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La fin de l’innocence (2ème partie)


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Allez hop ! Nous voici donc réunis pour le second épisode du décorticage en bonne et due forme de ce film consacré à Wonder Woman, made in TLGB s’il vous plait ! Comme pour le précédent billet, je vous conseille vivement d’avoir vu l’oeuvre en question, car je compte parler de détails qui dévoilent résolument l’intrigue… Oh wait ! Non mais vous plaisantez j’espère ! Parce que certains d’entre vous ici ne l’on pas encore vu ??? Mais vous foutez quoi ???

D’où je viens, les généraux ne se cachent pas dans des bureaux comme des lâches. Ils se battent aux côtés de leurs soldats. Ils meurent avec eux sur le champ de bataille.

Dans cette seconde partie nous allons donc parler des péripéties de Diana de Themyscira dans le monde des Hommes, de la mise en abîme de tous ses idéaux, et comme le titre de ce billet l’indique, la perte de son innocence.

Mais avant cela revenons d’abord sur un interlude fort intéressant qui permet justement de faire la transition entre l’atmosphère paradisiaque et sereine de l’Ile du Paradis, et le tumulte, l’effervescence, et la noirceur de cette Europe du début du XXème siècle.
Il s’agit, vous l’aurez compris de la scène du bateau, employée comme métaphore de l’Odyssée ou du  passage d’un monde à un autre correspondant au mythe de la traversée que l’on peut facilement rattacher aux personnages d’Ulysse mais surtout de Charon dans la mythologie grecque, car quelque part, on assiste bel et bien ici à un trajet dont le point de départ est un lieu sublimé par la vie, en direction d’un territoire littéralement soufflé par les flammes du royaume d’Hades.
Lors de cet interlude, nous assistons à une nouvelle confrontation culturelle entre Diana et Steve (car oui, je considère que toutes les oppositions de genre montrées dans ce film sont d’ordre culturels, voire ethnologiques et ne se limitent pas à une vulgaire guerre des sexes) dans laquelle un piètre navigateur marin qui tente de faire bonne figure écoute avec patience la vision édulcorée d’une candide Amazone, qui de son côté a pourtant acquis sont lot de vérité par le Savoir, à défaut d’Expérience.
Ici encore, hormis la barque en elle-même, tout a été réalisé sur fond vert, mais c’est sur ce qui se passe sur la barque qui nous intéresse.
Quand Steve interroge Diana sur la façon dont elle a été créée, celui-ci semble être bien sûr de lui quand il évoque la seule façon naturelle d’avoir une progéniture, une notion qui n’est pas étrangère à notre Amazone, mais qu’elle rejette, selon ses propres critères culturels.
Jusqu’ici tout va bien, la pensée de Marston est du moins à moitié respectée, car Zeus entre dans l’équation et cela reste l’une des plus mauvaises idées du film.
Mais ce qui retient surtout notre attention est cette référence aux 12 volumes rédigés par une certaine Clio (un personnage créé par le duo George Pérez et Chris Marrinan, mais qui fait surtout référence à Sappho, figure emblématique, culturelle et historique pour toute lesbienne qui se respecte) dont la conclusion accablante sort de la bouche même de notre héroïne : Les hommes ont leur part indéniable de responsabilité lorsqu’il il s’agit de procréation, mais en ce qui concerne le plaisir charnel (que l’on traduit ici par compréhension des attentes et désirs du corps féminin, il me semble que c’est très explicite dans ce film vu la manière dont a plupart des spectatrices ont réagit dans la salle face à cette scène), ceux-ci restent malheureusement à côté de la plaque.
Cette scène fait partie des quelques tentatives de la part des scénaristes (Allan Heinberg, Geoff Johns et Zack Snyder, j’opterai plus pour une idée du premier) de suivre le message véhiculé par le créateur de Wonder Woman, tout en restant en harmonie avec la version actuelle qui, je le rappelle ici, a rendu officiellement canon son statut de personnage Queer.

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Le véritable périple de Diana commence dès son arrivée à Londres, le contraste est saisissant de part les tons chromatiques utilisés dans cette seconde partie du film, des tons bleus et gris en adéquation avec Man of Steel et BvS comme le soulignait bien justement Julien dans sa critique.
Même Tower Bridge a retrouvé ses couleurs de début de siècle pour l’occasion (pour la petite histoire, c’est en 1977, à l’occasion du jubilé de la Reine Elizabeth que l’armature métallique du pont a été peinte en bleu, blanc et rouge. Pendant la Première Guerre Mondiale celle-ci était de couleur brune, comme on peut le voir plus ou moins, dans le film).
Cet aspect visuel, que l’on retrouve dans la scène ou Diana découvre l’effervescence de la vie Londonienne, est grandement inspiré par l’œuvre de l’impressionniste américain John Singer Sargent, un artiste qui vécu une grande partie de sa vie en Europe, notamment pendant la Der des Ders, et qui utilisait souvent une seule source de lumière dans ses portraits, un procédé extrêmement moderne pour l’époque.

A ce stade du long métrage, il est intéressant de voir comment l’intrusion de Diana dans ce « bon vieux Londres » fait office de choc culturel, autant pour elle que pour les autochtones de la Perfide Albion. c’est en cela que Wonder Woman se démarque de Captain America : First Avenger (un film que l’on adore ici Btw) auquel il a souvent été comparé avant même que l’on ait vu les premières images, à cause de son contexte historique.
Ici on assiste quasiment (excusez-moi pour la référence, le pire c’est que je ne regarde plus la TV depuis des années) à un épisode de Rendez-vous en terre inconnue, où un protagoniste découvre les us et coutumes d’une civilisation quasi opposée à la sienne.
Nous sommes donc témoins du passage obligé (et loin d’être inintéressant) dans lequel Diana se doit tant bien que mal de s’uniformiser au Monde des Hommes, tout en s’exprimant sans ambages sur le non-sens de celui-ci.

Deux scènes sont à retenir à ce propos : celui de l’essayage vestimentaire aux côtés de la truculente Etta Candy, une femme moderne totalement consciente des mouvements féministes de son époque puisqu’elle fait référence aux suffragettes, mais malheureusement limitée dans son statut de secrétaire (nous allons reparler d’elle un peu plus tard, cela va de soi..), et cette de l’irruption au Conseil de Guerre. introduisant le personnage de  Sir Patrick Morgan.
Dans ces deux situations, Diana prend conscience du statut des femmes européennes en ce début de XXème siècle qui se résume en une référence cinématographique tout à fait appropriée pour le coup : Soit belle et tais-toi.
Mais il me semble intéressant aussi d’étendre ici cette problématique sur l’image même de cette héroïne : Combien de fois avons-nous en effet été amenés à déblatérer sur son costume (jusqu’à son absence de costume ! Et par extension de celui des super héroïnes en général, alors que pour leurs homologues masculins, il n’y a pratiquement jamais aucun débat !), qu’il s’agisse du port du pantalon, de la jupe ou du short étoilé. La question est ainsi également posée dans le film : Comment diantre doit-elle être habillée ? Et surtout, comment est-il possible de faire régner la Justice avec un accoutrement pareil ?
Pour Diana, c’est finalement le costume le plus discret et le plus sobre qui sera retenu, avec un clin d’œil appuyé et bienvenu sur l’uniforme que porte Lynda Carter dans la série TV. Autre référence sympathique, le port d’un accessoire totalement inutile, celui des lunettes qui rappelle forcément celles de Clark Kent. C’est d’ailleurs amusant de voir que les dites binocles sont pulvérisées lors d’une autre référence au Superman de Richard Donner, avec la scène du guet-apens qui se déroule dans la ruelle.
Encore une fois il faut saluer le travail inouï de Lindy Hemming qui supervise les costumes, ainsi que la chef décoratrice Aline Bonetto, la scène de l’essayage a été tournée dans l’extraordinaire Exhibition Hall de l’ambassade d’Australie à Londres, et elle donne littéralement le tournis en terme de décoration et d’accessoires.

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En ce qui concerne la scène du conseil de guerre, Steve présente Diana comme étant sa secrétaire, Wonder Woman fut effectivement la secrétaire de la JSA dans les pages d’All-Star Comics et reléguée au dernier plan, un statut que réprouvait totalement William Moulton Marston à l’époque (mais le pauvre bougre écrivait déjà ses aventures sur  Sensation Comics, Wonder Woman et Comic Cavalcade, il ne pouvait pas être partout !). Comme vous le savez surement en 1918 les femmes n’avaient absolument aucune légitimité politique, et encore moins le droit d’être présente physiquement dans un quelconque conseil, hors le fait est qu’en Angleterre, le droit de vote des femmes fut accordé cette même année, les citoyennes devaient alors être âgées de 30 ans (tandis que les hommes devaient avoir célébré leurs 21ème anniversaire , il faudra attendre 10 piges de plus pour que l’égalité soit rétablie).
OK ! Donc je m’époumone à dire depuis le début que scénaristiquement, le choix historique (la Première Guerre Mondiale au lieu de la Seconde) est intimement lié au contexte du mouvement des Suffragettes, un mouvement grandement soutenu par le trio Marston, Holloway, Byrne à l’époque des faits comme on dit.
Dans ce film, il s’agissait clairement de montrer l’opposition entre une société patriarcale où la guerre règne en  maître, et celle d’un féminisme balbutiant et instigatrice de paix. De là à dire que les hommes viennent de Mars et le femmes de Venus, il n’y a qu’un pas…
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire l’ouvrage Égalité des sexes et pouvoir en Grande-Bretagne de Françoise Barret-Ducrocq.

Il est temps désormais de parler des personnages secondaires qui apparaissent dans cette seconde partie du film.
En tout bien tout honneur, commençons par Etta Candy, qui se devait d’être absolument présente tellement elle fait partie de l’Histoire de Wonder Woman. A tel point que l’on peut aisément la comparer avec Jimmy Olsen dans Superman. C’est un personnage indispensable, qui est apparue dans la plupart des comics et autres formats consacrés à notre fière Amazone. Elle est également issue de l’imaginaire de William Moulton Marston, et fait office de point d’ancrage, de référence, ou source d’inspiration quand il s’agit du statut des femmes selon les époques où elle apparaît : Dans les années 40 son physique, tout en rondeurs est très loin des standards de l’époque, et elle participe avec sa sororité, les fameuses Hollidays Girls à l’effort de guerre dans la lutte contre les Nazis.
Il est vraiment fort dommage qu’Etta et ses filles, n’aient pas été transposées comme telles dans ce film, par exemple en tant que membres des Women’s Royal Air Force qui officiaient déjà pendant la Première Guerre Mondiale.

Il y auraient eu tant de choses à dire sur ces femmes… Au lieu de cela nous avons droit à une Etta Candy, fort sympathique certes, mais un peu cruche qui sert avant tout de comic relief, et qui est surtout largement sous-exploitée.

En toute logique c’est donc un groupe d’hommes, quelque part les Holliday Boys de Steve Trevor qui vont aider Diana dans son périple Européen. De manière totalement assumée, le film nous sert sur un plateau le stéréotype de l’équipe de bras cassés constituée de soldats qui n’ont pas leur place dans ce conflit mais qui n’ont pas d’autre choix que d’y pendre part : Sameer le Marocain roublard dont le rêve est d’être acteur, le Chef, dont le peuple a été décimé et qui est déjà une relique de sa propre culture, et enfin Charlie, un écossais alcoolique (pléonasme ?) qui souffre du syndrome de stress post-traumatique.
Ici encore, ces personnages sont sous-exploités et n’ont pas grande utilité si ce n’est de faire prendre conscience à Diana de toute la complexité du monde des Hommes.

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Face à eux, le Général Lundendorff et le Dr Maru sont les deux faces d’une même pièce, inspirés par une force dont ils n’ont même pas conscience.
Basé sur une figure de la Première Guerre Mondiale, Erich Ludendorff, le personnage interprété par Danny Huston est censé incarner le mal absolu mais n’arrive pas vraiment à convaincre, notamment à cause d’un doublage Français qui s’efforce d’imiter un accent Allemand à la limite de la parodie (il en est de même pour Maru d’ailleurs).
Le Doctor Poison quant à elle aurait mérité une meilleure exposition, il aurait mieux valu que les deux personnages fusionnent pour représenter une menace unique beaucoup plus impressionnante. On a bien conscience que Maru est ce que l’on appelle « un savant fou », capable de tester ses inventions sur son propre visage, mais elle reste une subordonnée, une exécutante du Général qui manque de confiance en elle.
La scène avec Steve dans le château montre à quel point ce personnage (et son actrice, la délicieuse Elena Anaya) avait du potentiel.

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On assiste donc tout au long du film à une succession de petites frustrations, que cela soit dans l’utilisation de ses personnages secondaires, l’abus de ralentis et d’acrobaties lors de certaines scènes d’action, ou de la maladresse du message véhiculé par le film par rapport à la vision de Marston (notamment concernant ses origines).
Toutes ces tracasseries vont être balayées d’un coup de lasso le temps de LA scène épique du film, je veux bien évidemment parler de celle du No Man’s Land, Rien que de me souvenir de cette scène, j’en ai encore les larmes aux yeux. La voir sortir des tranchées et gagner du terrain mètre après mètre sous le feu discontinu des soldats Allemand est un moment iconique que l’on a trop peu eu la chance de voir pour une héroïne quelle qu’elle soit, tout média confondu. C’est une scène qui sera dorénavant montrée comme source d’inspiration pour des générations de femmes (et d’hommes) qui luttent contre l’adversité.

Contrairement à la scène de la plage qui était à mon avis considérablement appauvrie par des effets visuels outranciers, la chorégraphie des scènes d’action dans la bataille de Veld est largement plus réussie, mis à part le « poutrage de clocher » censé  montrer une fois pour toute la toute puissance de l’héroïne, une scène qui j’en suis sure a été TRES influencée par Snyder qui ne peut de toute manière pas s’empêcher de détruire tous les édifices qui se présentent devant lui…
Et puisque que l’on parle de ce réalisateur (vous allez croire que je le déteste à force alors que pas du tout !), je vous invite à remarquer les quelques similitudes et différences entre cette scène d’action de Wonder Woman et celle de Sucker Punch, le jeté de table a encore de belles heures devant lui.

 

On va s’arrêter là pour cette seconde partie, rendez-vous la semaine prochaine pour la suite et fin du décorticage de ce film fort sympathique et dont le succès poussera j’espère les studios à enchaîner sur des œuvres encore plus abouties.

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La fin de l’innocence (1ère partie)


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Comme d’habitude, je préfère vous prévenir, ici on ne fait pas dans la dentelle parce qu’on va au FOND des choses, les spoilers sont donc de mise !

Je voulais sauver le Monde…

Il n’est parfois pas chose aisée de rester objectif, impartial, ou de bonne fois lorsque l’on passe la plupart de son temps à écrire, écrire, et écrire encore sur la super héroïne la plus médiatisée (surtout en ce moment) du prisme des comics.
Wonder Woman, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a pour moi depuis longtemps dépassé le statut d’icône. Elle est devenue, au fil des ans et des billets que je lui ai consacrée, une amie.
Comme c’est souvent le cas lorsque nous partageons un lien d’amitié avec quelqu’un, cela comprend des valeurs et des idéaux communs, des expériences personnelles ainsi que, ne serait-ce qu’une partie de son histoire propre.
Hors Wonder Woman n’est pas une amie comme les autres. Elle a beau appartenir à personne (et ne me dites pas qu’elle appartient à DC Comics/Warner, vous seriez bien accueillis), bon nombre d’entre nous se l’approprie plus ou moins sans complexe, parce son statut le lui permet, tout simplement.

Espérer, puis attendre un film sur Wonder Woman a été depuis près de 30 ans vécu pour moi (parmi tant d’autres, je le sais) comme une véritable épopée faite de moments d’ivresse et de désillusion.
Hors après avoir vu ce long métrage, la première chose qui m’est venue à l’esprit est que non, par Héra, je n’ai pas succombé au parti pris facile du fangirlisme (ce mot n’existe pas, on est bien d’accord) comme si sous mes yeux ébahis ma meilleure amie avait été sélectionnée pour représenter la France à l’Eurovision.
Ce film existe désormais, et dans son ensemble je l’ai beaucoup apprécié pour tout un tas de choses que je vais exposer ici, en détail, alors que d’autres notions m’ont laissé totalement de marbre ou encore littéralement agacé, je vous propose de décortiquer ce film en respectant la trame de ces trois parties, bien distinctes : la vie sur Themyscira, le choc Européen, puis le combat ultime. Trois billets pour un film, parce qu’après tout Wondie méritait une telle exposition, il me semble.

Pour Themyscira

Si l’on considère que Wonder Woman est le troisième film qui fini de cimenter la fameuse Trinité dans le DCEU, celui-ci tout comme ses prédécesseurs prend effectivement le temps d’instaurer un climat de présentation de son personnage, Man of Steel exposait les dernières heures de Krypton, BvS le traumatisme du jeune Bruce Wayne au sortir d’une salle de cinéma, dans ce film on plonge quasi directement dans l’aspect mythologique de ce personnage que le grand public a encore du mal à cerner.
Diana de Themyscira vit depuis sa création sur cette Île Paradisiaque qui a été choisie par Zeus lui-même comme, à la fois refuge et lieu d’exil pour ses chères Amazones qui en des temps immémoriaux ont lutté de toutes leurs forces contre Ares, le Dieu de La Guerre.

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Terre sacrée, fertile et sauvage, où ses occupantes vivent en parfaite harmonie avec une nature luxuriante et bienveillante, Themyscira est un personnage à part entière en ce début de film, elle personnifie complètement le Matriarcat imaginé par Marston (qui je le rappelle ici, était convaincu que les femmes étaient supérieures aux hommes).
Les Amazones ont bâti leur cité séculaire en respectant le relief et les innombrables ressources qui leur ont été offerte en ce lieu, à l’image des habitations troglodytes que nous retrouvons dans notre propre civilisation (j’avais déjà un petit peu développé certains aspects de l’île ici, je vous invite à y jeter un œil pour ne pas faire de redite un peu lourdingue), sans portes ni fenêtres, elles peuvent évoluer librement sans aucune contrainte.
De plus, on s’aperçoit très rapidement dans les premières minutes du film que les Amazones ne sont pas uniquement constituées de guerrières athlétiques sur-entraînées. On comprend en effet qu’il existe des préceptrices, logiquement Gardiennes du Savoir destinées à contribuer à l’éducation de la plus jeune des Amazones. Mais les quelques scènes qui nous invitent à prendre connaissance de la jeunesse de Diana nous font également comprendre que chaque Amazone quelque soit son statut, contribue à la vie de la Cité, et cela de façon totalement inclusive, dans le principe même du terme de communauté.
L’eau y est omniprésente et a des valeurs curatives tout en émettant une source de lumière… dans un autre post j’avais émis l’hypothèse que cette eau luminescente pouvait être une interprétation cinématographique du rayon pourpre inventé par Marston, c’est effectivement le cas.

Ainsi, même si les Amazones ont bien été créées dans ce film par le plus grand Dieu de l’Olympe, un être qui symbolise les Cieux, leur culture est quant à elle fondée sur la roche, le minéral, par extension Gaïa la Déesse mère de la Terre, une notion encore une fois chère à Will (oui je l’appelle Will, et alors ?) qui souhaitait que Diana soit le fruit d’une procréation exclusivement féminine (dans le film, nous avons droit à une toute autre interprétation, on y reviendra un peu plus tard, ne vous inquiétez pas…).
Autre symbolisme véhiculant la féminité dans cette première partie du film, l’utilisation de la forme du coquillage pour représenter la féminité dans le design de la chambre de la petite Diana, ainsi que que la salle du trône où Steve Trevor se voit contraint de dire la Vérité sous le joug du lasso doré d’Hestia. A l’instar de Yanick Paquette qui s’était inspiré de la représentation de la Déesse Aphrodite de Botticelli dans son Wonder Woman: Earth One, on retrouve dans le film ces mêmes motifs ainsi que des références au courant Art Déco (un mouvement artistique qui se déroule justement à l »époque du récit, c’est à dire pendant la Première Guerre Mondiale), jetez un œil par exemple aux motifs des marches d’escalier ainsi que le design du trône de la Reine Hippolyte, peut-être influencé par l’oeuvre des céramistes Pierre et Joseph Mougin.

Autre détail qui fait référence à l’univers des comics dans ce film à ce stade, celle-ci concerne la représentation de Diana encore enfant puis adolescente, à la fois innocente et débordante de fougue (un modèle extraordinaire autant pour les filles que pour les garçons qui auront la chance de voir ce film au cinéma), où on la voit en plein entrainement avec Antiope, je ne peux m’empêcher d’y voir un clin d’œil à l’excellent The Legend of Wonder Woman de  Renae De Liz, où dans cette version la jeune amazone s’entraîne avec Alcippe.

Et puisque cette première partie du film fait la part belle aux Amazones, parlons un peu plus d’elles en détail, si vous le voulez bien.
Dans cette version cinématographique, celles-ci sont pluri-ethniques et c’est un vrai bonheur de voir ça, sans parler du fait que les comédiennes qui les incarnent sont bien loin d’appartenir à un quelconque stéréotype esthétique, ce sont pour la plupart de véritables athlètes, cascadeuses, championnes de boxe, haltérophiles, danseuses professionnelles… Comme je l’ai dit plus haut, elles ne sont pas uniquement constituées de guerrières, elles sont aussi éducatrices, agricultrices, pêcheuses, politiciennes, chacune a son rôle dans la Cité. Themyscira a beau être gouvernée par une reine, la démocratie reste une institution inébranlable où chacune aura son mot à dire en temps de crise. De plus, c’est un peuple pacifique qui emploiera la violence uniquement pour se défendre.
Ici encore, un gigantesque et incroyable travail de design a été mis en oeuvre pour créer une véritable identité à ces amazones, autant dans leurs costumes que dans leurs armements. Alors que chaque guerrière (et elles sont nombreuses !) aura un costume et des armes propres, ont y retrouve les ornements et décorations présentes dans l’architecture de l’île, les motifs de coquillage et les figures Art déco sont effectivement incrustés de façon judicieuse, tout cela est supervisé d’une main de maître par la très talentueuse Aline Bonetto, chef décoratrice française a qui l’on doit les décors de nombreux films de Jean-Pierre Jeunet, ainsi que la costumière Lindy Hemming qui ont véritablement su insuffler une âme et une identité à  Themyscira et le peuple qu’elle abrite.

Autre élément intéressant concernant ces Amazones, celles-ci n’ont pas toutes le même âge, la maturité d’Hippolyte et Antiope saute aux yeux, mais on notera également la présence d’Artemis, incarnée par l’imposante Ann Wolfe et qui est âgée de 46 ans. Tous ces exemples montre qu’il y a eu une vraie volonté de créer un univers cohérent autour de ces Amazones, même si faute de temps la plupart d’entre elles sont sous exploitées, à l’image de Menalippe qui était pourtant bien mise en avant au même rang que ses sœurs dans les premiers visuels montrés il y a un an.

Quoiqu’il en soit la partie qui leur est consacrée reste d’une très grande beauté, à tel point qu’elle donne envie de voir un spin-off ou une série TV qui leur serait entièrement dédiée, leurs origines étant succinctement expliquée par Hippolyte à sa fille telle une comptine pour enfant, une scène dantesque mise en image et superbement illustrée par le duo d’artistes Raffy Ochoa et Houston Sharp.

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Et puisque l’on parle d’origines, celles qui concernent notre héroïne dans ce film sont loin d’avoir mon approbation, car elles dénaturent complètement le statut du personnage : Pourquoi vouloir à tout prix donner un père biologique à Diana ? Alors ça, c’est quelque chose que je n’arrive vraiment pas à comprendre. Pourquoi imposer la figure du père à une héroïne dont le postulat, totalement révolutionnaire pour l’époque est qu’elle avait été créée comme je le disais plus haut par des femmes et UNIQUEMENT des femmes. Elle est le fruit du matriarcat, mais surtout le fruit d’un amour d’une mère pour sa fille, point barre. Lui donner un père ne la rendra pas plus humaine, ça ne fait que dévaloriser complètement ce que Marston voyait en elle. Ici elle devient juste la fille de Zeus, comme on est l’épouse d’un tel ou la sœur d’un tel. C’est pas bien de faire ça, franchement.

Autre déception, on ne prend pas le temps de nous parler du costume de Diana, contrairement aux allusions faites pour le lasso d’Hestia et la fameuse Godkiller. Et pourtant, le spectateur lambda ne pourra que remarquer la différence chromatique entre ce costume et ceux qui lui ont été montré jusqu’alors. Cela saute même aux yeux de Steve Trevor lorsque Diana le revêt pour la première fois. Ce costume a lui aussi une origine, et cela aurait été judicieux, ne serait-ce que d’en faire allusion soit à ce moment précis, soit lorsque Diana enfant visite la tour de l’armurerie avec sa mère.

L’un des moments forts de cette première partie concerne la bataille épique entre les Amazones et les soldats Allemands qui ont réussi à franchir l’épais brouillard qui protégeait Lilly Aspellde toute intrusion ainsi que de la menace d’Ares, un dieu vaincu mais représenté telle une épée de Damoclès dans l’esprit de ces gardiennes de la paix.
Cette scène très maîtrisée techniquement dans sa réalisation grâce notamment à de très beaux travellings est malheureusement alourdie par des effets visuels symptomatiques que l’on retrouve dans les films du DCEU, et de Zack Snyder en particulier, l’utilisation à outrance des ralentis et acrobaties sorties tout droit de cinématiques de jeux vidéo est pour moi un véritable fléau oculaire qui m’horripile de plus en plus. Dans cette scène, cela passe encore à peu près, mais nous verrons plus tard que l’un des plus gros défauts du film correspond justement à l’utilisation à outrance et de façon agressive de ce genre de technique…

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Autre scène mythique, celle du sauvetage de Steeve Trevor, ô combien décrite dans les comics, celle-ci a été totalement réalisée en CGI, qu’il s’agisse du paysage, des reliefs, de ce qui se passe sous la mer, tout a été animé en studio et le résulat est bluffant. La lumière omniprésente et le choix des couleurs est une évocation évidente représentant parfaitement l’héroïsme qu’incarne Diana, un choix chromatique que l’on va retrouver un peu plus tard dans une autre scène du film, tout aussi mythique. J’ai particulièrement aimé ce moment où Steve, alors qu’il est en train de sombrer coincé dans son avion, discerne une forme à la surface, telle une apparition angélique alors qu’il s’avère que dans les comics de l’ère Marston (et plus tard également), il a pour habitude de l’appeler son « ange ».

Cela nous mène à parler de la dynamique des interractions entre Diana et Steve dans ce début de film, elles sont toutes très bien senties et témoigent d’une réelle osmose et une complicité évidente entre les deux acteurs. Même si je suis loin d’être une amatrice de Chris Pine, je concède volontiers qu’il s’en sort très bien dans le rôle de Steve Trevor, lui donnant le volume, la consistance qui lui a fait très souvent défaut dans les comics.
Dans cette première partie de film, Diana et Steve sont deux êtres qui se confrontent et se découvrent vis à vis de leur propre culture, ici le matriarcat fondé sur la bienveillance et le savoir, opposé au patriarcat régit par des règles imposées par le dictat et l’esclavage du temps, du travail, du mariage. Les dialogues sont animés et font réagir l’audience, c’est une des belles victoires de ce film que de synthétiser ainsi avec humour les différences culturelles basées sur leur genre respectif.

Autre fil conducteur qui parcourt cette première partie, la justesse de jeux des acteurs de la petite Lilly Aspell qui incarne Diana à l’age de huit ans, aux vétéranes Connie Nielsen et Robin Wright aussi imposantes qu’impériales, et tout aussi injustement sous-exploitées par le temps (décidement ! Putain de patriarcat !).

On assiste donc en ce début de film à une très belle exposition du concept des Amazones, l’introduction d’un nouveau monde aux antipodes des visions Kryptoniennes et Gothamites largement développées à travers les différents films consacrés à leur héros respectif. Celui-ci sans être parfait est déjà d’ine richesse inouie et donne une réelle identité au personnage de Diana de Themyscira, dont les principes seront ébranlés au contact du monde des Hommes, c’est que nous verrons en décortiquant la seconde partie du film.

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L’épée de Vérité


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Attendu de pied ferme pendant de longues heures à grand coup de tisane menthe verveine toute la journée et une partie de la nuit dernière, c’est à 3h du matin que s’est enfin dévoilé le second trailer de Wonder Woman, un film aux enjeux bien plus vastes que ce qu’on veut bien lui concéder, un film qui pourrait changer beaucoup de choses concernant la représentation des super héroïnes sur grand écran.
Encore une fois il y a de très belles choses tout au long de ces 2 min. 30, d’autres que je qualifierai de très intéressantes, et d’autres qui me laissent encore un petit peu perplexes. Prenons le temps donc de décortiquer un petit peu tout ça, jusqu’à vous partager deux ou trois théories car comme on le sait, certaines bandes annonces ont parfois tendance à nous aiguiller vers des pistes pour mieux nous piéger et nous surprendre avec le résultat final.

Alors que le précédent trailer présentait aux spectateurs l’univers de Wonder Woman, sa destiné, ainsi que sa nouvelle place au sein d’une civilisation fondée sur le patriarcat, cette nouvelle bande annonce donne une place importante à son histoire, son île et la société dont elle provient, basée elle sur le matriarcat.
Themyscira est une île bénie des Dieux. Elle est montrée ici comme un paradis terrestre (il fallait bien qu’elle porte son nom) à la végétation luxuriante où les édifices ont été battis en s’adaptant à un relief vertigineux et immaculé, et où l’eau coule en abondance à travers de multiples cascades.

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Dans le film, et contrairement à ce que l’on peut voir régulièrement dans les comics où Themyscira est représentée avec une architecture classique greco-romaine, la cité où vivent les amazones est largement inspirée par les habitats troglodytes de la ville de Matera, située au sud de l’Italie (et dont une partie du film a été tourné), habitats fondés au XIIème siècle par des moines byzantins.

Matera-gravina-di-materaThemys… non,  Matera, sud de l’Italie

Érigée sur le principe de l’agencement des fondations en terrasse, la cité des amazones laisse entrevoir des trésors d’architecture et de sculpture comme la fresque murale représentée ci-dessous, ce qui me permet de penser que cette civilisation n’est pas uniquement constituée de guerrières en furie comme le porte à croire les deux bandes annonces.

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Outre les influences byzantines, les yeux de lynx férus d’histoire de l’art auront reconnu la cour intérieure du Castel Del Monte lui aussi situé dans le sud de l’Italie, à 80 km au nord de Matera, et qui date lui du XIIIème siècle.

WONDER WOMAN Themyscira 55635062596_30ab604a2b_bLa cour centrale du Castel Del Monte

La grande tour de forme octogonale, érigée telle une cheminée au cœur de la cité semble correspondre à ce lieu précis, là où sont conservés les présents des Dieux, dont la fameuse épée Godkiller. Elle n’est pas s’en rappeler la tour conique du Grand Zimbabwe construite au XIVème siècle.

Mais revenons au contenu de cette bande annonce. Comme ont pu témoigner les quelques privilégiées qui ont eu la chance de voir 15 min du film, une partie va s’attarder sur la jeunesse de Diana, explorant son enfance et son adolescence à travers son apprentissage aux côtés de la guerrière Antiope. Il m’est impossible ici de ne pas penser à Legend of Wonder Woman, qui explorait aussi cet aspect avec le personnage de Philippus.
Le film va t-il prendre la même direction que Man of Steel dans sa narration ? Cela me parait assez probable, espérons si c’est le cas que la fin soit de plus haute volée.

Ici l’accent est particulièrement porté sur la présence de l’épée Godkiller, dressée telle Excalibur, et que seules les plus féroces Amazones peuvent manier, Hippolyta statuant que Diana n’en fait pas partie.
Mais comment notre héroïne, enfant protégée par sa mère bienveillante va-t’elle devenir en une apprentie combattante à l’entrainement des plus intenses ? Cela reste un mystère. Mais ce qui est pour le moins gênant dans cet extrait, c’est qu’il suggère que Diana développe une sorte d’obsession envers l’épée, ce qui la pousse à devenir l’élève d’Antiope.

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Autre détail intéressant vis à vis de cette épée, le design n’est pas le même que dans BVS (elle n’a pas non plus le même bouclier soit-dit en passant) s’agit-il donc de la même arme ? J’ai de gros doutes. De plus au terme de cette bande annonce, l’épée a disparu des mains de Wonder Woman, comme si elle le lui avait été enlevée, ou bien qu’elle s’en était volontairement défaite, privilégiant son accessoire légendaire, le lasso de vérité cher à Marston.
Il faut dire que la symbolique phallique assez évidente de cette épée ne correspond pas vraiment avec le message véhiculé par le personnage. A ce stade de mes spéculations personnelles qui n’engagent que moi, il m’est d’avis que Diana va être amenée à refuser d’utiliser Godkiller pour battre Ares. Et que d’autres armes, plus idéologiques vont l’y aider.

Quoi qu’il en soit, les capacités super héroïques de Diana de Themyscira ne se limitent pas à la maîtrise d’une épée, d’un bouclier ou d’un lasso. Souvenez-dans ce film magistral qu’est BVS, la toute première entrée en scène de Wonder Woman face à Doomsday s’opérait via le champ de force engendré par ses bracelets pour sauver Batman du barbecue.
Dans ce trailer, il semble que Diana découvre ce champ de force pour la première fois, et que par la même occasion elle se rende compte qu’elle n’est pas une amazone comme les autres.

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Au même instant, la voix off d’Hippolyta suggère que Diana ignore tout de ses véritables origines, on lorgne donc dangereusement vers le run d’Azzarello dans lequel elle s’avère être la fille de Zeus, mais dont elle est pleinement consciente dans le premier trailer. Pourquoi parler d’un secret dans un second trailer intitulé « origine » si il est déjà statué dans le premier qu’elle est la fille d’un Dieu ?

Outre la scène avec Chris Pine torse poil dont on a rien à foutre ici, et la prise en main d’Excalibur, la suite directe de cette seconde bande annonce est un montage de scènes déjà montrées dans sa version du mois de juillet 2016, jusqu’à l’arrivée de Diana et Trevor dans ce bon vieux Londres.

Cette scène est importante car outre l’introduction de filtres dégueulasses voulant certainement montrer la monochromie du monde moderne qui a sombré dans la guerre et l’industrialisation de masse, on voit ici « clairement » qu’il faudra du temps à ce que Diana s’acclimate au monde des hommes.

On s’offre ensuite un joli tribute au Superman de Richard Donner (une scène en partie déjà vue dans le premier trailer), une belle notre d’intention qui n’est pas pour me déplaire.

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Faites ensuite attention à cette image précise : ces soldats ont l’air de porter un masque bien particulier, le même porté par le soldat défenestré par Wondie sur l’image que j’ai mis en première illustration de ce post.
Si j’en crois la logique de ce qui est montré dans ces deux bandes annonces, Doctor Poison aurait trouvé la formule d’un gaz bien plus mortel que le fameux gaz moutarde utilisé pendant la Première Guerre Mondiale, car capable de dissoudre les masques à gaz utilisés par les poilus. Les Allemands sont eux équipés d’un masque pouvant filtrer ce nouveau gaz ultra toxique, afin de pouvoir gagner la guerre.
Mon autre théorie concernant Doctor Poison, c’est que celle-ci a été exposée au gaz moutarde par l’armée française, et que par esprit de vengeance, elle a décidé de s’allier avec les forces Allemandes afin de créer cette super toxine.

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Les enfants on est bien d’accord que tout cela reste du spéculoos, mais mon petit doigt me dit que…

Nous avons ensuite pas mal de redites vis à vis du premier trailer, mis à part encore une fois à ce qui semble être un hommage à peine dissimulé à Superman avec cette allusion de la couverture culte d’Action Comics #1.

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Puis cette phrase lourde de sens : « Je suis Diana de Themyscira, fille d’Hippolyte, au nom de tout ce qui est bon, votre colère qui accable le monde, s’achève ici. » Accompagnée par cette iconographie christique résolument Snyderesque mis à part qu’elle n’a pas les bras en croix et que les éclairs l’entoure. Quel dieu de la mythologie grecque balance des éclairs à son bon plaisir du haut de l’Olympe ? Oh, wait… Non mais le filtre bleu industriel a disparu ! Cela voudrait-il dire que… ??!

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Et si après tout on se donnait rendez-vous pour la sortie du film ? Qu’on mette les choses à plat ?

Et en bonus, l’excellent theme instrumental contenu dans la bande annonce, ça vous changera de l’électrique « Is she with you ».

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All the world is waiting for you


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Cette bande annonce se devait d’être quasi parfaite.
Elle devait continuer à nous donner l’espoir de voir la plus majestueuse des super héroïnes être traitée de façon sérieuse et digne sur grand écran (comme ce fut le cas dans BVS, malgré sa courte mais très remarquée présence, d’ailleurs le seul point positif du film).
Elle se devait de répondre aux attentes des fans les plus exigeants et les plus pointilleux, en introduisant des concepts forts et indissociables de ce que symbolise le personnage de Wonder Woman.
Il fallait également qu’elle hypnotise les nouveaux spectateurs, certains d’entre eux n’ayant comme référence que la vision de Lynda Carter en short bouffant et l’écoute d’un générique haut en couleurs.
A l’image de cette scène épique dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale où Diana essuie les tirs de nombreux assaillants, cette bande annonce a su s’imposer comme étant l’une des plus belles surprises de ce dernier San Diego Comic Con,  je vous propose donc de revenir en détail sur ce qui reste un grand moment pour tout fan de Wonder Woman qui se respecte.

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Notre aventure commence donc sur les rives de Themyscira (certaines vagues m’ont l’air d’être en CGI mais c’est pas grave), avec la scène clé de la première rencontre entre Diana et Steve Trevor. L’héroïne y apparaît ici bienveillante, confiante et paisible (dans le sens où c’est la première fois qu’elle voit un homme de sa vie), vivant en parfaite harmonie avec son île mais clairvoyante de ce qui existe dans le monde extérieur. C’est exactement la Wonder Woman définie par William Moulton Marston. En contrepartie Steve lui répond avec humour, d’autres réparties humoristiques (et bien senties) de sa part sont d’ailleurs présentes dans cette BA, ce qui nous porte à croire que le personnage sera traité de manière beaucoup moins fade que d’habitude. J’espère toutefois que cette caractérisation ne volera pas trop la vedette au véritable centre d’intérêt sur film.

Pour le peu que l’on puisse voir à ce stade, Themyscira ne semble pas être l’île à l’architecture à la fois classique et flamboyante qu’ont pu nous offrir George Pérez, Phil Jimenez où plus récemment Yanick Paquette. J’ai l’impression que les amazones vivent de manière beaucoup plus simple, plus austère, disposant des grottes de l’île et les façonnant pour en faire leurs demeures et leurs temples, comme on peut le voir ici.

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Plan suivant, et signe indubitable que ce film va être jouissif au possible, c’est la mise en avant de la relation entre Diana et sa mère Hyppolita, dans cette scène on ressent tout l’amour et le déchirement qu’une mère peut ressentir à laisser partir son enfant, la fierté d’Hyppolita  pour sa fille est autant palpable dans son regard que dans ses paroles (« Tu as été mon plus grand amour, fais attention Diana, ils ne te méritent pas »).

Passage ensuite dans l’Angleterre du début du 20ème siècle, où notre héroïne porte des vêtements appartenant au Monde de l’homme, jusqu’à participer à une réception mondaine en robe, dissimulant son épée derrière son dos !  C’est à la fois improbable et bien pensé, comme si notre amazone n’était pas venue pour profiter de la soirée ou dissimuler cette arme bien longtemps, mais bel et bien d’aller droit au but, qui est vraisemblablement d’éliminer le méchant gradé en costume (incarné par Danny Huston, le fils de John et frère d’Angelica soit dit en passant).

Il y a ensuite cette image intrigante de l’actrice espagnole Elena Anaya (qu’on aime beaucoup avec Julien parce qu’elle a joué dans Room in Rome) et son visage à demi masqué en mode Fantôme de l’Opéra. Mais qui peut-elle bien être ? S’agit -il de Paula von Gunther ? Circe ? (j’ai de gros doutes) Doctor Poison Doctor Cyber ? Il est trop tôt pour le deviner encore je crois. En tout cas cette apparition est bien flippante et fait son petit effet.

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On se recentre ensuite sur les origines de Diana avec une discussion entre elle et Steve sur ce qui semble être un bateau (sans doute pendant le trajet Themyscira/Angleterre). Notre héroïne déclare qu’elle n’a pas de père, et qu’elle a été mise au monde par Zeus. Entre nous c’est ce détail qui me fait le plus ch*** dans cette BA. Pourquoi Zeus et pas Aphrodite ? Pourquoi faire référence au run D’Azrarello franchement ? Je ne suis absolument pas d’accord, ça affaibli l’échange au possible, mais passons.
Dans cette partie il y a une scène forte intéressante, on y voit Diana se faire soigner (la dame à la tunique blanche derrière elle fait penser qu’elle est une sorte d’infirmière…) avec sur la droite un récipient contenant un liquide lumineux, rappelant la tunique de la soignante, mais faisant surtout référence au rayon pourpre utilisé par les amazones pour guérir de leurs blessures.

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Puis arrive le moment d’action : une chevauchée dans les bois, un envol d’Amazone (c’est Antiope ?), une autre chevauchée fantastique (Ouiiiiiiii c’est Antiope !!!) suivie d’une bataille sur la plage, de quoi saisir le spectateur tout en lui faisant rappeler qu’il y aura aussi (forcément) une intrigue amoureuse entre nos deux héros.

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Vous remarquerez ici que l’on voit très bien à gauche et à droite des amazones de couleur, ce qu’avait promis la réalisatrice Patty Jenkins en terme de diversité, suite à la première photo où l’on voyait Diana aux côtés de sa « famille »..

S’ensuit cette fameuse scène dans les tranchées. Il faut jouer avec les codes de l’Amazone, son lasso fermement serré à sa taille, son bouclier solidement harnaché sur le dos, son regard déterminé quant elle gravit cette échelle. Ici en quelque sorte, La Gadot, c’est Rambo. Le côté surréaliste d’un tel personnage (décalé et anachronique) évoluant dans cet environnement rappellera pour beaucoup de spectateurs le premier Captain America. Et c’est une très bonne chose car à mon humble avis Captain America : The First Avenger reste le meilleur des trois films.

Il y a ensuite une autre scène dans un bar où l’on arrive à déterminer la force de Diana, mais où l’on peut aussi apercevoir l’acteur Saïd Taghmaoui de dos.
Quand on voit cette scène au ralenti, on assiste également à un fondu, un effet miroir  entre le pauvre homme se faisant étaler par Diana, et une posture de l’amazone dans le plan suivant correspondant à l’une de ses acrobaties. Tout ça va très vite, c’est pas forcément facile à déceler.

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Vient le moment de la jubilation, l’utilisation du fameux lasso, instrumentalisé ici de façon aussi iconique que le bouclier de Captain America. Je ne reviendrai pas sur la symbolique du lasso de vérité utilisé par Marston. Son aspect doré, étincellent, lumineux, représente une lueur d’espoir et de vérité au milieu de tout ce chaos.

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Entre moultes scènes d’action qui vont se juxtaposer dans les secondes suivantes, l’échange entre Steve et Diana ressort indubitablement. Dans ce qui semble être le fameux bal, lorsque l’aviateur lui dit « Ne faites pas ça », elle lui répond « Je fais ce que je veux » (ou plutôt, « Ce que je fais n’est pas de ton ressort », la traduction française a enlevé le côté féministe du dialogue, et ça aussi, c’est quand même assez dommage…).

De l’action, encore de l’action, pour en arriver à une autre scène des plus intéressantes où un soldat pulvérise son fusil sur les hanches de Wonder Woman, la guerre se broie littéralement au contact de son statut de femme de Paix. Détail également à relever qui plus est, dans cette BA Diana ne tue pas, et c’est surement quelque chose d’important à suivre.

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C’est ainsi qu’à la fin de ce montage des plus épiques, l’assortiment de guitares et de percussions refait surface ne laissant plus aucun doute : Is she with you ? est bel et bien le thème officiel de Wonder Woman. Pas glop.

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Cette bande annonce était déjà très satisfaisante, mais le coup de grâce survient avec l’arrivée d’Etta Candy qui amène un vent de fraîcheur dans toute cette frénésie belliqueuse, et permet malicieusement d’introduire (comme je me l’imaginais) la rhétorique féministe provenant de l’oeuvre de Willian Moulton Marston. Le « What is a secretary » est devenu en une semaine un meme à lui tout seul, une preuve que ce trailer a été appréhendé de manière très positive pour les bonnes raisons.

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La bande annonce de Wonder Woman est donc ce moment surréaliste où l’on se rend compte de manière concrète que cette héroïne tant attendue (avec tout ce qu’elle peut représenter quelque soient les générations) viendra libérer son lasso dans un peu moins d’un an.
Mise à part la bouche d’ornithorynque que Chris Pine, regarder cette bande annonce est comme déguster un bon caramel au beurre salé, ou ingurgiter n’importe quoi à partir du moment où il y a de la cannelle dedans. C’est mortel, on en croit pas ses papilles et surtout, on en redemande, il n’y aura de toute manière pas d’indigestion possible.

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Suffering Gadot !


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J’ai préféré attendre quelques jours pour digérer ma première rencontre cinématographique avec Wonder Woman. Une rencontre mi-figue mi-raisin au regard de mes espérances, son arrivée pour le moins spectaculaire mais malheureusement bâclée, et la surprise de voir pourtant que La Gadot, comme je m’amuse à l’appeler souvent, ne s’en sort pas trop mal malgré son physique inadapté vis à vis du personnage.

Il aura fallu donc attendre un peu plus de deux heures assommantes (anesthésiantes !) pour la voir enfin littéralement atterrir devant nous, toutes guitares électriques dehors et tambours battants, pour sauver ce pauvre Batman d’un barbecue funeste.
Avant cela, la très mystérieuse Diana Prince, que Zack Snyder et ses amis ont délibérément choisi d’en faire une ersatz de Selina Kyle (personnellement je trouve qu’elle aurait effectivement fait une très belle Catwoman), joue les chapardeuses dans des soirées mondaines sous le nez de Bruce Wayne, et semble être une experte en histoire de l’art et des civilisations.

I don’t think you ever known a woman like me.

Sous cette apparence ses apparitions, bien que limitées au regard de la durée du film, laissent entrevoir un personnage qui reste délibérément en retrait des événements, tout en les observant avec un grand intérêt. Son allure générale fluide et sereine, et dont les yeux de biche en disent bien plus qu’on ne le lui autorise, est en totale opposition avec ses alter ego massifs, colériques et omnipotents. Elle incarne du coup une véritable bouffée d’oxygène salvatrice dans cette mise en abîme des super héros qu’est ce film.
Trop peu de choses sont dévoilées à son sujet, mais une chose est sure, Diana est ici très riche, peut être autant que Bruce Wayne, à en croire ses tenues vestimentaires, sa belle voiture et les hôtels de luxe qu’elle semble affectionner. Pour autant quand elle prend l’avion, ce n’est pas en première classe, une manière pour elle de se fondre mieux parmi le reste de l’humanité ?

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Contrairement à ce que j’espérais, il est désormais clair que Batman V Superman n’a jamais voulu faire la part belle à Wonder Woman. Sa prestation bien qu’efficace (toute proportion gardée compte tenue de la mise en scène en total mode jeu vidéo / Injustice Gods Among Us) ne va durer que deux minutes montre en main, deux minutes, aux bout de deux heures sur un film qui dure deux heures trente.
Reprenant la chorégraphie et les plans emblématiques de Sucker Punch (et ça je l’avais dit ! Et j’aime pas avoir raison de cette manière !), Snyder nous dévoile une Wonder Woman qui se bat avec hargne, sans esbroufe ni gesticulation, elle va droit au but, ses gestes sont précis, c’est une guerrière qui a de l’expérience et qui n’attendait que ça pour se remettre dans le bain. Malgré son physique qui reste pour moi un handicap, Gadot s’en sort plutôt bien, elle a véritablement l’allure d’une Amazone, fière et vindicative, elle est loin d’être ridicule.
Ce qui est extrêmement IMPORTANT, c’est qu’il est clairement montré dans le film que Wonder Woman est tout aussi puissante que Superman. Lorsqu’elle se prend des coups elle se relève immédiatement et retourne se battre, et ce sans relâche jusqu’au moment fatidique. Oui, tout ça en deux minutes !

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Comment ne pas trouver que son manque de présence à l’écran fait partie des plus grosses déceptions du film.

J’ai lu beaucoup d’articles disant que Wonder Woman sauvait le film. Je n’irai pas jusque là, la déception de la voir aussi peu de temps, et de façon aussi abrupte sans véritable lien avec le reste (elle manque cruellement d’une vraie scène d’introduction, elle méritait au moins ça !) sur une musique qui je l’espère ne sera pas le thème principal de son film en solo, reste pour moi un véritable foutage de gueule.
Il s’agit de Wonder Woman quand même, comment voulez-vous ensuite que je n’ai pas envie de me pendre en lisant ce genre de bullshit :

Non, Batman v Superman n'est pas raté - Le Point

Cette imbécile n’est malheureusement pas la seule à avoir employé le terme d’absurde en parlant de Wonder Woman.
Il y a encore tellement de choses à faire pour la réhabiliter dans nos contrées. Chez nous elle a encore le visage de Lynda Carter, chose tout à fait normale, honorable et sympathique, mais qui est loin de correspondre à toute l’étendue de ce qu’elle est vraiment.
Si croire en des principes comme la paix, la justice, le féminisme, l’égalité, le courage  est absurde, alors je veux bien être absurde moi aussi tiens. Sans problème.

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Il aura fallu attendre 75 ans pour que Diana Prince soit enfin montrée au cinéma. D’autres auront eu cette chance plus tôt mais désormais, c’est son moment.
Etre pour ou contre la présence de Gal Gadot n’est plus d’actualité, j’étais moi même plus que dubitative, mais au delà de l’aimer ou pas, c’est avant tout la présence du personnage de Wonder Woman et tout ce qu’elle véhicule qu’il faut mettre en avant. Encore plus quand on voit ce qu’il se passe autour de nous, encore plus quand d’autres héros tuent en masse et marquent au fer rouge.

Que pouvons nous attendre, espérer encore une fois de ce film solo qui sortira en juin 2017 ?

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Une première image nous a donc été dévoilée la semaine dernière, surfant sur les bonnes critiques à l’encontre de sa présence dans le film de Zack Snyder, on voit vraisemblablement une jeune Diana entourée de ses proches sur Themyscira : sa mère Hippolyta, et ses tantes Antiope et Mélanippe, qui vont toute les trois élever notre Amazone de façon différente, Hippolyta cherchant classiquement à protéger sa fille, alors que la guerrière Antiope cherchera à la préparer à l’inévitable, son contact avec le monde des hommes.

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Cette première image pose bien entendu certaines interrogations, comme l’importance de la diversité ethnique au sein des Amazones, et l’absence de Phillipus. Détails auxquels la réalisatrice Patty Jenkins a répondu qu’il s’agissait de la famille directe de Diana, mais que la diversité serait bel et bien présente au sein des résidentes de Paradise Island.
Autre élément qui pique les yeux, la présence des talons sur nos guerrières, accentuant notamment le côté longiligne de La Gadot et faisant craindre le pire sur le rendu Michael Turner et surtout Mike Deodato du personnage qu’on souhaiterait pourtant bien oublier, un look et une ambiance symptomatiques des années 90 que DC/Warner semble vouloir imposer dans ses films.
Concernant les tenues vestimentaires, on a vu des cosplays plus inspirés, toutefois le symbole WW sur les jambières d’Antiope et la ceinture d’Hippolyta m’interpellent.

Il n’y a pourtant pour le moment pas de quoi s’affoler outre mesure, vu la tournure que prend les choses, cette version de Wonder Woman ne fera sans doute pas l’unanimité, encore faut-il savoir exactement ce qu’elle va nous apporter, en terme de message véhiculé propre à notre héroïne. En gros William Moulton Marston va t’il se retourner dans sa tombe ?

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Entre la désillusion de ne l’avoir finalement que peu trop vue, et la certitude toujours intacte que Wonder Woman est la super héroïne que nous avons tous cruellement besoin de voir au cinéma, sa venue dans l’univers cinématographique de DC est loin d’être une catastrophe, elle est juste très mal amenée, je dirais même de façon absurde pour citer l’autre nigaude de pseudo journaliste.
On a déjà vu bien pire avec Catwoman et Elektra, le plus important est qu’elle ne subisse pas le même sort, si c’est le cas il faudra me donner beaucoup de médicaments et préparer une petite camisole blanche aussi, on ne sait jamais.

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La jupe


Après une première image de Gal Gadot moins catastrophique que je me l’étais imaginée l’année dernière, il aura quand même fallu attendre 10 mois avant de pouvoir admirer une nouvelle fois ce à quoi va ressembler le costume de Wonder Woman dans le film Batman v. Superman : Dawn of Justice.
Un premier teaser prévu pour aujourd’hui ayant fuité il y a quelques jours (et que j’ai trouvé assez décevant dans l’ensemble), mais ne dévoilant rien de notre héroïne (faut pas pousser non plus, et puis on nous promet que Superman va saigner, c’est ça le plus important), c’est aujourd’hui un reportage qui lève le voile sur cette tenue, et oui, il semble bien que le code vestimentaire de notre héroïne soit respecté, contrairement à ce que l’on aurait pu craindre par l’absence totale de bleu dans le premier visuel.

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Comme je l’ai dit précédemment, je suis assez satisfaite de ce costume, et la présence du bleu a tendance à me rassurer encore un peu plus.
Alors maintenant par contre, ce qui serait vraiment chouette, c’est de se remuer un peu le popotin et ne pas nous faire encore attendre 10 mois de plus pour pouvoir se mettre une nouvelle image sous la dent. Merci bien.

Mise à jour du 01/05/15

Et bien voilà, il suffit de râler un petit peu et on se décoince ! Voici deux images promotionnelles du film qui donne une idée encore plus concrète de ce que pourrait ressembler Wondie. Il s’agit d’illustrations qui pourraient être utilisées pour l’exploitation de produits dérivés du film, en tout cas si Wonder Woman ressemble effectivement à ça, on aura pas tout perdu.

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Anatomie d’une héroïne


Lorsque que Wonder Woman a été annoncée pour faire partie du casting de Batman V Superman : Dawn of Justice (qui ne s’appelait d’ailleurs encore pas comme ça, à l’époque) j’étais à la fois très enthousiaste et craintive face à cette annonce : Qui allait l’incarner ? Quelle importance allait-elle avoir dans ce film ? Allait-elle être une nouvelle fois la risée des médias, et voir son rôle pourtant crucial dans la représentation des héroïnes de comics de premier plan (ou des héroïnes de comics tout court ?) être encore minimisé ?
Au fil des mois je me suis bien gardée d’émettre un avis supplémentaire concernant le casting de Gal Gadot qui selon moi ne correspondait pas du tout à l’image que je me faisais de Wonder Woman. Trop chétive, trop sexy, trop mainstream, bref, aux antipodes de mes modestes aspirations, un avis qui soit dit-en passant correspondait aussi à celui de nombreux spécialistes de l’héroïne.

Et puis aujourd’hui, SDCC oblige (et j’espérais quand même qu’elle pointe le bout de son lasso doré le temps de ce fameux week-end, j’aurais bien été déçue sinon, et cela m’aurait d’autant plus conforté dans l’idée que Wondie était considérée comme un personnage mineur dans ce film), en ce jour de grâce nous fût enfin montré la comédienne dans le costume de notre fière amazone.

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This is Themyscira !

Et là, l’internet a totalement vrillé.

J’ai eu beaucoup de mal à cliquer sur cette image, parce que j’en attendais beaucoup, et depuis très longtemps (genre une trentaine d’année, pas grande chose quoi), cette raison pour laquelle j’avais tellement peur d’être déçue. Et bien sûr je le fus quelque part. Quand on a un idéal, et que quelqu’un vous en impose un autre, on est forcément réfractaire. Il n’y a pas de mauvaise foi dans mes propos, juste ma version de Wonder Woman face à celle de Zack Snyder.

Et puis au final j’ai cliqué, j’ai cliqué… et j’ai vu, Gal Gadot ok bien sûr, mais également une femme fière, forte et déterminée dans un environnement inhospitalier, avec le regard digne d’une Amazone, le genre de visuel qui donne envie d’en savoir plus, qui donne envie d’en connaitre d’avantage sur Wonder Woman.
Car en regardant cette première image voilà ce que j’ai surtout envie de retenir (et si il le faut la version live démontera tout ce que je suis sur le point d’annocer ! Allez, prenons le risque !) par le biais de ce premier visuel, c’est que nous avons bel et bien le respect des codes (la tiare, le bustier, l’insigne en forme d’aigle, les bracelets-avant bras en métal, le lasso et dans une moindre mesure l’épée, jusqu’au cuissardes, vraisemblablement munies de talons… et c’est là que le bât blesse.) de quoi alimenter une première iconographie cinématographique digne de ce nom vis à vis d’un personnage tant attendu au regard de ses deux acolytes maintes fois adaptés au 7ème art.

Alors pour reprendre plus en détail les parties de ce costume que je suis allée récupérer sur l’excellent site de Tim Hanley qui nous donne également son analyse, voilà où nous en sommes :

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Bon alors j’ai énormément de mal avec ce visage, qui me rappelle tant celui d‘Adrianne Palicki, et du coup ses récentes et très oubliables expériences télévisuelles allez savoir pourquoi… La tiare est loin d’être la plus réussie, j’aurais en effet souhaité quelque chose de plus simple, plus archaïque et moins travaillé, plus brut, ici malgré l’étoile, il y a quelque chose de reptilien qui ne correspond pas avec le personnage.

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Le bustier est par contre l’une des plus belles pièces correspondant et intégrant l’imagerie de notre héroïne. Avec un design de prime abord assez proche de la version New 52 , le côté fonctionnel a la part belle avec cette lanière entourant son buste et pouvant supporter un glaive digne des plus féroces des Amazones.

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Comme le laissait entendre quelques rumeurs, la jupe antique est belle et bien présente sur ce costume est c’est une bonne chose ! Elle semble être en cuir et d’une couleur brunâtre et non pas bleue, mais il faudra attendre un autre visuel du costume pour confirmer cela. Je serais assez déçue si il n’y avait pas de bleu, l’absence d’étoiles je peux comprendre car elles sont inutiles dans cette version du personnage et difficilement justifiables.

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Les codes sont respectés ! Nous avons le lasso (est-il de vérité ?) et les bracelets/avant-bras suivant les versions (sont-ils à l’épreuve des balles ? Le symbole de la force des Amazones ? Ont-ils une véritable signification où sont-ils là juste pour donner un côté un peu plus bad-ass ?) qui se terminent par une touche de cuir vraisemblablement positionné sous le métal. L’épée est d’apparence très simple et peu travaillée (contrairement à la tiare), rajoutant un aspect brut de décoffrage supplémentaire qui dégage déjà de l’ensemble.

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Des cuissardes ! Avec des talons ! Mais qu’ont-ils tous à vouloir mettre des talons (même compensés comme c’est le cas ici) aux chaussures de nos héroïnes ??? A défaut d’être pratique est-ce vraiment utile ? Je ne sais pas combien mesure Gal Gadot (si elle a été mannequin elle doit être assez grande j’imagine) mais si elle n’est pas assez grande pour éviter ce genre d’accessoire stupide c’est quand même bien dommage ! C’est complètement irréaliste, on ne peut pas se battre et courir avec des talons comme ça bordel.
Les jambières me font penser à celles que portait Leonidas dans le film 300, en une version plus féminine bien sur, d’ailleurs on retrouve beaucoup de l’esthétisme du film de Snyder dans ce costume et ce n’est sans doute pas un hasard.

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La voici donc notre héroïne, imposante comme nous le souhaitions, physiquement je le répète j’aurais préféré une autre comédienne pour interpréter ce rôle mais visuellement ici nous ne sommes clairement pas devant la catastrophe que je craignais, c’est déjà ça.
Mais mon enthousiasme s’arrête malheureusement un peu là, je reste en effet assez craintive sur l’emploi de Wonder Woman dans ce film, et de la façon dont elle va être filmée (Sucker Punch anyone ?)
Pour finir sur une note un peu plus positive, je pense que ce qui est important surtout avec cette première image, c’est que l’on se prend soudainement à croire que nous allons enfin avoir droit à une véritable considération et un intérêt pour ce personnage de la part de la plupart des grands médias qui jusqu’à maintenant n’avaient toujours pas compris que Wonder Woman n’était pas uniquement une série télé qui datait des années 70.
Pour le reste, attendons patiemment les vraies images qui bougent.

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