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Representation Matters


Ce billet fait tout simplement écho à un précédent publié il y a pratiquement deux ans, cela prouve le chemin est long, mais qu’il continue à se tracer notamment grâce à des personnes de bonne volonté.

Comme je l’ai évoqué quelques billets auparavant, je ne me peux me retenir d’être inquiète pour notre futur, le mien, celui du Sidekick, et parallèlement je vois chaque jour de très belles choses prendre forme spontanément, me redonnant espoir en la nature humaine, et je pense qu’il est d’autant plus important de parler de ces événements positifs lorsqu’ils parviennent à nos oreilles ou nos yeux, c’est une nécessité vitale.

Deux exemples datant de ces derniers jours me viennent à l’esprit, tout d’abord le témoignage poignant de Mary, salariée dans un comic shop de Fort Wayne, dans l’Etat de L’Indiana, qui le 3 décembre dernier s’est vue être confrontée à un cas d’école lorsque l’on est amené à travailler dans un espace culturel (qu’il soit commercial ou non), et devoir interagir avec une personne en réelle quête de quelque chose, en l’occurrence ici de soi-même.

Pour faire court, Mary a du faire face à l’une des plus belles expériences de sa vie, guider une jeune fille dans sa démarche personnelle de repères vis à vis de son orientation sexuelle (une révélation que cette adolescente a pris pleinement conscience après avoir vu les premiers épisodes de la seconde saison de Supergirl) à travers quelques bons titres LGBT tels que Batwoman Elegy, Midnighter, et Gotham Central.
Non seulement Mary a fait ce qu’il fallait en prenant le temps de rassurer cette jeune fille qui semblait être totalement en panique et lui dire que désormais, elle n’était plus seule, que les choses allaient s’arranger, mais elle lui a également offert de sa poche pour près de 60 $ de titres où évoluaient des super héros LGBT.

Cette histoire magnifique (un conte de Noël avant l’heure) relayée des centaines de fois sur Twitter est bien sûr parvenue aux membres du cast de Supergirl, dont Chyler Leigh qui incarne Alex dans la série.

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Pour moi Mary est une véritable héroïne. Non seulement elle a probablement sauvé l’existence de cette jeune fille grâce à son écoute et sa main tendue, mais en plus de cela, elle a demandé à tous ceux qui souhaitaient lui rembourser les 60 $ de faire à la place un don à  Equality Florida, l’organisation qui s’occupe de récolter des fonds pour venir en aide aux victimes de la tuerie du Pulse et de leurs familles.

Mon autre héroïne de la semaine est encore une fois Gail Simone, qui a annoncé que dorénavant tous les scénarios qu’elle écrira pour n’importe quel éditeur contiendront obligatoirement des personnages de couleur ou LGBT sans aucune restriction, auquel cas il n’était même pas la peine de l’embaucher sur un titre.
Plus important encore, elle invite les éditeurs qui embauchent des auteurs LGBT à ne pas les empêcher de faire évoluer des personnages issus de la diversité.

Gail Simone présidente !

Ces deux exemples prouvent que même si beaucoup d’efforts doivent être encore faits, nous avons d’un côté des auteurs qui feront tout pour que la représentation et la visibilité soient à leur maximum afin que de l’autre, des lecteurs puissent s’épanouir et commencer à avoir une vie meilleure.

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Comics et diversité : un petit état des lieux


Je suis tombée ce soir sur deux articles très intéressants qui parlent de diversité dans le domaine des comics. Le premier se trouve sur Comics Alliance et fait le point sur les différentes tentatives de la part des éditeurs de séduire un nouveau lectorat issu des minorités en leur offrant des histoires plus proches de celui-ci, et dans quelle mesure la plupart du temps ces tentatives ont été un échec. L’article met également l’accent sur le fait que malgré les Rebaunch et autres Révolutions qui sont censées amener un petit vent de modernité, le constat reste identique, on retrouve trop peu de femmes de noirs ou de gay au sein des équipes de super héros. Les éditeurs ont souvent tendance à avancer que ce qui prime avant tout c’est une bonne histoire, mais cette excuse est un leurre car bien entendu, l’un n’empêche pas l’autre.

So there should be a quota, right? Every team 50% female. One third non-white and/or Hispanic. One LGBT character, rounding up. Quotas are controversial because they’re seen as breaking the connection between achievement and reward, and addressing one injustice by creating another. Those objections don’t apply to comics. Artificial systems aren’t unjust in artificial worlds. Everything that appears in a book is a choice of one thing over another.

Sur Bleeding Cool, c’est l’auteur Brandon Easton, issu de la communauté afro-américaine qui parle de son expérience en tant que lecteur, mais également en tant qu’artiste, alors qu’il n’y a seulement 3% de Noirs crédités sur tous les titres Marvel et DC au mois de Juin 2012 par exemple. Selon lui le lectorat « minoritaire » est beaucoup plus important qu’il semble l’être au premier abord, l’existence de nombreuses manifestions ou conventions dédiés à un public afro-américain le prouvent. Mais ce qui est édifiant dans son témoignage, c’est
lorsqu’il parle du comportement de certains éditeurs face à ses demandes d’embauche. Dans ce domaine précis, au lieu de parler de racisme il préférera employer le terme de préjugés, mais il dénonce également le milieux des Geeks hardcore exclusivement blancs et pour le coup extrêmement racistes.

The truth is this: Marvel and DC aren’t in the business of telling meaningful stories about Blacks or providing gigs to qualified minority talent. The Big Two are primarily interested in keeping their intellectual properties viable for the next fifty years. It’s not just about comic books and movies, it’s about video games, backpacks, balloons, t-shirts, sneakers, hats, cereal boxes and other accessories.

Dans ces deux articles une note d’espoir réside peut-être dans l’édition numérique. Serait-ce sous ce support que dans un futur plus ou moins proche, auteurs et personnages féminins, LGBT, Noirs, Asiatiques… pourraient évoluer plus librement, comme ce fut le cas dans les années 70 avec l’essor des comics underground ?
Ce genre d’article est très important car il met très concrètement le doigt sur la pauvreté générale des comics mainstream. Si ceux-ci ont en effet tant de mal à se renouveler, c’est qu’ils sont destinés à une catégorie de lecteurs qui bien que majoritaires, ne reflètent pas la richesse et la pluralité de ce que cette industrie pourrait être.

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Parce que je ne pouvais pas ne pas en parler…


Le mois de février a malheureusement été marqué par la perte de deux grandes figures qui œuvraient pour plus de visibilité et de tolérance envers les minorités dans le milieu des comics. On a beaucoup parlé de Dwayne McDuffie, décédé le 21 février dernier, mais moins de Perry Moore qui nous a quitté quelques jours avant.

Etats-Unis : Les super-héros gays pleurent la mort de leur défenseur

Par Alexis Buisson

Disparu en février, l’auteur et producteur Perry Moore menait un combat contre le mauvais traitement réservé aux personnages homos dans les comics américains. Une croisade pas si anodine, qui révélait les stéréotypes véhiculés à travers cet art populaire.

Le monde connaissait Perry Moore (ci-dessus) comme producteur au cinéma du Monde de Narnia. Mais l’homme de 39 ans, mort le 17 février dernier à New York probablement des suites d’une overdose accidentelle, avait une autre casquette: défenseur des gays dans les «comics» américains.

Le combat de Moore a commencé en 2005, quand l’éditeur des X-Men, Marvel Comics, décidait de sauvagement tuer le seul personnage ouvertement gay de la BD, Northstar (ci-dessous), dont le coming-out en 1992 avait fait l’objet d’une grosse couverture médiatique. Cet épisode a conduit Moore, qui était gay, à dresser une longue liste de super-héros LGBT assassinés ou dépeints de manière négative (à découvrir ici). Outre Northstar, on y trouve la lesbienne Batwoman, «kidnappée, torturée et qui s’est plantée un sabre dans le ventre». Ou encore Batwin, le «super soldat» sadique de Guardians of the Galaxy, tué par un des héros de la BD. En 2007, pour donner une image plus juste des gays, Moore publiait un roman, Hero, dans lequel il racontait l’histoire d’un jeune super-héros tourmenté par sa sexualité et ses pouvoirs.

«Oui, des choses terribles arrivent à tout le monde, même aux gays. Mais y a-t-il des représentations positives de personnages gays pour contre-balancer les images négatives?» s’interrogeait-il.

Tabou
L’homosexualité a longtemps été taboue dans la BD américaine. Jusqu’en 1989, le Comics Code Authority, qui régulait autrefois le contenu des bande-dessinées, interdisait aux deux grandes maisons d’éditions, Marvel et DC Comics, de l’évoquer.

Dans les années 90, les personnages gays se multiplient dans la BD dite «mainstream». DC Comics introduit notamment le personnage de Terry Berg, le gay de Green Lantern, ou encore le couple de justiciers Midnighter et Apollo (ci-dessus, à gauche). Chez Marvel, The Young Avengers, du créateur gay Allan Heinberg, évoque l’histoire d’amour entre deux adolescents membres d’une équipe de super-héros (à droite).

«Les créateurs sont blancs et hétéros»

Mais quantité ne veut pas dire qualité. Les critiques affirment que les personnages gays sont souvent présentés de manière stéréotypée, dans des situations désavantageuses. Elles pointent notamment à Rawhide Kid, un cowboy version «grande folle» (ci-contre) que Marvel a ressuscité en 2002. Jugée «insultante», la série a provoqué un tollé au sein de la communauté gay.

«Le créateur des grandes maisons d’édition est blanc, hétérosexuel. Il ne comprend pas le mode de vie des LGBT, juge Vito del Sante, manager de Jim Hanley’s Universe, le plus grand magasin de BD à New York. Aujourd’hui, l’idée est de remplir un quota: il faut avoir un personnage hispanique, un noir, un gay, etc.» «Il y a des créateurs gays mais ils ne dominent pas le genre, observe Edward Sewell Jr., co-auteur de Comics and Ideology. Cela prendra du temps à changer». Et Perry Moore n’est déjà plus là pour le voir.

Source : TETU

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Des enchères contre la censure


Le Comic Book Legal Defense Fund est une association dont le but est de protéger des droits liés au premier amendement de la constitution américaine (qui concerne entre autre la liberté d’expression) dans le domaine des comics auprès des commerçants, des créateurs, éditeurs, bibliothécaires et lecteurs. Le CBLDF fournit aussi des références juridiques, et des aides en matière de représentations, conseils, assistances, et de l’éducation dans la poursuite de ces objectifs.

L’organisation a récemment mis en vente sur Ebay des dessins originaux  et des imprimés signés comme par exemple cette magnifique Catwoman par Amanda Conner, (l’enchère a démarré à 40$, et se poursuit actuellement).

Ainsi qu’une illustration de Buffy par Georges Jeanty.

Les ebayeurs pourront ainsi se faire plaisir tout en servant une noble cause, pas mal non ?

 

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Jolie couv’


Pas une en fait, mais plusieurs couv’, celles du OHOTMU (Official Handbook of the Marvel Universe), la célèbre revue encyclopédique qui réuni tous les personnages Marvel, qui mises bout à bout forment ainsi une magnifique ronde de super héros, dans le style « ils sont venus ils sont tous là ». Attention les yeux.

L’objectif de ce guide sorti à partir de 1983 était de recenser tous les personnages et tous les lieux de l’Univers Marvel. La première série publiée entre 1983et 1984 comprenait 15 numéros où chaque personnage s’est vu accordé une pleine page, à l’exception des personnages mineurs regroupés à deux par page et des héros principaux développés plus amplement. Les numéros 13 et 14 forment the Books of the Dead and Inactive (personnages ou équipes réputés morts ou inactifs) ; le numéro 15 Book of Weapons, Hardware, and Paraphernalia est consacré aux armes et à l’équipement.

Merci Wikipedia !

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La fin d’une époque


Wildstorm, c’est bientôt fini.

Dans les années 90, cette branche de l’Editeur Image Comics publiait la plupart de mes séries favorites : Gen 13, The Autorithy, Divine Right, WildC.A.T.S. et m’a permis de découvrir des artistes incroyables comme Jim Lee (son fondateur), J Scott Campbell, Kurt Busiek, Terry Moore, Humberto Ramos, Joe Madureira, Adam Warren, Carlos Pacheco, Joe Chiodo, Marc Silvestri, pffff et j’en oublie plein d’autres tellement la liste est longue…

Wildstorm c’était aussi les labels ABC, Homage et Cliffanger avec des titres inoubliables comme Tom Strong, Promethea, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Top Ten, Leave it to Chance, Astro City, Arrowsmith, Danger Girl, Battle Chasers, Crimson, et les quelques numéros de Strangers in Paradise en couleur (j’en ai presque les larmes aux yeux tiens !), et encore d’autres séries magnifiques (je n’ai cité que celles que j’ai lu, ne m’en veuillez pas pour mes oublis, ils ne sont pas volontaires)

Racheté en 1999 par DC, c’est en décembre de cette année que tout un univers va s’éteindre pour fusionner avec la maison mère. Tout ce que l’on peut espérer c’est que les personnages Wildstorm ne  disparaissent pas totalement dans les oubliettes de DC.

Non mais c’est moi ou je suis nostalgique en ce moment ?

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Lille Comics Festival 2010


Comme chaque année, va se tenir les 13 et 14 novembre prochain le festival de la bande dessinée de Lille, autrement connu sous le nom de Lille Comics Festival !

Cette année, il y aura du beau monde (une fois de plus) : Frank Quitely, J H Williams III (encore lui ? Mais il est partout celui là !), Joe Quinones, Andy Diggle et Jock, Niko Henrichon (je sais pas pour vous, mais moi je me suis toujours pas remise de Pride of Bagdad), et beaucoup d’autres.

Si Dieu le veut, je vais monter dans l’Chnord, et me faire un petit week end de Geekette, parce que là c’est trop tentant ! (Je sens déjà que je vais partir avec un sac à dos vide et repartir avec 2 sacs à dos pleins !)

Peut être que l’on se croisera là bas, amis lecteurs (lectrices ??), je mettrai mon t-shirt Wonder Woman (trop grand pour moi) de Celio pour l’occasion tien !

Toutes les infos sont ici !

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