Archives de Tag: Top Cow

Losing my religion


C’est décidément la période des come-back et pas uniquement en ce qui concerne les éditrices chevronnées, les héroïnes semblent être elles aussi de la partie, du moins une dont on avait pas eu de nouvelles depuis un bail et dont la précédente série régulière (écrite par l’excellent Ron Marz) datait de 2010 et n’avait duré que 12 numéros.

Magdalena est un personnage que les fans de Top Cow connaissent bien. Apparaissant pour la première fois en 1998 et évoluant au sein des différentes séries phares de l’éditeur, Darkness et Witchblade, elle est au même titre que ceux-ci incarnés par différents protagonistes tout au long de l’histoire de l’humanité.
La Magdalena de notre époque contemporaine se prénomme Patience, et comme ses ancêtres descend de l’union entre Jesus Christ et Marie Madeleine.
Choisie pour protéger l’Eglise Catholique contre les forces du Mal et autres monstres répugnants, celle-ci semble être sur le point de céder sa lance légendaire à une nouvelle propriétaire, plus jeune, beaucoup plus rebelle, prénommée Maya et descendant elle même d’une lignée mystique.

Inspirés par la relation mentor/apprenti entre Bruce Wayne et Terry McGinnis dans Batman Beyond, (moi je penserai plus à Barbara Gordon/Stephanie Brown dans la série Batgirl pré N52) les scénaristes Tini Howard et Ryan Cady souhaitent apporter un sang neuf au statut de Magdalena dans l’univers Top Cow sans laisser de côté celle qui a contribué à son succès.
Cette nouvelle série se veut également être un retour aux sources, graphiquement plus proche de ce qui se faisait chez l’éditeur à la fin des années 90, et ce grâce au dessinateur Christian Dibari.

Magdalena #1 sort donc le 22 mars prochain, nous suivrons ici ses nouvelles aventures avec beaucoup d’attention.

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Aphrodite IX par Julien Lordinator


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Depuis quelques années, Top Cow s’est fait une spécialité sous l’égide principalement de Ron Marz d’exhumer certains personnages ou séries tombées dans l’oubli et de les remettre au goût du jour avec en général des résultats plutôt cools, notamment l’excellente redirection des séries Witchblade ou The Darkness et la récupération de personnages complètement disparus des radars comme Necromancer ou… Aphrodite IX.
Qui se souvient en effet de la magnifique cyborg tueuse aux cheveux verts du début des années 2000 ? Pas grand monde et à raison, tant cette série n’avait pas grand chose pour elle à part une partie graphique étincelante signée par un David Finch à l’époque au sommet de son art. Dans sa lancée de relaunchs massifs, c’est sans surprise que Top Cow donne donc une nouvelle chance à la bimbo mécanique. Mais était-ce bien nécessaire vu le matériel d’origine ? Là encore on peut-être très surpris par le résultat.

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Aphrodite (ou AIX pour les fans de Top Cow) ce fut tout d’abord une mini-série typique de la fin des années 90/début 2000 comme il en fleurissait pas mal sur les étals des comic-shops : Une nana à moitié à poil sur la couverture, des dessins à décoller la rétine et un scénario signé David Whol qui tenait sur la face B d’un confetti.
Grosso modo, ça racontait l’histoire d’une tueuse robot ou cyborg (le récit était assez vague sur le sujet) à qui on effaçait la mémoire après chaque contrat. L’histoire était surtout un prétexte pour étaler le talent d’un artiste phare de Top Cow à l’époque, David Finch qui sortait tout juste de son creator-owned, Ascension.
Car c’était bien là le principal attrait de cette première version de AIX : Les dessins de Finch, qui s’était amusé pour l’occasion à copier et pomper le style de deux maîtres italiens, à savoir Manara et Serpieri, pour un résultat absolument somptueux. On retrouvait donc les formes généreuses des femmes et l’exigence du style bio mécanique de Serpieri dans Druuna ainsi que l’érotisme des filles de Manara, le tout avec l’obsession des détails de David Finch. Autant dire que visuellement, AIX était d’une beauté à couper le souffle et c’était bien là son seul attrait, l’histoire étant surtout un prétexte pour montrer de l’érotisme soft et des gunfights.

6La série fut malheureusement une véritable arlésienne : Teasée en avril 2000 avec un numéro 0, le numéro 1 ne sortira qu’en septembre de la même année et elle ne trouvera sa conclusion qu’en janvier 2002, David Finch laissant d’ailleurs sa place à Clarence Lansang, beaucoup moins inspiré que son prédécesseur, pour le dernier numéro… 4 numéros en quasiment deux ans (1), on a déjà vu plus régulier, même pour David Finch. Cette série fut également un prétexte à multiplier les couvertures alternatives et à rendre fou les collectionneurs (2), mais c’est une autre histoire.
Visiblement, revoir la jolie cyborg semblait plus qu’improbable, mais elle refit surface quelques années plus tard, d’une façon assez étonnante.

C’est en effet sous la houlette de Ron Marz qu’une ancienne version d’Aphrodite réapparaît dans les pages de Witchblade en 2008. Appelé Aphrodite IV, l’apparition de cette ancienne version de la tueuse robotique remet le personnage au goût du jour et sa numérotation ouvre de nouvelles possibilités, car sil il y a une Aphrodite IX, il y en a probablement eu 8 autres avant elle. Marz va alors inclure la version IV dans sa restructuration de l’univers Top Cow et en faire l’un des piliers de ces 13 artefacts.
Le personnage regagne de l’intérêt et apparaît donc dans les séries Witchblade, Artifacts mais aussi dans Cyberforce (sous sa version Aphrodite V), série également relancée.

13 artifacts

La voie est donc toute tracée pour une mini-série solo, et c’est ce qui arrive en 2013 dans une nouvelle mini-série nommée tout simplement… Aphrodite IX.
Scénarisé par Matt Hawkins et dessinée par l’infatigable Stjepan Sejic, alias le mec qui dessine tout le temps et trouve encore le temps de dessiner encore plus et que personne ne sait comment il fait (personnellement, je pense qu’il n’est pas humain…), la série reprend là où le précédent récit (celui de Whol et Finch) s’arrêtait : AIX se réveille de nouveau d’un long sommeil et se retrouve dans un monde futuriste à mi-chemin entre heroïc-fantasy et science-fiction dans lequel plusieurs peuples se font la guerre, principalement deux, celui des pro technologie contre celui des pro magie. Le réveil de AIX ne tarde pas à se faire savoir et elle va malgré elle servir de pion dans cette guerre. Commence alors pour la belle une longue et pénible aventure entre trahison, manipulation mentale, meurtres et combats à dos de dragons.

12Là où la précédente mouture de AIX péchait par un scénario au ras des pâquerettes, Matt Hawkins va bâtir autour de cette nouvelle version de l’héroïne un monde gigantesque, complexe et cohérent. La complexité de cet univers est ce qui m’a un peu rebuté au début de la lecture et je dois avouer avoir un peu galéré à la première lecture pour en saisir toutes les subtilités, mais une fois qu’on est « dedans » on découvre un monde fantastique et fouillé, propice à de nombreuses intrigues annexes et à un univers étendu, comme le prouvera la série IX Generation, qui fera suite à la mini-série consacrée à AIX, qui en est la suite directe et qui est aussi très bien, mais bon, c’est une autre histoire, que je vous exposerai sûrement très prochainement car, oui, j’ai aussi lu IX Generation.

Pour ce qui est de la partie graphique, Stjepan Sejic excelle une fois de plus, le style de l’artiste croate étant indiscutablement une claque visuelle à chaque page. De plus, il y a eu à mon avis une entente entre Matt Hawkins et Stjepan Sejic puisque dans AIX, on retrouve tout ce que le dessinateur adore dessiner, à savoir des jolies filles, des personnages en armures travaillées, des dragons et de la technologie complexe et on ne s’en plaindra pas car AIX, c’est avant tout un florilège de pages toutes plus impressionnantes les unes que les autres, on est littéralement subjugué par cette avalanche de textures et de couleurs. J’avoue bien volontiers ne pas être un grand amateur du dessin en tout numérique, mais là on ne peut que s’incliner devant une telle maîtrise. Sejic est un artiste génial, qu’on se le dise  !

Les 13 numéros de AIX nouvelle génération est constitué de deux story arcs : Dans le premier (compilé dans le trade paperback Aphrodite IX Rebirth), Aphrodite se réveille dans ce nouveau monde et en découvre un peu tous les aspects, notamment les guerres de factions qui y font rage et doit tant que bien que mal gérer une amnésie partielle et de mystérieuses absences durant lesquelles il se passe souvent des choses bizarres.
Dans le second arc (compilé dans le second trade paperback), Aphrodite va en découvrir un peu plus sur elle et son passé comme par exemple que son surnom de déesse grecque de l’amour ne soit probablement pas dû au hasard et qu’elle fait peut-être partie de quelque chose de beaucoup plus grand et surtout, qu’elle n’est pas seule dans ce cas.

Graphiquement il y a aussi un changement entre les deux story arcs : Dans le premier, Sejic utilise son style historique, celui qui a fait sa renommée sur Witchblade, usant de nombreuses textures et effets digitaux pour embellir son dessin.
Dans le second, il délaisse tout cet aspect esthétique synthétique pour se concentrer sur un dessin plus basique. Moins impressionnant, son trait n’en reste pas moins très agréable et maîtrisé.

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Comme ce fut le cas en son temps pour Witchblade, ce relaunch de Aphrodite IX est une grande réussite : Avec son scénario fouillé, complexe et ouvert ainsi que ses dessins remarquables, Matt Hawkins et Stjepan Sejic ont su faire d’un comic à la base purement opportuniste quelque chose de franchement et étonnement intéressant et passionnant. Si tous leur relaunchs sont de cette qualité, on ne reprochera pas Top Cow de vouloir faire aussi souvent du neuf avec du vieux, on les encouragerait même à en faire plus  !

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Aphrodite IX Rebirth, de Matt hawkins et Stjepan Sejic, deux volumes disponibles aux USA uniquement, chez Top Cow depuis juillet 2014 (3)

1. En France nous avons eu plus de chance puisque Semic publiera l’intégralité de la série en kiosque durant l’année 2002 dans une revue trimestrielle.

2. Là encore on a eu de la chance en France puisque la plupart de ces couvertures furent compilée dans les revues publiées par Semic.

3. Notez qu’il existe un album nommé Aphrodite IX The Complete Series sorti en mai 2015 qui compile en 530 pages l’intégrale des deux séries AIX, celle de Whol et Finch ainsi que celle de Hawkins et Sejic.

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Switch #1 : la preview


Alors que Top Cow a une bien étrange façon de célébrer les 20 ans de Witchblade en annulant cette série culte (ici, on a mal) au mois d’Octobre avec le #185, l’éditeur ne condamne pas l’existence de l’artefact qui a fait sa renommée dans l’industrie pour autant.
Est ainsi lancée dans la foulée une toute nouvelle série intitulée Switch, au départ un webcomic initié par ce bon Stjepan Sejic et disponible sur son DeviantArt depuis plusieurs mois. Switch c’est un peu l’anti-Witchblade des années 90, ici pas d’héroïne aux mensurations de rêve mais une adolescente qui se retrouve être la nouvelle détentrice du bracelet magique, et qui est capable de communiquer avec ses prédécesseures appartenant à différentes époques.
Se positionnant entre le reboot et la version hors continuité, nous retrouvons dans Switch les grandes figures mythologiques de la série mère, à savoir The Darkness et Angelus, et des personnages que l’on avait pas vu depuis un bail tels que Sonatine et Kenneth Irons.
Le tout semble très prometteur, donnant une chance supplémentaire d’accrocher de nouveaux lecteurs et leur faire découvrir un univers fantastique qui a certes connu des hauts et des bas, mais qui est sans doute le seul a avoir fait évoluer son héroïne principale aussi longtemps.

Switch sort le 14 Octobre et une preview de 22 pages est disponible ici.

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Witchblade #173 : la preview


Je travaille d’arrache pied sur la page R du Who’s Who qui je l’espère sera terminée d’ici quelques jours, mais en attendant ne croyez pas que je ne pense pas à vous les enfants, la preuve avec cette preview du prochain numéro de Witchblade, toujours dessinée par Laura Braga (dont j’ai d’ailleurs rajouté la biographie en page B, logique hein) qui fait des merveilles sur ce titre comme vous pouvez encore le voir dans les pages qui suivent, et dont le style épouse désormais complètement le climat de cette série.

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Witchblade #170 : la preview


J’aurai très prochainement l’occasion de vous reparler de Laura Braga, la très talentueuse artiste qui a la lourde tache de reprendre la suite de la série aux côtés de Ron Marz qui lui marque un retour très très très apprécié par les fans de Sara Pezzini.
Mais en attendant, voici une longue preview qui répond je pense déjà à nos attentes, donnons-nous rendez-vous le 30 octobre prochain pour lire la suite !

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Laura Braga prend le gant


bla2pOn ne connaissait pas encore l’artiste qui allait illustrer les nouvelles aventures de Sara Pezzini sous la plume (et le grand retour sur la série) de Ron Marz, c’est désormais chose faite en la personne de l’italienne Laura Braga, originaire de la belle ville de Vérone.
Laura a fréquenté l’école internationale de la bande dessinée de Florence, l’Académie Disney de Milan et le stage Comic-Animation de Montimages à Bassens et La Salle, et elle n’a que 17 ans lorsqu’elle présente ses premiers travaux professionnels en 1999, des storyboards pour des publicités télévisées, puis elle a commence à travailler dans la bande dessinée et sur des illustrations pour certains des principaux éditeurs italiens, surtout dans les livres pour enfants.
En 2005, elle rencontre et collabore avec Milo Manara, dont l’influence va la conduire à un style plus réaliste.
Lauréate du Cartoomics Women Award en 2008 en tant que dessinatrice, illustratrice et coloriste, je pense que vous serez d’accord avec moi sur le fait que Sara est entre de bonnes mains….

Elle travaille déjà actuellement chez Top Cow, où on a pu la voir sur le titres Cyberforce et Darkness, concernant Witchblade, aucun visuel n’est encore disponible mais son style ravira, j’en suis sure, les plus stoïques d’entre nous.

.. Laura Braga .

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L’envol de Finch


Quelle bien belle surprise j’ai eu cette semaine en lisant Artifacts #30 toujours écrit par l’excellent Ron Marz et dessiné par Jung-Geun Yoon (qui doit avoir la même palette graphique que ce cher Stjepan Sejic).
Un numéro totalement dédié à Finch, personnage secondaire de l’univers Top Cow intimement lié à celui de Danielle Baptiste, et qui s’est retrouvé propulsé en première ligne puisqu’elle est désormais l’incarnation de l’Angelus « grâce » à la vision toute personnelle de ce dit univers par Jackie Estacado.
Même si il ne fait quasiment pas avancer l’intrigue, Marz se pose là avec son héroïne, qui fait la connaissance de Rafael, un jeune gay mal dans sa peau, et avec qui elle va prendre le temps de parler entre deux poutrages de Darklings. C’est simple, c’est fin, c’est beau et ça fait du bien.
On revoit dans cet épisode tout ce que le scénariste a pu nous offrir sur la série Witchblade il y a quelques années (et que l’on ne va pas tarder à retrouver !), tout en privilégiant une héroïne souvent restée dans l’ombre de son amante, et extrêmement attachante.
J’avais déjà exprimé ma joie en découvrant que le couple Dani/Finch n’était pas parti aux oubliettes avec cette histoire de refonte de l’univers Top Cow, un peu plus d’un an plus tard Ron Marz nous offre un très bel aparté totalement inattendu.
J’espère ne pas attendre aussi longtemps pour profiter d’un nouvel interlude de cette teneur.

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