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Las mujeres maravillas


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Le 34ème festival international de la bande dessinée de Barcelone (34 Saló Internacional del Còmic de Barcelona, ou Ficomic pour les intimes) va se tenir du 5 au 8 mai prochain et promet une nouvelle fois de très bon moments, avec la venue d’auteurs prestigieux tels que Frank Miller annoncée la semaine dernière.
Je n’ai jamais encore eu l’occasion de m’y rendre, cette année pourtant il se pourrait bien que je fasse le déplacement, notamment pour voir une exposition consacrée aux super héroïnes et intitulée Elles tenen súper poders (elles ont des super pouvoirs).

L’exposition a l’ambition de raconter non seulement l’Histoire de ces femmes merveilleuses en commençant par Fantomah (créée en 1940 par Hank Fletcher) et bien évidemment Wonder Woman, pour ensuite dévoiler toute la diversité de ces héroïnes, qu’elles appartiennent à des équipes de super héros (Black Canary, Invisible Girl, Black Widow, Power Girl ou Storm) ou qu’elles agissent en solo (Batgirl Elektra, Catwoman, She-Hulk, Ms Marvel, Supergirl ou Black Orchid).
Mais Elles tenen súper poders va également s’intéresser aux auteures qui évoluent dans l’industrie des comics, faisant la part belle à des pionnières telles que Ramona Fradon et Marie Severin ainsi que celles personnifiant la relève : Amanda Conner, Rachel Dodson, Jan Duursema, Fiona Staples, Nicola Scott, Jo Duffy, Barbara Kesel, Ann Nocenti, Rachel Pollack et Louise Simonson, sans oublier bien sûr les artistes espagnoles Natacha Bustos, Carmen Carnero et Emma Rios.

Cette exposition me parait donc des plus aguichantes, car elle met en avant des personnages  emblématiques appartenant aux Big Two tout en célébrant la présence d’artistes féminines bien connues ici, sans oublier d’autres noms de légende qui ont su honorer ces héroïnes tout au long de leur carrière : John Buscema, John Byrne, George Perez, Frank Miller et Bill Sienkiewicz, ainsi que les dessinateurs espagnols Daniel Acuña, Ramon Bachs, Natacha Bustos, Fernando Dagnino, Rafa Fonteriz Andres Guinaldo, David Lopez, Alvaro Martinez, Francis Portela, Javier Rodriguez, Jésus Saiz, Daniel Sampere et Juan Santacruz.

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Great, Britain


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Après la pantalonnade qu’a réussi à nous servir le Festival d’Angoulême, ou plutôt son désormais célèbre Grand Prix de l’autocentrisme (avant cela, il s’agissait d’une des récompenses les plus prestigieuses du 9ème Art, mais ça c’était avant), les choses ont fini par plus ou moins se régler dans le cadre d’un feuilleton digne des meilleures telenovelas brésiliennes qui aura su nous tenir en haleine pendant près d’une semaine.
Résultat des courses, les votants ont désormais libre choix de l’artiste dont ils veulent honorer la carrière, les femmes restent quant à elles toujours quasi inexistantes dans le panorama de la BD mondiale selon le FIBD d’Angoulême, qui n’a de toute façon pas vocation à ce que cela change.

Dieu merci, le FIBD d’Angoulême n’est absolument pas représentatif de ce qui se fait de part le monde en matière de visibilité des auteures de bandes dessinées, et alors que nous sommes devenus la risée de nombreux médias, il n’est pas trop tard pour s’intéresser à ce qui se fait ailleurs, notamment dans les pays anglo-saxons, bien plus sensibilisés et ouverts dans ce domaine.

Il suffit ainsi, et encore une fois, de traverser la Manche pour découvrir qu’une exposition intitulée Comix Creatrix: 100 Women Making Comics est sur le point d’avoir lieu du 5 février au 15 mai à la Maison de l’illustration (House of Illustration) de Londres.
Si vous suivez attentivement ce blog, ce n’est pas la première fois que je vous parle d’une expo Londonienne liée à la bande dessinée, j’avais en effet plusieurs fois fait l’éloge de Comics Unmasked, Art and Arnachy in the UK, une exposition des plus riches sur l’histoire de la BD au Royaume Uni commandité par Paul Gravett.
C’est cette fois-ci aux côtés d’Olivia Ahmad que Paul a confectionné cette nouvelle expo consacrée aux femmes de la BD, à travers des illustrations originales créées par 100 auteures dont le travail a su traverser à la fois les genres et les générations des années 1800 à nos jours, responsables de scènes de situations comiques aux récits de fantasy surréalistes, en passant par des biographies contestataires jusqu’aux brûlots dissidents et subversifs.
Mettant en lumière des artistes telles que Marie Duval, Tove Jansson, Posy Simmonds, Audrey Niffenegger, ou encore Nina Bunjevac, Comix Creatrix: 100 Women Making Comics est la plus grande exposition britannique jamais réalisée consacrée à de grandes artistes féminines de bande dessinée. Cette exposition présente ainsi le travail de 100 artistes innovantes, démystifiant le mythe que les femmes ont une participation limitée dans le monde de la bande dessinée.
L’exposition souhaite en effet révéler à la fois les œuvres d’auteures évoluant dans ce 21e siècle, tout en faisant découvrir des œuvres avant-gardistes provenant des 19e et 20e siècles, mettant en évidence l’influence d’artistes internationaux sur la scène britannique.

Mon petit doigt me dit que je serai amenée à vous parler de cette exposition d’une manière ou d’une autre très prochainement, comme ce fut le cas pour Comics Unmasked. Car après la débâcle du FIBD d’Angoulême, il est plus que jamais crucial de faire savoir que de nombreuses femmes évoluent dans le milieu de la BD, et ce depuis trèèèèèèèèès longtemps et à travers le monde. La BD ne devrait pas avoir de sexe ni de frontière, or ce n’est nullement le cas ni dans un contexte ni dans un autre.
Il s’avère également que malgré sa notoriété et son aura, le FIBD d’Angoulême n’est absolument pas l’écho de ce qui se fait en matière de visibilité d’auteures françaises, et encore moins internationales dans nos contrées. Des tas de festivals de BD, plus modestes, ou différents, ont eu le courage et la générosité d’introduire le sujet des femmes dans la BD dans leur thématique, comme pour montrer que justement, ce 9ème Art que nous aimons tant était d’autant plus riche grâce à cette présence féminine, et dès lors qu’il était impossible désormais de le nier, il fallait désormais en faire prendre conscience auprès du grand public.

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L’égalité en bandes dessinées


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Je crois qu’il n’est pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour trouver un titre à ce billet, tellement celui de l’exposition qui se déroule actuellement à Toulouse à L’espace des diversités et de la laïcité (38 rue d’Aubuisson) jusqu’au 21 juin résume bien son propos.
L’inauguration de cette expo avait lieu aujourd’hui, au total 10 panneaux traitent de la démarche que diverses œuvres et auteurs tentent pour faire avancer les choses en terme d’égalité de sexe et de genre, de race, et d’amour… par le biais du 9ème art.

Cette exposition traite de la lutte contre l’homophobie, le racisme, le sexisme… Elle est ouverte à tous mais spécialement travaillée pour les élèves de collèges et lycées.
Populaire par excellence, la BD est passée d’un art mineur au 9e art, au XXe siècle. Elle s’est émancipée et séduit tous les publics car elle adopte tous les genres, intègre des personnages et des récits plus complexes et aborde toutes les thématiques.
Les 6 premiers panneaux, thématiques, abordent les questions liées au racisme, au sexisme, à l’homophobie. Les 4 derniers panneaux, génériques, traitent des genres autobiographique, fantastique, historique et humoristique.
Cette exposition propose aux enseignants une sélection de 30 BD pour réfléchir aux questions de discrimination et veut apporter des éléments de connaissance sur l’immigration, le racisme, le sexisme, l’homophobie et sur certains genres littéraires dans le domaine de la BD.
Une valise pédagogique, adaptée au collège ou au lycée, sera disponible avec les titres présentés dans l’exposition.

Cette ‘exposition fait partie d’un cycle intitulé « Enseigner l’égalité » avec les deux autres expositions suivantes : « Littérature jeunesse contre les discriminations » et « Cinéma contre l’homophobie ».

Alors le fait de savoir que Wonder Woman et Batwoman sont des personnages qui vont pouvoir être exploités d’une manière pédagogique au sein des collèges et des lycées me procure une joie sans nom… D’ailleurs si certains établissements sont intéressés sur ces deux sujets précis je me ferais un plaisir d’intervenir dans les classes à titre gratuit, cela va sans dire, c’est en plus quelque chose que j’ai déjà eu l’occasion de faire, il y a une dizaine d’années (à l’époque sur Tarzan et Batman) sur près de 500 élèves de primaire et collège lors d’un festival consacré aux adaptations de comics au cinéma dans un petit cinéma Héraultais… Ça c’était dans une autre vie, mais je suis sure que certains lecteurs de ce blog s’en souviennent encore.

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Angoulême 2015 : Exposition Jack Kirby, le super-créateur


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Cette année le festival d’Angoulême a largement contribué à faire connaitre le roi des comics auprès d’un large public par le biais de nombreuses conférences (j’en ai filmé deux, là encore je vais vous les partager très bientôt), mais surtout d’une exposition retraçant sa carrière à l’aide de reproductions de planches emblématiques, de textes décrivant notamment ses aléas avec les deux principaux éditeurs avec lesquels il a travaillé, et la mise en avant de bon nombre de ses collaborateurs, de Joe Simon à Dick Ayers.

Cette exposition a eu la particularité de rendre hommage comme il se doit à un esprit bouillonnant de création qui n’aura de cesse que d’influencer les futures générations de dessinateurs et scénaristes de comics.
L’un des fils rouges de cette expo dépeint la frustration de Kirby de ne pas avoir eu gain de cause en matière de droits d’auteur auprès de Marvel et DC sur la paternité de bon nombre de ses personnages encensés au cinéma de nos jours, que ce soit Captain America, les X-Men, Le Surfer d’Argent, Thor, Hulk, et les Avengers, Ant-Man, Les 4 Fantastiques, ou le fameux Groot que l’on voit désormais se trémousser le popotin sur un un air des Jackson Five

Comme vous pouvez vous en douter j’ai particulièrement apprécié la partie consacrée à sa carrière chez DC Comics au début des années 70, et les quatre séries dont il était responsable et faisant partie de son univers appelé le Quatrième Monde : Forever People, Mister Miracle, New Gods, et Superman Pal’s Jimmy Olsen.

De part le nombre impressionnant des personnages qu’il a créé, et employant un style à l’époque totalement novateur et dont l’influence majeure n’aura jamais fini de marquer toute une industrie, Jack Kirby est présent dans tous les courants et tous les genres, et fait partie de ces auteurs qui resteront omniprésents car indissociables de ce medium.

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Angoulême 2015 : A la recherche de Calvin et Hobbes


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Lauréat du Grand Prix du festival l’année passée, Bill Watterson et son oeuvre culte Calvin et Hobbes ont fait l’objet d’une très belle et très complète exposition qui se tenait à l’Espace Franquin (tout comme celle sur Mafalda l’année dernière), composée de près de 200 documents, et élaborée par le Billy Ireland Cartoon Library & Museum situé à Columbus dans l’Ohio, état de naissance et de résidence de Watterson.
Détaillant la genèse des aventures trépidantes du garnement et de son inséparable tigre, cette exposition explique également les influences de son auteur (nous avons eu le bonheur de voir des originaux de Peanuts de Charles Schulz, Pogo, de Walt Kelly, ou encore Krazy Kat de George Herriman) ainsi que la place de cette oeuvre au sein d’un genre à part entière qu’est le dessin de presse.
Au fil des saisons, les gags de ce duo attachant d’explorateurs en herbe sont à la fois universels et imparables dans leur traitement, Watterson étant ce génie de la narration qui a dû longtemps se plier aux contraintes du format des comic-strip publiés dans les journaux du dimanche.
Bill Watterson s’est toujours évertué avec Calvin et Hobbes à analyser divers sujets de société à travers les yeux de ses héros, renvoyant inévitablement à nos souvenirs d’enfance faits autant de rêve que d’incompréhension du monde qui nous entoure.

En parallèle à cette exposition, une conférence animée par Harry Morgan s’est tenue pendant le festival, rencontre que votre blogueuse préférée s’est fait un plaisir de filmer et vous présentera dans les prochains jours. En attendant voici quelques détails de cette fameuse expo qui fut l’un des plus beaux événements de ce festival d’Angoulême.

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Des comics à tous les étages


Je crois qu’on ne pouvait pas trouver un meilleur titre à cette exposition, dont l’agencement au cœur de la Maison du Livre de l’Image et du Son de Villeurbanne met judicieusement en valeur cette rétrospective des travaux du couple Bill Reinhold et Linda Lessmann.

Répartis sur les quatre niveaux de la médiathèque autour de son pilier central, les nombreux panneaux de cette exhibition nous font voyager dans le temps et découvrir ainsi quelques pages des titres les plus emblématiques de ce que fut l’âge de bronze des comic-books, des Fantastic Four à Tomb of Dracula, en passant par Captain America et Man-Thing, titres et autant de personnages que Linda Lessmann a superbement colorisé pendant plusieurs décennies pour la Maison des Idées.
L’oeuvre de Bill Reinhold n’est absolument pas en reste, grâce à des reproductions en noir et blanc de toute beauté qui soulignent entre autre son formidable talent d’encreur.
Le processus de l’élaboration graphique d’un comics nous est ainsi expliqué à travers de superbes exemples, alors que l’on s’amuse à tourner en rond et passer à l’étage suivant pour en connaitre la suite.

Cette exposition, je le rappelle, est visible jusqu’au 28 juin et totalement gratuite. Pour ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir s’y rendre, Tata Katchoo a bien évidemment pensé à vous.

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London Calling


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Paris est loin d’être la ville la mieux lotie pour accueillir des expositions dédiées aux comics, il suffit de regarder un peu vers le sud comme Aix en Provence et son expo dédiée à Alan Moore (dont on m’a dit énormément de bien) pour s’apercevoir que tout un tas d’exhibitions de qualité fleurissent un peu partout.
Celle qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui se situe outre-Manche, plus exactement à Londres et nous promet une visite totalement inédite consacrée aux comics made in Britain.
Comics Unmasked, Art and Anarchy in the UK se veut être la plus grande exposition consacrée à la bande dessinée britannique jamais organisée au Royaume Uni, en englobant tout, des bandes dessinées victorienne récemment découvertes à des classiques modernes tels que V pour Vendetta.
Elle nous retrace en effet l’histoire du 9ème art des premières illustrations de presse datant du 19ème siècle narrant les méfaits de Jack l’Eventreur, jusqu’aux icônes de la British Invasion, Neil Gaiman, Alan Moore, Grant Morrison, sans oublier ceux qui représentent le mieux la bande dessinée britannique, des artistes comme Posy Simmonds à des titres devenus cultes à partir des années 70 et dépassant largement les frontières comme les magazines  2000AD, Action et Misty.

Cette exposition a lieu à la British Library, qui possède en ses murs la totalité des œuvres publiées d’Angleterre, référencées et conservées dans un état plus ou moins avouable selon les dires même de Roly Keating, conservateur de la bibliothèque.
Quant à John Harris Dunning et Paul Gravett, les deux commissaires de cette exposition, le but ultime est de faire prendre conscience aux visiteurs que l’appellation « comics » n’est pas uniquement liée à l’univers des super héros et destinée à un public exclusivement masculin. Il y est aussi beaucoup question de censure, notamment avec l’évocation du procès contre la revue The Nasty Tales (dont l’un des dessinateurs était un certain Dave Gibbons), premier procès pour obscénité d’une bande dessinée dans l’histoire britannique (si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire ce site).

C’est donc une très belle collection que nous propose la Bibliothèque Nationale du Royaume-Uni, elle se déroule du 2 mai au 19 août, pour un tarif de 10.50£ (sachant qu’un 1 £ est reversé directement pour l’aide à la conservation des livres), si vous passez quelques jours à Londres cet été il serait vraiment dommage de rater ça.
Pour les autres (comme moi) le catalogue de l’exposition est disponible à la vente au prix de 25 £, la couverture ainsi que l’affiche de l’expo sont signées Jamie Hewlett.

Comics Unmasked, Art and Arnarchy in the UK est la plus grande exposition jamais montrée au Royaume-Uni sur les bandes dessinées grand public et underground, présentant des œuvres sans concession qui évoque des sujets tels que la politique, le sexe, la violence, la sexualité et certains états hallucinatoires. Elle explore tout le pan anarchique de ce média avec des œuvres qui défient la catégorisation, les préjugés et le statu quo, grâce à des originaux de scripts, croquis préparatoires et dessins finaux qui démystifient le processus créatif.

Entrez dans le monde subversif et révélateur de la bande dessinée, des pionniers aux innovateurs numériques d’aujourd’hui.

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