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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Chris Claremont


L’autre moment fort de ce FIBD fut la Rencontre Internationale consacrée au scénariste de légende Chris Claremont, architecte des meilleures histoires concernant les X-Men, n’hésitant pas à transmettre dans ses récits des sujets graves, modernes et sociétaux allant bien au delà d’histoires basiques de super héros.
Responsable entre autre du couple formé par Destiny et Mystique, contribuant également à rendre des personnages tels que Ms. Marvel (Carol Danvers)Storm, Jean Grey ou Kitty Pryde, aussi notoires et appréciés qu’elles le sont aujourd’hui, Chris Claremont interrogé par Ed Piskor nous parle autant de son expérience de scénariste durant toutes ces années chez Marvel, que de ses états d’âme sur l’Amérique d’aujourd’hui.

Ces trois vidéos (un peu floues, parfois, désolée) sont en VO non sous-tirées, la traduction de la conférence se faisait en effet en direct par le biais d’interprètes et audibles par écouteurs.
Je fais confiance à l’organisation du FIBD pour montrer d’ici peu un montage digne de ce nom comme ce fut le cas pour Daniel Clowes.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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Terry Moore, la conférence


Parfois dans la vie, il vous arrive de faire des choses complètement hallucinantes. Certains sautent en parachute, sans parachute pour atterrir dans un filet de la taille d’un mouchoir de poche, moi je fais des trucs moins spectaculaires mais dans mon organisme, ça a le même effet.
J’ai eu donc le grand privilège il y a quelques jours de pouvoir animer un panel avec l’auteur qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Cela s’est produit à la Comic Con Paris, nous étions une poignée de fidèles mais par bonheur, Jean Serge de la Wip Agency (que je remercie chaleureusement) a su immortaliser ce moment.

Pendant une heure trop courte, nous avons parlé de sa carrière bien sûr avec ses trois principales publications, Strangers in Paradise, Echo et Rachel Rising, mais également des œuvres littéraires qui ont pu l’inspirer dans sa jeunesse, de ses bifurcations chez les Big Two, pour finir avec son nouveau projet, Motor Girl, dont le premier numéro est sorti hier et recèle bien des surprises.

J’ai eu l’immense plaisir d’être accompagnée de Thierry Mornet, rédacteur en chef de Delcourt Comics et responsable (avec la formidable Marie-Paule Noel) du fait que Echo et Rachel Rising soient publiés en France – avec une prochaine réédition de SIP prévue pour l’année prochaine – ainsi que de Mathilde Tamae-Bouhon, la plus grande traductrice de tout le multiverse.

Pas mal de scoops ont été annoncés par Terry Moore lors de ce panel, et c’est une grande fierté pour moi d’y avoir contribué.

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Angoulême 2016 : Rencontre Internationale avec Jason Latour


On continue avec la diffusion des conférences que j’ai pu filmer au FIBD d’Angoulême cette année, cette fois-ci avec l’un des auteurs les plus populaires de l’industrie actuellement, à la fois dessinateur et scénariste, n’hésitant pas à faire chaque mois le grand écart entre des séries à succès aussi différentes que Southern Bastards et Spider-Gwen.

De son rapport particulier avec le sud des Etats-Unis dont il est originaire à l’affection touchante qu’il éprouve pour sa version de Gwen Stacy, cette conférence nous permet d’en connaitre un peu plus sur la carrière et le parcours de Jason Latour, un auteur multitâche qui met un point d’orgue à créer une ambiance très marquée dans chacune de ses œuvres.
Quelque soit le genre des séries sur lesquellles il a travaillé (du super héros comme Winter Soldier, Wolverine and The X-Men, mais également des titres plus réalistes tels que Scalped ou Southern Bastards), Latour arrive à la fois à se démarquer de ses prédécesseurs et collaborer pleinement avec le scénariste ou le dessinateur qui oeuvre en sa compagnie, peut importe l’éditeur et la pression qu’il peut avoir sur les épaules (le premier numéro de Spider-Gwen avait quand même passé la barre des 300.000 exemplaires en terme de précommandes à l’époque…).

Autant de qualités que l’on découvre grâce aux questions de Xavier Fournier, et la traduction des réponses faite par les bons soins de Miceal Beausang-O’Griafa pour une intervention qui va durer un peu plus d’une heure, un des meilleurs moments que j’ai pu vivre lors de cette édition du FIBD.

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That’ 90s Show


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Avant de revenir sur mon petit trip à Angoulême et vous faire partager ce que j’ai pu y voir et entendre, je voulais d’abord vous montrer une conférence qui s’est tenue récemment sur Toulouse (plus précisément à Labège, au centre Diagora, là ou se tiendra très bientôt la prochaine édition du Toulouse Game Show –à savoir les 9 et 10 avril prochains un événement dont je vous ai souvent parlé sur ce blog, mais un peu moins récemment pour des raisons déontologiques, je me vois mal en effet faire la promotion ici d’une manifestation à laquelle je participe activement pour sa partie comics) lors de la première édition du Salon Flashback dédié à la pop culture des années 80/90 qui se tenait les 6 et 7 février derniers.

Parmi les différents spectacles, concerts, expositions et séances de dédicace, un volet Comics relatif à ces deux décennies était également mis en avant grâce à la présence de Paul Renaud (que l’on ne présente plus ici, enfin j’espère) et Jean-Marc Lainé, essayiste, scénariste et dessinateur, ancien responsable éditorial chez Semic, traducteur, co-auteur du fameux livre Nos Années Strange et plus récemment Nos Années Temps X, et avant toute chose, super copain depuis plus de 15 ans.
Très accessibles pendant ces deux jours à travers plusieurs séances de dédicace, les deux invités ont aussi pris le temps d’animer deux conférences consacrées à l’histoire des publications Marvel de cette époque.
N’ayant malheureusement pas pu être sur place le samedi (je fais partie de ces personnes qui travaillent de temps en temps ce jour là), je n’aurais raté la conf du dimanche pour rien au monde.

Les comics des années 90… le moins que l’on puisse dire c’est que c’est tout un programme (et c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai commencé à m’y intéresser de manière plus intensive, comme quoi…), et ce qui a pu se faire chez Marvel retrace assez bien l’ambiance et le marché hautement spéculatif de l’époque où des auteurs tels que Todd McFarlane, Jim Lee et Rob Liefeld sont devenus des demi-dieux en quelques années pour obtenir les carrières plus ou moins réussies qu’on leur connait.
En un peu plus d’une heure, ces deux érudits des comics que sont Paul Renaud et Jean-Marc Lainé ont su synthétiser autant de séries et runs emblématiques qui ont parcouru avec plus ou moins de bonheur l’histoire de La Maison des Idées, un passage peut être inévitable qui a sans doute permis d’apprendre certaines leçons en terme de diversité (en gros, si Liefeld n’avait pas sévi dans les 90’s, peut être n’aurions-nous jamais connu Kamala Khan, qui sait…)

Voici donc la capture vidéo de cette conférence en trois parties, plus l’intégralité  en mode audio à écouter dans sa baignoire avec des bougies partout.

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Angoulême 2016 : « Les super-héros américains en France »


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Lorsque je me rends au FIBD d’Angoulême, je prends chaque année beaucoup de plaisir à assister aux conférences liées aux comics qui se tiennent pour la plupart d’entre elles au Conservatoire. L’ensemble de ces panels, organisé sous la responsabilité de Jean-Paul Jennequin renferme un contenu extrêmement varié qui ne peut que ravir les amoureux de bande dessinée tous horizons confondus.
Chacun y peut en effet trouver chaussure à son pied, et pour y traîner mes Reebok très régulièrement, je n’ai encore vu personne dénigrer ces interventions, proposant des sujets à la fois pointus et accessibles au plus grand nombre, gérés par des panélistes à la fois érudits et totalement accessibles.

La conférence qui nous intéresse aujourd’hui appartient bien évidemment à cette catégorie, menée d’une main de maître par Jean-Michel Ferragatti, stakhanoviste responsable des articles intitulés French Collection sur le site de Comic Box (dont nous frôlons pratiquement les 300 numéros dédiés à l’Histoire des comics et de leurs personnages emblématiques), et consacrée aux publications françaises super-héroïques qui ont depuis 1939 fait vibrer notre imaginaire…

Jean-Michel Ferragatti s’est donc appliqué (au travers d’une intervention des plus instructives) à retracer un historique très complet de ces publications et figures All Stars provenant des Etats-Unis en France, des heures sombres de notre histoire pendant la Seconde Guerre Mondiale jusqu’au début des années 60.

Voici donc l’enregistrement audio de cette conférence des plus abouties, ainsi que deux extraits plus centrés sur la thématique de ce blog ;).

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Thank you for the music


Alors que DC Comics vient tout juste de transférer ses derniers effets jusqu’ici situés dans les locaux légendaires du 1700 Broadway de New York, direction la Californie, afin de se rapprocher de la maison mère Warner à Burbank (je me demande d’ailleurs ce qu’il va advenir du fameux wall of heroes, la fresque murale représentant les personnages les plus emblématiques de la Distinguée Concurrence, exécutée et signée par les plus grands, de Kirby à Kubert, en passant par Eisner ou Steranko…), c’est une page qui se tourne dans l’histoire de cet éditeur, les plus beaux chapitres ayant été écrits selon moi lors les 27 ans de règne de la grande Jenette Kahn.

Le hasard a voulu que je trouve ce document rare, une conférence d’une heure en compagnie de cette pionnière de l’édition, filmée en 2013 lors du Chicago Humanities Festival.
Interrogée par Liz Mason, elle retrace les moments les plus importants de sa carrière, ses débuts au moment de la DC Explosion, la British Invasion, la publication de titres novateurs prônant la diversité comme Static Shock, l’émergence de nouveaux supports et format (avec la première maxi-série jamais publiée Camelot 3000) et sa collaboration avec Frank Miller sur Ronin et Batman: Dark Knight, ses efforts pour que les artistes soient mieux rémunérés, l’émergence des librairies spécialisées à laquelle elle a contribué, la création de labels pour ce que l’on appelle les mature readers, le phénomène Sandman
Parlant avec beaucoup d’humour du fait qu’à ses débuts seulement deux femmes travaillaient chez DC, elle rappelle également qu’elle a fait en sorte d’embaucher le plus de femmes et de personnes de couleur au sein du groupe.
Jenette s’exprime aussi sur le déménagement à Burbank, un événement prévu depuis très longtemps mais qui avait toujours été inenvisageable du temps où elle présidait la compagnie, privilégiant toujours le secteur de l’édition face aux sirènes d’Hollywood, et regrettant ainsi les nombreux dommages collatéraux de ce départ de New York comme le grand nombre de salariés obligés à démissionner. Elle termine enfin sur son point de vue concernant le phénomène des films de super héros, interrogée par l’auditoire à ce sujet.

Autant de sujets palpitants (et d’autres encore) traités en une petite heure, ce document est donc assez exceptionnel et mérite d’être vu par le plus grand nombre, car il rend hommage non seulement au travail phénoménal d’une femme hors du commun, mais aussi à une partie de l’histoire de la célèbre maison d’édition qu’elle a dirigé pendant plus de 26 ans..

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