Archives de Tag: DC Comics

Batwoman #4 : la preview


Comme vous le savez Wonder Woman n’est pas la seule Déesse qui honore régulièrement ce blog de sa présence. Il en existe une autre, beaucoup moins médiatisée mais tout aussi magnifique, et nous suivons ici le renouveau de ses aventures avec beaucoup de ferveur.
N’ayant pas eu le temps de finir ma review du #3, je vous propose de l’adosser à une prochaine critique de ce #4 sur le point de sortir, à vue de nez les deux opus sont résolument liés, donc ça peut être intéressant de faire un parallèle entre eux.

Mine de rien nous vivons actuellement un petit moment de grâce, même si celui-ci est de courte durée, il est évident que certaines choses se concrétisent de façon positives pour les héroïnes de comics. Diana n’en est pas l’instigatrice, mais j’ai très bon espoir que le succès critique et financer de son film engendre de belles initiatives et-ou prises de risques.

Je vais vous raconter une anecdote, pas plus tard qu’hier je participais à une séance de photocall dans un multiplexe aux alentours de Toulouse à l’occasion de la sortie de Wonder Woman. A cet effet, une de mes collègues du TGS (l’admirable Sandra, pour ne pas la nommer) avait fait le bel effort de revêtir le costume de l’Amazone, je veux dire par là celui de la réplique même du film, pas le costume d’Halloween vulgos que l’on trouve dans les boutiques de déguisements.
Ce costume, c’est moi qui ai eu le plaisir de le suggérer à l’organisation qui m’avait sollicité pour l’occasion, et me faisait ainsi entièrement confiance dans mes choix  vestimentaires.
Alors que les séances photos s’enchaînaient pour la promotion d’un autre film (en l’occurrence une avp de Cars 3), Sandra se tenait prête pour la séance suivante lorsque tout d’un coup, elle fut interpellée par une petite fille d’environ 6 ans tenant sa mère par la main. Je n’oublierai jamais le visage et le bonheur dans les yeux de cette petite. « Maman ! Regarde ! C’est Wonder Woman ! » a t-elle dit à sa mère en saluant énergiquement Sandra de son autre main, notre Amazone lui répondant évidemment de la même manière.

J’ai failli pleurer bordel de merde. Quel bonheur de voir ce moment, de voir cette petite fille déjà conquise par le véritable Pouvoir de Wonder Woman. Il ne faut pas grand chose pour inspirer les plus ou moins jeunes d’entre nous, il suffit d’un personnage incarnant des valeurs jusqu’ici encore immaculées, et vous avez encore droit à ce genre de miracle. Ce miracle, je le vis également quand mon fils me demande de revoir et re-revoir ce film quand la moindre opportunité se présente.

Batwoman aura toujours cet effet sur moi, celui de la lectrice qui se sera d’emblée reconnue en elle. Adhérer totalement à ses premières aventures est aussi proche que de tomber sans s’y attendre sur Wonder Woman en personne quand on a 6 ans. C’est une révélation.

Que le Dieu Grec des comics bénisse cette onde salvatrice d’exposition d’héroïnes et de super héroïnes, sur ce blog, tel un sanctuaire, on veillera toujours sur leur intégrité.

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Batwoman #3 : la preview


Les aventures de l’agent Kane se poursuivent la semaine prochaine, au programme espionnage, cours de drague (je vais prendre des notes) et sauts dans le passé. Soit dit en passant ça fait du bien de la voir avec sa coupe de cheveux classique, et oui, je fais ma puriste et j’assume totalement.

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Somewhere beyond the sea


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Si il y a un artiste que l’on aime particulièrement sur ce blog, c’est bien Stjepan Sejic.
Il me semble vous avoir raconté qu’au départ j’avais beaucoup de mal à appréhender son style et encore plus à l’apprécier, mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis je m’y suis mise, confortée par les avis extrêmement positifs de Julien via les séries Top Cow sur lesquelles il a pu travailler, Witchblade et Angelus en tête. Et puis il y a eu les coups de foudre Ravine et Sunstone, suivis des petits bijou Rat Queens (auquel il a participé le temps de quelques numéros) et Switch, sans parler de ses élucubrations graphiques sur les réseaux sociaux qui témoignent d’un sens de l’humour au top jusqu’à se parodier lui même.
Enfin bref, pour résumer, ce gars est extrêmement cool !

Le sachant intimement lié à l’écurie Image (et par extension Top Cow) quelle ne fut pas ma surprise de le voir affilié à l’éditeur DC Comics (même si il a récemment œuvré sur des couvertures pour cet éditeur, notamment sur He-Man) sur un titre qui pourtant semble être parfaitement adapté à son univers issu de l’Heroic Fantasy (ben oui, entre un dragon et un hippocampe géant, je vois pas trop la différence).

Vous le savez sans doute déjà, Stjepan Sejic prend en main les aventures d’Aquaman à partir du mois de juin, par le biais d’un #25 double size qui comprendra 40 pages. Le bougre avait teasé pas mal d’essais graphiques via sa page Facebook pour notre plus grande joie, il a désormais une place de choix dans le DCverse, mettant en valeur de la manière qu’on lui connait des personnages féminins sublimes à commencer par Mera, ainsi que Dolphin, beaucoup moins connue du lectorat actuel… (on va faire en sorte ici d’y remédier 😉 )

Je vous laisse jeter un œil sur ce que cet illustre et trublion artiste nous prépare pour les mois à venir, de quoi entrer dans l’univers d’Aquaman sans aucune difficulté.
Aquaman #25 est prévu pour le 7 juin 2017.

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The Island


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Résumé des épisodes précédents : Batwoman est revenue pour notre plus grande joie dans une série régulière, grâce aux bons soins d’un trio de choc, Marguerite Bennett, James Tynion IV à l’écriture, et Steve Epting aux dessins.
Personnage iconique pour bon nombre de ses lecteurs, la mission, prise très au sérieux par ses auteurs actuels était de rendre son aura à cette héroïne hors du commun, revenant sur ses origines tout en développant sa mythologie.

Grâce à une intrigue digne des meilleurs James Bond, les nouvelles aventures de Batwoman se déroulent désormais hors des murs de Gotham, Kate Kane chaperonnée par Julia Pennyworth suit la piste du sérum découvert dans le crossover Night of the Monster Men. Son enquête la mène sur l’île de Coryana, une île où elle a séjourné il y a des années bien avant qu’elle ne devienne la Déesse de Gotham, une île qui renferme également des souvenirs bien douloureux pour certains de ses habitants et le retour de Kate en ces lieux ne va sûrement pas arranger les choses.

Mais Coryana c’est avant tout l’île de l’année perdue, un hiatus dans la vie de notre héroïne qui va tomber sous le charme de l’envoûtante Safiyah qui semble avoir le contrôle sur la pègre locale.
Passant du présent au passé, nous explorons donc par bribes les événements qui vont provoquer le retour de Kate à Gotham, tout en suivant son investigation actuelle alors que certains fantômes du passé resurgissent.

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Prenant soigneusement leur temps, Marguerite Bennett et James Tynion IV continuent dans ce second numéro de nous ravir avec ces nouvelles aventures de Batwoman. On y retrouve une héroïne au caractère bien trempé, indépendante et combative qui continuera à tracer sa propre route malgré le fait qu’elle fasse partie intégrante de la Bat Family. Il est intéressant d’ailleurs de voir le contraste de sa caractérisation entre sa propre série et Detective Comics. On a parfois presque l’impression qu’il s’agit de deux personnages différents alors que c’est nullement le cas, à mon sens James Tynion IV arrive très bien à retranscrire la nuance entre la Batwoman qui évolue dans un collectif, et celle qui se la joue en (quasi) solo. Et il sera intéressant aussi de voir plus tard comment ces deux aspects de sa personnalité pourront être ramenés ensemble avec l’arrivée de personnages plus proches d’elle…

Batwoman 002-4Mais je digresse… (comme d’habitude), parlons plutôt de ce qui se passe dans cet épisode. Depuis le début Safiyah est cette figure un peu spectrale qui hante les souvenirs de notre rousse préférée (et l’on peut très bien comprendre pourquoi), les scénaristes vont d’ailleurs continuer à nous donner quelques bribes de ces souvenirs qui semblent se situer hors du temps quand on connait le parcours de notre héroïne.
Alors que son serviteur et homme de confiance Rafael se fait descendre sous ses yeux, Batwoman retourne dans le bar que tenait Safiyah, le Desert Rose qui a bien changé depuis son départ. C’est ainsi par le biais d’un flash-back que l’on va faire la connaissance des Warlords, une équipe de renégats habitués du lieu et portant allégeance en quelque sorte à sa propriétaire.
Kate Kane n’est pas aux bouts de ses peines lorsqu’elle tombe sur la femme qui lui a donné du fil à retordre à Istambul, qui est-elle ? Pour qui travaille t-elle ? Autant de questions qui trouvent en partie une réponse dans ce numéro mais qui vont en amener d’autres.

Et c’est bien là tout le sel de cette nouvelle série, tout est posé calmement, rien n’est précipité comme si les deux scénaristes avaient tout planifié depuis un bon moment déjà, le tout parfaitement maitrisé par les illustrations de Steve Epting qui une fois encore arrive très bien à donner corps au présent et au passé de Batwoman notamment grâce aux couleurs de Jeremy Cox qui semble avoir trouvé ses marques sur le titre. Et à propos de couleurs, on remarquera justement la formidable diversité ethnique des personnages qui contribuent à l’histoire de ce numéro, Kate Kane étant juive et les autres protagonistes ayant des origines méditerranéennes, asiatiques, africaines et il en ressort une véritable harmonie en terme de représentation.

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Je finirai cette review en rajoutant que mes craintes concernant l’utilisation du fan service de façon peu trop redondante se sont évaporées, celui-ci dans les premiers épisodes servant sans nul doute à accrocher et rassurer les vieux roublards qui ont découvert et sont immédiatement tombés amoureux de l’héroïne en 2006, ceux qui sont encore là contre vents, marrées, et sorties dans l’espace.

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Batwoman #2 : la preview


Le premier numéro de Batwoman en mode Rebirth arrive en 19ème position des meilleures ventes de comics du mois de mars, avec 54.849 exemplaires vendus.
A titre de comparaison, c’est un poil plus que le 4ème numéro de sa première série régulière parue en 2011 (52.757 ex.), le premier numéro ayant été vendu à 72.228 exemplaires, profitant de la hype des New 52.
Pour moi c’est un bon chiffre, car il est surtout le premier titre du classement dans lequel on retrouve une super héroïne qui a une série régulière à son nom. Devant Batwoman, caracolent en effet des séries incluant soit des super héros masculins, soit des protagonistes hommes qui dominent la distribution des personnages.

La preuve que cette héroïne se devait de revenir au premier plan, James T Tynion IV et Marguerite Bennett ont l’air en tout cas de savoir ce qu’ils font, le tout toujours illustré par Steve Epting, ce second numéro sort mercredi prochain.

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Supergirl: Being Super #3 : la preview


C’est avec la plus grande impatience que j’attends ce troisième opus (sur quatre) de Supergirl: Being Super, une mini-série admirablement déjà bien entamée par Mariko Tamaki et Joëlle Jones et dont je suis, je  l’espère, parvenue à vous en vanter les mérites.
Autant la série consacrée à Supergirl sur CW continue de me décevoir dans l’ensemble car elle passe totalement à coté du personnage malgré de belles envolées (sans mauvais jeux de mots), autant on touche ici la perfection en terme de compréhension moderne de cette super héroïne.

Le 26 avril, c’est la date à retenir pour la suite des vraies aventures de Supergirl.

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I left my heart in Coryana


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Il est donc enfin là, ce premier numéro de Batwoman Rebirth (à ne pas confondre avec Batwoman : Rebirth #1 sorti le mois dernier et faisant surtout office de #0, un consensus de bon niveau entre les adeptes de longue date et les nouveaux convertis via la série Detective Comics), un opus qui se veut être un nouveau départ pour notre héroïne culte, mais qui comprend tout de même assez de fan service pour caresser dans le sens du poil les quelques vieux lecteurs que nous sommes ici.

Malgré (ou à cause) de ma dévotion sans borne pour cette héroïne (je vous invite à lire les 165 autres billets déjà écrits à son sujet), il n’est pas chose aisé de ne pas voir d’un œil suspect cette nouvelle série consacrée à Batwoman. Certes, on retrouve Marguerite Bennett,  James Tynion IV et Steve Epting, des d’artistes qui ont fait leurs preuves et qui ont une réelle légitimité ici, quant aux vœux pieux de DC, ils sont également les bienvenus…

Mais la plaie reste encore tellement ouverte qu’il faudra je crois plus d’un premier numéro, aussi réussi soit-il (c’est effectivement le cas), pour faire oublier un passé  parfois douloureux concernant notre Déesse de Gotham.

Ironie du sort, les nouvelles aventures de Batwoman ont elles aussi une connexion avec une période de sa vie parmi les plus sombres, intitulée The lost year et correspondant à sa mise en abîme (dans tous les sens du terme, d’ailleurs dans ce numéro on remarquera un splendide graphisme de la part de Steve Epting sur ces quelques flash-back) liée à son renvoi de West Point pour cause d’homosexualité.
Mais les premières pages de ce numéro sont bel et bien encrées dans le présent, d’un exotisme digne des meilleurs films de James Bond. Car outre le fait que la scène d’ouverture se déroule en plein cœur du Grand Bazar d’Istanbul (l’exotisme est donc au rendez-vous, et croyez-moi dans mes souvenirs ce site majestueux est d’une splendeur autant visuelle qu’olfactive et auditive), Kate Kane a également droit aux dernières ressources technologiques dignes des films où officient Miss Moneypenny et Q, tous deux incarnés ici en la seule personne de Julia Pennyworth.
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il existe une certaine défiance entre les deux femmes qui vont devoir sans doute s’apprivoiser au fil des épisodes, nous sommes bien loin de la relation fusionnelle entre Bruce et Alfred.

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Alors ça, c’est pour la nouveauté (ou du moins il n’y a pas eu un seul moment où j’ai regretté de la retrouver dans l’espace) : la nouvelle série Batwoman est un savant mélange d’aventure et d’espionnage où son héroïne continue mine de rien de s’émanciper de sa figure tutélaire.
Mais qu’en est-il du respect de sa mythologie et par la même occasion de celui de ses premiers fidèles ?
Tout comme dans le précédent numéro (rappelez-vous l’allusion à Alice au Pays des Merveilles), ici encore nous avons droit à des clins d’œil sympathiques mais qui je l’espère ne deviendront pas redondant. Car à force tout cela va devenir à mon sens un petit peu lourd…
Je veux parler entre autre de la phrase He’s gonna get my boot in his face, référence à peine voilée de la couverture du Batwoman #o version New 52, ainsi que le yacht servant de base opératoire dans cette nouvelle aventure et prénommé Séquoia, arbre mythique pour la dynastie des Kane qui n’aura pas survécu à l’assaut de l’Hydre…
Malgré tout ce fan service, l’une des questions qui me taraudaient l’esprit était de savoir si nous allions retrouver Bette Kane dans ces nouvelles aventures en plus d’un autre personnage diablement emblématique teasé dans l’opus précédent. Et bien il suffit de lire ce numéro pour en avoir la réponse ^^

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Je ne vais donc absolument pas me plaindre, Batwoman est bel et bien de retour et rien ne peut me rendre plus heureuse actuellement en terme de parution mensuelle.
Mais soyons direct, les Anciens ne pourront que ressentir un manque. Pour les connaisseurs, l’erreur fondamentale serait de vouloir comparer cette nouvelle série avec les précédents travaux de Rucka, Williams III et Blakman. Actuellement, réjouissons-nous d’abord que les nouveaux artistes crédités se sentent aussi impliqués, mais restons vigilants, car il est des personnages qui ne sauraient sombrer dans la demi-mesure.
Mais ce n’est nullement le cas ici, pour le moment.

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