Archives de Tag: Homosexualité

Today is the day !


Ou plutôt « yesterday was the day », car c’est bien hier que c’est déroulé la marche des fiertés toulousaine sous un soleil de plomb. Cette marche fut sous le signe du changement : changement de parcours d’abord car le centre ville (une partie de la rue Alsace Lorraine) est en plein travaux, cette Gay Pride a donc débuté Place du Capitole pour finir au même endroit où nous n’étions pas moins de 20.000 manifestants. Le deuxième changement, il est d’ordre plus politique, le passage à gauche de notre gouvernement laisse présager de très bonnes choses pour la suite en matière d’égalité, il faut encore être patient, mais l’on peut espérer que le slogan L’égalité n’attend plus ne sera bientôt qu’un souvenir, nous sommes déjà à deux doigts de gagner une bataille.

Cette marche fût encore un énorme succès, le cortège débordant même très souvent les limites et les barrières installées dans les grandes artères (il aurait peut être fallu bloquer complètement la circulation sur le Boulevard de Strasbourg, parce qu’à des moments c’était un peu chaud et les automobilistes perdaient patience ce que je peux comprendre !).

Voici donc quelques photos de cette journée mémorable, ou comme d’habitude les super héros ne sont jamais très loin…

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Les mots de trop


Négationnisme : « Le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, c’est-à-dire la négation de la Shoah…. » « Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d’autres faits historiques, en particulier ceux qu’on pourrait qualifier de crimes contre l’humanité. » Source : Wikipédia.

« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.» Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937.

En général sur ce blog je parle de choses légères sur un ton qui ne l’est pas moins, mais il arrive parfois que la dure réalité des choses et les propos de fous paranoïaques me fassent réagir au point de vouloir donner mon sentiment sur le fait de vouloir occulter, réduire à l’état de légende la déportation des homosexuels dans les camps de concentration. Ce fou paranoïaque c’est Christian Vanneste. Nous les homos, nous ne le connaissons que trop bien car cela fait des années qu’il utilise la fameuse menace du lobby gay comme cheval de bataille pour proférer des propos homophobes tout en restant dans la légalité, quitte de temps en temps à se faire tirer les oreilles par hautes sphères de son parti politique. L’autre grande copine des gays s’appelle Christine Boutin, elle, elle s’amuse à brandir la bible comme une hystérique lors d’une discussion sur le PACS dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Ce n’en est pas plus glorieux mais au moins, la Christine, elle ne joue pas avec l’histoire, elle ne balaye pas d’un revers de main toutes ces vies sacrifiées, humiliées, torturées, enfin il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’ont vécu ces personnes détentrices du triangle rose.

Le 10 février, Vanneste a donc fini par aller trop loin comme vous pouvez le voir en plus de son blabla habituel et nauséabond, à partir de 4ème minute de cette vidéo.

Non seulement des dizaines de milliers d’homosexuels (qu’ils soient français ou non, on s’en fout) ont été déportés dans les camps de concentration, mais ils y ont subit les tortures les plus abominables parmi lesquelles castrations, expérimentations médicales, c’est ce que montre notamment le fabuleux et émouvant documentaire Paragraphe 175 que je ne peux que vous conseiller de voir (il est disponible en plusieurs parties ici).

L’Alsacien Pierre Seel décédé en 2005 témoigne de son calvaire dans son autobiographie Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel. Bon nombre de fictions (films, téléfilms) parlent également de cet aspect de l’histoire que Monsieur Christian Vanneste se plait à appeler une légende…

A quoi sert de vouloir balayer d’un revers de main une vérité qui nous enseigne que l’homme est capable du pire, et que surtout si nous ne sommes pas vigilant tout peut recommencer.

Son renvoi de l’UMP est la moindre des choses qui pouvait arriver à ce triste personnage. Mais pourquoi avoir attendu le point de non retour ? Pourquoi toujours attendre d’avoir franchi la ligne pour réagir de manière sans équivoque ?  Combien d’homosexuels vont continuer à se faire massacrer, violer, torturer à travers le monde avant que les politiques de tout bord se bougent au lieu de condamner mollement ces actes ? A moins qu’ici aussi, il s’agisse d’une certaine forme de négationnisme…

Merci encore une fois à Kevin Enhart pour son illustration.

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Ça fait rêver


A Berlin, la lutte contre l’homophobie commence à l’école primaire

Par Maud Koetschet

Le Sénat de Berlin a mis en place un programme pour lutter contre l’homophobie en passant par l’apprentissage de la tolérance dès la petite enfance. Attention, celui qui traite son voisin de «sale pédé» sera collé!

Dès ce lundi, jour de la rentrée en Allemagne, une valise composée de 25 livres, jeux et disques audios viendra à la rescousse des instits et parents d’élèves berlinois pas toujours à l’aise avec les questions que leurs petites têtes blondes leurs posent. Car, dans ces nouveaux contes racontés à l’école (comme King and King, couverture ci-contre), le prince ne se marie pas forcément avec la princesse et les enfants apprennent comment deux femmes peuvent faire des bébés…

Destiné également aux adultes, le programme approuvé par le Land de Berlin apprendra notamment comment réagir lorsqu’un enfant insulte un autre d’homo.

«Nous montrons tout ce qui fait la réalité d’aujourd’hui»
Pour accompagner sa politique de sensibilisation, l’administration berlinoise s’apprête à envoyer dans les prochains jours une lettre en allemand mais aussi en turc et en arabe aux parents d’élèves, leur expliquant l’intérêt d’avoir des cours de tolérance dès le plus jeune âge.

Selon Conny Kempe-Schälicke, chef de file de l’initiative, «il s’agit de la diversité au sens large, loin des schémas classiques maman-enfant-famille. Nous montrons tout ce qui fait la réalité d’aujourd’hui».

2,1 millions d’euros contre l’homophobie
Dans le cycle scolaire supérieur, les Berlinois approchent déjà les questions de sexualité à travers notamment des jeux de rôles mais aussi des définitions de termes comme le «coming out». Cependant, pour Conny Kempe-Schälicke, c’est déjà un peu tard: «Nous devons apprendre cela dès le plus jeune âge aux enfants, quand ils sont en train de comprendre comment fonctionne la société.»

Berlin n’en est pas à sa première offensive contre les discriminations liée à l’orientation sexuelle. En 2004, la ville avait déjà lancé une vaste campagne d’affichage destinée aux gays issus de l’immigration turque avec le slogan: «Cigdem est lesbienne, Vera aussi» (ci-contre).

Unanimité
En 2010, Berlin, dont les caisses sont pourtant vides, avait alloué 2,1 millions d’euros pour la lutte contre l’homophobie afin de développer ce programme pour les écoles primaires. L’initiative fait l’unanimité, même dans les rangs de la droite chrétienne démocrate de la ville. La présidente de l’Union fédérale des parents d’élèves a salué cette décision et déclaré que de fait, certains enfants posent dès 3-4 ans des questions liées à l’homosexualité auxquelles les parents ne savent pas forcément répondre.

Le Land de Rhénanie du Nord Westphalie, la région de Cologne, a dores et déjà affirmé prendre exemple sur la capitale pour la rentrée 2012-2013. Bref, l’Allemagne est à mille lieues de la France au regard du triste sort qu’a réservé notre Education nationale au court-métrage le Baiser de la lune, cette histoire d’amour entre deux poissons qui visait à sensibiliser les élèves de CM1-CM2 à l’homophobie (lire notre article)…

Source : Têtu

Et j’ajouterais à cet article qu’étant directement sensible à ce sujet, je suis d’autant plus touchée par cette prise de position naturelle mais quand même courageuse de la part du gouvernement Allemand. En effet, alors que chez nous une polémique fait rage sur les nouveaux manuels de Biologie autour de la question de l’orientation sexuelle, et que mon fils s’est fait traiter textuellement de « Pédé de ta mère », à la fin de l’année scolaire (en CP, ça promet quoi), je me dis que d’un pays à l’autre (et limitrophe) les mentalités peuvent être totalement différentes voire opposées. En France, les insultes homophobes apparaissent dès l’école primaire, c’est un fait avéré, et c’est là qu’il faut cibler tous les efforts, au même titre que d’autres  graves fléaux comme la violence et le racisme. Il faut laisser les associations intervenir dans les classes, les livres éducatifs circuler, les animateurs discuter avec les élèves -même à l’école primaire- parce que chaque mot a un poids, éduquer ce n’est pas seulement apprendre à lire et à écrire et faire un projet de spectacle de danse pour la fin de l’année, c’est inclure des sujets actuels, de nouveaux préceptes de tolérance qui passeront tout seul auprès des enfants si on a pas peur de lancer le débat.

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Complément d’enquête


Parce que j’ai eu de très bon retours et pour celles et ceux qui ont apprécié mon dossier sur l’homosexualité dans les comics (disponible sur ComicsBlog, dans la rubrique dossier du TLGB, et même sur mon blog Têtue parce que tant qu’à faire, si il faut arroser, arrosons! ;)), voici quelques pistes supplémentaires concernant ce thème, jusqu’à déborder sur la bande dessinée en général, sachez qu’il existe un site en français référençant les BD LGBT et qui est géré par Jean-Paul Jennequin, l’excellent auteur du livre Histoire du comic book : Des origines à 1954 que je vous recommande chaudement si vous l’avez pas encore dans votre bibliothèque. LGBT BD se veut donc être la version française de Prism Comics dont je vous ai parlé dans mon dossier, et regroupe donc des reviews, des interventions au Festival d’Angoulème, bref tout ce qui peut promouvoir la bande dessinée homosexuelle dans toute sa richesse, son étendue et sa variété.

Ainsi je vous laisse regarder la conférence organisée cette année à Angoulème sur le thème Lesbiennes et BD qui permet de découvrir et de donner encore une fois des pistes de lecture :

L’année précédente, c’est carrément un débat sur le thème des gays dans la BD américaine qui avait eu lieu, animé par  Jean-Paul Jennequin et avec la présence d’auteurs américains comme la fameuse Paige Braddock dont j’aime beaucoup la BD Jane’s World.

Ce domaine, considéré comme communautariste ou sectaire par certains, est au contraire en voie de développement et d’ouverture sur le monde, la  récompense de Julie Maroh en est le plus bel exemple.

Toujours en complément, ce mois-ci le magazine Zoo consacre aussi dans son 32ème numéro un dossier sur ce thème en parlant de toutes les cultures (franco-belge, comics, manga). Merci Seb pour l’info !

Voilà pour aujourd’hui, maintenant que j’en ai fini avec ce sacré dossier qui je l’espère éclairera les curieux et les anglophobes, je vais pouvoir continuer à rédiger mes petites fiches sur les personnages qui me semblent avoir apporté leur pierre à l’édifice.

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Today is the day !


Pour la deuxième année consécutive voici mon petit compte rendu de la Gay Pride toulousaine qui a eu lieu aujourd’hui même dans les rues de notre si belle ville rose.
Au programme : de la musique, des revendications, des strass et des paillettes et même quelques surprises dont je ne suis pas encore revenue !

Le thème officiel de cette année était : En 2011 marchons, en 2012 votons ! Cette GP était en effet la dernière avant les prochaines présidentielles, il fallait donc se recentrer sur des besoins politiquement plus précis et plus urgents alors que cette semaine le projet de loi sur le mariage gay a été rejeté et que précédemment la député maire de Montauban a proféré des propos plus qu’insultants à notre égard. Cette année le ton est donc monté d’un cran.

Pour la première fois, un mouvement en marche de la GP et beaucoup plus radical est venu s’incruster en tête de cortège, dénonçant la gay pride comme une institution capitaliste et tristement normalisée dans son système d’organisation financé notamment par les commerces gay de la ville. Même si je ne suis pas entièrement d’accord avec leur point de vue, (je suis convaincue que le changement doit se faire dans la douceur et pas par la force, quitte à ce qu’on se serve de mon bulletin de vote, mais si j’étais célibataire et sans enfant, je réagirais peut être autrement) j’ai décidé de suivre une partie du défilé avec eux, car la Gay Pride c’est aussi savoir écouter tout les sons de cloche et reconnaitre la communauté dans sa diversité.

Avec un peu plus de légèreté, je me suis régalée de photographier comme à mon habitude toute sorte de créatures, toutes plus magnifiques les unes que les autres.

Et comme c’est souvent le cas dans ces moments là, comme l’année dernière je lève la tête pour voir si Dieu nous regarde, et ce que je vois c’est ça :

Mais la grande surprise, oui messieurs dames, la grande surprise c’est que Wonder Woman en personne est venue assister à cette gay pride toulousaine cette année :

Et pour tout vous dire, je pense très modestement que c’est un peu grâce à moi… c’est vrai quoi, à force de parler d’elle sur mon blog c’était inévitable non ?
Mais le pire dans l’histoire c’est que j’ai fait d’autres rencontres aujourd’hui assez sympathiques, un juste retour des choses on va dire…

C’est le moment je crois de remercier ces trois personnes qui m’ont laissé très gentiment les photographier, gay is beautiful, geek is beautiful, et si tout les jours de l’année pouvaient être comme celui-ci ?

Allez pour finir un flash mob place du Capitole, je suis fière d’avoir participé à cette gay pride, il parait qu’on était 14000 dans les rues de Toulouse, et dire qu’à une époque de ma vie je pensais être la seule…

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Demain, journée internationale contre l’homophobie


Chaque année, la Journée internationale contre l’homophobie est l’occasion d’initier une campagne de sensibilisation aux réalités de la diversité sexuelle. La présente campagne a pour thème Couple de même sexe – Une histoire d’amour.
Trop souvent, l’homosexualité est perçue de manière limitative où l’on ramène l’orientation sexuelle à la simple expression de la sexualité.
Comme pour les couples hétérosexuels, ceux de même sexe se forment autour de sentiments amoureux et affectifs. La sexualité fait certes partie de la relation de couple, et souvent c’est elle qui a allumé la flamme. Toutefois, la relation de couple durable ne peut pas se fonder que sur la sexualité.
Les couples de même sexe, composés de deux femmes ou deux hommes, vivent les mêmes bonheurs et les mêmes difficultés que les couples de sexe différent.

  • Définition des rôles

Contrairement à l’idée reçue encore tenace, deux hommes en couple ou deux femmes en couple ne reproduisent pas les rôles d’un homme et d’une femme en couple. Dans un couple de femmes, il n’y en a pas une qui assume un rôle plus masculin et l’autre un rôle plus féminin. Il en va de même pour les couples d’hommes. En revanche, comme pour les couples hétérosexuels, l’engagement, le soutien, l’entraide, l’égalité, la complémentarité et le partage des tâches font partie des valeurs défendues par les couples de même sexe. En ce sens, ils ne diffèrent en rien des couples hétérosexuels.

  • Éveil de l’amour

C’est souvent au cours d’un coup de foudre pour une autre personne de même sexe qu’une jeune fille ou qu’un jeune garçon prend conscience de son homosexualité et entame sa première relation de couple. Les parents sont rarement préparés à accueillir ce genre de situation. Toutefois, l’amour qu’ils éprouvent pour leurs enfants leur permettra de les accompagner dans leur nouvelle vie.

  • Pourquoi le 17 mai ?

Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. Longtemps considérée comme une maladie, l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

  • Sexualité

Tout comme les couples hétérosexuels, ceux de même sexe ont besoin d’une sexualité satisfaisante. Inutile de s’interroger sur les rôles masculins ou féminins dans la relation sexuelle. Chaque couple détermine sa conduite sexuelle et de son engagement envers l’autre.

  • Violence conjugale

Comme pour les couples hétérosexuels, les couples de même sexe sont susceptibles de vivre de la violence conjugale. Cependant, plusieurs seraient moins portés à chercher de l’aide par peur du regard porté sur leur relation.

  • Vieillir en couple

La majorité des couples de même sexe n’ont pas d’enfant. Ils souhaitent vieillir ensemble et ne veulent pas être séparés au moment du dernier tournant de leur vie. Certains ne sont pas à l’aise avec l’idée d’officialiser leur union. Cependant, il faut les encourager à prévoir les arrangements nécessaires pour éviter qu’ils puissent être lésés dans leur fin de vie.

  • Couples et droits

Quelques pays, comme le Canada depuis 2005, reconnaissent le mariage civil et les unions de fait des couples de même sexe. La situation est différente d’un pays à l’autre. Plusieurs leur reconnaissent un statut juridique sans aller jusqu’au mariage. Quant aux cérémonies religieuses, il revient aux églises de décider de leur règle de conduite.

  • Objectif de la campagne

Les campagnes annuelles ont pour objectif général de combattre l’homophobie. Par ailleurs, annuellement, le choix d’une thématique vise à sensibiliser la population à une problématique particulière. La thématique Couple de même sexe – Une histoire d’amour a pour but de :
–     Dissiper les perceptions réductrices des relations homosexuelles voulant que l’homosexualité soit principalement une affaire de relations sexuelles;

–     Informer la population sur l’égalité juridique entre les couples de même sexe et ceux de sexe différent;

–     Montrer que les relations des couples de même sexe constituent un mode de vie;

–     Valoriser les relations de couple auprès des gais et des lesbiennes;

–     Démontrer que les relations de couples de même sexe existent depuis toujours;

–     Diffuser l’idée que les sociétés ouvertes à la diversité sexuelle sont des sociétés accueillantes à la diversité sous toutes ses formes.

  • Transgenres/Transphobie

La diversité sexuelle doit aussi faire place aux personnes dont l’identité de genre diffère de leur sexe biologique, indépendamment de leur orientation sexuelle. Ces personnes peuvent aussi vivre en couple et vivre des histoires d’amour dans un contexte hétérosexuel ou homosexuel. La relation émotive qui unit deux personnes demeure toujours la même, indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. On appelle « transphobie » la discrimination envers ces personnes.

  • Enfants de parents de même sexe

Beaucoup de personnes homosexuelles, seules ou en couple, souhaitent avoir des enfants par adoption ou par procréation assistée et, dans nombre de pays comme le Canada, les enfants auront une filiation juridique avec leurs deux parents. Quant au développement de l’enfant, une étude de l’Académie américaine de pédiatrie arrive à la présente conclusion :

« Un nombre croissant d’études scientifiques démontrent que les enfants qui grandissent avec un ou deux parents gais ou lesbiennes s’épanouissent aussi bien que les enfants de parents hétérosexuels au niveau émotionnel, cognitif, social et sexuel. Le développement optimal des enfants semble être plus influencé par la nature des relations et des interactions que par la forme particulière que ces dernières prennent au sein même la cellule familiale ».

Source : Pediatrics, vol. 109, nº 2, February 2002, pp. 341-344 – American Academy of Pediatrics, Technical Report : Coparent or Second-Parent Adoption by Same-Sex Parents, Ellen C. Perrin, MD and Committee on Psychosocial Aspects of Child and Family Health.

  • Le drapeau arc-en-ciel, un symbole identitaire

Le drapeau arc-en-ciel exprime la diversité sexuelle. Il a été progressivement adopté par les communautés LGBT dans le monde.

  • Couples de même sexe chez les célébrités

De nombreux couples de même sexe chez les célébrités ont marqué l’histoire, la littérature, les arts, la politique et les sciences, et ce, dans toutes les civilisations et à toutes les époques. De ces couples, certains sont demeurés discrets sur leur relation. D’autres, plus téméraires, ont revendiqué leur différence et leur droit à l’égalité.

Devenus des modèles pour des générations de gais et de lesbiennes, citons notamment : Léonard de Vinci et Salai, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Marguerite Yourcenar et Grace Frick, Frida Kahlo et Chavela Vargas, Rock Hudson et Marc Christian MacGinnis, Martina Navratilova et Julia Lemigova, Matthew Mitcham et Lachlan Fletcher, Ellen DeGeneres et Portia De Rossi, George Smitherman et Christopher Peloso, Jodie Foster et Cydney Bernard, Adam Lambert et Drake LaBry.

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Dans les yeux d’Olivier


Hier soir sur France 2 a été diffusé un reportage sensible et juste sur la communauté lesbienne française d’aujourd’hui. Le point de vue de son auteur, Olivier Delacroix, amène le spectateur à découvrir la réalité de ces femmes qui, toutes générations confondues, ont trouvé où cherchent encore le bonheur en dépit des pressions familiales ou sociales et des lois rétrogrades.
Ce reportage montre en effet toute la diversité et la complexité de la condition des lesbiennes dans la société française, engoncées entre les clichés, leur devoir de militante, et leur manque de visibilité par rapport aux hommes gays.

Quelle est la situation des lesbiennes en France aujourd’hui ? Comment vivent-elles et que veulent-elles ? Comment affrontent-elles l’homophobie et le sexisme ? Comment luttent celles qui ont choisi de se mobiliser contre les lois qui se dressent encore sur le chemin de leur bonheur individuel et collectif ? Olivier Delacroix est parti à la rencontre de ces «femmes qui aiment les femmes» qui, malgré la médiatisation des gay prides, demeurent globalement invisibles dans le discours social d’aujourd’hui. En sa compagnie, certaines ont accepté d’évoquer leur parcours, leurs motifs de colère et leurs espoirs.

Je vous invite vivement à regarder ce reportage, vous pouvez le voir ici.

Depuis quelques mois, France Télévisions fait de gros efforts pour aborder la thématique de l’homosexualité sans voyeurisme, ni vulgarité (contrairement à TF1), avec le reportage d’Envoyé Spécial, et celui diffusé sur France 4 l’année dernière. On dirait qu’ils ont enfin pris leur rôle de média du service public à cœur, qui est de faire découvrir au téléspectateur lambda toutes les « subtilités » et la diversité de la population française.

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