yeux ébahis. Oui, les femmes prennent le pouvoir dans les comics à travers une présence et une visibilité jusque là inégalée (on n’aura jamais vu arriver autant de séries féminines chez Marvel, et certaines étant même assez culottées comme l’annonce de The Unbeatable Squirrel Girl prévu pour janvier 2015 mais qui illustre bien la confiance de l’éditeur sur ce créneau).
Entre l’arrivée en février de Kamala Khan, héroïne musulmane d’origine pakistanaise en Ms. Marvel, et le fait que Thor soit désormais incarné par une femme, notre monde ne s’est pourtant toujours pas écroulé… La présence d’Equinox, la jeune native américaine de DC qui évolue au sein de la Justice League Canada est un signe d’ouverture sur la diversité, et Renee Montoya nous fait un retour en force inespéré à la fois dans Injustice Gods Among Us : Year Two et la série Gotham (et c’est pas fini).
Sans oublier ses héroïnes classiques, Angela entre dans le giron Marvel et s’offre une série orchestrée par une équipe de classe internationale, alors que la série Harley Quinn pulvérise tout sur son passage en matière de ventes.
Et que dire des relooking extrêmes de Batgirl, Gwen Stacy et Spider-Woman ? Tous ces exemples sont la preuve qu’une prise de conscience se manifeste de la part des éditeurs mainstream (enfin surtout un) qui lorgnent désormais et de manière implicite vers le lectorat féminin pour faire face à la crise.
La prochaine étape, et certainement le nouveau défi, est de transposer et exporter cette tendance vers de nouveaux médias, la télévision et le cinéma, chose entamée avec l’arrivée d’Agent Carter et la future série Jessica Jones.

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1/Geek out
Pour finir, voici ce qui m’a le plus marqué en 2014, il s’agit en fait de deux événements dont l’un s’est déroulé en tout début d’année et l’autre à quelques jours du passage en 2015. Ils ont pour point commun d’avoir fait avancer la cause LGBT par leur prise de position et surtout leur répercussion médiatique. Les habitués du blog ont déjà compris de ce dont je voulais parler : il s’agit du coming-out d’Ellen Page et du Korrasami.
A une époque où ce que l’on appelle la culture geek est désormais passée à un stade de popularisation sans précédent, cet univers et ses représentants se doivent de montrer l’exemple en véhiculant des concepts positifs sur cette diversité dont nous faisons tous partie. Par ce biais, ils donnent ainsi un petit message d’espoir notamment aux plus jeunes, à ceux qui se nourrissent aussi de cette culture comme ce fut le cas pour nous.
A titre d’exemple, voici un florilège des réactions de jeunes spectateurs face au final de Korra, un pur moment d’hystérie collective comme je les aime et qui mérite à lui seul de transmettre ce genre de propos.

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Le Bilan 2014 du TLGB (Yeah !) 2ème partie


6/Dis-moi qui tu plagies et je te dirai ce que tu es
Si il y en a un qui n’a pas du se faire beaucoup d’amis en 2014, c’est bien Benjamin Spark. « Artiste » de renom et certainement fortuné compte tenu du prix exorbitant de ses croûtes, Spark a construit sa belle réputation en récupérant les figures emblématiques de la BD U.S. dessinés par d’autres artistes bien connus des lecteurs de comics (on reconnait facilement les traits de Paul Renaud, Frank Cho, Darwyn Cooke, Jim Lee, J. Scott Campbell, Michael Turner, Géral Parel, Robert Crumb...) tout en se les attribuant gentiment sans rien demander à personne. Stakhanoviste de la composition, Benjamin Spark s’amuse dans ses parodies (c’est ainsi qu’il nomme ce que le commun des mortels appellerait plagiat) à coller (dans tous les sens du terme) divers personnages sur des fonds se révélant être des planches ou des pages de bandes dessinées, le tout généralement badigeonné de peinture et de textes très inspirés pour légitimer le côté « oeuvre originale ».

Sans jamais citer ses sources ni les artistes dont il vole les créations, Benji fit preuve d’une mauvaise foi sans limite lorsqu’on l’interpella sur ses agissements via les réseaux sociaux. Un Tumblr fut même créé pour dénoncer l’ampleur de la supercherie, le commun des mortels lui attribuant bien sur la paternité totale de ses illustrations.

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Toujours en activité, malgré s’être attiré les foudres des artistes concernés et fans de comics, Benjamin Spark continue de donner sa vision du pop art (et de se faire des c… en or) sur le dos de dessinateurs qui eux doivent parfois demander l’autorisation aux éditeurs concernés pour commercialiser leurs propres illustrations. Espérons qu’un jour ce genre d’individus puisse rendre des comptes aux artistes concernés…

5/A new hope
Il nous aura rarement été permis d’apprécier ou de rêver autant de super héroïnes portées à l’écran (petit et grand) que cette année écoulée.
De la première image de Gal Gadot en Wonder Woman, la présence de Mockingbird (incarnée par Adrianne Palicki qui s’est bien recyclée) dans la série Agents of S.H.I.E.L.D, celles de Selina Kyle, Ivy Pepper (autrement dit Pamela Isley) et Renee Montoya dans Gotham, Black Canary toujours présente (oui oui je sais..) dans Arrow, Beth Greene et Carol Peletier dans The Walking Dead (l’épisode 14 de la saison 4 est peut être le meilleur de la série à ce jour), Gamora dans Guardians of the Galaxy, sans parler des projets enthousiasmants comme une série consacrée à Supergirl pour C.B.S., le film Captain Marvel prévu pour le 6 juillet 2018 (retenez bien cette date les enfants !) et d’une éventuelle équipe de Spider-girls.
(Marvel’s) Agent Carter entamé en 2015 pourrait peut-être servir de baromètre afin de mesurer l’intérêt des téléspectateurs de suivre les aventures d’une héroïne principale dans un programme qui lui est entièrement dédié, alors que Sarah Manning, l’héroïne d’Orphan Black y arrive déjà à merveille. Croisons les doigts pour que la plupart de ces projets aboutissent (Supergirl, prends ton envol je t’en supplie !!!).
On citera également la prestation très marquante (ahem !) d’Emily Blunt dans Edge of Tomorrow, ainsi qu’Angelina Jolie dans Maleficient.

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Le Bilan 2014 du TLGB (Yeah !) 1ère partie


Et bien voilà, nous y sommes en 2015…
Pourtant avant de commencer pleinement cette année qui va s’avérer riche en rebondissements j’en suis sure, jetons un dernier regard si vous le voulez bien encore un peu sur ce qu’il s’est passé en 2014 du point de vue du TLGB
En effet, dans ce rendez-vous désormais des plus classiques, il est de coutume de revenir sur ce qui m’a le plus marquée, ou au contraire de parler un peu de ce dont je n’ai pas eu le temps (ou l’envie) de faire allusion en cette belle (?) cuvée 2014. Et oui, c’est l’heure des bilans, ensuite on se promet tout plein de bonnes résolutions à soi-même pour 2015 et on repart… comme si de rien n’était.

10/Oh raaaaaage ! Oh désespooooar ! Scarlett Johansson s’est mariée et a eu un enfant !
Que dire de plus ? Que ce bilan commence très mal voilà ! En plus si c’est pour jouer dans des films pas terribles (Lucy) ou avoir une pose complètement débile sur l’affiche de Captain America : Le soldat de l’hiver, je trouve que cela fait un peu beaucoup en une seule année ! Non mais Scarjo je t’en prie ressaisis-toi, sinon fin 2015 tu ne feras plus partie de mon top 10 et ça, pour ta carrière (je ne parle même pas du reste) ce serait vraiment la grosse tuile !

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9/Trop de variant tue la variant
La variant cover, ce concept marketing qui a connu son heure de gloire dans les années 90, qui est le signe qu’un éditeur ne s’intéresse plus au contenu de ses œuvres et qu’une partie de l’industrie des comics (malheureusement celle que l’on appelle la partie visible de l’iceberg dont tout le monde se préoccupe) est encore une fois à bout de souffle…
Cette année DC Comics s’en est donné à cœur joie (Variant 3D, Bombshell, Lego, The Flash, Halloween, Darwyn Cooke…) et c’est loin d’être terminé (en 2015, on va avoir droit à des Variant Harley Quinn, des hommages à de célèbres affiches de cinéma, etc…). Même si toutes ne sont évidement pas à jeter (j’avoue ! J’en possède quelques unes !), on remarquera quand même une grande différence de politique éditoriale vis à vis de l’exploitation de ces variant covers de la part des Big 2 : à la différence de son concurrent, Marvel se sert des variant pour véhiculer un message ou une idée forte tels que la mise en avant de ses héroïnes, le dépistage du cancer du sein ou la sensibilisation sur le harcèlement scolaire.
Cela laisse quoiqu’il en soit encore de beaux moments en perspectives pour les collectionneurs et autres spéculateurs.
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8/ Vers l’infini et au delà…
De ma vie de blogueuse si je ne devais retenir qu’une chose, c’est sans nul doute la diversité et la qualité des rencontres et discussions que j’ai eu la chance d’expérimenter au fil des festivals et autres prises de contact et échanges via les réseaux sociaux.
Cette année (oui, enfin l’année dernière) il y en a une qui m’a marquée plus particulièrement, peut-être sans doute parce qu’elle s’est faite dans la durée autour d’un projet fantastique que je ne pouvais que soutenir. Il s’agit de ma rencontre avec Pierrick Colinet et Elsa Charretier, les deux auteurs de The Infinite Loop, une oeuvre surprenante par sa générosité, sa fraîcheur, sa sensibilité, et sa capacité à vous faire réfléchir sur votre place en tant que défenseur des droits LGBT.
Ce comic-book n’est pas encore sorti, mais ceux qui ont participé à son financement par Ulule le recevront bientôt dans leur boite aux lettres. Mieux encore, l’éditeur IDW a vu en The Infinite Loop sans doute le même message humaniste que j’ai pu y voir, et qui devrait être ressenti par la plupart des lecteurs. J’ai eu la grande chance de pouvoir jeter un œil sur ce livre superbe tout au long de 2014, et cela restera l’un de mes plus beaux souvenirs de cette année.

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7/Recherche Wonder Woman désespérément
Pour moi 2014 fut l’année Wonder Woman. Je crois que je n’ai jamais autant appris sur elle (et d’elle, quelque part) que durant cette année écoulée. Comme je l’ai déjà dit nous avons tous notre propre vision de cette héroïne, et quoique nos avis peuvent diverger sur un tel personnage et sur ce qu’elle représente, ce qui est sûr c’est qu’elle ne laisse personne indifférent.
J’ai pris beaucoup, beaucoup de plaisir à travailler sur elle pour la conférence à la PCE et j’ai pu découvrir des anecdotes et des histoires fascinantes grâce notamment à deux livres très complets et complémentaires : Wonder Woman Unbound : The Curious History of the World’s Most Famous Heroine de Tim Hanley ainsi que The Secret History of Wonder Woman de Jill Lepore.
Lors de cette conférence en novembre dernier il y a quelque chose qui m’a véritablement marqué : non pas ma prestation dont je suis loin d’être satisfaite, mais l’intérêt certain d’un jeune garçon sur l’héroïne lors des questions/réponses. A ce moment là, j’étais heureuse, parce que c’est exactement le genre de retour que je rêvais d’avoir.  
Si l’on rajoute à cela le premier visuel de Gal Gadot incarnant l’héroïne, la nouvelle version offerte par le couple David et Meredith Finch ainsi que la polémique qui nous mettait déjà la puce à l’oreille, ce tour d’horizon resterait incomplet si je ne faisais pas allusion à la véritable bonne surprise qui tend à balayer tout ce que l’on a pu voir et lire d’abominable sur elle cette année, j’ai nommé la publication hebdomadaire de Sensation Comics Featuring Wonder Woman par DC Comics, une série « hors continuité » ou plutôt hors New 52 qui nous réconcilie avec les fondements et l’image positive que véhicule Wonder Woman depuis sa création.

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Le bilan 2013 du TLGB (Yeah !) 3ème Partie


3/ Elles m’ont fait 2013

2013

Alors qu’en 2013 certains cinémas Suédois ont eu l’excellente idée de faire passer le Test de Bechdel aux films qu’ils projetaient, impossible de ne pas revenir sur toutes ces héroïnes fictives ou bien réelles qui ont jalonné cette année passée.
Rien que dans nos salles obscures, il a en effet été prouvé à plusieurs reprises qu’avoir un personnage féminin de premier plan pouvait désormais être synonyme de succès, (Gravity, The Hunger Games : Catching Fire, Frozen) de quoi pouvoir appréhender un peu plus sereinement les projets à venir et espérer encore plus de films de ce genre.
Comment expliquer le succès de Gravity, avec à son bord une actrice de grand talent mais dont la carrière est malheureusement loin d’avoir été mirobolante, et un scénario qui n’est ni plus ni moins qu’une allégorie géniale sur les affres de la maternité ? Et pourtant il est en passe de remporter bon nombre d’Oscars (du moins je l’espère) et ainsi peut être ouvrir la voie à des films tout aussi ambitieux et mettant en valeur des héroïnes dignes de ce nom.
Une petite pensée aussi pour Mako Mori, l’héroïne de Pacific Rim. Bien que je n’ai pas aimé ce film dans son ensemble (sans le détester non plus), il faut bien reconnaître que sa présence m’a vraiment fait plaisir et l’interprétation de Rinko Kikuchi y est pour beaucoup. En fait c’est elle la véritable héroïne, et non pas tous ces gars super musclés, ces méchas gigantesques et ces monstres qui ne vaudraient pas une conso gratuite au karaoké du coin.

Une autre héroïne marquante de 2013 s’appelle Angelina Jolie. On peut penser ce que l’on veut de cette actrice mais son combat contre le cancer avec sa double mastectomie par prévention (étant porteuse du gène BRCA1 qui accroît le risque du cancer du sein et dont sa mère et sa tante, porteuses du gène sont décédées) est un vrai acte de courage et un bien beau message qu’elle a partagé dans les colonnes du New york Times afin d’aider toutes celles qui se retrouvent dans la même situation.

Les comics ont également eu droit à une envolée salutaire notamment chez Marvel (et ça ne fait que commencer) avec deux séries qui ont marqué les esprits : X-Men et Fearless Defenders. L’une continue et l’autre s’arrête, cela prouve du reste que des efforts sont toujours faits pour séduire un lectorat féminin. Ceci-dit il faut toujours continuer à lorgner du côté des éditeurs indépendants pour assouvir son intérêt envers des personnages féminins de qualité.

En ce qui concerne les série TV, outre Orange is the New Black dont j’ai déjà parlé, 2013 aura été une année particulièrement difficile pour Arya (mon personnage préféré dans Game of Thrones) alors que Korra continue ses aventures pour mon plus grand bonheur. Je suis aussi tombée en amour pour la série Lost Girl, qui n’est pas nouvelle mais qui a la particularité de nous offrir une héroïne bisexuelle qui s’assume pleinement tout en lorgnant dans le fantastique à la Buffy. Cette série n’est pas exempte de défauts mais mon côté fangirl les balaye facilement d’un revers de main pour mieux me focaliser sur le couple Bo/Lauren, de quoi faire passer les longues soirées d’hiver d’une manière plus agréable.

2/ Et du côté des LGBT ?

Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que l’année 2013 fut un véritable ascenseur émotionnel, à commencer par nos amis de chez DC avec l’annonce de l’embauche de l’affreux jojo Orson Scott Card, la demande en mariage de Batwoman à Maggie puis son rejet par Dan Didio et consort avec comme excuse une théorie selon laquelle les héros des New 52 n’ont désormais pas droit au bonheur, c’est à dire au mariage. Ce malheureux épisode engendra ce qui pouvait arriver de plus dramatique pour notre héroïne, l’abandon de la série par ses scénaristes et surtout celui qui avait tant fait pour la rendre aussi merveilleuse depuis 2009. Drama, drama, drama.
Heureusement, Gail Simone nous remonta un peu le moral en faisant d’Alysia Yeoh, la colocataire de Barbara Gordon le premier personnage transgenre issu d’un comic mainstream, tout en donnant son avis sur le Batwoman Gate.
C’est tout naturellement vis à vis de la concurrence que nos yeux allaient chercher un peu de réconfort, tout d’abord grâce à Archie Comics et son vaillant Kevin Keller qui a remporté un GLAAD Award tout en embrassant son premier boyfriend sous le regard médusé de l’assistance, ou comment la fiction aime se jouer de la réalité.
Et comment ne pas parler de Marvel et de ses séries Fearless Defenders et Young Avengers avec pour la première un baiser d’anthologie entre Annabelle et Valkyrie, et pour la seconde se qui va s’avérer au final être la première équipe de super héros totalement LGBT à en croire le dernier épisode (et oui, encore une formidable série qui s’arrête) sorti début janvier.

Ascenseur émotionnel également lorsqu’il s’agit de regarder la série TV Orange is the New Black (décidément !) et son héroïne Sophia Burset, divinement incarnée par Laverne Cox qui devient la première actrice trans afro-américaine a avoir un rôle de premier plan dans une série télévisée… et d’un autre côté Jodie Foster aura mis plusieurs décennies à faire son coming-out, un beau gâchis compte tenu de son statut et de ce qu’elle aurait pu transmettre pour aider l’opinion dans l’acceptation des droits LGBT. Je suis pour le droit à la vie privée bien sûr, mais je pense aussi qu’une célébrité doit se servir de ce « pouvoir » pour faire passer certains messages en faveur des minorités, d’autant plus si elle en fait partie.

Et si contre toute attente c’était dans le rap que nous allions trouver notre hymne à la tolérance ? Macklemore et Ryan Lewis se sont illustrés avec leur morceau Same Love, dont le refrain interprété par Mary Lambert me donne toujours autant d’émotion.

 

1/ La véritable héroïne de 2013 c’est elle

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Sans vouloir parler de politique (de toute manière vous vous doutez bien dans quel panier je me situe hein ?) mais plutôt d’égalité des droits, le fait est que Christiane Taubira a réussi ce que nul autre n’était parvenu jusqu’à maintenant dans notre pays : nous donner l’opportunité de jouir des mêmes dispositions que les couples hétéro, ainsi que de garder la tête haute en ces temps bien obscurs.
Bien sûr un (très) long chemin reste à parcourir mais ce que je retiendrai d’elle c’est son combat, sa détermination au sein d’un débat houleux et parfois même nauséeux, son éloquence aussi, digne d’une femme de culture et d’une grande humanité.  Pour tout ce qu’elle a fait pour nous tout au long de cette année mouvementée, elle méritait bien la première place dans ce classement.

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Le bilan 2013 du TLGB (Yeah !) 2ème Partie


7/ La France a un incroyable talent

C’est vrai que je n’ai pas pour habitude de parler beaucoup de musique sur ce blog, et pourtant j’en écoute ! Il s’avère que tout le long de cette année 2013 j’ai découvert tout un tas de groupes français qui m’ont soufflé par leur fraîcheur, leur originalité ou leur vision toute personnelle de ce genre musical appelé New Wave que j’adorais tant écouter tout en me trémoussant le popotin dans les boites gays du côté de Montpellier dans ma prime jeunesse. Oui bon, vous pouvez vous enlever cette image de moi en train de me trémousser le popotin merci.
Pouvons-nous donc parler de New New Wave pour des groupes et artistes tels qu’Aline, La Femme, Granville, Pendentif, Lescop où encore Fauve dans un tout autre registre ? Sans oublier un autre groupe, britannique celui-ci, le bien nommé London Grammar dont la chanteuse Hannah Reid me ferait très facilement oublier comment je m’appelle (voilà, je ne sais déjà plus…)

6/ La gueule de l’emploi

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Ils s’appellent Ben Affleck, Shailene Woodley, Gal Gadot, ou Michael B. Jordan, et déchaînent les passions et les réactions les plus folles de la part des fans et des puristes hystériques de tous les horizons (je m’inclus dedans hein !). Qu’ils soient justifiés ou complètement stupides voir absolument abjectes lorsqu’ils sont liés à des critères raciaux ou physiques, les commentaires ont sacrément fusé en 2013 jusqu’à une certaine overdose pour les plus sages d’entre nous, les adeptes du wait and see
De là à influencer la sortie d’une comédienne (et de son personnage) alors qu’elle devait avoir une part importante dans l’un des films les plus attendus de 2014 pour ne pas heurter la sensibilité des spectateurs mâles et premiers consommateurs, prouve (si cela est avéré, car à ma connaissance ce n’est toujours pas le cas si ?) qu’Hollywood a une flexibilité digne des meilleures enseignes de la grande distribution (mais je m’égare).
Ah oui, en 2014 j’essaierai de mettre moins de parenthèses et plus de guillemets, c’est promis.

5/ On se lève tous pour Stjepan Sejic

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Je le connaissais déjà d’avant 2013 mais je l’ai pleinement découvert cette année, en rattrapant mon retard colossal sur Witchblade, une série dont il a grandement contribué (aux côtés de son ami le scénariste Ron Marz) à extirper le personnage principal de son image de Bad Girl tout droit sortie des 90’s.
On peut en effet être sexy et plastiquement irréprochable, (oui, comme moi) et avoir sa place dans le Panthéon des héroïnes de comics, comme le soulignait si bien Julien il y a deux ans déjà (bordel, que le temps passe vite !).
Mais pour en revenir au Monsieur, comment ne pas craquer devant l’extraordinaire profusion de ses publications tout au long de l’année dernière, à commencer par l’excellent Ravine, Aphrodite IX, ses différentes couvertures pour Top Cow (notamment sur Artifacts), ses illustrations d’humeur sur son Deviant Art qui sont pour la plupart à mourir de rire, et ses projets beaucoup plus inavouables et dont je suis une fan absolue, sans oublier son prochain projet intitulé Death Vigil, probablement disponible chez Image dans les mois à venir.
Sejic est non seulement un artiste extrêmement doué, mais il est également bourré d’esprit, d’humour et de malice, ce qui n’est pas donné à tous ceux qui officient dans ce métier, l’un de mes futurs challenges est de pouvoir lui dire tout le bien que je pense de lui dans un futur plus ou moins proche.

4/ L’orange est une couleur chaude

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Certains passent leur temps à regarder des séries TV, c’est ben loin d’être mon cas. Il s’avère pourtant que pendant l’espace de quelques jours cet été j’ai eu l’occasion de me plonger sur le cas particulier d’une série absolument exceptionnelle intitulée Orange Is The New Black, diffusée sur Netflix et basée sur le roman autobiographique et éponyme de Piper Kerman.
Oh lala, mais que dire de cette série pour vous inciter à la regarder ? Parler du fait qu’elle se déroule dans le milieux carcéral féminin ? Qu’elle raconte l’expérience d’une certaine Piper Chapman, jusque là blanche comme neige et bien sous tout rapport, et qui va se retrouver dans l’enceinte d’une prison de sécurité minimale pendant quinze mois pour avoir transporté une valise d’argent de la drogue, dix ans plus tôt, pour son amante de l’époque, Alex Vause.
Le véritable atout de cette série est de s’attarder longuement sur toute une pléthore de personnages secondaires dont on apprend au fil des épisodes le passé et comment ils ont pu échouer dans une prison fédérale : Miss Claudette, Crazy Eyes, Red, Sophia… autant de personnalités complexes et d’échanges savoureux dans les lieux récurrents d’un univers carcéral à la fois hostile et sécurisant (la vie en dehors est-elle meilleure lorsque rien ni personne vous attend ?)
Orange Is The New Black est donc l’une des plus belles découvertes de cette année 2013 et l’attente de la seconde saison est pour moi une véritable torture.

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Le bilan 2013 du TLGB (Yeah !) 1ère Partie


Les années ont beau défiler comme un train à grande vitesse (je m’essaie à la poésie), il est bon parfois de s’arrêter un petit instant sur les quelques moments marquants de cette cuvée 2013, manière de faire peau neuve et repartir du bon pied.
Dirigeons-nous donc une fois de plus vers un nouveau bilan, où je vais m’efforcer de résumer dans cette désormais immuable série de posts ce qui m’a le plus interpellé ces 12 derniers mois, et sachez-le ça ne vas pas être triste.

10/ Sans qu’elle le sache, le destin de Scarlett Johansson se rapproche inexorablement du mien
Petite chanceuse ! Le fait que tu t’amouraches de ce Français du nom de Romain Dauriac est l’occasion parfaite pour que tu maîtrises à la perfection la langue de Molière, comme ça je n’aurais aucun effort à faire, c’est vraiment idéal. Tu vois, je ne suis pas jalouse, j’attends patiemment mon heure dans mon coin avec mes chats qui me tiennent chaud pendant l’hiver.
Le fait que la Comic Con soit annulée l’année prochaine me chagrine un peu par contre, car j’espérais peut-être te voir à ce moment là, enfin si nous étions toutes les deux disponibles, cela va de soit. Car entre tes interviews réussies et mes conférences ratées, cela aurait été surement difficile mais en faisant un petit effort…

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9/ Chez DC Comics, c’est l’année du Cochon
Par où commencer ?
En vrac, le couple Wonder Woman/Superman revu et corrigé en version Twilight, le relooking extrême de Lobo, le sort de Catwoman, les scènes de baston interminables dans Man of Steel, le choix de Gal Gadot pour interpréter Wondie dans sa suite (je n’ai pas de problème particulier avec Ben Affleck), la fille du Joker ? Really ? Le départ de JH Williams III et W. Haden Blackman sur Batwoman et les raisons de ce départ (j’y reviendrai bien sûr), et dans un sens plus large la manière de plus en plus avérée dont l’éditeur considère ses auteurs : c’est à dire comme de la merde.
Le numéro spécial Saint Valentin, l’arrêt de Young Justice, ses couvertures 3D horribles, son Villain Month qui ne sert à rien parce qu’on ne voit pas Batwoman (et qui ne sert à rien de toute façon !), le double scandale sur la tentative de suicide d’Harley Quinn… bref, DC se complaît dans une vision plus qu’étriquée de son propre lectorat, celui du mâle blanc hétérosexuel, ce que confirment de plus en plus d’artistes ayant travaillé pour lui, comme par exemple Paul Pope lors de la dernière San Diego Comic Con :

DC Comics Told Paul Pope

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8/ Colomiers, capitale française des comics !
Comment ne pas rendre hommage aux merveilleuses Rencontres Comics de Colomiers, une manifestation qui s’est déroulée une fois par mois tout au long de l’année 2012/2013 avec des intervenants de renom et de qualité comme Paul Renaud, Phil Briones, Stéphanie Hans, Xavier Fournier, David Lafuente, Thierry Mornet, Mark Buckingham, Barry Kitson et bien sûr l’indéfinissable Bob Layton !
Entre conférences exemplaires et séances de dédicaces joviales, cette première édition était déjà parfaite pour moi, inutile de dire que je piaffe d’impatience pour l’année à venir.

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Le bilan 2012 du TLGB (Yeah !) 3ème Partie


2/ Des comics et des filles : Dans quel état j’erre ?
Quand on y regarde d’un peu plus près, il s’est passé plein de choses merveilleuses et positives en ce qui concerne l’essor et la visibilité des artistes féminines dans l’industrie des comics, dans la continuité de ce que l’on a pu voir l’année dernière, mais doublée d’un véritable succès critique et d’une reconnaissance d’autant plus méritée.
Je pense notamment à Fiona Staples et sa série Saga, qu’elle porte avec son co-créateur Brian K. Vaughan, Amanda Conner déjà très estimée et qui a encore démontré toute l’étendue de son talent sur la mini série Before Watchmen : Silk Spectre ainsi que deux numéros d’Ame Comi Wonder Woman, Kelly Sue DeConnick qui prouve que rien n’est encore totalement perdu du côté de la Maison des Idées, Cat Staggs qui fait une percée du côté du comics numérique chez DC, Becky Cloonan qui peut se targuer d’avoir été la première femme dessinatrice à oeuvrer sur Batman depuis… sa création ! (non mais sans déconner, ça craint vous trouvez pas ?), Nicola Scott qui se voit prendre les rênes graphiques d’Earth 2, Ann Nocenti embauchée pour écrire les aventures de Green Arrow puis de Catwoman, sans parler de l’arrivée de Bobbie Chase et Shelly Bond, deux vétérantes dans le domaine de l’édition à des postes qui sont à la hauteur de leur capacités.
Chez Marvel, les italiennes Sara Pichelli et Emanuela Lupacchino continuent de nous ravir et Marjorie Liu a quand même écrit l’un des numéros les plus médiatiques et emblématiques de l’année, mais nous allons avoir l’occasion d’en reparler…
Et d’un autre côté, cette année a également été l’occasion de mener nos nerfs à rude épreuve, on recensera effectivement l’annonce du départ de Karen Berger de chez DC/Vertigo, l’éviction de Gail Simone heureusement rattrapée depuis, et concernant les personnages on pourra aisément citer le cas de Stephanie Brown à la sauce j’en suis/j’en suis pas, Catwoman qui continue son abyssale déperdition, Lois Lane qui est quasiment inexistante, Wonder Woman qui a besoin d’un super homme dans sa vie sinon on ne voit pas bien si elle pourra s’en sortir avec un scénariste qui n’a vraisemblablement pas grand chose à faire d’elle…
Mais je m’égare, l’essentiel après tout est de  garder l’espoir (et la tête haute) comme avec ces futurs projets de JLA au cinéma et surtout d’Amazon, l’hypothétique série télé dont je ne manquerai pas de vous parler telle une furie totalement ingérable et prête à enfermer…

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1/ Le changement, c’est maintenant !
Les personnages gay et les sujets LGBT n’auront jamais autant fait parler d’eux en 2012, et ce dès le mois de janvier avec le mariage de Kevin Keller dans Life with Archie #16. Les grands médias américains emboîtent le pas, d’ABC à CNN en passant par le New York Times et le Huffington Post… les réactions ne se font pas attendre non plus, comme l’association ultra conservatrice (et homophobe) One Million Moms qui va demander à la chaîne de magasins Toys “R” Us de retirer de leurs rayons le comics en question sous peine de boycott.
Quatre mois plus tard à la Kapow, Dan Didio fait une annonce informelle qui va avoir l’effet d’une bombe : Il va y avoir un nouveau super héros gay au sein du nouvel univers DC ! Dès lors les spéculations vont bon train, tout le monde y passe jusqu’à ce qu’enfin le nom de l’heureux gagnant soit révélé : ce sera Alan Scott le premier Green Lantern qui officie dans les pages d’Earth 2. Là encore la presse réagit au quart de tour avec plus ou moins de bonheur, on apprend ainsi que Green Hornet est gay grâce au Nouvel Observateur, d’autres vont confondre Alan Scott avec Hal Jordan, et oui les comics c’est déjà bien compliqué comme ça alors si en plus on nous refourgue des perso gay on est pas sorti de l’auberge !
De son côté Marvel est loin de traîner des pieds en publiant Astonishing X-Men#51, numéro dans lequel Jean-Paul et Kyle se disent oui. Le mariage gay est décidément au centre de toutes les attentions cette année, et l’on voit bien ici que la culture populaire est souvent en avance sur nos institutions.
Le mariage de l’année deviendra même une source d’inspiration pour certains, comme ce couple gay qui décide de célébrer son propre mariage le jour de la sortie d’AXM #51 dans un comic shop (Midtown Comics pour ne pas le citer) !
Tous ces exemples montrent que les comics sont un reflet de notre société, et les réactions passionnées vis à vis de ce sujet bien précis prouvent également que le combat sera encore long et difficile. Mais à force de persévérance, il se pourrait bien qu’un jour la cause LGBT passe comme une lettre à la poste, qui sait.

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