Archives de Tag: Droit des homosexuels

Today is the day !


Pour la deuxième année consécutive voici mon petit compte rendu de la Gay Pride toulousaine qui a eu lieu aujourd’hui même dans les rues de notre si belle ville rose.
Au programme : de la musique, des revendications, des strass et des paillettes et même quelques surprises dont je ne suis pas encore revenue !

Le thème officiel de cette année était : En 2011 marchons, en 2012 votons ! Cette GP était en effet la dernière avant les prochaines présidentielles, il fallait donc se recentrer sur des besoins politiquement plus précis et plus urgents alors que cette semaine le projet de loi sur le mariage gay a été rejeté et que précédemment la député maire de Montauban a proféré des propos plus qu’insultants à notre égard. Cette année le ton est donc monté d’un cran.

Pour la première fois, un mouvement en marche de la GP et beaucoup plus radical est venu s’incruster en tête de cortège, dénonçant la gay pride comme une institution capitaliste et tristement normalisée dans son système d’organisation financé notamment par les commerces gay de la ville. Même si je ne suis pas entièrement d’accord avec leur point de vue, (je suis convaincue que le changement doit se faire dans la douceur et pas par la force, quitte à ce qu’on se serve de mon bulletin de vote, mais si j’étais célibataire et sans enfant, je réagirais peut être autrement) j’ai décidé de suivre une partie du défilé avec eux, car la Gay Pride c’est aussi savoir écouter tout les sons de cloche et reconnaitre la communauté dans sa diversité.

Avec un peu plus de légèreté, je me suis régalée de photographier comme à mon habitude toute sorte de créatures, toutes plus magnifiques les unes que les autres.

Et comme c’est souvent le cas dans ces moments là, comme l’année dernière je lève la tête pour voir si Dieu nous regarde, et ce que je vois c’est ça :

Mais la grande surprise, oui messieurs dames, la grande surprise c’est que Wonder Woman en personne est venue assister à cette gay pride toulousaine cette année :

Et pour tout vous dire, je pense très modestement que c’est un peu grâce à moi… c’est vrai quoi, à force de parler d’elle sur mon blog c’était inévitable non ?
Mais le pire dans l’histoire c’est que j’ai fait d’autres rencontres aujourd’hui assez sympathiques, un juste retour des choses on va dire…

C’est le moment je crois de remercier ces trois personnes qui m’ont laissé très gentiment les photographier, gay is beautiful, geek is beautiful, et si tout les jours de l’année pouvaient être comme celui-ci ?

Allez pour finir un flash mob place du Capitole, je suis fière d’avoir participé à cette gay pride, il parait qu’on était 14000 dans les rues de Toulouse, et dire qu’à une époque de ma vie je pensais être la seule…

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Demain, journée internationale contre l’homophobie


Chaque année, la Journée internationale contre l’homophobie est l’occasion d’initier une campagne de sensibilisation aux réalités de la diversité sexuelle. La présente campagne a pour thème Couple de même sexe – Une histoire d’amour.
Trop souvent, l’homosexualité est perçue de manière limitative où l’on ramène l’orientation sexuelle à la simple expression de la sexualité.
Comme pour les couples hétérosexuels, ceux de même sexe se forment autour de sentiments amoureux et affectifs. La sexualité fait certes partie de la relation de couple, et souvent c’est elle qui a allumé la flamme. Toutefois, la relation de couple durable ne peut pas se fonder que sur la sexualité.
Les couples de même sexe, composés de deux femmes ou deux hommes, vivent les mêmes bonheurs et les mêmes difficultés que les couples de sexe différent.

  • Définition des rôles

Contrairement à l’idée reçue encore tenace, deux hommes en couple ou deux femmes en couple ne reproduisent pas les rôles d’un homme et d’une femme en couple. Dans un couple de femmes, il n’y en a pas une qui assume un rôle plus masculin et l’autre un rôle plus féminin. Il en va de même pour les couples d’hommes. En revanche, comme pour les couples hétérosexuels, l’engagement, le soutien, l’entraide, l’égalité, la complémentarité et le partage des tâches font partie des valeurs défendues par les couples de même sexe. En ce sens, ils ne diffèrent en rien des couples hétérosexuels.

  • Éveil de l’amour

C’est souvent au cours d’un coup de foudre pour une autre personne de même sexe qu’une jeune fille ou qu’un jeune garçon prend conscience de son homosexualité et entame sa première relation de couple. Les parents sont rarement préparés à accueillir ce genre de situation. Toutefois, l’amour qu’ils éprouvent pour leurs enfants leur permettra de les accompagner dans leur nouvelle vie.

  • Pourquoi le 17 mai ?

Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. Longtemps considérée comme une maladie, l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

  • Sexualité

Tout comme les couples hétérosexuels, ceux de même sexe ont besoin d’une sexualité satisfaisante. Inutile de s’interroger sur les rôles masculins ou féminins dans la relation sexuelle. Chaque couple détermine sa conduite sexuelle et de son engagement envers l’autre.

  • Violence conjugale

Comme pour les couples hétérosexuels, les couples de même sexe sont susceptibles de vivre de la violence conjugale. Cependant, plusieurs seraient moins portés à chercher de l’aide par peur du regard porté sur leur relation.

  • Vieillir en couple

La majorité des couples de même sexe n’ont pas d’enfant. Ils souhaitent vieillir ensemble et ne veulent pas être séparés au moment du dernier tournant de leur vie. Certains ne sont pas à l’aise avec l’idée d’officialiser leur union. Cependant, il faut les encourager à prévoir les arrangements nécessaires pour éviter qu’ils puissent être lésés dans leur fin de vie.

  • Couples et droits

Quelques pays, comme le Canada depuis 2005, reconnaissent le mariage civil et les unions de fait des couples de même sexe. La situation est différente d’un pays à l’autre. Plusieurs leur reconnaissent un statut juridique sans aller jusqu’au mariage. Quant aux cérémonies religieuses, il revient aux églises de décider de leur règle de conduite.

  • Objectif de la campagne

Les campagnes annuelles ont pour objectif général de combattre l’homophobie. Par ailleurs, annuellement, le choix d’une thématique vise à sensibiliser la population à une problématique particulière. La thématique Couple de même sexe – Une histoire d’amour a pour but de :
–     Dissiper les perceptions réductrices des relations homosexuelles voulant que l’homosexualité soit principalement une affaire de relations sexuelles;

–     Informer la population sur l’égalité juridique entre les couples de même sexe et ceux de sexe différent;

–     Montrer que les relations des couples de même sexe constituent un mode de vie;

–     Valoriser les relations de couple auprès des gais et des lesbiennes;

–     Démontrer que les relations de couples de même sexe existent depuis toujours;

–     Diffuser l’idée que les sociétés ouvertes à la diversité sexuelle sont des sociétés accueillantes à la diversité sous toutes ses formes.

  • Transgenres/Transphobie

La diversité sexuelle doit aussi faire place aux personnes dont l’identité de genre diffère de leur sexe biologique, indépendamment de leur orientation sexuelle. Ces personnes peuvent aussi vivre en couple et vivre des histoires d’amour dans un contexte hétérosexuel ou homosexuel. La relation émotive qui unit deux personnes demeure toujours la même, indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. On appelle « transphobie » la discrimination envers ces personnes.

  • Enfants de parents de même sexe

Beaucoup de personnes homosexuelles, seules ou en couple, souhaitent avoir des enfants par adoption ou par procréation assistée et, dans nombre de pays comme le Canada, les enfants auront une filiation juridique avec leurs deux parents. Quant au développement de l’enfant, une étude de l’Académie américaine de pédiatrie arrive à la présente conclusion :

« Un nombre croissant d’études scientifiques démontrent que les enfants qui grandissent avec un ou deux parents gais ou lesbiennes s’épanouissent aussi bien que les enfants de parents hétérosexuels au niveau émotionnel, cognitif, social et sexuel. Le développement optimal des enfants semble être plus influencé par la nature des relations et des interactions que par la forme particulière que ces dernières prennent au sein même la cellule familiale ».

Source : Pediatrics, vol. 109, nº 2, February 2002, pp. 341-344 – American Academy of Pediatrics, Technical Report : Coparent or Second-Parent Adoption by Same-Sex Parents, Ellen C. Perrin, MD and Committee on Psychosocial Aspects of Child and Family Health.

  • Le drapeau arc-en-ciel, un symbole identitaire

Le drapeau arc-en-ciel exprime la diversité sexuelle. Il a été progressivement adopté par les communautés LGBT dans le monde.

  • Couples de même sexe chez les célébrités

De nombreux couples de même sexe chez les célébrités ont marqué l’histoire, la littérature, les arts, la politique et les sciences, et ce, dans toutes les civilisations et à toutes les époques. De ces couples, certains sont demeurés discrets sur leur relation. D’autres, plus téméraires, ont revendiqué leur différence et leur droit à l’égalité.

Devenus des modèles pour des générations de gais et de lesbiennes, citons notamment : Léonard de Vinci et Salai, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Marguerite Yourcenar et Grace Frick, Frida Kahlo et Chavela Vargas, Rock Hudson et Marc Christian MacGinnis, Martina Navratilova et Julia Lemigova, Matthew Mitcham et Lachlan Fletcher, Ellen DeGeneres et Portia De Rossi, George Smitherman et Christopher Peloso, Jodie Foster et Cydney Bernard, Adam Lambert et Drake LaBry.

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Happy End


La télévision belge est allée retrouver Peter et Laurent, le couple gay longtemps séparé de leur petit garçon, pour savoir comment se déroulent leurs retrouvailles. Regardez ce reportage très émouvant.

La dernière fois que nous avions parlé d’eux, Laurent et Peter venaient enfin de retrouver leur fils Samuel, presque trois ans après sa naissance. Le petit garçon avait passé un an dans un orphelinat, en Ukraine où il est né, car la Belgique refusait d’émettre un passeport en son nom à cause de son mode de conception. En effet, il est né d’une mère porteuse. Son papa biologique est Laurent, 27 ans, belge francophone. Peter, néerlandophone de 35 ans, est donc le second papa.

Un reportage télévisé (regardez ci-dessous) nous permet donc de reprendre des nouvelles et de savoir comment se passe la vie de cette famille enfin réunie dans leur maison, près de Montpellier, en France.

Un enfant trop sage
«Au début, il était presque trop sage, raconte Peter. Les trois premiers jours, il n’a presque pas pleuré, il ne s’est jamais plaint. Cela nous a inquiété: peut-être qu’il se faisait trop gronder dans l’orphelinat ?» «On a a créé des rituels qui l’ont stabilisé (dans sa nouvelle vie), renchérit Laurent. Il mange à heure fixe, il dort à heure fixe, on a la petite lecture du soir… C’est des choses qui l’ont pas mal rassuré dans un premier temps.» «Les premiers jours, il fourrait de la nourriture dans sa poche pendant les repas, dit Peter. On se dit que peut-être il était privé dans son orphelinat, et qu’il a développé ce réflexe de survie.»

Le couple pense que la mobilisation du public, notamment en Belgique, suite à la médiatisation de leur affaire, a permis de débloquer la situation vis-à-vis du ministère belge des Affaires étrangères.

Peter et Laurent ont toujours peur que Samuel connaisse des problèmes de développement, mais pour l’heure il est réactif, il s’attache facilement aux adultes qui l’entourent, et l’apprentissage du français ne pose aucun problème. «Je pense que c’était le bon moment pour qu’il apprenne la langue qu’il entendra sans doute durant toute sa vie, car il commençait à comprendre et à parler l’ukrainien. «Il apprend vite, raconte Peter, même s’il utiilise encore des mots ukrainiens» telle que «kit» pour «le chat».

«Papa» et «Papou»
Et il apprend aussi à nommer ses papas. «C’est Laurent qui s’appelle “papa”, explique Peter. On l’avait décidé dès le départ car il est le père biologique, et on ne veut pas le cacher. On a cherché un autre mot pour moi. “Papie” ça fait trop vieux (rires), “Vake” (dialecte néerlandais) je n’aime pas, d’où le nom de “Papou”. Donc il m’appelle… “Pou”!»

L’enjeu est maintenant de convaincre Samuel qu’il est à la maison pour de bon. «Quand des journalistes sont venus d’Ukraine pour nous interroger, ils ont parlé à Samuel en ukrainien et il s’est aussitôt fait pipi dessus, puis il est parti en courant. Il a dû croire qu’il devrait repartir là-bas. Je crois qu’il associe ce langage à un passé qui était si horrible. Quand on y pense, ce qu’il a dû vivre est si triste…» dit-il, trop ému pour poursuivre.

Le village a suivi l’affaire
Les nuits du petit Samuel sont encore agitées et il a des angoisses de séparation. Un psychologue pour enfants suit encore la famille, deux fois par mois, mais les papas se posent mille questions. «Pour le futur, on se demande s’il va poser des questions, ou s’il n’aura aucun dommage psychologique par rapport aux deux ans qu’il a passé en orphelinat. On a des personnes qui nous aident à répondre à toutes ces questions», confie Laurent. «Pour le moment, ça va, mais il y aura des étapes. L’an prochain il va parler couramment, il ira à l’école, puis il va traverser la puberté, ça va sans doute faire remonter des choses. Il sera peut-être attiré par les grosses infirmières russes!» dit Peter en riant.

Peter vient de Leuven, en Flandres, et Laurent vient de Bruxelles, mais ils habitent à Lodève, une petite ville à l’ouest de Montpellier. Samuel y est le seul enfant avec deux papas mais «on a été très bien acceptés dans le village, il n’y a aucun souci, raconte Laurent. Presque tout le monde est au courant de notre parcours, de ce combat qu’on a mené. On a trouvé une petite école tout près de chez nous, à moins de dix mètres. Il va y entrer en septembre, et en fait on s’est rendu compte qu’il y a un autre couple dans le même cas que nous, et ils ont une petite fille à peu près du même âge que Samuel. L’air de rien, les instituteurs seront au courant, et pour eux ce sera juste un enfant de plus auquel il faudra faire un peu plus attention.»

Polémique
Peter et Laurent ont aussi été critiqués pour n’avoir pas suffisamment vérifié en amont qu’ils obtiendraient un passeport pour Samuel. Mais selon eux, l’ambassade n’a pas été assez claire sur ce point. Maintenant, c’est explicite: les couples qui ont recours à une mère porteuse n’auront pas la même chance, et il devrait même y avoir bientôt en Belgique une loi contre la GPA (gestation pour autrui). «C’est le travail de faire le lien entre la loi belge et la loi ukrainienne et de stipuler précisément qu’il y a incompatibilité, qu’ils ne reconnaîtront pas l’acte de naissance» explique Peter.

Veulent-ils des autres enfants? «Oui! lance spontanément Laurent. On n’a jamais voulu avoir un fils unique. Mais ça n’arrivera pas tout de suite. On est tous les deux d’accord pour passer au moins deux ans à choyer notre fils et à le protéger, mais si on a une autre opportunité, je ne sais pas comment, peut-être une adoption, c’est clair qu’on sautera dessus.» Encore une mère porteuse? «Non, je ne crois pas», dit-il enfin.

Regardez le reportage:

Source : Tetu

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Le parcours des combattants


Mais quelle incroyable et rocambolesque histoire que celle de Samuel et de ses deux papas.

Je souhaite vous montrer ce soir ce documentaire bouleversant qui raconte l’histoire consternante du calvaire de Laurent et Peter, deux homosexuels belges qui ont eu recours à une mère porteuse en Ukraine pour avoir un enfant, et qui ont été par malchance et ignorance embringués dans un scénario catastrophe où leur petit garçon, a terminé sa course dans un orphelinat.

A toutes les personnes qui vont halluciner (et à raison) en voyant ces images, je leur dis « Welcome to the world« , l’homoparentalité en 2011, c’est aussi ça. (cliquez sur l’image pour voir la vidéo)

Heureusement cette histoire a connue une fin heureuse samedi dernier :

Laurent et Peter ont retrouvé leur fils après deux ans de séparation

Par Christophe Cordier

Les deux Belges ont pu faire sortir d’Ukraine le petit Samuel, samedi, avant de prendre la route pour le petit village du sud de la France où ils résident désormais.

Fatigués et très émus, Laurent et Peter ont atterri samedi soir à l’aéroport de Bruxelles-National. Dans les bras de Laurent, Samuel semblait un peu impressionné par l’agitation médiatique qui entourait son retour au pays. C’est l’avocate du couple, Céline Verbrouck, qui est allé chercher l’enfant en Ukraine. Les retrouvailles ont eu lieu à l’abri des caméras à Varsovie. «Samuel dort paisiblement dans les bras de son papa. Il a quitté l’Ukraine sereinement et avec le sourire», a confié l’avocate. «Ils ont joué toute l’après-midi. Cela donne l’impression que Samuel a toujours été avec eux».

Pourtant, en décembre dernier, rien ne laissait présager un épilogue heureux. L’émission «Devoir d’enquête» de la RTBF mettait en lumière le calvaire vécu par Laurent Ghilain, 27 ans, et Peter Meurrens, 37 ans, pour récupérer leur enfant (revoyez la vidéo ici). Après avoir fait appel aux services d’une mère porteuse en Ukraine, où la gestation pour autrui est légale, ils ont dû faire face à une série de complications administratives pendant plus de deux ans. Une décision de justice rendue mi-février a enfin permis de débloquer la situation (lire notre article).

Vide juridique
Hier soir, Laurent et Peter ont pris la route à destination de Lodève, à l’ouest de Montpellier, où Samuel va enfin découvrir la chambre qui l’attend depuis deux ans. Soulagés, ses papas dénoncent une certaine homophobie des autorités belges. «Deux mois après la naissance de Samuel, un couple hétérosexuel qui se trouvait exactement dans la même situation que nous a reçu une réponse positive de la Justice en trois mois, l’autorisant à récupérer leur enfant conçu en Ukraine par mère porteuse», a confié Laurent Ghilain au journal Le Soir. Volonté politique de faire un exemple pour décourager les parents gays à recourir aux mères porteuses? C’est ce que pensent Laurent et Peter, qui regrettent que l’intérêt de leur enfant n’ait pas été davantage pris en compte.

Le traitement médiatique de l’affaire montre d’ailleurs qu’il reste encore du chemin à faire pour changer les mentalités: dans certains médias, il était tantôt question des «papas» (les guillemets semblent pourtant superflus !), tantôt de l’enfant «adoptif» (alors que Laurent Ghilain est son père biologique). Mais Laurent et Peter ne seront pas de ce combat. Ils veulent maintenant profiter de la vie avec leur fils, et renvoie le pouvoir politique à ses responsabilités. Une cinquantaine d’enfants belges sont conçus chaque année par mère porteuse. Et jusqu’à présent, les propositions de loi déjà déposées pour combler ce vide juridique ont systématiquement été bloquées par les partis chrétiens.

Photo DR.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le dernier reportage de la RTBF sur Peter, Laurent et Samuel:

Source : TETU

Je souhaite beaucoup de bonheur à ce petit garçon, et je suis sûre que l’environnement dans lequel il va vivre va vite lui faire oublier ses deux premières années plutôt difficiles. Maintenant que Samuel a retrouvé ses deux parents, le temps et le lac du Salagou feront le reste !

 

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Messieurs les membres du Conseil


Monsieur les membres du Conseil Constitutionnel, ce matin vous avez opté pour la solution de facilité en vous débarrassant du boulet que représente le droit au mariage pour les homosexuels, et en le refourguant au parlement, qui lui aussi fera la politique de l’autruche jusqu’aux prochaines présidentielles. Pendant ce temps là, des centaines de milliers de familles homoparentales déjà constituées hors mariage attendent. Elles attendent d’avoir des droits, elles attendent d’exister, vraiment.

Laissez-moi vous dire que votre décision ne me touche absolument pas, tout simplement parce que je n’y ai malheureusement jamais cru, je viens juste de me conforter dans l’idée que le progrès est une notion anticonstitutionnelle.

Il y a pratiquement un an, je m’exprimais sur les propos de Laurent Ruquier concernant l’adoption pour les couples homos. Le 14 février prochain, je participerai avec ma femme à un kiss-in contre l’homophobie. Une guerre, ça se gagne à force de batailles. Celle-ci a été perdue, mais elle a été magistralement menée par Corinne et Sophie. D’autres viendront et auront sûrement le même sort mais à force, inévitablement, nous les aurons nos droits.

Et merci à Manu pour son article et son soutien sans faille !

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Shoot Them’up


Les soldats homos américains vont enfin pouvoir être «out»

Après des mois de débats passionnés, de rapports et de reports, les parlementaires et sénateurs des Etats-Unis ont voté samedi l’abrogation de la loi «Don’t ask, don’t tell». Une réforme voulue par Barack Obama, mais dont les retards impatientaient les homos américains.

Le Congrès des Etats-Unis a approuvé, après un ultime vote au Sénat samedi, l’abolition de la loi qui interdit depuis 1993 aux soldats d’afficher leur homosexualité. Une réforme longtemps réclamée par le président Barack Obama

Entrée en vigueur dans plusieurs mois
Les élus ont adopté le texte prévoyant l’abrogation de la mesure par 65 voix contre 31, avec le soutien de huit élus républicains malgré une forte opposition de leur camp.

Le président Obama va pouvoir promulguer la loi dans les prochains jours. Mais, il faudra ensuite plusieurs mois avant son entrée en vigueur, le temps pour les forces armées de se préparer à l’arrivée de soldats ouvertement homos dans ses rangs. Saluant un vote «historique», le secrétaire à la Défense Robert Gates a d’ailleurs prévenu les militaires que «pendant ce temps, la loi actuelle reste en vigueur», même si dans les faits aucune procédure visant à chasser de l’armée un soldat homosexuel n’a été engagée depuis octobre, selon le Pentagone.

«Avancée historique»
Un premier vote procédural samedi matin de 63 voix contre 33 avait ouvert la voie à l’abolition de la loi «Don’t ask, don’t tell» qui oblige les gays et lesbiennes de l’armée à taire leur orientation sexuelle sous peine d’être renvoyés.

«Aujourd’hui le Sénat a réalisé une avancée historique vers la fin d’une politique qui mine notre sécurité nationale et viole les idéaux que défendent nos hommes et femmes en uniforme», avait réagi le président Obama dans un communiqué après le premier vote.

Intervention de personnalités
Le sujet a fait l’objet d’un débat passionné dans la société américaine ces derniers mois avec l’intervention de personnalités comme Lady Gaga en faveur de l’abolition de la loi, la qualifiant de discriminatoire. En mai, la Chambre avait approuvé l’abolition de cette loi. Mais le Sénat avait rejeté la semaine dernière une première version de la mesure, glissée dans un vaste projet de loi de finance pour le Pentagone.

Depuis, des élus des deux camps ont décidé de déposer un nouveau projet de loi indépendant, c’est-à-dire qui n’est pas inséré dans un autre texte. C’est ce texte que la Chambre des représentants a approuvé mercredi par 250 voix contre 175. Samedi, peu avant le vote au Sénat, le sénateur républicain John McCain, l’un des principaux opposants au texte, avait souligné les «importants dégâts» que provoquerait celui-ci s’il était voté.

Les préjugés ont la vie dure
«La première victime de la guerre en Irak était un homosexuel. La mine qui lui a arraché la jambe droite se moquait de savoir s’il était gay ou hétéro. Nous devrions faire de même», a de son côté déclaré le sénateur démocrate Carl Levin, qui préside la commission de la Défense du Sénat. Barack Obama avait répété à plusieurs reprises qu’il souhaitait une abrogation de la loi avant la fin de l’année.

Le plus haut gradé de l’armée américaine, l’amiral Michael Mullen, qui a récemment assuré que les soldats américains étaient «prêts» pour l’abolition du texte, a promis samedi que la nouvelle loi serait appliquée de façon «responsable et mesurée».

Une étude du Pentagone dévoilée fin novembre montre qu’une majorité de militaires et de leurs conjoints sont favorables à l’abrogation. Mais certains élus, essentiellement républicains, et certains hauts gradés de l’armée comme le patron des Marines, le général James Amos, craignent que cela ne nuise à l’efficacité des soldats au combat. Les préjugés ont encore la vie dure.

Avec AFP

Source : Têtu

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Pay attention


«Going All Out», c’est la lutte globale !

Regardez la belle vidéo d’un nouveau collectif qui entend lutter, dès sa naissance, aux quatre coins du monde grâce aux nouveaux modes de communication, pour l’égalité LGBT.

On sait encore peu de choses sur l’avenir de cette nouvelle organisation, mais la vidéo qu’elle vient de mettre en ligne donne certainement envie d’y croire. Going All Out (jeu de mots entre «aller partout» et «être très ouvertement homo») veut «l’égalité partout» et pour cela, rallie des militants aux quatre coins du monde.

Going All Out, c’est un projet de la fondation Purpose, une organisation à but non lucratif qui met en relation publicitaires et associations pour faire du «marketing humanitaire». «Notre mission est de construire un mouvement global pour résoudre les problèmes», a dit Jeremy Heimans, directeur de Purpose, à un blog du New York Times. Il a ajouté: «La voix des LGBT ne se fait pas assez entendre dans de nombreux endroits du monde.» Le but serait donc de créer une sorte d’Ilga (International Lesbian & Gay Association) dopée aux réseaux sociaux et à l’internet haut-débit. Une bonne idée? C’est à voir… début 2011, lors du lancement annoncé de ce mouvement.

En attendant, Going All Out a réalisé cette belle vidéo (traduction ci-dessous), tournée dans plus de dix villes et sur cinq continents:

Parce que ma sœur et ma belle-sœur feraient de super mamans, parce que l’injustice n’importe où est une menace pour la justice partout, parce que mon enfant pourrait être gay et qu’il mérite une vie fabuleuse,

Je rejoins Going All Out parce qu’être gay peut me coûter mon travail, ma maison, ma famille, parce que 76 pays font de l’amour et du sexe un crime, parce qu’une personne trans est tuée tous les deux jours, parce que des millions d’entre nous vivent dans l’un des dix pays où être gay peut vous coûter la vie,

Je rejoins GAO parce que les homophobes adorent quand on ne fait rien, parce que j’en ai assez d’être spectateur, parce que j’ai 15, 10, 5 minutes pour m’élever contre ce qui ne va pas,

Je rejoins GAO parce que j’aime ma petite amie, pour obtenir l’égalité réelle dans cinq ans, pas dans 25 ans, parce que je veux la liberté d’être gay, lesbienne, transgenre, bi, hétéro, heureux, sexy, moi-même, libre,

Je rejoins GAO parce que ensemble, nos tweets, nos voix et nos textes attireront leur attention, parce que c’est plus difficile de m’ignorer si je suis rejointe par 1.000 de mes amis, à Buenos Aires, à New Delhi, 10.000, un million d’amis à Beyrouth, à Tokyo, à New York, à Capetown, à Varsovie, à Séoul, à Paris, à Barcelone…

Source : Têtu.com

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