Archives de Tag: Warner

La fin de l’innocence (1ère partie)


wonder_woman_poster_4

Comme d’habitude, je préfère vous prévenir, ici on ne fait pas dans la dentelle parce qu’on va au FOND des choses, les spoilers sont donc de mise !

Je voulais sauver le Monde…

Il n’est parfois pas chose aisée de rester objectif, impartial, ou de bonne fois lorsque l’on passe la plupart de son temps à écrire, écrire, et écrire encore sur la super héroïne la plus médiatisée (surtout en ce moment) du prisme des comics.
Wonder Woman, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a pour moi depuis longtemps dépassé le statut d’icône. Elle est devenue, au fil des ans et des billets que je lui ai consacrée, une amie.
Comme c’est souvent le cas lorsque nous partageons un lien d’amitié avec quelqu’un, cela comprend des valeurs et des idéaux communs, des expériences personnelles ainsi que, ne serait-ce qu’une partie de son histoire propre.
Hors Wonder Woman n’est pas une amie comme les autres. Elle a beau appartenir à personne (et ne me dites pas qu’elle appartient à DC Comics/Warner, vous seriez bien accueillis), bon nombre d’entre nous se l’approprie plus ou moins sans complexe, parce son statut le lui permet, tout simplement.

Espérer, puis attendre un film sur Wonder Woman a été depuis près de 30 ans vécu pour moi (parmi tant d’autres, je le sais) comme une véritable épopée faite de moments d’ivresse et de désillusion.
Hors après avoir vu ce long métrage, la première chose qui m’est venue à l’esprit est que non, par Héra, je n’ai pas succombé au parti pris facile du fangirlisme (ce mot n’existe pas, on est bien d’accord) comme si sous mes yeux ébahis ma meilleure amie avait été sélectionnée pour représenter la France à l’Eurovision.
Ce film existe désormais, et dans son ensemble je l’ai beaucoup apprécié pour tout un tas de choses que je vais exposer ici, en détail, alors que d’autres notions m’ont laissé totalement de marbre ou encore littéralement agacé, je vous propose de décortiquer ce film en respectant la trame de ces trois parties, bien distinctes : la vie sur Themyscira, le choc Européen, puis le combat ultime. Trois billets pour un film, parce qu’après tout Wondie méritait une telle exposition, il me semble.

Pour Themyscira

Si l’on considère que Wonder Woman est le troisième film qui fini de cimenter la fameuse Trinité dans le DCEU, celui-ci tout comme ses prédécesseurs prend effectivement le temps d’instaurer un climat de présentation de son personnage, Man of Steel exposait les dernières heures de Krypton, BvS le traumatisme du jeune Bruce Wayne au sortir d’une salle de cinéma, dans ce film on plonge quasi directement dans l’aspect mythologique de ce personnage que le grand public a encore du mal à cerner.
Diana de Themyscira vit depuis sa création sur cette Île Paradisiaque qui a été choisie par Zeus lui-même comme, à la fois refuge et lieu d’exil pour ses chères Amazones qui en des temps immémoriaux ont lutté de toutes leurs forces contre Ares, le Dieu de La Guerre.

Wonder-Woman-p16
Terre sacrée, fertile et sauvage, où ses occupantes vivent en parfaite harmonie avec une nature luxuriante et bienveillante, Themyscira est un personnage à part entière en ce début de film, elle personnifie complètement le Matriarcat imaginé par Marston (qui je le rappelle ici, était convaincu que les femmes étaient supérieures aux hommes).
Les Amazones ont bâti leur cité séculaire en respectant le relief et les innombrables ressources qui leur ont été offerte en ce lieu, à l’image des habitations troglodytes que nous retrouvons dans notre propre civilisation (j’avais déjà un petit peu développé certains aspects de l’île ici, je vous invite à y jeter un œil pour ne pas faire de redite un peu lourdingue), sans portes ni fenêtres, elles peuvent évoluer librement sans aucune contrainte.
De plus, on s’aperçoit très rapidement dans les premières minutes du film que les Amazones ne sont pas uniquement constituées de guerrières athlétiques sur-entraînées. On comprend en effet qu’il existe des préceptrices, logiquement Gardiennes du Savoir destinées à contribuer à l’éducation de la plus jeune des Amazones. Mais les quelques scènes qui nous invitent à prendre connaissance de la jeunesse de Diana nous font également comprendre que chaque Amazone quelque soit son statut, contribue à la vie de la Cité, et cela de façon totalement inclusive, dans le principe même du terme de communauté.
L’eau y est omniprésente et a des valeurs curatives tout en émettant une source de lumière… dans un autre post j’avais émis l’hypothèse que cette eau luminescente pouvait être une interprétation cinématographique du rayon pourpre inventé par Marston, c’est effectivement le cas.

Ainsi, même si les Amazones ont bien été créées dans ce film par le plus grand Dieu de l’Olympe, un être qui symbolise les Cieux, leur culture est quant à elle fondée sur la roche, le minéral, par extension Gaïa la Déesse mère de la Terre, une notion encore une fois chère à Will (oui je l’appelle Will, et alors ?) qui souhaitait que Diana soit le fruit d’une procréation exclusivement féminine (dans le film, nous avons droit à une toute autre interprétation, on y reviendra un peu plus tard, ne vous inquiétez pas…).
Autre symbolisme véhiculant la féminité dans cette première partie du film, l’utilisation de la forme du coquillage pour représenter la féminité dans le design de la chambre de la petite Diana, ainsi que que la salle du trône où Steeve Trevor se voit contraint de dire la Vérité sous le joug du lasso doré d’Hestia. A l’instar de Yanick Paquette qui s’était inspiré de la représentation de la Déesse Aphrodite de Botticelli dans son Wonder Woman: Earth One, on retrouve dans le film ces mêmes motifs ainsi que des références au courant Art Déco (un mouvement artistique qui se déroule justement à l »époque du récit, c’est à dire pendant la Première Guerre Mondiale), jetez un œil par exemple aux motifs des marches d’escalier ainsi que le design du trône de la Reine Hippolyte, peut-être influencé par l’oeuvre des céramistes Pierre et Joseph Mougin.

Autre détail qui fait référence à l’univers des comics dans ce film à ce stade, celle-ci concerne la représentation de Diana encore enfant puis adolescente, à la fois innocente et débordante de fougue (un modèle extraordinaire autant pour les filles que pour les garçons qui auront la chance de voir ce film au cinéma), où on la voit en plein entrainement avec Antiope, je ne peux m’empêcher d’y voir un clin d’œil à l’excellent The Legend of Wonder Woman de  Renae De Liz, où dans cette version la jeune amazone s’entraîne avec Alcippe.

Et puisque cette première partie du film fait la part belle aux Amazones, parlons un peu plus d’elles en détail, si vous le voulez bien.
Dans cette version cinématographique, celles-ci sont pluri-ethniques et c’est un vrai bonheur de voir ça, sans parler du fait que les comédiennes qui les incarnent sont bien loin d’appartenir à un quelconque stéréotype esthétique, ce sont pour la plupart de véritables athlètes, cascadeuses, championnes de boxe, haltérophiles, danseuses professionnelles… Comme je l’ai dit plus haut, elles ne sont pas uniquement constituées de guerrières, elles sont aussi éducatrices, agricultrices, pêcheuses, politiciennes, chacune a son rôle dans la Cité. Themyscira a beau être gouvernée par une reine, la démocratie reste une institution inébranlable où chacune aura son mot à dire en temps de crise. De plus, c’est un peuple pacifique qui emploiera la violence uniquement pour se défendre.
Ici encore, un gigantesque et incroyable travail de design a été mis en oeuvre pour créer une véritable identité à ces amazones, autant dans leurs costumes que dans leurs armements. Alors que chaque guerrière (et elles sont nombreuses !) aura un costume et des armes propres, ont y retrouve les ornements et décorations présentes dans l’architecture de l’île, les motifs de coquillage et les figures Art déco sont effectivement incrustés de façon judicieuse, tout cela est supervisé d’une main de maître par la très talentueuse Aline Bonetto, chef décoratrice française a qui l’on doit les décors de nombreux films de Jean-Pierre Jeunet, ainsi que la costumière Lindy Hemming qui ont véritablement su insuffler une âme et une identité à  Themyscira et le peuple qu’elle abrite.

Autre élément intéressant concernant ces Amazones, celles-ci n’ont pas toutes le même âge, la maturité d’Hippolyte et Antiope saute aux yeux, mais on notera également la présence d’Artemis, incarnée par l’imposante Ann Wolfe et qui est âgée de 46 ans. Tous ces exemples montre qu’il y a eu une vraie volonté de créer un univers cohérent autour de ces Amazones, même si faute de temps la plupart d’entre elles sont sous exploitées, à l’image de Menalippe qui était pourtant bien mise en avant au même rang que ses sœurs dans les premiers visuels montrés il y a un an.

Quoiqu’il en soit la partie qui leur est consacrée reste d’une très grande beauté, à tel point qu’elle donne envie de voir un spin-off ou une série TV qui leur serait entièrement dédiée, leurs origines étant succinctement expliquée par Hippolyte à sa fille telle une comptine pour enfant, une scène dantesque mise en image et superbement illustrée par le duo d’artistes Raffy Ochoa et Houston Sharp.

houston-sharp-00-asc-ww-historypainting-overall-v19

Et puisque l’on parle d’origines, celles qui concernent notre héroïne dans ce film sont loin d’avoir mon approbation, car elles dénaturent complètement le statut du personnage : Pourquoi vouloir à tout prix donner un père biologique à Diana ? Alors ça, c’est quelque chose que je n’arrive vraiment pas à comprendre. Pourquoi imposer la figure du père à une héroïne dont le postulat, totalement révolutionnaire pour l’époque est qu’elle avait été créée comme je le disais plus haut par des femmes et UNIQUEMENT des femmes. Elle est le fruit du matriarcat, mais surtout le fruit d’un amour d’une mère pour sa fille, point barre. Lui donner un père ne la rendra pas plus humaine, ça ne fait que dévaloriser complètement ce que Marston voyait en elle. Ici elle devient juste la fille de Zeus, comme on est l’épouse d’un tel ou la sœur d’un tel. C’est pas bien de faire ça, franchement.

Autre déception, on ne prend pas le temps de nous parler du costume de Diana, contrairement aux allusions faites pour le lasso d’Hestia et la fameuse Godkiller. Et pourtant, le spectateur lambda ne pourra que remarquer la différence chromatique entre ce costume et ceux qui lui ont été montré jusqu’alors. Cela saute même aux yeux de Steeve Trevor lorsque Diana le revêt pour la première fois. Ce costume a lui aussi une origine, et cela aurait été judicieux, ne serait-ce que d’en faire allusion soit à ce moment précis, soit lorsque Diana enfant visite la tour de l’armurerie avec sa mère.

L’un des moments forts de cette première partie concerne la bataille épique entre les Amazones et les soldats Allemands qui ont réussi à franchir l’épais brouillard qui protégeait Lilly Aspellde toute intrusion ainsi que de la menace d’Ares, un dieu vaincu mais représenté telle une épée de Damoclès dans l’esprit de ces gardiennes de la paix.
Cette scène très maîtrisée techniquement dans sa réalisation grâce notamment à de très beaux travellings est malheureusement alourdie par des effets visuels symptomatiques que l’on retrouve dans les films du DCEU, et de Zack Snyder en particulier, l’utilisation à outrance des ralentis et acrobaties sorties tout droit de cinématiques de jeux vidéo est pour moi un véritable fléau oculaire qui m’horripile de plus en plus. Dans cette scène, cela passe encore à peu près, mais nous verrons plus tard que l’un des plus gros défauts du film correspond justement à l’utilisation à outrance et de façon agressive de ce genre de technique…

robin-wright3.gif

Autre scène mythique, celle du sauvetage de Steeve Trevor, ô combien décrite dans les comics, celle-ci a été totalement réalisée en CGI, qu’il s’agisse du paysage, des reliefs, de ce qui se passe sous la mer, tout a été animé en studio et le résulat est bluffant. La lumière omniprésente et le choix des couleurs est une évocation évidente représentant parfaitement l’héroïsme qu’incarne Diana, un choix chromatique que l’on va retrouver un peu plus tard dans une autre scène du film, tout aussi mythique. J’ai particulièrement aimé ce moment où Steeve, alors qu’il est en train de sombrer coincé dans son avion, discerne une forme à la surface, telle une apparition angélique alors qu’il s’avère que dans les comics de l’ère Marston (et plus tard également), il a pour habitude de l’appeler son « ange ».

Cela nous mène à parler de la dynamique des interractions entre Diana et Steeve dans ce début de film, elles sont toutes très bien senties et témoigent d’une réelle osmose et une complicité évidente entre les deux acteurs. Même si je suis loin d’être une amatrice de Chris Pine, je concède volontiers qu’il s’en sort très bien dans le rôle de Steeve Trevor, lui donnant le volume, la consistance qui lui a fait très souvent défaut dans les comics.
Dans cette première partie de film, Diana et Steeve sont deux êtres qui se confrontent et se découvrent vis à vis de leur propre culture, ici le matriarcat fondé sur la bienveillance et le savoir, opposé au patriarcat régit par des règles imposées par le dictat et l’esclavage du temps, du travail, du mariage. Les dialogues sont animés et font réagir l’audience, c’est une des belles victoires de ce film que de synthétiser ainsi avec humour les différences culturelles basées sur leur genre respectif.

Autre fil conducteur qui parcourt cette première partie, la justesse de jeux des acteurs de la petite Lilly Aspell qui incarne Diana à l’age de huit ans, aux vétéranes Connie Nielsen et Robin Wright aussi imposantes qu’impériales, et tout aussi injustement sous-exploitées par le temps (décidement ! Putain de patriarcat !).

On assiste donc en ce début de film à une très belle exposition du concept des Amazones, l’introduction d’un nouveau monde aux antipodes des visions Kryptoniennes et Gothamites largement développées à travers les différents films consacrés à leur héros respectif. Celui-ci sans être parfait est déjà d’ine richesse inouie et donne une réelle identité au personnage de Diana de Themyscira, dont les principes seront ébranlés au contact du monde des Hommes, c’est que nous verrons en décortiquant la seconde partie du film.

2 Commentaires

Classé dans Movie of the day

Un mois


C-1ojYCW0AAP_2u

Un mois tout juste nous sépare de la sortie du film de Patty Jenkins et c’est un euphémisme de dire que je l’attend avec beaucoup d’impatience pour tout un tas de raisons (et si vous êtes des habitués de ce blog vous les énumérerez très aisément).

Pour le moment les différents extraits et bandes annonces ont su nous montrer ce qu’il fallait voir sans nous spoiler, l’idée était surtout de donner une nouvelle image de Diana auprès du grand public, et je pense que ce défi là a été relevé.
Il en est un autre, beaucoup plus délicat, celui de rompre la malédiction des films de super héroïnes qui ont souvent donné des résultats complètement à côté de la plaque en terme de caractérisation. Et en ce sens, je peux dire qu’à un mois de la sortie du film je suis assez confiante. C’était loin d’être le cas au début certes, mais La Gadot est celle qui a réussi à me réveiller de ma tétanie lors de cette fameuse séance de BVS alors… oui j’ai confiance.

Dans un mois j’écrirai donc une critique de ce film tant espéré, et quoiqu’il arrive j’aurai l’honnêteté (encore heureux) de ne pas jouer les fangirls de mauvaise foi si il n’y a rien à sauver.

J’irai voir ce film avec mon Sidekick, nous mettrons tout les deux des T-shirt Wonder Woman, parce que ce sera avant tout un jour de fête, une célébration de voir enfin porter sur grand écran une héroïne aussi majestueuse et porteuse d’espoir pour l’humanité, et j’aurai aussi une pensée pour Christie Marston, la petite fille de William Moulton Marston, car j’espère de tout cœur que le sien sera rempli de bonheur en voyant que le message de son grand père aura respectueusement été transmis.

Mise à jour du 8/05/17 :

Et voici une ultime bande annonce dévoilée la nuit dernière :

2 Commentaires

Classé dans Movie of the day

L’épée de Vérité


WONDER WOMAN Head

Attendu de pied ferme pendant de longues heures à grand coup de tisane menthe verveine toute la journée et une partie de la nuit dernière, c’est à 3h du matin que s’est enfin dévoilé le second trailer de Wonder Woman, un film aux enjeux bien plus vastes que ce qu’on veut bien lui concéder, un film qui pourrait changer beaucoup de choses concernant la représentation des super héroïnes sur grand écran.
Encore une fois il y a de très belles choses tout au long de ces 2 min. 30, d’autres que je qualifierai de très intéressantes, et d’autres qui me laissent encore un petit peu perplexes. Prenons le temps donc de décortiquer un petit peu tout ça, jusqu’à vous partager deux ou trois théories car comme on le sait, certaines bandes annonces ont parfois tendance à nous aiguiller vers des pistes pour mieux nous piéger et nous surprendre avec le résultat final.

Alors que le précédent trailer présentait aux spectateurs l’univers de Wonder Woman, sa destiné, ainsi que sa nouvelle place au sein d’une civilisation fondée sur le patriarcat, cette nouvelle bande annonce donne une place importante à son histoire, son île et la société dont elle provient, basée elle sur le matriarcat.
Themyscira est une île bénie des Dieux. Elle est montrée ici comme un paradis terrestre (il fallait bien qu’elle porte son nom) à la végétation luxuriante où les édifices ont été battis en s’adaptant à un relief vertigineux et immaculé, et où l’eau coule en abondance à travers de multiples cascades.

WONDER WOMAN Themyscira 1WONDER WOMAN Themyscira 2WONDER WOMAN Themyscira 3.1

Dans le film, et contrairement à ce que l’on peut voir régulièrement dans les comics où Themyscira est représentée avec une architecture classique greco-romaine, la cité où vivent les amazones est largement inspirée par les habitats troglodytes de la ville de Matera, située au sud de l’Italie (et dont une partie du film a été tourné), habitats fondés au XIIème siècle par des moines byzantins.

Matera-gravina-di-materaThemys… non,  Matera, sud de l’Italie

Érigée sur le principe de l’agencement des fondations en terrasse, la cité des amazones laisse entrevoir des trésors d’architecture et de sculpture comme la fresque murale représentée ci-dessous, ce qui me permet de penser que cette civilisation n’est pas uniquement constituée de guerrières en furie comme le porte à croire les deux bandes annonces.

WONDER WOMAN Themyscira 4

Outre les influences byzantines, les yeux de lynx férus d’histoire de l’art auront reconnu la cour intérieure du Castel Del Monte lui aussi situé dans le sud de l’Italie, à 80 km au nord de Matera, et qui date lui du XIIIème siècle.

WONDER WOMAN Themyscira 55635062596_30ab604a2b_bLa cour centrale du Castel Del Monte

La grande tour de forme octogonale, érigée telle une cheminée au cœur de la cité semble correspondre à ce lieu précis, là où sont conservés les présents des Dieux, dont la fameuse épée Godkiller. Elle n’est pas s’en rappeler la tour conique du Grand Zimbabwe construite au XIVème siècle.

Mais revenons au contenu de cette bande annonce. Comme ont pu témoigner les quelques privilégiées qui ont eu la chance de voir 15 min du film, une partie va s’attarder sur la jeunesse de Diana, explorant son enfance et son adolescence à travers son apprentissage aux côtés de la guerrière Antiope. Il m’est impossible ici de ne pas penser à Legend of Wonder Woman, qui explorait aussi cet aspect avec le personnage de Philippus.
Le film va t-il prendre la même direction que Man of Steel dans sa narration ? Cela me parait assez probable, espérons si c’est le cas que la fin soit de plus haute volée.

Ici l’accent est particulièrement porté sur la présence de l’épée Godkiller, dressée telle Excalibur, et que seules les plus féroces Amazones peuvent manier, Hippolyta statuant que Diana n’en fait pas partie.
Mais comment notre héroïne, enfant protégée par sa mère bienveillante va-t’elle devenir en une apprentie combattante à l’entrainement des plus intenses ? Cela reste un mystère. Mais ce qui est pour le moins gênant dans cet extrait, c’est qu’il suggère que Diana développe une sorte d’obsession envers l’épée, ce qui la pousse à devenir l’élève d’Antiope.

tumblr_omombesEQR1vilgmyo2_500

Autre détail intéressant vis à vis de cette épée, le design n’est pas le même que dans BVS (elle n’a pas non plus le même bouclier soit-dit en passant) s’agit-il donc de la même arme ? J’ai de gros doutes. De plus au terme de cette bande annonce, l’épée a disparu des mains de Wonder Woman, comme si elle le lui avait été enlevée, ou bien qu’elle s’en était volontairement défaite, privilégiant son accessoire légendaire, le lasso de vérité cher à Marston.
Il faut dire que la symbolique phallique assez évidente de cette épée ne correspond pas vraiment avec le message véhiculé par le personnage. A ce stade de mes spéculations personnelles qui n’engagent que moi, il m’est d’avis que Diana va être amenée à refuser d’utiliser Godkiller pour battre Ares. Et que d’autres armes, plus idéologiques vont l’y aider.

Quoi qu’il en soit, les capacités super héroïques de Diana de Themyscira ne se limitent pas à la maîtrise d’une épée, d’un bouclier ou d’un lasso. Souvenez-dans ce film magistral qu’est BVS, la toute première entrée en scène de Wonder Woman face à Doomsday s’opérait via le champ de force engendré par ses bracelets pour sauver Batman du barbecue.
Dans ce trailer, il semble que Diana découvre ce champ de force pour la première fois, et que par la même occasion elle se rende compte qu’elle n’est pas une amazone comme les autres.

wonder-woman-drops-third-trailer.gif

Au même instant, la voix off d’Hippolyta suggère que Diana ignore tout de ses véritables origines, on lorgne donc dangereusement vers le run d’Azzarello dans lequel elle s’avère être la fille de Zeus, mais dont elle est pleinement consciente dans le premier trailer. Pourquoi parler d’un secret dans un second trailer intitulé « origine » si il est déjà statué dans le premier qu’elle est la fille d’un Dieu ?

Outre la scène avec Chris Pine torse poil dont on a rien à foutre ici, et la prise en main d’Excalibur, la suite directe de cette seconde bande annonce est un montage de scènes déjà montrées dans sa version du mois de juillet 2016, jusqu’à l’arrivée de Diana et Trevor dans ce bon vieux Londres.

Cette scène est importante car outre l’introduction de filtres dégueulasses voulant certainement montrer la monochromie du monde moderne qui a sombré dans la guerre et l’industrialisation de masse, on voit ici « clairement » qu’il faudra du temps à ce que Diana s’acclimate au monde des hommes.

On s’offre ensuite un joli tribute au Superman de Richard Donner (une scène en partie déjà vue dans le premier trailer), une belle notre d’intention qui n’est pas pour me déplaire.

superman-muggingtumblr_ommf6fImih1rq9ihbo1_500

Faites ensuite attention à cette image précise : ces soldats ont l’air de porter un masque bien particulier, le même porté par le soldat défenestré par Wondie sur l’image que j’ai mis en première illustration de ce post.
Si j’en crois la logique de ce qui est montré dans ces deux bandes annonces, Doctor Poison aurait trouvé la formule d’un gaz bien plus mortel que le fameux gaz moutarde utilisé pendant la Première Guerre Mondiale, car capable de dissoudre les masques à gaz utilisés par les poilus. Les Allemands sont eux équipés d’un masque pouvant filtrer ce nouveau gaz ultra toxique, afin de pouvoir gagner la guerre.
Mon autre théorie concernant Doctor Poison, c’est que celle-ci a été exposée au gaz moutarde par l’armée française, et que par esprit de vengeance, elle a décidé de s’allier avec les forces Allemandes afin de créer cette super toxine.

WONDER WOMAN Maks

Les enfants on est bien d’accord que tout cela reste du spéculoos, mais mon petit doigt me dit que…

Nous avons ensuite pas mal de redites vis à vis du premier trailer, mis à part encore une fois à ce qui semble être un hommage à peine dissimulé à Superman avec cette allusion de la couverture culte d’Action Comics #1.

Action_Comics_1WONDER WOMAN - Action 0WONDER WOMAN - Action

Puis cette phrase lourde de sens : « Je suis Diana de Themyscira, fille d’Hippolyte, au nom de tout ce qui est bon, votre colère qui accable le monde, s’achève ici. » Accompagnée par cette iconographie christique résolument Snyderesque mis à part qu’elle n’a pas les bras en croix et que les éclairs l’entoure. Quel dieu de la mythologie grecque balance des éclairs à son bon plaisir du haut de l’Olympe ? Oh, wait… Non mais le filtre bleu industriel a disparu ! Cela voudrait-il dire que… ??!

ww_1

Et si après tout on se donnait rendez-vous pour la sortie du film ? Qu’on mette les choses à plat ?

Et en bonus, l’excellent theme instrumental contenu dans la bande annonce, ça vous changera de l’électrique « Is she with you ».

2 Commentaires

Classé dans Movie of the day