Archives de Tag: Homophobie

Oni renvoie qui mal y pense


Nous avons tous nos convictions et nos combats à mener (du moins je l’espère pour vous sinon je vous le dis comme ça de but en blanc : votre vie est triste), et quelle qu’elles soient, si leur finalité a un rapport avec le souhait d’un monde meilleur pour TOUS, il ne faut pas hésiter à les assumer et les partager.
En matière de lutte contre l’homophobie dans le domaine qui nous intéresse -la BD- que l’on soit blogueur, artiste solo, ou en collectif, les exemples nous montrent que chacun a son rôle à jouer pour véhiculer inlassablement ce message égalitaire et surtout  laisser des traces pour les générations futures, car il ne suffit malheureusement pas de faire une manif par an pour faire avancer les choses.
Chacun a son rôle à jouer donc, comme ce que vient de faire l’éditeur indépendant Oni Press en rompant son contrat avec son fournisseur en fourniture de bureautique et d’emballage ULine, entreprise basée dans l’Illinois avec laquelle il travaillait depuis des années et n’avait absolument rien à lui reprocher jusqu’à maintenant.
Il s’agit en effet d’un différent idéologique qui a poussé Oni Press à mettre un terme à leur collaboration, ULine par le biais de son directeur Richard Uihlein étant très liée à l’organisation Family-PAC qui milite contre les droits des homosexuels et notamment le mariage gay dans l’Illinois.
L’éditeur de Scott Pilgrim et Courtney Crumrin s’est donc chargé dans un communiqué d’expliquer cette prise de position : « Chacun a droit à ses opinions et ses croyances, mais il nous appartient aussi de voir si nous choisissons de les soutenir. »
Voilà un bel exemple que d’autres feraient bien de suivre.

 

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O.S.C. : Balle au centre


Voici une excellente idée trouvée par cette librairie de Chicago pour contrebalancer la présence controversée d’Orson Scott Card dans Adventures of Superman, redistribuer les recettes perçues lorsque cette série sera disponible en version papier à l’association Human Rights Campain :

DC Comics va publier une nouvelle anthologie Adventures of Superman qui inclut une histoire écrite par l’auteur de science-fiction, adversaire et porte parole contre le droit des gays Orson Scott Card. Le livre sera d’abord publié numériquement puis avec une édition imprimée. Comme vous pouvez l’imaginer, la communauté comics a exprimé un tollé envers les croyances personnelles de M. Card. En fait, plusieurs magasins ont carrément décidé de boycotter le livre. Nous n’allons pas le faire. Au lieu de cela,nous vous offrons la possibilité d’acheter ce livre chez Challengers, sachant que si vous le faites, nous donnerons 100% de nos profits sur chaque vente à la la  Human Rights Campaign .

Je pense que W. Bush Dal a le mieux exprimé cela lorsque nous en avons discuté via e-mail :  » Je préfère prendre son livre, et au lieu que nos recettes puissent aller dans la cause anti-égalité, qu’elles soient utilisées pour financer des actions en faveur de l’égalité. De plus, nos bénéfices par livre valent plus que ses droits d’auteur, donc, on le n***e doublement. »

L’auteur de science fiction David Gerrold a également interpellé DC Comics par Facebook en proposant d’embaucher «un écrivain ouvertement gay» comme lui pour contrebalancer le choix de Card sur Superman :

Je vois que vous avez embauché un écrivain pour Superman qui a exprimé fortement son opposition à l’égalité des droits pour les personnes LGBT. Et je vois qu’il y a une pétition en ligne de protestation qui s’est mise en place. Peut-être que vous pourriez équilibrer cette décision par l’embauche d’un écrivain ouvertement gay pour rédiger une histoire de Superman sur un futur numéro. Je me porte volontaire. J’ai été un fan de Superman depuis que Bud Collyer l’a interprété à la radio. (Avant que la télévision soit inventée.)
Je me souviens de la première apparition de Brainiac, et de Bizarro. Et j’ai pleuré quand George Reeves est mort. J’ai quelques petites références comme écrivain de science-fiction et fantastique. J’ai publié quelques livres et écrit des scénarios pour la télé. (Vous pouvez me voir sur internet.) J’ai aussi écrit quelques mangas, et j’ai écrit deux numéros du comics Babylon 5 que vous avez publié il y a dix ans.
J’ai de très bonnes idées et je pense que cela fonctionnerait bien pour la série. J’aimerais avoir l’occasion d’écrire pour vous la meilleure histoire jamais faite sur Superman.

Et pourquoi pas faire participer Phil Jimenez sur ce numéro ? Quoi qu’il en soit la fameuse pétition a désormais atteint près de 13000 signatures, autant de personnes qui ont compris que la liberté d’expression n’excuse pas toutes les dérives tandis qu’une riposte sous toute ses formes s’organise de manière ingénieuse.

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C’est mon choix.


Dans un monde idéal, proche de celui des Bisounours où il fait beau tous les jours, où tout le monde est gentil et ou j’arrêterai de parler avec le nez, tous les auteurs et les artistes seraient des personnes parfaites produisant des chef-d’oeuvres à tour de bras et véhiculeraient des messages de tolérance, d’égalité, de partage et de paix. Ils inciteraient leurs fans à s’ouvrir aux autres, à participer à de grandes causes, à faire que ce monde idéal le soit encore plus si cela pouvait être possible.
Dans un monde idéal, il n’y aurait pas de place pour des auteurs comme Orson Scott Card. Pas de place pour ceux qui utilisent leur notoriété à des fins discriminatoires en reversant 10% de leurs revenus dans des organisations anti-gay.
Malheureusement je ne vis pas dans ce monde là, je parlerai toujours comme un canard et Orson continuera à véhiculer des propos complètement abjectes sur une catégorie de personne dont je fais partie. Bien sûr, il n’est pas le premier auteur de renom et surtout dont le talent ne fait aucun doute, qui possède cette ambivalence entre la qualité de son travail et l’horreur de ses pensés et de ses propos.

Si je parle de cet éminent monsieur, c’est parce que DC l’a récemment embauché pour écrire un chapitre du premier numéro d’Adventures of Superman en format numérique qui doit sortir le 29 avril. Personnellement je compte boycotter ce titre et ce n’est pas la présence d’auteurs que j’adore comme Bruce Timm, Marv Wolfman, Ed Benes, JT Krul, Jeff Lemire, ou Michael Avon Oeming pour ne citer qu’eux qui vont me faire changer d’avis. Encore plus important, je viens de signer un pétition demandant que DC vire ce talentueux homophobe, car payer un artiste pour qu’il utilise 10% de son cachet à porter atteinte à mes droits si péniblement octroyés, c’est juste pas possible.

Je ne vais pas inciter mes gentils lecteurs à faire de même car c’est une démarche qui doit rester libre, la mienne est toute personnelle et correspond tout simplement à ce que je m’efforce très modestement à développer ici, montrer qu’il n’y a rien de plus beau et de plus génial au monde que la diversité.
Quoi qu’il en soit, je ne dois pas être si différente qu’Orson, car si moi aussi j’étais une super écrivain, je me servirai de mon talent pour financer des causes auxquelles je crois dur comme fer. Dans un monde idéal assurément.

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TLGB Assemble !


Yo. En général ce blog parle de comics et de filles. Le ton y est léger, et je l’espère assez humoristique pour que vous y passiez un moment agréable, sûrement vite oublié parmi le flux bouillonnant des informations captées dans une journée de geek.
Mais si je prends le clavier aujourd’hui ce n’est pas forcément pour vous faire rire (même si je pense pouvoir trouver une ou deux pirouettes cacahuètes avant la fin de mon billet), ou vous parler de comics, je voulais réagir à ma manière sur les évènements de dimanche dernier et l’inexorable montée d’une homophobie totalement décomplexée dans notre beau pays, sous la bannière de la liberté d’expression et de manifestation.

Alors à mon tour de m’exprimer et de manifester, car si des femmes se sont fait rouer de coups pour défendre mes droits, c’est le moins que je puisse faire.
Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris je suis lesbienne (oui, je sais ça fait un choc). Je suis sortie du placard il y a bien longtemps et pour moi cela s’est plutôt bien passé malgré quelques dommages collatéraux propre à une telle annonce. Je fais donc partie de ces personnes qui ont la chance de ne pas avoir été victime de cette homophobie violente et abjecte que bon nombre de mes « camarades » homo ont été, sont et seront victimes un jour : tabassage à mort, viol punitif, lobotomie, séquestration… Oui, on peut dire que j’ai vraiment eu beaucoup de chance, j’ai même réussi à fonder une famille, ce mot tellement sacré aux vues des intégristes religieux de tous bords et de ces politiques hors du temps et de la réalité.

Contre toute attente et malgré ce que peuvent penser ces personnes citées plus haut, je suis une personne d’une normalité affligeante qui amène son enfant à l’école tous les matins, va ensuite au travail, paie ses impôts, va faire ses courses à l’hypermarché du coin le jour où il y a le plus de monde. Et pourtant, ces derniers temps les médias m’ont montré par tous les moyens possibles (débats, reportages, interviews) cette vague nauséabonde d’homophobes de tous poils qui osent prétendre le contraire et surtout osent nous barrer la route à des droits fondamentaux que bien d’autres pays ont déjà octroyés à leur CITOYENS gay, comme pouvoir se marier, adopter, bref rentrer enfin dans la légalité parce qu’on est loin d’avoir attendu qu’une loi vienne enfin pointer le bout de son nez pour fonder nos familles. Sinon nous ne serions pas si nombreux à la réclamer.

Ce qui est terrible c’est que les deux parties prônent la sécurité des enfants. Le mien a été choqué à la vue des violences perpétuées lors de la manifestation anti-mariage pour tous de dimanche dernier, à ce moment là je peux vous dire qu’il ne s’est pas du tout senti en sécurité. Comme c’est étrange.
Tout ça pour dire que ces derniers temps, on nous montre trop d’anti, trop de haine, trop de violence gratuite envers la communauté gay, et cette banalisation de l’homophobie déjà extrêmement forte sur les réseaux sociaux  (la semaine dernière on a eu droit à un #Antihomosexuel sur Twitter), se répand désormais jusqu’au journal de 20h, entre la poire et le fromage.

En tant qu’homosexuelle, en tant que citoyenne et surtout en tant que mère, je ne peux pas rester sans rien faire. Je me suis demandé comment faire passer un message fort et surtout positif à mon petit niveau, mais comme on dit souvent les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et cette nuit j’ai rêvé D’Alan Moore. J’ai rêvé de ce qu’il avait réussi à faire en 1988 en réunissant tous ces artistes autour du collectif AARGH ! (Artists Against Rampant Government Homophobia) et de l’oeuvre superbe qui en découla. Tous ces artistes ont exprimé à l’époque leur désaccord total face à une loi homophobe et discriminatoire, la clause 28. Pratiquement 25 ans après, ce recueil est toujours malheureusement d’actualité.
Sans me prendre pour le grand barbu aux doigts d’argent, j’ai décidé de reprendre cette idée extraordinaire, et de rassembler tous les lecteurs et artistes qui lisent le TLGB et qui souhaitent faire quelque chose contre ce fléau qu’est l’homophobie.
Je vous propose donc de m’octroyer quelques minutes de votre temps, pour écrire, dessiner, composer, filmer peu importe, un message personnel contre l’homophobie et pour l’égalité des droits. Que vous soyez un artiste en herbe ou confirmé, lecteur habitué où simple visiteur, exprimez-vous, bordel.
Je vous invite donc à m’envoyer vos oeuvres directement par mail, katchoo86@hotmail.com, je les publierai dans leur intégralité le 16 décembre prochain, le jour de la manifestation organisée par l’Inter-LGBT en faveur du mariage pour tous.

Et sans vous déranger plus longtemps, je vous demanderai également de faire diffuser ce billet par tous les moyens possibles et inimaginables (oui même par pigeon voyageur si il le faut !) car sans vous, mon initiative ne sera qu’un cri sans oreille pour l’entendre.

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Les mots de trop


Négationnisme : « Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, c’est-à-dire la négation de la Shoah…. » « Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d’autres faits historiques, en particulier ceux qu’on pourrait qualifier de crimes contre l’humanité. » Source : Wikipédia.

« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.» Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937.

En général sur ce blog je parle de choses légères sur un ton qui ne l’est pas moins, mais il arrive parfois que la dure réalité des choses et les propos de fous paranoïaques me fassent réagir au point de vouloir donner mon sentiment sur le fait de vouloir occulter, réduire à l’état de légende la déportation des homosexuels dans les camps de concentration. Ce fou paranoïaque c’est Christian Vanneste. Nous les homos, nous ne le connaissons que trop bien car cela fait des années qu’il utilise la fameuse menace du lobby gay comme cheval de bataille pour proférer des propos homophobes tout en restant dans la légalité, quitte de temps en temps à se faire tirer les oreilles par hautes sphères de son parti politique. L’autre grande copine des gays s’appelle Christine Boutin, elle, elle s’amuse à brandir la bible comme une hystérique lors d’une discussion sur le PACS dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Ce n’en est pas plus glorieux mais au moins, la Christine, elle ne joue pas avec l’histoire, elle ne balaye pas d’un revers de main toutes ces vies sacrifiées, humiliées, torturées, enfin il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’ont vécu ces personnes détentrices du triangle rose.

Le 10 février, Vanneste a donc fini par aller trop loin comme vous pouvez le voir en plus de son blabla habituel et nauséabond, à partir de 4ème minute de cette vidéo.

Non seulement des dizaines de milliers d’homosexuels (qu’ils soient français ou non, on s’en fout) ont été déportés dans les camps de concentration, mais ils y ont subit les tortures les plus abominables parmi lesquelles castrations, expérimentations médicales, c’est ce que montre notamment le fabuleux et émouvant documentaire Paragraphe 175 que je ne peux que vous conseiller de voir (il est disponible en plusieurs parties ici).

L’Alsacien Pierre Seel décédé en 2005 témoigne de son calvaire dans son autobiographie Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel. Bon nombre de fictions (films, téléfilms) parlent également de cet aspect de l’histoire que Monsieur Christian Vanneste se plait à appeler une légende…

A quoi sert de vouloir balayer d’un revers de main une vérité qui nous enseigne que l’homme est capable du pire, et que surtout si nous ne sommes pas vigilant tout peut recommencer.

Son renvoi de l’UMP est la moindre des choses qui pouvait arriver à ce triste personnage. Mais pourquoi avoir attendu le point de non retour ? Pourquoi toujours attendre d’avoir franchi la ligne pour réagir de manière sans équivoque ?  Combien d’homosexuels vont continuer à se faire massacrer, violer, torturer à travers le monde avant que les politiques de tout bord se bougent au lieu de condamner mollement ces actes ? A moins qu’ici aussi, il s’agisse d’une certaine forme de négationnisme…

Merci encore une fois à Kevin Enhart pour son illustration.

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Ça fait rêver


A Berlin, la lutte contre l’homophobie commence à l’école primaire

Par Maud Koetschet

Le Sénat de Berlin a mis en place un programme pour lutter contre l’homophobie en passant par l’apprentissage de la tolérance dès la petite enfance. Attention, celui qui traite son voisin de «sale pédé» sera collé!

Dès ce lundi, jour de la rentrée en Allemagne, une valise composée de 25 livres, jeux et disques audios viendra à la rescousse des instits et parents d’élèves berlinois pas toujours à l’aise avec les questions que leurs petites têtes blondes leurs posent. Car, dans ces nouveaux contes racontés à l’école (comme King and King, couverture ci-contre), le prince ne se marie pas forcément avec la princesse et les enfants apprennent comment deux femmes peuvent faire des bébés…

Destiné également aux adultes, le programme approuvé par le Land de Berlin apprendra notamment comment réagir lorsqu’un enfant insulte un autre d’homo.

«Nous montrons tout ce qui fait la réalité d’aujourd’hui»
Pour accompagner sa politique de sensibilisation, l’administration berlinoise s’apprête à envoyer dans les prochains jours une lettre en allemand mais aussi en turc et en arabe aux parents d’élèves, leur expliquant l’intérêt d’avoir des cours de tolérance dès le plus jeune âge.

Selon Conny Kempe-Schälicke, chef de file de l’initiative, «il s’agit de la diversité au sens large, loin des schémas classiques maman-enfant-famille. Nous montrons tout ce qui fait la réalité d’aujourd’hui».

2,1 millions d’euros contre l’homophobie
Dans le cycle scolaire supérieur, les Berlinois approchent déjà les questions de sexualité à travers notamment des jeux de rôles mais aussi des définitions de termes comme le «coming out». Cependant, pour Conny Kempe-Schälicke, c’est déjà un peu tard: «Nous devons apprendre cela dès le plus jeune âge aux enfants, quand ils sont en train de comprendre comment fonctionne la société.»

Berlin n’en est pas à sa première offensive contre les discriminations liée à l’orientation sexuelle. En 2004, la ville avait déjà lancé une vaste campagne d’affichage destinée aux gays issus de l’immigration turque avec le slogan: «Cigdem est lesbienne, Vera aussi» (ci-contre).

Unanimité
En 2010, Berlin, dont les caisses sont pourtant vides, avait alloué 2,1 millions d’euros pour la lutte contre l’homophobie afin de développer ce programme pour les écoles primaires. L’initiative fait l’unanimité, même dans les rangs de la droite chrétienne démocrate de la ville. La présidente de l’Union fédérale des parents d’élèves a salué cette décision et déclaré que de fait, certains enfants posent dès 3-4 ans des questions liées à l’homosexualité auxquelles les parents ne savent pas forcément répondre.

Le Land de Rhénanie du Nord Westphalie, la région de Cologne, a dores et déjà affirmé prendre exemple sur la capitale pour la rentrée 2012-2013. Bref, l’Allemagne est à mille lieues de la France au regard du triste sort qu’a réservé notre Education nationale au court-métrage le Baiser de la lune, cette histoire d’amour entre deux poissons qui visait à sensibiliser les élèves de CM1-CM2 à l’homophobie (lire notre article)…

Source : Têtu

Et j’ajouterais à cet article qu’étant directement sensible à ce sujet, je suis d’autant plus touchée par cette prise de position naturelle mais quand même courageuse de la part du gouvernement Allemand. En effet, alors que chez nous une polémique fait rage sur les nouveaux manuels de Biologie autour de la question de l’orientation sexuelle, et que mon fils s’est fait traiter textuellement de « Pédé de ta mère », à la fin de l’année scolaire (en CP, ça promet quoi), je me dis que d’un pays à l’autre (et limitrophe) les mentalités peuvent être totalement différentes voire opposées. En France, les insultes homophobes apparaissent dès l’école primaire, c’est un fait avéré, et c’est là qu’il faut cibler tous les efforts, au même titre que d’autres  graves fléaux comme la violence et le racisme. Il faut laisser les associations intervenir dans les classes, les livres éducatifs circuler, les animateurs discuter avec les élèves -même à l’école primaire- parce que chaque mot a un poids, éduquer ce n’est pas seulement apprendre à lire et à écrire et faire un projet de spectacle de danse pour la fin de l’année, c’est inclure des sujets actuels, de nouveaux préceptes de tolérance qui passeront tout seul auprès des enfants si on a pas peur de lancer le débat.

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The Power Within


The Power Within est un projet de comic-book qui a vu le jour suite à la vague de suicides de jeunes homos qui a eu lieu aux États-Unis en septembre 2010.

We are looking to do a large print run of The Power Within, a comic book that tackles the subject of teen bullying and suicide. It focuses on Shannon, who gets picked on a lot at school because he is smaller, quieter and more « artistic » than the other kids. His dad and his teachers think the other kids wouldn’t tease him if he just « fit in » more. Their advice is for him to hide, or he’s bringing it on himself.

Faced with all this, Shannon has created a super-powered alter ego that he can escape into whenever he’s in a bad situation. Pretending he’s a powerful hero helps him stand up for himself. But will the power within be enough to save him?

We originally created this comic book for 24-Hour Comics Day last year, in response to the rash of teen suicides in September of 2010. We were so proud of the results that Mark went back and finished and cleaned up the art, and we released it as a « DiY » comic book and sold it at a few conventions on the west coast this spring.

Money raised through Kickstarter will be put toward the cost of printing the book, and will help us print a larger quantity. (Printing comics is much more affordable per copy with large print runs!)

In addition to sharing a great story, our goal is to get copies of the book into the hands of young people through youth centers, gay-straight alliances, and teachers’ groups. Printing the book in a large print run will help us distribute free copies of the book to people who need to hear its message.

The Power Within will be published through Northwest Press, the Lambda Literary Award nominated publisher of LGBT graphic novels and collections.

Des auteurs tels que Greg Rucka, Stephen Sadowski, Gail Simone, Phil Jimenez ainsi que  Dan Parent soutiennent cet excellent projet, espérons qu’ils arrivent à trouver les fonds pour le réaliser.

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