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L’épée de Vérité


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Attendu de pied ferme pendant de longues heures à grand coup de tisane menthe verveine toute la journée et une partie de la nuit dernière, c’est à 3h du matin que s’est enfin dévoilé le second trailer de Wonder Woman, un film aux enjeux bien plus vastes que ce qu’on veut bien lui concéder, un film qui pourrait changer beaucoup de choses concernant la représentation des super héroïnes sur grand écran.
Encore une fois il y a de très belles choses tout au long de ces 2 min. 30, d’autres que je qualifierai de très intéressantes, et d’autres qui me laissent encore un petit peu perplexes. Prenons le temps donc de décortiquer un petit peu tout ça, jusqu’à vous partager deux ou trois théories car comme on le sait, certaines bandes annonces ont parfois tendance à nous aiguiller vers des pistes pour mieux nous piéger et nous surprendre avec le résultat final.

Alors que le précédent trailer présentait aux spectateurs l’univers de Wonder Woman, sa destiné, ainsi que sa nouvelle place au sein d’une civilisation fondée sur le patriarcat, cette nouvelle bande annonce donne une place importante à son histoire, son île et la société dont elle provient, basée elle sur le matriarcat.
Themyscira est une île bénie des Dieux. Elle est montrée ici comme un paradis terrestre (il fallait bien qu’elle porte son nom) à la végétation luxuriante où les édifices ont été battis en s’adaptant à un relief vertigineux et immaculé, et où l’eau coule en abondance à travers de multiples cascades.

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Dans le film, et contrairement à ce que l’on peut voir régulièrement dans les comics où Themyscira est représentée avec une architecture classique greco-romaine, la cité où vivent les amazones est largement inspirée par les habitats troglodytes de la ville de Matera, située au sud de l’Italie (et dont une partie du film a été tourné), habitats fondés au XIIème siècle par des moines byzantins.

Matera-gravina-di-materaThemys… non,  Matera, sud de l’Italie

Érigée sur le principe de l’agencement des fondations en terrasse, la cité des amazones laisse entrevoir des trésors d’architecture et de sculpture comme la fresque murale représentée ci-dessous, ce qui me permet de penser que cette civilisation n’est pas uniquement constituée de guerrières en furie comme le porte à croire les deux bandes annonces.

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Outre les influences byzantines, les yeux de lynx férus d’histoire de l’art auront reconnu la cour intérieure du Castel Del Monte lui aussi situé dans le sud de l’Italie, à 80 km au nord de Matera, et qui date lui du XIIIème siècle.

WONDER WOMAN Themyscira 55635062596_30ab604a2b_bLa cour centrale du Castel Del Monte

La grande tour de forme octogonale, érigée telle une cheminée au cœur de la cité semble correspondre à ce lieu précis, là où sont conservés les présents des Dieux, dont la fameuse épée Godkiller. Elle n’est pas s’en rappeler la tour conique du Grand Zimbabwe construite au XIVème siècle.

Mais revenons au contenu de cette bande annonce. Comme ont pu témoigner les quelques privilégiées qui ont eu la chance de voir 15 min du film, une partie va s’attarder sur la jeunesse de Diana, explorant son enfance et son adolescence à travers son apprentissage aux côtés de la guerrière Antiope. Il m’est impossible ici de ne pas penser à Legend of Wonder Woman, qui explorait aussi cet aspect avec le personnage de Philippus.
Le film va t-il prendre la même direction que Man of Steel dans sa narration ? Cela me parait assez probable, espérons si c’est le cas que la fin soit de plus haute volée.

Ici l’accent est particulièrement porté sur la présence de l’épée Godkiller, dressée telle Excalibur, et que seules les plus féroces Amazones peuvent manier, Hippolyta statuant que Diana n’en fait pas partie.
Mais comment notre héroïne, enfant protégée par sa mère bienveillante va-t’elle devenir en une apprentie combattante à l’entrainement des plus intenses ? Cela reste un mystère. Mais ce qui est pour le moins gênant dans cet extrait, c’est qu’il suggère que Diana développe une sorte d’obsession envers l’épée, ce qui la pousse à devenir l’élève d’Antiope.

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Autre détail intéressant vis à vis de cette épée, le design n’est pas le même que dans BVS (elle n’a pas non plus le même bouclier soit-dit en passant) s’agit-il donc de la même arme ? J’ai de gros doutes. De plus au terme de cette bande annonce, l’épée a disparu des mains de Wonder Woman, comme si elle le lui avait été enlevée, ou bien qu’elle s’en était volontairement défaite, privilégiant son accessoire légendaire, le lasso de vérité cher à Marston.
Il faut dire que la symbolique phallique assez évidente de cette épée ne correspond pas vraiment avec le message véhiculé par le personnage. A ce stade de mes spéculations personnelles qui n’engagent que moi, il m’est d’avis que Diana va être amenée à refuser d’utiliser Godkiller pour battre Ares. Et que d’autres armes, plus idéologiques vont l’y aider.

Quoi qu’il en soit, les capacités super héroïques de Diana de Themyscira ne se limitent pas à la maîtrise d’une épée, d’un bouclier ou d’un lasso. Souvenez-dans ce film magistral qu’est BVS, la toute première entrée en scène de Wonder Woman face à Doomsday s’opérait via le champ de force engendré par ses bracelets pour sauver Batman du barbecue.
Dans ce trailer, il semble que Diana découvre ce champ de force pour la première fois, et que par la même occasion elle se rende compte qu’elle n’est pas une amazone comme les autres.

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Au même instant, la voix off d’Hippolyta suggère que Diana ignore tout de ses véritables origines, on lorgne donc dangereusement vers le run d’Azzarello dans lequel elle s’avère être la fille de Zeus, mais dont elle est pleinement consciente dans le premier trailer. Pourquoi parler d’un secret dans un second trailer intitulé « origine » si il est déjà statué dans le premier qu’elle est la fille d’un Dieu ?

Outre la scène avec Chris Pine torse poil dont on a rien à foutre ici, et la prise en main d’Excalibur, la suite directe de cette seconde bande annonce est un montage de scènes déjà montrées dans sa version du mois de juillet 2016, jusqu’à l’arrivée de Diana et Trevor dans ce bon vieux Londres.

Cette scène est importante car outre l’introduction de filtres dégueulasses voulant certainement montrer la monochromie du monde moderne qui a sombré dans la guerre et l’industrialisation de masse, on voit ici « clairement » qu’il faudra du temps à ce que Diana s’acclimate au monde des hommes.

On s’offre ensuite un joli tribute au Superman de Richard Donner (une scène en partie déjà vue dans le premier trailer), une belle notre d’intention qui n’est pas pour me déplaire.

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Faites ensuite attention à cette image précise : ces soldats ont l’air de porter un masque bien particulier, le même porté par le soldat défenestré par Wondie sur l’image que j’ai mis en première illustration de ce post.
Si j’en crois la logique de ce qui est montré dans ces deux bandes annonces, Doctor Poison aurait trouvé la formule d’un gaz bien plus mortel que le fameux gaz moutarde utilisé pendant la Première Guerre Mondiale, car capable de dissoudre les masques à gaz utilisés par les poilus. Les Allemands sont eux équipés d’un masque pouvant filtrer ce nouveau gaz ultra toxique, afin de pouvoir gagner la guerre.
Mon autre théorie concernant Doctor Poison, c’est que celle-ci a été exposée au gaz moutarde par l’armée française, et que par esprit de vengeance, elle a décidé de s’allier avec les forces Allemandes afin de créer cette super toxine.

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Les enfants on est bien d’accord que tout cela reste du spéculoos, mais mon petit doigt me dit que…

Nous avons ensuite pas mal de redites vis à vis du premier trailer, mis à part encore une fois à ce qui semble être un hommage à peine dissimulé à Superman avec cette allusion de la couverture culte d’Action Comics #1.

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Puis cette phrase lourde de sens : « Je suis Diana de Themyscira, fille d’Hippolyte, au nom de tout ce qui est bon, votre colère qui accable le monde, s’achève ici. » Accompagnée par cette iconographie christique résolument Snyderesque mis à part qu’elle n’a pas les bras en croix et que les éclairs l’entoure. Quel dieu de la mythologie grecque balance des éclairs à son bon plaisir du haut de l’Olympe ? Oh, wait… Non mais le filtre bleu industriel a disparu ! Cela voudrait-il dire que… ??!

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Et si après tout on se donnait rendez-vous pour la sortie du film ? Qu’on mette les choses à plat ?

Et en bonus, l’excellent theme instrumental contenu dans la bande annonce, ça vous changera de l’électrique « Is she with you ».

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All the world is waiting for you


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Cette bande annonce se devait d’être quasi parfaite.
Elle devait continuer à nous donner l’espoir de voir la plus majestueuse des super héroïnes être traitée de façon sérieuse et digne sur grand écran (comme ce fut le cas dans BVS, malgré sa courte mais très remarquée présence, d’ailleurs le seul point positif du film).
Elle se devait de répondre aux attentes des fans les plus exigeants et les plus pointilleux, en introduisant des concepts forts et indissociables de ce que symbolise le personnage de Wonder Woman.
Il fallait également qu’elle hypnotise les nouveaux spectateurs, certains d’entre eux n’ayant comme référence que la vision de Lynda Carter en short bouffant et l’écoute d’un générique haut en couleurs.
A l’image de cette scène épique dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale où Diana essuie les tirs de nombreux assaillants, cette bande annonce a su s’imposer comme étant l’une des plus belles surprises de ce dernier San Diego Comic Con,  je vous propose donc de revenir en détail sur ce qui reste un grand moment pour tout fan de Wonder Woman qui se respecte.

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Notre aventure commence donc sur les rives de Themyscira (certaines vagues m’ont l’air d’être en CGI mais c’est pas grave), avec la scène clé de la première rencontre entre Diana et Steve Trevor. L’héroïne y apparaît ici bienveillante, confiante et paisible (dans le sens où c’est la première fois qu’elle voit un homme de sa vie), vivant en parfaite harmonie avec son île mais clairvoyante de ce qui existe dans le monde extérieur. C’est exactement la Wonder Woman définie par William Moulton Marston. En contrepartie Steve lui répond avec humour, d’autres réparties humoristiques (et bien senties) de sa part sont d’ailleurs présentes dans cette BA, ce qui nous porte à croire que le personnage sera traité de manière beaucoup moins fade que d’habitude. J’espère toutefois que cette caractérisation ne volera pas trop la vedette au véritable centre d’intérêt sur film.

Pour le peu que l’on puisse voir à ce stade, Themyscira ne semble pas être l’île à l’architecture à la fois classique et flamboyante qu’ont pu nous offrir George Pérez, Phil Jimenez où plus récemment Yanick Paquette. J’ai l’impression que les amazones vivent de manière beaucoup plus simple, plus austère, disposant des grottes de l’île et les façonnant pour en faire leurs demeures et leurs temples, comme on peut le voir ici.

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Plan suivant, et signe indubitable que ce film va être jouissif au possible, c’est la mise en avant de la relation entre Diana et sa mère Hyppolita, dans cette scène on ressent tout l’amour et le déchirement qu’une mère peut ressentir à laisser partir son enfant, la fierté d’Hyppolita  pour sa fille est autant palpable dans son regard que dans ses paroles (« Tu as été mon plus grand amour, fais attention Diana, ils ne te méritent pas »).

Passage ensuite dans l’Angleterre du début du 20ème siècle, où notre héroïne porte des vêtements appartenant au Monde de l’homme, jusqu’à participer à une réception mondaine en robe, dissimulant son épée derrière son dos !  C’est à la fois improbable et bien pensé, comme si notre amazone n’était pas venue pour profiter de la soirée ou dissimuler cette arme bien longtemps, mais bel et bien d’aller droit au but, qui est vraisemblablement d’éliminer le méchant gradé en costume (incarné par Danny Huston, le fils de John et frère d’Angelica soit dit en passant).

Il y a ensuite cette image intrigante de l’actrice espagnole Elena Anaya (qu’on aime beaucoup avec Julien parce qu’elle a joué dans Room in Rome) et son visage à demi masqué en mode Fantôme de l’Opéra. Mais qui peut-elle bien être ? S’agit -il de Paula von Gunther ? Circe ? (j’ai de gros doutes) Doctor Poison Doctor Cyber ? Il est trop tôt pour le deviner encore je crois. En tout cas cette apparition est bien flippante et fait son petit effet.

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On se recentre ensuite sur les origines de Diana avec une discussion entre elle et Steve sur ce qui semble être un bateau (sans doute pendant le trajet Themyscira/Angleterre). Notre héroïne déclare qu’elle n’a pas de père, et qu’elle a été mise au monde par Zeus. Entre nous c’est ce détail qui me fait le plus ch*** dans cette BA. Pourquoi Zeus et pas Aphrodite ? Pourquoi faire référence au run D’Azrarello franchement ? Je ne suis absolument pas d’accord, ça affaibli l’échange au possible, mais passons.
Dans cette partie il y a une scène forte intéressante, on y voit Diana se faire soigner (la dame à la tunique blanche derrière elle fait penser qu’elle est une sorte d’infirmière…) avec sur la droite un récipient contenant un liquide lumineux, rappelant la tunique de la soignante, mais faisant surtout référence au rayon pourpre utilisé par les amazones pour guérir de leurs blessures.

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Puis arrive le moment d’action : une chevauchée dans les bois, un envol d’Amazone (c’est Antiope ?), une autre chevauchée fantastique (Ouiiiiiiii c’est Antiope !!!) suivie d’une bataille sur la plage, de quoi saisir le spectateur tout en lui faisant rappeler qu’il y aura aussi (forcément) une intrigue amoureuse entre nos deux héros.

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Vous remarquerez ici que l’on voit très bien à gauche et à droite des amazones de couleur, ce qu’avait promis la réalisatrice Patty Jenkins en terme de diversité, suite à la première photo où l’on voyait Diana aux côtés de sa « famille »..

S’ensuit cette fameuse scène dans les tranchées. Il faut jouer avec les codes de l’Amazone, son lasso fermement serré à sa taille, son bouclier solidement harnaché sur le dos, son regard déterminé quant elle gravit cette échelle. Ici en quelque sorte, La Gadot, c’est Rambo. Le côté surréaliste d’un tel personnage (décalé et anachronique) évoluant dans cet environnement rappellera pour beaucoup de spectateurs le premier Captain America. Et c’est une très bonne chose car à mon humble avis Captain America : The First Avenger reste le meilleur des trois films.

Il y a ensuite une autre scène dans un bar où l’on arrive à déterminer la force de Diana, mais où l’on peut aussi apercevoir l’acteur Saïd Taghmaoui de dos.
Quand on voit cette scène au ralenti, on assiste également à un fondu, un effet miroir  entre le pauvre homme se faisant étaler par Diana, et une posture de l’amazone dans le plan suivant correspondant à l’une de ses acrobaties. Tout ça va très vite, c’est pas forcément facile à déceler.

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Vient le moment de la jubilation, l’utilisation du fameux lasso, instrumentalisé ici de façon aussi iconique que le bouclier de Captain America. Je ne reviendrai pas sur la symbolique du lasso de vérité utilisé par Marston. Son aspect doré, étincellent, lumineux, représente une lueur d’espoir et de vérité au milieu de tout ce chaos.

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Entre moultes scènes d’action qui vont se juxtaposer dans les secondes suivantes, l’échange entre Steve et Diana ressort indubitablement. Dans ce qui semble être le fameux bal, lorsque l’aviateur lui dit « Ne faites pas ça », elle lui répond « Je fais ce que je veux » (ou plutôt, « Ce que je fais n’est pas de ton ressort », la traduction française a enlevé le côté féministe du dialogue, et ça aussi, c’est quand même assez dommage…).

De l’action, encore de l’action, pour en arriver à une autre scène des plus intéressantes où un soldat pulvérise son fusil sur les hanches de Wonder Woman, la guerre se broie littéralement au contact de son statut de femme de Paix. Détail également à relever qui plus est, dans cette BA Diana ne tue pas, et c’est surement quelque chose d’important à suivre.

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C’est ainsi qu’à la fin de ce montage des plus épiques, l’assortiment de guitares et de percussions refait surface ne laissant plus aucun doute : Is she with you ? est bel et bien le thème officiel de Wonder Woman. Pas glop.

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Cette bande annonce était déjà très satisfaisante, mais le coup de grâce survient avec l’arrivée d’Etta Candy qui amène un vent de fraîcheur dans toute cette frénésie belliqueuse, et permet malicieusement d’introduire (comme je me l’imaginais) la rhétorique féministe provenant de l’oeuvre de Willian Moulton Marston. Le « What is a secretary » est devenu en une semaine un meme à lui tout seul, une preuve que ce trailer a été appréhendé de manière très positive pour les bonnes raisons.

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La bande annonce de Wonder Woman est donc ce moment surréaliste où l’on se rend compte de manière concrète que cette héroïne tant attendue (avec tout ce qu’elle peut représenter quelque soient les générations) viendra libérer son lasso dans un peu moins d’un an.
Mise à part la bouche d’ornithorynque que Chris Pine, regarder cette bande annonce est comme déguster un bon caramel au beurre salé, ou ingurgiter n’importe quoi à partir du moment où il y a de la cannelle dedans. C’est mortel, on en croit pas ses papilles et surtout, on en redemande, il n’y aura de toute manière pas d’indigestion possible.

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Suffering Gadot !


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J’ai préféré attendre quelques jours pour digérer ma première rencontre cinématographique avec Wonder Woman. Une rencontre mi-figue mi-raisin au regard de mes espérances, son arrivée pour le moins spectaculaire mais malheureusement bâclée, et la surprise de voir pourtant que La Gadot, comme je m’amuse à l’appeler souvent, ne s’en sort pas trop mal malgré son physique inadapté vis à vis du personnage.

Il aura fallu donc attendre un peu plus de deux heures assommantes (anesthésiantes !) pour la voir enfin littéralement atterrir devant nous, toutes guitares électriques dehors et tambours battants, pour sauver ce pauvre Batman d’un barbecue funeste.
Avant cela, la très mystérieuse Diana Prince, que Zack Snyder et ses amis ont délibérément choisi d’en faire une ersatz de Selina Kyle (personnellement je trouve qu’elle aurait effectivement fait une très belle Catwoman), joue les chapardeuses dans des soirées mondaines sous le nez de Bruce Wayne, et semble être une experte en histoire de l’art et des civilisations.

I don’t think you ever known a woman like me.

Sous cette apparence ses apparitions, bien que limitées au regard de la durée du film, laissent entrevoir un personnage qui reste délibérément en retrait des événements, tout en les observant avec un grand intérêt. Son allure générale fluide et sereine, et dont les yeux de biche en disent bien plus qu’on ne le lui autorise, est en totale opposition avec ses alter ego massifs, colériques et omnipotents. Elle incarne du coup une véritable bouffée d’oxygène salvatrice dans cette mise en abîme des super héros qu’est ce film.
Trop peu de choses sont dévoilées à son sujet, mais une chose est sure, Diana est ici très riche, peut être autant que Bruce Wayne, à en croire ses tenues vestimentaires, sa belle voiture et les hôtels de luxe qu’elle semble affectionner. Pour autant quand elle prend l’avion, ce n’est pas en première classe, une manière pour elle de se fondre mieux parmi le reste de l’humanité ?

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Contrairement à ce que j’espérais, il est désormais clair que Batman V Superman n’a jamais voulu faire la part belle à Wonder Woman. Sa prestation bien qu’efficace (toute proportion gardée compte tenue de la mise en scène en total mode jeu vidéo / Injustice Gods Among Us) ne va durer que deux minutes montre en main, deux minutes, aux bout de deux heures sur un film qui dure deux heures trente.
Reprenant la chorégraphie et les plans emblématiques de Sucker Punch (et ça je l’avais dit ! Et j’aime pas avoir raison de cette manière !), Snyder nous dévoile une Wonder Woman qui se bat avec hargne, sans esbroufe ni gesticulation, elle va droit au but, ses gestes sont précis, c’est une guerrière qui a de l’expérience et qui n’attendait que ça pour se remettre dans le bain. Malgré son physique qui reste pour moi un handicap, Gadot s’en sort plutôt bien, elle a véritablement l’allure d’une Amazone, fière et vindicative, elle est loin d’être ridicule.
Ce qui est extrêmement IMPORTANT, c’est qu’il est clairement montré dans le film que Wonder Woman est tout aussi puissante que Superman. Lorsqu’elle se prend des coups elle se relève immédiatement et retourne se battre, et ce sans relâche jusqu’au moment fatidique. Oui, tout ça en deux minutes !

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Comment ne pas trouver que son manque de présence à l’écran fait partie des plus grosses déceptions du film.

J’ai lu beaucoup d’articles disant que Wonder Woman sauvait le film. Je n’irai pas jusque là, la déception de la voir aussi peu de temps, et de façon aussi abrupte sans véritable lien avec le reste (elle manque cruellement d’une vraie scène d’introduction, elle méritait au moins ça !) sur une musique qui je l’espère ne sera pas le thème principal de son film en solo, reste pour moi un véritable foutage de gueule.
Il s’agit de Wonder Woman quand même, comment voulez-vous ensuite que je n’ai pas envie de me pendre en lisant ce genre de bullshit :

Non, Batman v Superman n'est pas raté - Le Point

Cette imbécile n’est malheureusement pas la seule à avoir employé le terme d’absurde en parlant de Wonder Woman.
Il y a encore tellement de choses à faire pour la réhabiliter dans nos contrées. Chez nous elle a encore le visage de Lynda Carter, chose tout à fait normale, honorable et sympathique, mais qui est loin de correspondre à toute l’étendue de ce qu’elle est vraiment.
Si croire en des principes comme la paix, la justice, le féminisme, l’égalité, le courage  est absurde, alors je veux bien être absurde moi aussi tiens. Sans problème.

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Il aura fallu attendre 75 ans pour que Diana Prince soit enfin montrée au cinéma. D’autres auront eu cette chance plus tôt mais désormais, c’est son moment.
Etre pour ou contre la présence de Gal Gadot n’est plus d’actualité, j’étais moi même plus que dubitative, mais au delà de l’aimer ou pas, c’est avant tout la présence du personnage de Wonder Woman et tout ce qu’elle véhicule qu’il faut mettre en avant. Encore plus quand on voit ce qu’il se passe autour de nous, encore plus quand d’autres héros tuent en masse et marquent au fer rouge.

Que pouvons nous attendre, espérer encore une fois de ce film solo qui sortira en juin 2017 ?

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Une première image nous a donc été dévoilée la semaine dernière, surfant sur les bonnes critiques à l’encontre de sa présence dans le film de Zack Snyder, on voit vraisemblablement une jeune Diana entourée de ses proches sur Themyscira : sa mère Hippolyta, et ses tantes Antiope et Mélanippe, qui vont toute les trois élever notre Amazone de façon différente, Hippolyta cherchant classiquement à protéger sa fille, alors que la guerrière Antiope cherchera à la préparer à l’inévitable, son contact avec le monde des hommes.

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Cette première image pose bien entendu certaines interrogations, comme l’importance de la diversité ethnique au sein des Amazones, et l’absence de Phillipus. Détails auxquels la réalisatrice Patty Jenkins a répondu qu’il s’agissait de la famille directe de Diana, mais que la diversité serait bel et bien présente au sein des résidentes de Paradise Island.
Autre élément qui pique les yeux, la présence des talons sur nos guerrières, accentuant notamment le côté longiligne de La Gadot et faisant craindre le pire sur le rendu Michael Turner et surtout Mike Deodato du personnage qu’on souhaiterait pourtant bien oublier, un look et une ambiance symptomatiques des années 90 que DC/Warner semble vouloir imposer dans ses films.
Concernant les tenues vestimentaires, on a vu des cosplays plus inspirés, toutefois le symbole WW sur les jambières d’Antiope et la ceinture d’Hippolyta m’interpellent.

Il n’y a pourtant pour le moment pas de quoi s’affoler outre mesure, vu la tournure que prend les choses, cette version de Wonder Woman ne fera sans doute pas l’unanimité, encore faut-il savoir exactement ce qu’elle va nous apporter, en terme de message véhiculé propre à notre héroïne. En gros William Moulton Marston va t’il se retourner dans sa tombe ?

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Entre la désillusion de ne l’avoir finalement que peu trop vue, et la certitude toujours intacte que Wonder Woman est la super héroïne que nous avons tous cruellement besoin de voir au cinéma, sa venue dans l’univers cinématographique de DC est loin d’être une catastrophe, elle est juste très mal amenée, je dirais même de façon absurde pour citer l’autre nigaude de pseudo journaliste.
On a déjà vu bien pire avec Catwoman et Elektra, le plus important est qu’elle ne subisse pas le même sort, si c’est le cas il faudra me donner beaucoup de médicaments et préparer une petite camisole blanche aussi, on ne sait jamais.

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La jupe


Après une première image de Gal Gadot moins catastrophique que je me l’étais imaginée l’année dernière, il aura quand même fallu attendre 10 mois avant de pouvoir admirer une nouvelle fois ce à quoi va ressembler le costume de Wonder Woman dans le film Batman v. Superman : Dawn of Justice.
Un premier teaser prévu pour aujourd’hui ayant fuité il y a quelques jours (et que j’ai trouvé assez décevant dans l’ensemble), mais ne dévoilant rien de notre héroïne (faut pas pousser non plus, et puis on nous promet que Superman va saigner, c’est ça le plus important), c’est aujourd’hui un reportage qui lève le voile sur cette tenue, et oui, il semble bien que le code vestimentaire de notre héroïne soit respecté, contrairement à ce que l’on aurait pu craindre par l’absence totale de bleu dans le premier visuel.

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Comme je l’ai dit précédemment, je suis assez satisfaite de ce costume, et la présence du bleu a tendance à me rassurer encore un peu plus.
Alors maintenant par contre, ce qui serait vraiment chouette, c’est de se remuer un peu le popotin et ne pas nous faire encore attendre 10 mois de plus pour pouvoir se mettre une nouvelle image sous la dent. Merci bien.

Mise à jour du 01/05/15

Et bien voilà, il suffit de râler un petit peu et on se décoince ! Voici deux images promotionnelles du film qui donne une idée encore plus concrète de ce que pourrait ressembler Wondie. Il s’agit d’illustrations qui pourraient être utilisées pour l’exploitation de produits dérivés du film, en tout cas si Wonder Woman ressemble effectivement à ça, on aura pas tout perdu.

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Anatomie d’une héroïne


Lorsque que Wonder Woman a été annoncée pour faire partie du casting de Batman V Superman : Dawn of Justice (qui ne s’appelait d’ailleurs encore pas comme ça, à l’époque) j’étais à la fois très enthousiaste et craintive face à cette annonce : Qui allait l’incarner ? Quelle importance allait-elle avoir dans ce film ? Allait-elle être une nouvelle fois la risée des médias, et voir son rôle pourtant crucial dans la représentation des héroïnes de comics de premier plan (ou des héroïnes de comics tout court ?) être encore minimisé ?
Au fil des mois je me suis bien gardée d’émettre un avis supplémentaire concernant le casting de Gal Gadot qui selon moi ne correspondait pas du tout à l’image que je me faisais de Wonder Woman. Trop chétive, trop sexy, trop mainstream, bref, aux antipodes de mes modestes aspirations, un avis qui soit dit-en passant correspondait aussi à celui de nombreux spécialistes de l’héroïne.

Et puis aujourd’hui, SDCC oblige (et j’espérais quand même qu’elle pointe le bout de son lasso doré le temps de ce fameux week-end, j’aurais bien été déçue sinon, et cela m’aurait d’autant plus conforté dans l’idée que Wondie était considérée comme un personnage mineur dans ce film), en ce jour de grâce nous fût enfin montré la comédienne dans le costume de notre fière amazone.

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This is Themyscira !

Et là, l’internet a totalement vrillé.

J’ai eu beaucoup de mal à cliquer sur cette image, parce que j’en attendais beaucoup, et depuis très longtemps (genre une trentaine d’année, pas grande chose quoi), cette raison pour laquelle j’avais tellement peur d’être déçue. Et bien sûr je le fus quelque part. Quand on a un idéal, et que quelqu’un vous en impose un autre, on est forcément réfractaire. Il n’y a pas de mauvaise foi dans mes propos, juste ma version de Wonder Woman face à celle de Zack Snyder.

Et puis au final j’ai cliqué, j’ai cliqué… et j’ai vu, Gal Gadot ok bien sûr, mais également une femme fière, forte et déterminée dans un environnement inhospitalier, avec le regard digne d’une Amazone, le genre de visuel qui donne envie d’en savoir plus, qui donne envie d’en connaitre d’avantage sur Wonder Woman.
Car en regardant cette première image voilà ce que j’ai surtout envie de retenir (et si il le faut la version live démontera tout ce que je suis sur le point d’annocer ! Allez, prenons le risque !) par le biais de ce premier visuel, c’est que nous avons bel et bien le respect des codes (la tiare, le bustier, l’insigne en forme d’aigle, les bracelets-avant bras en métal, le lasso et dans une moindre mesure l’épée, jusqu’au cuissardes, vraisemblablement munies de talons… et c’est là que le bât blesse.) de quoi alimenter une première iconographie cinématographique digne de ce nom vis à vis d’un personnage tant attendu au regard de ses deux acolytes maintes fois adaptés au 7ème art.

Alors pour reprendre plus en détail les parties de ce costume que je suis allée récupérer sur l’excellent site de Tim Hanley qui nous donne également son analyse, voilà où nous en sommes :

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Bon alors j’ai énormément de mal avec ce visage, qui me rappelle tant celui d‘Adrianne Palicki, et du coup ses récentes et très oubliables expériences télévisuelles allez savoir pourquoi… La tiare est loin d’être la plus réussie, j’aurais en effet souhaité quelque chose de plus simple, plus archaïque et moins travaillé, plus brut, ici malgré l’étoile, il y a quelque chose de reptilien qui ne correspond pas avec le personnage.

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Le bustier est par contre l’une des plus belles pièces correspondant et intégrant l’imagerie de notre héroïne. Avec un design de prime abord assez proche de la version New 52 , le côté fonctionnel a la part belle avec cette lanière entourant son buste et pouvant supporter un glaive digne des plus féroces des Amazones.

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Comme le laissait entendre quelques rumeurs, la jupe antique est belle et bien présente sur ce costume est c’est une bonne chose ! Elle semble être en cuir et d’une couleur brunâtre et non pas bleue, mais il faudra attendre un autre visuel du costume pour confirmer cela. Je serais assez déçue si il n’y avait pas de bleu, l’absence d’étoiles je peux comprendre car elles sont inutiles dans cette version du personnage et difficilement justifiables.

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Les codes sont respectés ! Nous avons le lasso (est-il de vérité ?) et les bracelets/avant-bras suivant les versions (sont-ils à l’épreuve des balles ? Le symbole de la force des Amazones ? Ont-ils une véritable signification où sont-ils là juste pour donner un côté un peu plus bad-ass ?) qui se terminent par une touche de cuir vraisemblablement positionné sous le métal. L’épée est d’apparence très simple et peu travaillée (contrairement à la tiare), rajoutant un aspect brut de décoffrage supplémentaire qui dégage déjà de l’ensemble.

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Des cuissardes ! Avec des talons ! Mais qu’ont-ils tous à vouloir mettre des talons (même compensés comme c’est le cas ici) aux chaussures de nos héroïnes ??? A défaut d’être pratique est-ce vraiment utile ? Je ne sais pas combien mesure Gal Gadot (si elle a été mannequin elle doit être assez grande j’imagine) mais si elle n’est pas assez grande pour éviter ce genre d’accessoire stupide c’est quand même bien dommage ! C’est complètement irréaliste, on ne peut pas se battre et courir avec des talons comme ça bordel.
Les jambières me font penser à celles que portait Leonidas dans le film 300, en une version plus féminine bien sur, d’ailleurs on retrouve beaucoup de l’esthétisme du film de Snyder dans ce costume et ce n’est sans doute pas un hasard.

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La voici donc notre héroïne, imposante comme nous le souhaitions, physiquement je le répète j’aurais préféré une autre comédienne pour interpréter ce rôle mais visuellement ici nous ne sommes clairement pas devant la catastrophe que je craignais, c’est déjà ça.
Mais mon enthousiasme s’arrête malheureusement un peu là, je reste en effet assez craintive sur l’emploi de Wonder Woman dans ce film, et de la façon dont elle va être filmée (Sucker Punch anyone ?)
Pour finir sur une note un peu plus positive, je pense que ce qui est important surtout avec cette première image, c’est que l’on se prend soudainement à croire que nous allons enfin avoir droit à une véritable considération et un intérêt pour ce personnage de la part de la plupart des grands médias qui jusqu’à maintenant n’avaient toujours pas compris que Wonder Woman n’était pas uniquement une série télé qui datait des années 70.
Pour le reste, attendons patiemment les vraies images qui bougent.

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