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Terry Moore, la conférence


Parfois dans la vie, il vous arrive de faire des choses complètement hallucinantes. Certains sautent en parachute, sans parachute pour atterrir dans un filet de la taille d’un mouchoir de poche, moi je fais des trucs moins spectaculaires mais dans mon organisme, ça a le même effet.
J’ai eu donc le grand privilège il y a quelques jours de pouvoir animer un panel avec l’auteur qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Cela s’est produit à la Comic Con Paris, nous étions une poignée de fidèles mais par bonheur, Jean Serge de la Wip Agency (que je remercie chaleureusement) a su immortaliser ce moment.

Pendant une heure trop courte, nous avons parlé de sa carrière bien sûr avec ses trois principales publications, Strangers in Paradise, Echo et Rachel Rising, mais également des œuvres littéraires qui ont pu l’inspirer dans sa jeunesse, de ses bifurcations chez les Big Two, pour finir avec son nouveau projet, Motor Girl, dont le premier numéro est sorti hier et recèle bien des surprises.

J’ai eu l’immense plaisir d’être accompagnée de Thierry Mornet, rédacteur en chef de Delcourt Comics et responsable (avec la formidable Marie-Paule Noel) du fait que Echo et Rachel Rising soient publiés en France – avec une prochaine réédition de SIP prévue pour l’année prochaine – ainsi que de Mathilde Tamae-Bouhon, la plus grande traductrice de tout le multiverse.

Pas mal de scoops ont été annoncés par Terry Moore lors de ce panel, et c’est une grande fierté pour moi d’y avoir contribué.

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Rachel Rising Tome 5 : La review de Julien Lordinator


Rapide Review  : Rachel Rising Tome 5, Quand Vient La Nuit…

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L’excellente série d’horreur de Terry Moore continue son petit bonhomme de chemin en France avec son cinquième tome. Cette série continue-t-elle de tenir en haleine comme elle le fait si bien depuis son tout premier volume ? Réponse dans les lignes qui suivent.

La vie continue dans la petite ville de Manson, après avoir fait face à une vague de meurtres puis une invasion de rats, les habitants hétéroclites de cette petite ville semblent penser que le calme est revenu et notre bande de héros profitent de cette relative accalmie, certaines pratiquent la magie noire tandis que la petite Zoé fait exploser des rats avec des pétards (Sigh…) mais pour nos sorcières réincarnées, le repos sera de courte durée car de nouvelles menaces se font de plus en plus pressentes : Zoé découvre durant son enquête que des menaces que l’on croyait éliminées semblent en fait plus présentes que jamais, et le «  voleur de corps  » réussi tant bien que mal à se frayer un chemin vers nos héroïnes. Enfin, il semblerait que l’incident du dîner durant lequel Carol, la petite amie de Johnny, avait tenté d’éliminer tout ce beau monde et qui lui avait coûté la vie, semble en fait bien plus compliqué qu’il n’y paraît…

Cinquième tome donc de Rachel Rising, et je dois avouer que je commence sincèrement à manquer d’arguments pour étaler les louanges de cette série : C’est toujours aussi bon, les personnages sont toujours aussi bien écrits, les dessins toujours aussi beaux et le rythme toujours aussi bien maîtrisé… Terry Moore réussi à tenir en haleine le lecteur de façon toujours aussi efficace après cinq tomes avec une histoire toujours aussi dense, intéressante et surprenante, une véritable prestation jusqu’à maintenant quasiment sans faute de la part de cet auteur, du rarement vu et lu en ce qui me concerne.

Je dois avouer que l’arrivée de chaque tome est attendu par votre serviteur, c’est peut-être même, et très honnêtement, la série dont j’attends avec le plus d’impatience la sortie de chaque nouveau tome ces dernières années, rien que ça.
Je ne vois pas ce que je peux ajouter de plus… Ça fait en tout et pour tout cinq fois que j’étale sur ce blog que cette série c’est LA série d’horreur de ces dernières années et qu’il faut la lire.

Essayer Rachel Rising, c’est immédiatement l’adopter et y devenir accroc, foi de Lordinator.

Rachel Rising Tome 5, Quand Vient La Nuit… Disponible en France aux éditions Delcourt dans la collection Contrebande depuis le 17 février 2016

 

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Porcelaine Tome 2 : la review de Julien Lordinator


Rapide review  : Porcelaine Tome 2, Femme

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Nous avions laissé notre chère héroïne de Porcelaine dans une bien triste situation, seule et visiblement abandonnée, héritière du secret de son père adoptif. Dix ans plus tard, qu’est-il advenu de notre gamine des rues devenue depuis une femme ? Réponse dans le tome deux de Porcelaine dont je vais vous parler de suite  !

porcelaine-02-femme_1Dix ans ont passé depuis les événements de Gamine et nous retrouvons donc notre héroïne solitaire aux prises avec des militaires, très intéressés par ces créatures de porcelaine pour mener le combat sur un front qu’on ne prend intelligemment pas la peine de nommer dans le récit. Malgré cette ambiance un peu lourde et mélancolique, l’amour n’est pas très loin et notre héroïne va se laisser charmer par un gentil soldat et ce malgré la supérieure dudit soldat, une femme forte et cruelle obsédée par la guerre. Mais les choses sont rarement ce qu’elles semblent être, entre mensonges, trahisons et cruauté, la réalité va très vite rattraper notre ancienne gamine des rues et lui montrer que le monde des adultes et par extension le monde extérieur, c’est pas vraiment la joie…

Deuxième tome donc de Porcelaine avec toujours la même équipe créative aux commandes à savoir Benjamin Read au scénario et Chris Wildgoose aux dessins.

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Niveau dessins, pas de changement notable puisque Chris Wildgoose reste fidèle à lui même et au travail qu’il avait fourni sur le premier tome, à savoir une esthétique remarquable, mélange entre gothique, époque victorienne et steampunk léger.
Un brassage de style très réussi qui au final forme un ensemble crédible et ma foi très spectaculaire sur certaines planches. Idem pour les personnages, simples sans être caricaturaux, dans un style à mi chemin entre Tim Burton et le comics classique. Au final, on est pas vraiment dépaysé par rapport au premier tome et… C’est un peu tant mieux car c’est vraiment très beau et très plaisant à lire.

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Niveau scénario, on passe d’une ambiance un peu plus sombre (mais enfantine et féerique) à une ambiance un peu plus pesante et mature. C’est d’ailleurs une des plus grosses différences avec le tome précédent : Même si l’ambiance reste résolument gothique et victorienne, le coté un peu hors du temps et féerique du premier tome laisse la place à une atmosphère un peu plus réaliste, voir très dure à certains moments.
Néanmoins, l’auteur a quand même voulu garder cet aspect hors du temps en restant volontairement vague sur une époque ou période précise, donnant ainsi au récit un style un peu intemporel. Niveau mentalité et personnalité de l’héroïne, le point fort du premier tome, même si son caractère s’est affermi et affirmé, son côté rebelle et grande gueule est toujours présent, cet aspect étant en grande partie la raison de l’affection que le lecteur éprouvait pour elle dans le premier tome, le scénariste a eu l’intelligence de le garder tout en la faisant évoluer : On a donc une héroïne sûre d’elle, forte en gueule, plus mature et posée mais toujours avec ce petit grain de fraîcheur et de spontanéité qui faisait son charme dans Gamine.

Donc notre héroïne évolue, sans perdre son charme et c’est réussi, point.

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Porcelaine tome deux est donc en résumé une véritable évolution, que ce soit le caractère de notre héroïne et l’ambiance générale du récit, on sent une véritable intention de l’auteur de faire évoluer son personnage et son univers, ladite évolution étant manifeste lors d’une scène finale dantesque et cruelle, confirmée par un épilogue noir et pessimiste. J’attends donc avec impatience le troisième tome pour voir où les auteurs vont amener nos personnages et j’espère secrètement que se sera vers de meilleures auspices parce que mine de rien, je m’y suis attaché à cette gamine devenue femme… Et bientôt mère.

Porcelaine Tome 2, Femme disponible depuis le 24 février 2016 chez Delcourt dans la collection Contrebande.

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Rachel Rising Tome 4 : la review de Julien Lordinator


Rapide Review ! Rachel Rising Tome 4, Tombes Hivernales

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Déjà quatre tomes pour cette excellente série dont la qualité ne se dément pas. Après un tome 3 qui nous laissait dans un suspens insoutenable, quelle est la suite des péripéties de notre morte-vivante préférée ? La réponse maintenant  !

2Ce nouveau tome s’ouvre sur un nouveau flashback, nous présentant les origines des précédentes incarnations de Rachel et Jet. Je dois avouer que j’ai trouvé ça un peu capillotracté, mais heureusement, et comme souvent avec Terry Moore, tout n’est pas vraiment ce que l’on croit et une nouvelle explication arrive par la suite donnant à ce flashback une explication un peu plus plausible.
S’ensuit une balade dans la petite ville de Manson enneigée en compagnie de Rachel et Jet, bien vite rejointes par la petite Zoé. Cette balade a pour but de trouver un moyen de soigner Johnny, la tante de Rachel, de son empoisonnement.
[SPOILER] En effet, à la fin du tome trois, Carol la fiancée de Johnny empoisonnait les convives durant un dîner suite à une crise de démence religieuse passive, si le statut « mort-vivant » de Rachel et Jet leur sauve la mise, ce n’est pas le cas de Johnny, très mal en point [FIN DU SPOILER].

Ce tome est à l’image du tome 2, celui de la transition, plus posé que le précédent dans lequel les personnages prennent le temps de discuter un peu malgré l’urgence de la situation. Celui qui en sort indubitablement grandi est la petite Zoé, dont le caractère s’affirme et le destin plutôt disons, « funeste », semble être de plus en plus compromis par le solide tempérament de la fillette. Zoé est sans conteste un des personnages les plus intéressants de la série, à la fois tragique, cruelle et détendue, je dois avouer beaucoup apprécier le personnage qui devient enfin plus présent dans ce tome.

3Beaucoup de révélations également dans ce tome 4, mais visiblement c’est une constante de la série et malgré cela, Terry Moore réussi quand même à se garder des cartouches sous le coude pour nous tenir en haleine, du bon boulot de scénariste comme le maître nous l’a souvent prouvé.

Pour ce qui est des dessins, là encore c’est du grand Terry Moore et vous pouvez en gros reprendre ce que j’ai dit dans mes reviews des précédents tomes et les appliquer ici : C’est beau, détaillé, le tout dans un noir et blanc épuré absolument impeccable. Rien à ajouter, c’est du bonbon pour les yeux, tout simplement.

Pas grand chose à conclure de ce tome finalement, si ce n’est que Rachel Rising reste, et je vais encore le répéter au risque de devenir vraiment lourd, LA série d’horreur en comics inévitable et immanquable du moment : C’est bien écrit, bien dessiné et passionnant. Lisez-la  !

 

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Rachel Rising Tome 3 : la review de Julien Lordinator


Rapide review  : Rachel Rising Tome 3, Chants de Cimetière

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Rachel Rising continue son petit bonhomme de chemin en français avec la publication de ce tome 3 en mai dernier (Lordinator, le gars toujours à la pointe de l’actualité…), qui reprend les numéros 13 à 18 de la série originale. Est-ce que c’est toujours aussi bien et quelles sont les nouvelles (més)aventures de notre héroïne ? La suite de suite avec cette petite review éclair et éclairée.

Résumons vite fait ce qu’est Rachel Rising, c’est la dernière série en date de Terry Moore (Echo et plein d’autres trucs dont la taulière de ce blog aime beaucoup parler, tellement qu’elle s’appelle comme l’héroïne d’une des séries de cet auteur, l’excellent Strangers in Paradise) ça raconte l’histoire de Rachel, une jeune femme qui se réveille nue et amnésique dans la boue et découvre qu’elle est supposée être morte… [SPOILER] Dans le précédent tome, Rachel découvrait qu’elle était la réincarnation d’une sorcière, qu’elle n’était pas la seule dans ce cas et qu’elle était un pion dans une sombre machination bien plus élaborée qu’il n’y paraît [FIN DU SPOILER]

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Loving you
Was like loving the dead.

Type O Negative – Black N°1 (Little Miss Scare-All), Bloody Kisses, 1993

2Après la lecture du tome 2 que j’avais trouvé un peu expédié au niveau du scénario (pour plus d’informations, cliquez ici et tant que vous y êtes lisez aussi la review du tome 1 ici) comme je m’y attendais, ce tome retrouve un rythme un peu plus posé et reprend le temps de placer ses personnages et les faire évoluer de façon efficace et passionnante : On retrouve donc le style typique de Terry Moore, à savoir une parfaite gestion de la mise en page, une utilisation judicieuse des silences et des expressions faciales, le tout renforcé par de l’émotion et un storytelling aux petits oignons.
De plus, de nouveaux personnages sont introduits et d’autres jusqu’alors secondaires sont mis sur le devant de la scène, notamment le naïf Earl, l’employé de la morgue, la jeune Zoé ou le terrifiant « prêtre ».
L’histoire reprend donc son rythme de croisière après un tome deux qui était comme je m’y attendais une sorte d’intermède explicative, plutôt une bonne nouvelle car même si je n’ai jamais douté de Terry Moore, j’avais quand même une légère appréhension en ouvrant ce livre (et ce malgré la magnifique couverture) suite à la déception, somme toute très relative, du tome deux.
Ce tome se conclut par un twist final insoutenable qui a pour effet de rendre l’attente de la suite tout aussi insoutenable…

3Note de l’auteur  : On appréciera également le clin d’œil fait à la série Strangers in Paradise que je vous laisse le soin de découvrir 😉

En résumé, ne vous laissez pas influencer par la relative lourdeur explicative du second tome : Tout est justifié dans cette suite, et ce troisième chapitre des (més)aventures de la belle Rachel tient toutes ces promesses et replace la série comme un must have horrifique en comics actuellement : Rachel Rising, c’est LA série horrifique en bande dessinée à lire actuellement, tout simplement !
Lisez-là, c’est bien dessiné, bien écrit, bien traduit et bien édité ! Tout est bien dans cette série, foi de Lordinator  !

Rachel Rising Tome 3, Chants de Cimetière, disponible depuis mai 2014 en VF chez Delcourt dans la collection Contrebande.

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Les jeudis de l’angoisse (des comics) #4


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Bienvenue à Hoxford

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Dans les comics d’horreur, la plupart des créatures emblématiques ont souvent déjà les honneurs d’albums ou de séries qui leurs sont consacrées, certains sont même devenues des figures redondantes : Dracula est un ennemi récurrent chez Marvel Comics et le monstre de Frankenstein un allié des super-héros de DC Comics. Mais il en est un qui a un peu de mal à s’imposer, le loup-garou.

Même si au cinéma son succès ne faibli pas (Underworld, Twilight ou encore Wolfman pour ne citer que des exemples récents) en ce qui concerne les comics, c’est une autre paire de manche : Soit rencardé en personnage secondaire comme Jack Russel (je ne m’y ferais jamais à ce nom…) le loup-garou attitré et historique de Marvel Comics, la série Wolfman de Robert Kirkman ou dans des séries sujettes à discussion comme Ferals chez Avatar Press, série qui peut se résumer par des loups-garous, du gore et du cul (moi j’aime bien !), les lycanthropes ont rarement droit aux honneurs des couvertures et il m’a fallu chercher très intensément dans mes souvenirs de lecture pour trouver une histoire de loups-garous digne de ce nom à vous présenter, mais je suis un gars plein de ressources et il m’est revenu en tête cette excellente BD sortie il y a quelques années dans l’indifférence quasi-générale : Bienvenue à Hoxford.

Wolves gleam in human eyes
Stealing tears from divine
Break of hope, break of necks, hand on leash
Can’t go wrong, lickanthrope !

Moonspell – Lycanthrope (Extrait de l’album Alpha Noir, 2012)

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Dès la préface, le scénariste et dessinateur Ben Templesmith annonce la couleur : Il n’aime pas les loups-garous ! Il a donc dû redoubler de créativité pour écrire une histoire originale pouvant le satisfaire lui mais aussi les lecteurs et force est de constater que malgré son aversion première, il a quand même réussi le bougre  !

3Tout commence lorsque des prisonniers difficilement gérables dans des prisons « normales » sont transférés à Hoxford, une sorte d’asile/prison privée, tenue et gérée par une énigmatique entreprise russe. Une jeune psychiatre vient alors rendre visite à Raymond Delgado, un de ses patients dont elle s’est prise d’affection et récemment transféré dans cet établissement à l’atmosphère méphitique. Malgré l’affection que la jeune psychiatre a pour lui, Raymond Delgado n’est pas un rigolo : Enfant battu, adolescent à problème, ancien militaire traumatisé condamné pour acte de barbarie, malgré un calme est une retenue apparente, l’homme est à fleur de peau et son transfert dans ce lieu ne vas pas arranger son état.
Durant un violent orage, Hoxford se voit privé d’électricité, la jeune femme se retrouve alors piégée avec les autres détenus, tous libres et tous mystérieusement atteints de lycanthropie. Elle ne devra son unique salut qu’à son patient, qui dans une quête rédemptrice désespérée va tout faire pour l’aider à sortir vivante de l’enfer qu’est devenu Hoxford.

Autant être franc, ce qui fait de Bienvenue à Hoxford un livre si intéressant c’est son aspect visuel, et on a là du grand Ben Templesmith et si vous êtes allergiques à son style, autant cesser immédiatement la lecture de cette critique…

Bon, et bien pour ceux qui sont encore là, je vais continuer.

4Visuellement, c’est donc du Templesmith pur jus, le style surréaliste et sombre de l’artiste faisant merveille pour cette histoire : Il ressort de chaque planche une ambiance vraiment malsaine, chaude et suffocante donnant au récit une atmosphère glauque et sombre presque viscérale. Ben Templesmith décrit et montre de plus ses loups-garous comme des êtres bestiaux, sanguinaires et sauvages, impression renforcée par leur aspect, volontairement exagéré et limite grotesque.
Autant dans l’histoire que dans son côté visuel, on a donc ici une bande dessinée volontairement exagérée et basique, viscérale et c’est ce qui en fait sa force.
Bienvenue à Hoxford est une histoire à l’image des créatures qu’elle décrit : Sauvage et ne faisant pas dans la dentelle, le fond est donc parfaitement en accord avec la forme.

5Les bandes dessinées de loups-garous sont rares et Bienvenue à Hoxford est une de ces raretés qui méritent de ce fait une attention toute particulière : Déjà car elle prend comme thème des créatures peu représentées et mises en avant dans les comics et d’autre part car elle le fait de manière originale et inhabituelle. Rajouté à cela le génie visuel de Ben Templesmith et cela donne un livre exceptionnel, sortant des sentiers battus proposant une véritable expérience de lecture : Cette petite visite à Hoxford ne vous laissera pas indemne mais de toute évidence, c’est une expérience qui vaut le coup d’être vécue  !

Bienvenue à Hoxford de Ben Templesmith, publié chez Delcourt le 24 août 2011 dans la collection Contrebande.

En bonus, un fan film d’une qualité extraordinaire reproduisant à merveille l’ambiance de l’œuvre originale (et c’est en français les amis !) :

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Rachel Rising Tome 2 : la review de Julien Lordinator


Rapide Review  : Rachel Rising Tome 2  : Même Pas Peur

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M’étant déjà étendu sur le quoi qu’est-ce Rachel Rising dans ma précédente rapide review du premier tome que l’éminente Katchoo devrait logiquement linker… Maintenant, je vous laisse le soin de lire ce que j’avais déjà écris afin de vous mettre ou remettre dans le bain  !
Je vais donc m’en tenir au principal. Rachel Rising, c’est la dernière série en date de Terry Moore le créateur de Strangers in Paradise, ça raconte l’histoire de Rachel, qui se réveille morte-vivante un beau jour et va devoir découvrir pourquoi elle est morte, pourquoi on l’a ressuscité, élucider une série de meurtres particulièrement violents, pourquoi des gens ressuscitent, la présence d’êtres surnaturels et pourquoi tout ça a lieu dans sa ville natale.
Voilà en gros le pitch, c’est sommairement résumé mais en dire plus ce serait déflorer l’intrigue et vu sa densité, ce serait presque criminel.

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Non, aujourd’hui,  je vais plutôt m’attacher à vous relater ce que j’ai pensé de ce second tome et le bilan est plutôt en demi-teinte…
Déjà je ne vais pas cacher que j’attendais impatiemment la parution de ce second tome, particulièrement parce que j’avais vraiment beaucoup aimé le premier qui nous laissait sur un suspense assez efficace. Ce second tome fait écho au premier  : La caractérisation des personnages est toujours aussi bonne, ce qui a pour effet de les rendre immédiatement soit attachants, soit effrayants (car ne l’oublions pas, on est dans un comic d’horreur), l’histoire de certains s’étoffe et se révèle d’ailleurs un peu plus nous laissant entrevoir des destinés dramatiques. Encore une fois, Terry Moore fait montre d’une sensibilité très prononcée et réussi a créer une véritable empathie pour ses personnages sans toutefois que cela justifie leurs actes, pour la plupart assez horrible.
Ces révélations se font au travers de flashbacks, et c’est là que ce second tome m’a un peu déçu. L’impression que j’en ai eu c’est que Moore à été un peu trop vite : En l’espace de quelques pages, il nous révèle qui est l’instigateur de cette machination et pourquoi certains personnages ont des comportements aussi bizarre, j’ai trouvé ça un peu trop vite expédié et facile, particulièrement pour la petite fille dont j’ai trouvé l’explication un peu abracadabrantesque.
J’avoue avoir été un peu déçu par ce tome, mais très honnêtement, j’ai pris malgré tout énormément de plaisir à le lire, c’est une déception assez infime et donc ma foi toute relative.

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Hormis cette impression, dans l’ensemble le récit se tient, l’atmosphère mystérieuse et surnaturelle est toujours aussi prononcée et envoûtante et l’auteur nous transporte sans mal dans cet univers. Coté dessins, Terry Moore est toujours au top et cela rend la lecture très plaisante. De plus, ont ne peut juger une série comme Rachel Rising que sur sa globalité (de mémoire je n’avais pas été plus emballé que ça par les premiers épisodes de Echo, une autre série de Terry Moore, pour finir totalement accroc à environ un tiers de la série), donc mon avis est mitigé en ce qui concerne ce tome, la suite me donnera, et je le pense très sincèrement, certainement beaucoup plus d’enthousiasme.

Pour finir, il faut aussi tout de même rester prudent  : Il reste encore pas mal de numéros à traduire (ce tome englobe les numéros 7 à 12, la série n’est toujours pas fini aux USA et compte pour le moment 29 numéros), ont peut donc supposer que le meilleur est à venir  !

Rachel Rising Tome 2, disponible depuis le 22 octobre 2014 chez Delcourt dans la collection Contrebande

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