Archives de Tag: Huntress

Vous pouvez répéter la Question ?


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L’event Convergence est le petit cadeau empoisonné de la part de DC Comics permettant à ses lecteurs, le temps de quelques numéros (et de leur transfert de New York à Burbank), de retrouver « l’ambiance » et l’aura des titres publiés avant le rebaunch (ah ça faisait longtemps qu’on l’avait pas vu celui là !) des New 52 en septembre 2011. Le principe est des plus simples, faire interagir les personnages issus des différentes périodes de l’éditeur, de Flashpoint à Zero Hour en passant par le cultissime Crisis on Infinite Earths.
Quand je dis cadeau empoisonné c’est qu’en ce qui me concerne, j’ai la très grande joie de retrouver Stephanie Brown aux côtés de Cassandra Cain (dans Convergence : Batgirl), Oracle sous la plume de Gail Simone (Convergence : Nightwing and Oracle), la version la plus WTF de Supergirl (Convergence : Supergirl Matrix) sans oublier les New Teen Titans (ah… quel bonheur de revoir enfin Donna Troy), Wonder Woman sans les Finch (mais je me console déjà avec sa série hebdomadaire, un peu bonheur), Catwoman… mais tout ça, ça ne dure qu’un temps, c’est à dire en moyenne l’espace de deux numéros, engendrant bien évidemment la plus grande des frustrations même si certains titres ne vont finalement pas rester dans les annales d’après ce que j’ai pu comprendre.

Il en est pourtant un, de titre, qui a non seulement la particularité de réunir l’un des tandems les plus excitants de ces dernières années appartenant à l’univers de Gotham mais qui est, cerise sur le gâteau, également écrit par le scénariste qui a façonné les meilleures histoires les concernant. Ce titre c’est Convergence : The Question, où Greg Rucka revient après de nombreuses années d’absence chez DC pour renouer enfin avec ses « filles », Renee Montoya alias The Question, et Batwoman, sans oublier Huntress qui accompagne l’ancien couple avec tout le charisme qu’on lui connait.

Convergence : The Question fait directement référence à la série Gotham Central, où Rucka avait développé avec brio le personnage de Renee, de ses rapports difficiles avec ses parents dû à son homosexualité en passant par le duel psychologique que lui inflige Double-Face, jusqu’à sa relation avec Kate Kane/Batwoman qui elle, est retracée dans l’excellente série 52 (mais si vous êtes un ou une habituée de ce blog, je suis persuadée que vous connaissez toutes ces histoires sur le bout des doigts !).

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Dans ce titre constitué seulement de deux numéros, nous retrouvons Renee Montoya quasiment au même stade que nous l’avions laissée… il y a cinq ans. Incarnant toujours The Question, elle fait désormais équipe avec Huntress (elles sont même colocataires) et doit faire face aux conséquences liées à la présence du dôme qui a transformé Gotham une nouvelle fois en un no man’s land. La loi du plus fort est de mise, la peur à chaque coin de rue. Mais ce qui affecte le plus notre héroïne, c’est que son père gravement malade est sur le point de mourir, alité dans une chambre de l’hôpital Saint Luke.
Totalement impuissante, elle peut néanmoins compter sur le soutien affectif d’Helena ainsi que celui plus torturé et ambigu de Double-Face qui, dans sa quête de rédemption lui permet d’approvisionner l’hôpital en doses de morphine, denrée extrêmement rare et sujette au marché noir.
Car au même titre que son héroïne, Greg Rucka n’omet pas, principalement dans le premier numéro, de mettre en valeur la complexité psychologique du personnage de Double-Face, constamment sur le point de sombrer dans la folie (si ce n’est pas déjà fait) et qui ne doit son salut qu’à la présence bienveillante de Renee.
Le lecteur habitué à cet univers prendra énormément de plaisir de retrouver ces protagonistes, dans un contexte différent mais pourtant si familier. Et la construction des deux numéros est d’autant plus impressionnante que l’on sait que les pages sont limités, le scénariste arrive avec la maestria qu’on lui connait de jongler avec l’introspection de Renee, la démence de Double-Face, la répartie réjouissante de Huntress et… la présence toujours aussi majestueuse de Batwoman, qui vient en renfort dans le second numéro.

Rivals

L’occasion était trop belle pour Rucka de ne pas revenir sur une pièce maîtresse de la mythologie de ses deux héroïnes, leur relation amoureuse faite de drames et de tensions, et qui se révèle d’ailleurs être l’une des plus vibrantes de tout le DC-verse.
A partir de ce moment, les échanges entre les trois vigilantes ne sont que pur bonheur, on sent que Rucka se fait autant plaisir à lui qu’à nous, et retrouve avec une aisance déconcertante la maîtrise de ses personnages, comme si il ne les avait jamais laissé. Et la frustration est d’autant plus grande, car plus on tourne les pages de Convergence : The Question, plus celle-ci pose le quand de leur prochaine rencontre. En effet tous les ingrédients sont placés pour qu’une série sur le long terme avec ces trois là soit envisageable, et l’amertume se niche quand on se doute que cela n’arrivera probablement jamais.

Le pire, c’est que l’on se se met à rêver du succès d’une telle entreprise, qui plus est avec la présence du dessinateur Cully Hamner, partenaire de Rucka sur les back-up de The Question dans Detective Comics #854 à 865 où elle faisait déjà équipe avec une certaine Helena Bertinelli. C’est dire que ce Convergence : The Question a des airs de retrouvailles en famille.

Jealous

Je n’ai pas lu tous les titres Convergence, mais j’ai entendu dire à plusieurs reprises que celui-ci était le meilleur d’entre tous. La fangirl que je suis répondra du tac au tac « c’est tout à fait normal, vu qu’il est muni du combo de la mort : Batwoman/Renee/Rucka », mais le plus évident je crois, c’est qu’il est en fin de compte le plus sincère, là où toutes les autres mini-séries sont axées principalement sur de l’action pure et des enjeux qui nous dépassent, Convergence : The Question s’attache à mettre en valeur les rapports humains, qu’ils soient familiaux, amicaux ou amoureux, c’était à peu près ça, ce que l’on pouvait lire chez DC Comics lors de la période pré-New 52.

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Des comics et des filles : Catfight !


Le catfight de cette semaine risque d’être aussi compliqué pour certains que celui de la semaine dernière (au passage pour le moment c’est Power Girl qui s’envole vers la victoire), et l’actualité cinématographique ne m’a pas fait réfléchir longtemps pour vous proposer cette nouvelle rencontre au sommet.
En effet, je pense que la verdoyante Gamora, un personnage créé par Jim Starlin et qui apparaît pour la première fois dans Strange Tales #180 en 1975 a légitiment sa place parmi nos héroïnes en lice pour le Catfight Suprême.

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Elle n’est peut-être pas la femme la plus dangereuse de toute la galaxie, mais elle sait être très efficace ne serait-ce qu’à Gotham City, son aire de jeu de prédilection. Huntress ne plaisante jamais non plus avec les affaires en cours quand il s’agit de vigilantisme, ce qui fait d’elle l’une des héroïnes les plus badass de l’univers DC.

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Des comics et des filles : Catfight !


Après de longs mois d’absence, j’ai le grand plaisir de vous proposer le retour d’une rubrique très appréciée du TLGB, le Catfight et son rendez-vous hebdomadaire où vous devrez voter pour votre héroïne de comics préférée. On reprend tout à zéro, mais je n’efface pas pour autant les précédents votes qui restent disponibles dans le menu principal.

Pour cette nouvelle saison, démarrons si vous le voulez bien avec un petit baromètre entre Supergirl et Huntress, deux héroïnes que tout oppose mais que l’on retrouve pourtant en tandem dans la version de Terre 2 des New 52. A moins que vous insistiez lourdement (pas trop quand même), je ne vais pas recommencer à faire des résumés de personnages que l’on a déjà rencontré, un « Huntress » ou « Supergirl Catfight » dans la section Recherche vous mènera directement aux anciens billets les concernant. En tout cas n’hésitez pas à me suggérer des propositions de Catfight, vous savez que sur ce blog c’est un peu comme à la maison.

Bon alors vous êtes prêts les enfants ? Alors c’est reparti !

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Worlds’Finest #1 : la variant cover


On peut pas dire que ce soit une très jolie variant… ce doit être le costume…

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Huntress #6 : la preview


Capri c’est fini. On arrive au dernier épisode de cette mini série bien sympathique, mais nous n’allons pas tarder à retrouver Helena Wayne aux côtés de Karen Starr dans Worlds’ Finest à partir du mois de mai. En tout cas un truc qui ne me manquera pas c’est bel et bien les couv de Guillem March.

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J’ai cru voir une Robinette !


Aujourd’hui DC nous a dévoilé un croquis de Kevin Maguire représentant Robin version Earth 2, il s’agit en fait d’Helena Wayne dans sa période pre-Huntress. Ce costume me fait beaucoup penser à celui de Red Robin. 

Maguire est également « responsable » du nouveau costume de Power Girl. Bon personnellement je trouve pas ça trop trop moche, je dirais même que c’est assez réaliste. Et vous, vous en pensez quoi ? Du costume et de cette version du personnage ?

Coming in May, DC COMICS-THE NEW 52 “Second Wave” will literally expand the world-building efforts of the comprehensive publishing initiative. With the addition of a parallel Earth that features prominently into both EARTH 2 and WORLDS’ FINEST, the developing narrative will encompass new heroes from distinctly different backgrounds, building on the shared universe in some surprising ways.

“Helena Wayne has been taught how to be the perfect Robin,” said James Robinson, writer of EARTH 2. “Assured as a detective, fighter, scientist, pilot and all around crime-fighter she’s been groomed by Batman to be the perfect caped manhunter (or should we say manHuntress) when she grows up.”

“Before coming to the main DCU Earth and taking up the mantle of Huntress, Helena Wayne fought crime alongside her father as the Robin to his Batman on Earth-2!” said WORLDS’ FINEST editor Wil Moss. “But how did she come to be on this Earth? And why did she decide to become Huntress? You’ll get some clues in next week’s HUNTRESS #6, but for the real scoop, pick up WORLDS’ FINEST #1!”

Bon en tout cas ça fait toujours plaisir de voir une Robinette de plus après Carrie Kelley et Stephanie Brown.

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Des comics et des filles : Victimes de la mode


Revenons un peu si vous le voulez bien sur cette histoire de costume qui en émotionne plus d’un, cet épisode est justement  l’occasion de se remémorer comment furent habillées Power Girl et Huntress depuis leurs débuts, et vous allez voir que contrairement à ce que l’on peut penser elles ont déjà changé de costumes à maintes reprises.

Vous n’êtes pas sans savoir (ou pas !) qu’il existe deux Huntress, vivant sur deux Terres différentes, l’une s’appelle Helena Wayne, elle a été créée en 1977  et appartient à Terre II. Elle est la fille de Bruce Wayne et Selina Kyle. Voici son costume original, bien dans l’air du temps avec des cuissardes que l’on peut facilement deviner être en cuir et le décolleté vertigineux qui s’arrête bien en dessous du thorax. Elle porte une ceinture d’utilité très proche de ceux que portent les héros du Batunivers, notamment Batgirl.


La seconde se nomme Helena Bertinelli et apparaît en 1989 sur Terre I. Helena est issue d’une des plus grandes familles de la mafia de Gotham. Elle est l’héroïne de sa propre série qui durera 19 numéros de 1989 à 1990. Durant ce cours laps de temps, quelques détails de son costume vont être améliorés comme sa cape descendant jusqu’au sol et découpée en lamelles, le décolleté va lui aussi être un peu rallongé en l’unifiant avec les jointures de sa cape, exactement comme son alter ego de Terre II. Cela donne un aspect plus anguleux et agressif au personnage. Elle porte à la cuisse un bracelet lui permettant de rajouter quelques armes supplémentaires, cet accessoire deviendra le détail vestimentaire indissociable de l’héroïne.
Deux ans plus tard, Helena revient dans un nouveau costume, (sur le titre Robin III : Cry of the Huntress) arborant une croix dorée autour du cou, le H qui orne sa ceinture peut être  considéré comme son Batsymbole à elle et casse un peu la monotonie du costume, le décolleté quant à lui n’est plus qu’une ouverture béante sur le thorax de la belle, c’est à se demander comment elle fait pour ne pas attraper de pneumonie. Bienvenue dans les années 90.
Elle continue ensuite ses aventures aux côtés de Black Canary (qui a ce moment là est brune avec des cheveux courts), puis revient sur le devant de la scène en 1994 où elle retourne sur sa propre série, le H symbole et la croix sont toujours là et il semble que les dessinateurs aient abandonné l’ouverture pneumonique, du moins pour un petit moment. Ce look est également conservé lorsqu’elle apparaît dans la nouvelle série Birds of Prey en 1996. Fini le maillot de bain, le costume devient ici une véritable combinaison qui la protège de la tête aux pieds, il est également plus sombre, la couleur noire devenant dominante sur le célèbre violet.
Elle gardera également ce costume tout le long de la saga No Man’s Land en 1999, ainsi que dans la mini série Batman Huntress : Cry for Blood de Greg Rucka en 2000.
Mais le spectre des 90’s va refaire surface grâce à l’un de ses plus éminents artistes : Jim Lee qui en 2003 va « aérer » le personnage lors de la mini série Hush. Les cuissardes sont de retour et sont renforcées par des coques protégeant genoux et tibias, le maillot de bain est également de retour avec la particularité que l’ouverture se situe désormais au niveau du nombril, la pneumonie se transformant en grippe intestinale. La coquetterie lui autorise également de porter des boucles d’oreilles en forme de croix, le pendentif lui a disparu. Ce look est également utilisé sur la série Birds of Prey dont Huntress devient l’une des protagonistes récurrentes à partir du #57 toujours la même année.
C’est en 2005 qu’est trouvée une alternative entre ce costume et le précédent, en gardant le même design tout en couvrant les parties dénudées (cuisses et nombril)…
… toutefois la nouvelle série Birds of Prey entamée en Août 2010 (et qui comporte 15 épisodes avant que le rebaunch fasse son apparition en septembre 2011 et mette fin à la série) lui permet de reporter une nouvelle fois le costume de Jim Lee…
… puis c’est l’année suivante que le costume « alternatif » (celui de 2005 donc, non mais il faut s’accrocher les enfants) refait son apparition cette fois-ci porté par Helena Wayne, la Huntress de Terre II.
Alors là, moi je crois que c’est ce qui s’appelle boucler la boucle.
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Venons-en maintenant à Power Girl.
Kara Zor-L 
est née en 1976 (c’est une année exceptionnelle…) plus précisément dans le #58 de All Star Comics. Et dès ce premier numéro, elle porte le célèbre costume qu’on lui connait. Oui, celui avec le fameux trou béant au milieu de la poitrine. C’est à partir du #65 (avril 1977) que l’espace qui devait contenir un hypothétique logo est rebouché. Qui plus est la ceinture rouge purement décorative disparaît et la cape réajustée sur les deux épaules, on est pas non plus dans un défilé de mode bon sang ! Le résultat devient d’emblée très fade sans aucune originalité, on a juste l’impression de voir une fille dans un body de danseuse, des gants de ménagères et un rideau autour du cou…
Il faudra attendre 1978 (Showcase #97) pour connaitre les origines de Power Girl qui sont quasi identiques à celle de Superman, logique puisqu’elle est la Supergirl de Terre II.  En 1984 All Star Comics cède la place à  Infinity Inc. la série durera 53 numéros jusqu’en 1988. Mis a part la réapparition de la ceinture, le costume reste lui aussi identique dans la mini série qui porte son nom.
On la revoit au sein de la Justice League Europe (et plus tard Justice League International) à partir de 1989, et un an plus tard change littéralement de costume. Celui-ci se transforme en une combinaison blanche et jaune, puis en 1992 celui-ci change une nouvelle fois, mais cette fois-ci en une combi blanche et bleue avec cuissardes, épaulettes et cape qui ne descend pas plus bas que la taille, et le grand retour de l’ouverture pulmonaire. Un an plus tard un petit réajustement se fait au niveau des bottes qui sont raccourcies au niveau des mollets, pas de quoi fouetter un chat.
Le retour au source se produit en 1995 où Power Girl officie dans Justice League America, nous revenons alors au costume classique mais l’ouverture a de nouveau disparu (snif).
En 2000 le temps d’un numéro qu’elle partage avec Green Lantern, Power Girl retrouve son costume doré.
Mais le si célèbre costume de Power Girl reviendra réellement sur le devant de la scène grâce à la série qui est consacrée à son héroïne à partir de 2009 et qui durera 27 numéros.
Le futur costume de PG s’apparente donc plus à ce qu’elle portait en 1977 (oui avec le rideau et les gants de ménagère) à la différence qu’on lui a rajouté un logo. Mais justement ce dont Power Girl n’a pas besoin, c’est d’un logo. Elle n’en a jamais porté car c’est un personnage qui se suffit à elle même et que l’on arrive facilement à identifier. D’après ce que j’ai compris c’est  Kevin Maguire qui est à l’origine du design de ce nouveau costume, et il l’a dessiné ainsi pour qu’il soit proche de celui de Superman de Terre II. Oui vous avez bien lu, son nouveau costume est en fait une version adaptée de celui que porte son cousin. Ben merde alors.

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