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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #2


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Deuxième et dernière partie de mon compte-rendu de ce 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, où je vais vous parler plus précisément des conférences auxquelles j’ai pu assister (et peut être une que j’ai eu le privilège – et les foies – d’animer), car comme je l’ai maintes fois dit ici, le nombre, la qualité et la diversité des conférences proposées lors du FIBD sont tels que vous ne pouvez pas ne pas y trouver votre bonheur.

Lorsque chaque année je me rends à Angoulême, j’ai donc mes petites habitudes de vieille : Je  me fais mon petit planning pour pouvoir assister aux animations qui m’intéressent le plus, et un lieu en particulier attire sans cesse mon attention : Il s’agit du Conservatoire Gabriel Fauré, situé à deux pas de l’hôtel de ville, et renfermant en ses quelques salles un éventail de contenu.
Jugez par vous-même : Super héros en France : Les années 60 par Jean-Michel Ferragatti, Rencontre internationale avec Daniel Clowes (la capture vidéo filmée par mes soins sera très prochainement disponible), Comics en folie par Xavier Lancel, 40 ans de Judge Dredd et 2000 A.D. par Alex Nikolavitch, Rencontre internationale Chris Claremont par Ed Piskor (ici aussi, la vidéo ne saurait tarder), Les maîtres des comics : John Romita Sr par Xavier Fournier, Wonder Woman : En attendant Gadot (par bibi ^^), autant de moyens de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur les comics, sans oublier La French Touch de Marvel avec JL Mast, Jean-Yves Mitton, Jean-David Morvan, Paul Renaud, Xavier Fournier qui se déroulait quant à elle espace Franquin.

Malheureusement, je n’ai pas pu assister à toutes ces conférences car certaines d’entre elles se chevauchaient, il a dont fallu faire un choix cornélien.
Mais fort heureusement, mon comparse Franck de Watchtower Comics a eu l’opportunité de filmer pas mal d’entre elles, je vous laisse explorer le billet et les nombreuses vidéos que l’ami a eu la gentillesse de partager.

En dehors de ces conférences qui restent vous l’aurez bien compris, l’un des principaux intérêts de ce festival, j’ai quand même eu la joie de rencontrer pas mal de monde, des personnes que je côtoie désormais régulièrement (parfois TGS oblige), ainsi que de nouvelles connaissances, et je remercie du fond du cœur toutes celles et ceux qui ont apprécié ma « prestation » sur la conf de Wonder Woman, les retours ont été très positifs et cela me fait d’autant plus plaisir que l’exercice est toujours autant difficile pour moi.
Pour résumer, j’ai une nouvelle fois été subjuguée par la qualité des traductions de Miceal Beausang, c’est vraiment un régal de le voir travailler sur ces événements, et j’ai passé moins d’une heure en compagnie de Cab sur le stand LGBT BD en tant que co-autrice de notre bébé, Prisme The Queer Defender, et c’était vraiment très fun !

16463470_10154152013636837_1667926654122263776_oCourtesy of Franck / WatchTower Comics

J’ai ensuite eu la chance pouvoir échanger quelques mots avec le monumental Chris Claremont à la fin de la conférence qui lui était consacré, m’expliquant d’où il puisait son inspiration dans l’écriture de ses personnages féminins. Mon grand regret aura par contre été de ne pas avoir pu saluer Daniel Clowes, une autre fois, sans doute…

Autre acte manqué, celui de ne avoir pu visiter l’exposition Will Eisner situé au musée de la bande dessinée, soit-dit en passant, elle reste visible jusqu’au 15 octobre 2017, un petit retour en terres Angoumoises me reste donc envisageable, pourquoi pas cet été.

A venir très prochainement comme promis, les vidéos des conférences consacrées à Clowes et Claremont, parce que vous le valez bien 🙂

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #1


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Les enfants je reviens du 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, et comme d’habitude je vais vous faire un petit compte rendu de mon ressenti de cette nouvelle édition en tant que festivalière, blogueuse, mais également intervenante, car il faut croire que le TLGB du haut de ses sept ans (l’âge de raison ? Je ne l’espère pas !) continue à être une « référence » sur certains sujets importants parmi la multitude de blogs comics qui évoluent avec autant de passion et de diversité.

Je n’aurai finalement en tout et pour tout passé qu’un jour et 1/2 au FIBD, la plupart du temps en compagnie de Franck, mon cher ami et confrère de Watchtower Comics, dont son guide de survie m’a bien aidé à faire mon planning pre-festoche.
Comme à l’accoutumé, j’ai essayé de jongler entre expositions, conférences et séances de dédicaces et cette année deux auteurs m’intéressaient plus particulièrement : Daniel Clowes d’un côté et Chris Claremont de l’autre, deux standards inébranlables et inévitables lorsque l’on s’intéresse au minimum à ce medium.

La première véritable surprise de ce week-end bien chargé fut liée à un détail des plus pragmatiques : cette année, on ne se pelait pas le jonc à Angoulême.
Et oui, mine de rien c’est important, car lorsque l’on doit arpenter, gravir parfois, les rues piétonnes de la capitale de la bande dessinée en long en large et en travers, c’est d’autant plus agréable de le faire dans des conditions acceptables pour la sudiste que je suis. Du coup ce week-end, pas de pluie torrentielle pour rentrer à l’hôtel, pas de froid glacial qui contraste cruellement avec la chaleur étouffante des bulles surpeuplées.
A ce propos d’ailleurs, il me semble que le FIBD 2017 était moins fréquenté que ces dernières années (en tout cas pour vendredi, j’en suis certaine), sans vouloir en chercher la raison à tout prix, cela m’a au moins permis de me garer plus facilement et plus rapidement dans mon secteur de prédilection, tout en entrant dans les différentes bulles sans devoir attendre une plombe.

Oui bon, alors ce millésime 2017 du FIBD, cela a donné quoi ?

Déjà une bien belle expo sur « Panini : La French Touch des comics Marvel » située au Théâtre d’Angoulême, et retraçant la présence des auteurs Français travaillant pour la Maison des Idées depuis de nombreuses années (les textes des panneaux écrits par Xavier Fournier sont synthétiques et donnent vraiment envie de se plonger dans le sujet).
Cela parait comme une évidence pour nous amateurs aguerris qui suivons constamment les couvertures et intérieurs d’Olivier Coipel, Paul Renaud, Bengal, Stéphane Perger, Stéphanie Hans ou Marguerite Sauvage (la liste est tellement longue que je vais m’arrêter là), mais cette expo a surtout le mérite de mettre en valeur les travaux et les carrières respectives de ces artistes français qui ont percé dans ce milieu, et ce auprès d’un plus large public qui aura sans doute découvert grâce à cette exposition à quel point les Frenchies ont su gagner leur place dans ce marché des plus concurrentiels.

Je serai bien plus critique vis à vis des œuvres des auteurs de BD franco-belge qui ont été sollicités pour illustrer certains visuels de cette expo, disponibles via de nombreuses couvertures prévues par Panini tout au long de l’année 2017.
Je ne citerai qu’un seul exemple pour étayer mon propos, je me contenterai en effet de comparer la version de Kamala Khan par Pénélope Bagieu en mode selfie présente dans cette expo et celle de Phil Noto paru depuis avant hier où on peut la voir déchirer de colère le portrait photo de Donald Trump.
Oui Kamala est une adolescente, elle est une jeune fille qui au même titre que Peter Parker à son époque, doit jongler entre sa jeune vie et ses super pouvoirs…
Mais elle est surtout une adolescente musulmane, super héroïne créée pour transmettre et représenter cette diversité et cette tolérance via sa scénariste (muslim également), au même titre que Batwoman en 2006.

Et puis merde, Batwoman n’a jamais fait de selfie, period.

A mon sens, si l’on doit illustrer ce genre de personnages dans le cadre d’une telle exposition (qui va forcément médiatiquement faire le tour du monde), autant montrer ce qu’il/elle représente en tout et pour tout. Ces versions de Kamala, Peter Parker, de la team des X-Men, autant de fausses notes de la part de Bastien Vivès, ou Lewis Trondheim qui auront par contre surement un véritable succès éditorial, et tant mieux pour Panini.
Que l’on soit bien clair, ce n’est pas le travail de ces artistes que j’ose mettre à mal ici (ce serait bien calbuté de ma part), mais vraiment concernant leur attribution sur ces personnages et univers respectifs le temps de cette expo.
Trondheim sur Howard The Duck, Bagieu sur Hellcat, Vivès sur Iron Fist, autant de passerelles évidentes à employer afin de démontrer que les univers de la BD Franco Belge et du comics ne sont pas si éloignés.
Ma foi, pas de problème, j’aurais bel et bien explosé si cette expo concernait l’univers DC ^^ (oui en gros, Batwoman en mode selfie par Pénélope Bagieu, et notre planète Terre se serait consumée à 75 % par ma colère dévastatrice !!! Trumpy n’a qu’à bien se tenir !)

Dans le prochain épisode, je vous parlerai des expo auxquelles je n’ai pas pu assister (ah bravo ! C’est du propre !), des conférences auxquelles c’est tout le contraire, puis des rencontres toujours aussi enrichissantes que j’ai eu la chance de partager parmi les festivaliers, auteurs, et staff présents et se donnant à 100%.

Bref, à la prochaine 🙂

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Me, Myself & I


… Ou le post où l’on se sent bien obligé de parler de son actualité, tout en détestant contribuer à ce genre d’exercice…

Woohoo ! Les enfants il s’avère qu’en ce mois de Janvier, j’ai été amenée à faire des trucs plus ou plus intéressants, en voici quelque traces :

  • La grande copine Sonia du blog Comics Have The Power a mis en ligne il y a quelques semaines une interview consacrée à votre blogueuse de service…
  • Le collectif GG Comics a ensuite eu l’excellente idée de proposer lors de leur 20ème émission, un podcast sur la thématique des comics LGBT, ce fut pour moi une expérience très intéressante et un moyen de faire bouger les choses, maybe…
  • Vient ensuite le temps de pavaner, telle une Diva dans un strip club, lors du FIBD d’Angoulême où je tiendrai une conférence sur la seule et unique Wonder Woman ce Samedi 28 janvier de 15h à 16h30 Salle Gershwin au Conservatoire (le seul endroit où l’on peut profiter du festival sans payer un cents et toujours recevoir une prestation de qualité, je dis ça, je dis rien)
  • Puis lors de ce même FIBD, je vais avoir la grande opportunité de pouvoir m’entretenir avec Chris Claremont, oui, celui qui a tant contribué à l’essor et le statut des personnages féminins et LGBT chez Marvel
  • Enfin, je serai présente pendant une heure avec ma copine et co-autrice Cab sur le stand LGBT BD, en ce vendredi 27/01 de 14h à 15h Bulle du Nouveau Monde, pour accompagner les premiers pas signés de Prisme The Queer Defender, dont les premières pages ont été publiées dans La Revue LGBT BD.
  • Mais sinon, je compte bien filmer quelques conférences comme d’habitude lors du FIBD, parce que voila quoi !

Oui, oui, mine de rien ça fait plein de trucs à partager en ce début d’année, mais j’espère  bien rester plus discrète pour les mois à venir ^^.

Well… Up Up And Away !

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2016 : La folle journée

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J’avoue ne pas être coutumier des salons et festivals dédiés aux mangas et à la culture japonaise en général, n’ayant qu’une connaissance de cette culture assez limitée et les multiples expériences assez décevantes lors de mes pérégrinations dans des festivals de ce type (dont un très connu se passant lui aussi à Paris) me refroidissant régulièrement d’y remettre les pieds.
Mais depuis quelques années, les différents salons et festivals historiques en France s’ouvrent sur des horizons un peu plus variés et c’est ainsi que le Paris Manga s’est depuis de nombreuses années doté d’un espace dit Sci-Fi consacré aux séries télévisées et aux films fantastique et, étonnement, aux comics, et c’est ce point précis qui m’y a conduit cette année, le dimanche 6 novembre pour être plus précis.

Afin de rester concis, je parlerai d’abord du festival en lui-même puis plus précisément de l’espace dédié aux comics.

Pour ce qui est du salon en lui-même malgré l’espace je trouve, mais c’est un avis personnel, assez limité, l’agencement des stands et des sections étaient plutôt clair et fait de façon logique : Les boutiques dans l’allée centrale, les scènes dans les coins, les stands de restauration au fond et à l’entrée et les animations dans les allées des cotés.
Il ne faut pas oublier que le but de ce genre de salon, c’est quand même d’engranger de l’argent donc le fait d’avoir mis en avant les différents stands de vendeurs de produits dédiés à la culture japonaise était de ce fait logique. En parlant de ces stands, la diversité était de mise : Des objets traditionnels japonais ou liés à la culture de ce pays en passant par les inévitables mangas en version papier et vidéo mais aussi les figurines et les jeux vidéos, le nombre de stands vendeurs était impressionnant, la plupart des visiteurs ne sachant plus vraiment ou donner de la tête devant l’opulence des produits proposés.

Mention spéciale en passant à l’espace consacré aux véhicules de la pop culture : La Gran Torino de Starsky et Hutch, K2000 ou encore la Delorean de Retour Vers le Futur étaient visibles et les fans de ces films (et ils étaient nombreux) pouvaient se faire photographier au volant des ces belles machines. Une belle initiative que cet espace, très attractif et qui, de ce que j’en ai entendu, a visiblement ravi les quelques parents venus accompagnés leurs progénitures.

Pour ce qui est des animations diverses proposées pour les fans de culture japonaise, très honnêtement, je ne jugerai pas ce point car je n’ai assisté à aucune car cela ne m’intéressait pas, tout simplement. Idem pour l’espace consacré aux acteurs de séries et aux youtubers, j’avoue que ce n’était pas non plus ma priorité : J’étais venu pour l’espace comics et c’est à ce point que je vais m’intéresser maintenant.
L’espace comics était géré par l’équipe de Central Comics et la WIP Agency : Raisonnablement bien placé, légèrement décalé sur la gauche de l’allée centrale, les passages des visiteurs y étaient réguliers et même ceux qui étaient venus surtout pour l’aspect manga finissaient invariablement par passer devant : Une disposition donc quasiment idéale pour mettre en avant les auteurs, contrairement à un certain autre salon dans la dénomination contient le nom « Comic » et qui sous-traite ses auteurs de façon scandaleuse. Comme le reste du salon, la disposition était très bonne : Là où il y avait le plus de passage (vers l’intérieur) étaient placés les artistes internationaux et de l’autre, vers l’extérieur, les auteurs moins connus. Rien à dire sur la disposition, comme quoi ça n’a rien de sorcier de mettre en valeur les auteurs, « l’autre » salon parisien devrait en prendre de la graine.

En ce qui concerne les invités, c’était l’opulence ! Même si les têtes d’affiche étaient les légendes Mark Texeira et John Bolton, les autres artistes présents valaient véritablement le détour  : De Pepe Larraz en passant par Claudio Castellini, Steve Scott, Pasqual Ferry, Augustin Padilla ou encore Yildiray Cinar et le français Guile Sharp, la diversité des styles était de mise et il y en avait vraiment pour tous les goûts. Même constat pour l’allée consacrée aux auteurs hexagonaux : Michel Borderie, Thibault Colon de Franciosi ou encore Fabrice Angleraud et la délicieuse Virgine Siveton (j’en oublie très certainement d’autres, désolé pour eux), les styles étaient variés et attractifs. Que se soit pour les auteurs internationaux et nationaux, l’ensemble était agréable, les tables colorées et attractives : Rien à voir avec «  l’autre  » salon et son austérité presque repoussante.

En fouinant un peu, ont pouvait aussi dénicher des talents étonnants sur d’autres stands, comme la ravissante Léa Khali ou Ntocha sur le stand Woodbrass, autant dire que les talents étaient nombreux et l’amateur de commissions avait largement de quoi satisfaire sa faim.
Même si l’ensemble était assez réduit et pas exempt de reproches (la présence ou non de certains auteurs étaient parfois assez nébuleuse), la passion se sentait clairement du coté des organisateurs et le sourire et la bonne humeur affichés des auteurs présents faisait très franchement plaisir à voir.

La conclusion que je peux faire en ce qui concerne cette artist alley, ma foi plus qu’honorable, est que malgré le fait que le salon ne soit, de prime abord, pas consacré aux comics, l’espace qui leur était dédié était presque parfait : Bien fourni en auteurs, bien placé et bien organisé, y flâner était un vrai plaisir et si on le compare avec celui de « l’autre » salon, qui lui, devait, selon son nom, les mettre en avant, on a là un quasi sans faute, un comble pour un salon consacré principalement aux mangas…

Un mot pour finir sur l’ambiance générale : J’y ai retrouvé le même genre d’ambiance et d’atmosphère que dans le plupart des salons de ce type, à savoir une ambiance survoltée, bruyante, blindée de cosplayers et même pour un dimanche, noir de monde. Ainsi se déplacer dans les allées était franchement pénible, surtout quand on se rend compte que la plupart des visiteurs ne font rien d’autre que d’avancer droit devant eux à la recherche de… Je ne sais pas quoi… Sans prêter attention aux différents stands et animations… Mais bon, ça c’est un constat personnel, qui ne regarde que moi et je ne vais pas reprocher à un salon d’attirer du monde, surtout un dimanche, loin de là.

En conclusion, ce Paris Manga & Sci-Fi Show, deuxième édition de 2016 (la première avait eu lieu en février) fut plutôt une bonne expérience : Bien organisé, il était facile de s’y retrouver et de s’y balader, les exposants étaient variés et bien disposés. Que demander de plus à ce genre de salon  ?
J’ai passé le gros de mon temps à l’artist alley consacré aux comics et ma journée fut très honnêtement très agréable : Les artistes étaient disponibles, souriants et agréables, visiblement ravis de s’y trouver. A contrario, la comparaison avec l’artist alley du Comic Con Paris (Oui, « l’autre » salon, vous l’aurez deviné, c’était lui !) faisait pâle figure malgré les moyens plus conséquents que cette convention avait à sa disposition. Comme je le dis plus haut, mettre en valeur des artistes, ça ne tient pas à grand chose, juste une disposition et une mise en valeur efficace afin de les rendre plus visibles, et ça, même le Paris Manga & Sci-Fi Show l’a compris, là où le Comic Con échoue lamentablement depuis deux ans…
Pour être honnête, si l’année prochaine je dois faire un choix lors d’un trip sur Paris pour assister à un salon, entre le Paris Manga & Sci-Fi Show et la Comic Con Paris, même en tant que fan de comics, j’opterai pour le Paris Manga.

 

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Les comics, c’est nous.


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Comic Con Paris, round II.
Située au même endroit que l’année dernière (la superbe Grande Halle de La Vilette), et se déroulant à la même période, l’événement critiqué pour sa vision assez particulière de traiter son volet comics était attendu au tournant par les amateurs du genre.
Quelques détails avant-coureurs nous laissaient craindre le pire, à savoir le quasi boycott des blogs et médias spécialisés, ainsi qu’une conférence de presse surréaliste et la mise en avant du plus gros coussin péteur du monde, recyclé depuis 2014 par Cartoon Network (le pire entre nous, c’est qu’amalgamer cette série magnifique qu’est Adventure Time avec ce machin hyper moche, moi ça me dépasse).

Vous vous en doutez, je ne vais donc pas m’étendre sur le côté Entertainment de cette convention  parce que cela ne me concerne pas du tout, passons donc au vif du sujet si vous le voulez bien, c’est à dire la partie comics de cette CCP, à savoir ses conférences, ses invités, et ses éditeurs sur place, unique raison de ma présence dans ce lieu de perdition.

A vrai dire, peu de choses ont véritablement changé depuis 2015. Certes, les stands et les opportunités de cramer son portefeuille se sont multipliés, le premier niveau a également été ouvert au public, donnant accès à une Artist Alley des plus pathétiques (je vais y revenir).
Un bel effort a quand même été fait concernant les conférences comics. Diverses et variées, j’ai pu assister à 5 d’entre elles et en animer une, il y avait donc vraiment matière à apprendre tout un tas de choses sur les carrières des différents auteurs invités (comme Erik Larsen et Terry Moore), leur processus de création (Marcus To, Chad Hardin, Greg Pak et Mirko Colak), la rétrospective de l’une des meilleures maisons d’édition du marché américain (les 25 ans d’Image Comics), ainsi que la présentation de la série culte The Wicked + The Divine qui paraît chez Glénat Comics. Il y avait bien sûr d’autres panels tels que ceux sur Tony Moore, l’univers des comics Valiant, Brenden Fletcher, bref un large choix dans le contenu, et c’est quelque chose pour moi de très positif.

Tout cela c’est très bien, et je salue sincèrement cette ouverture sensible et la mise en valeur de la dimension d’auteur, du moins dans ce contexte précis.
Mais il y avait pourtant quelque chose qui n’allait définitivement pas dans l’organisation de ces conférences. En effet, les faire démarrer à 9h45 alors que le salon ouvre ses portes 15 minutes avant est une aberration compte-tenu de l’impossibilité pour les visiteurs d’être au rendez-vous puisqu’ils étaient en train de faire la queue dehors. Je crois qu’Erik Larsen n’aura jamais eu aussi peu de monde de toute sa carrière en conférence, et pour Terry Moore, il y avait tout simplement plus de monde sur son Periscope à assister au panel que dans la salle !
Autre point qui fâche : l’Artist Alley située au premier niveau, excentrée donc de toute l’effervescence et la frénésie en contre-bas (le samedi, c’était invivable). Autant c’est une bonne chose que les auteurs comics aient leur propre espace « au calme », autant les voir assis les uns à côté des autres dans leur coin faisait peine à voir. On avait vraiment l’impression de voir des élèves punis derrière leur table. La signalétique ne donnait pas du tout envie de découvrir ces artistes, heureusement certains d’entre eux avaient apportés leur bannière. Nombreux sont ceux qui ont du vivre de grands moments de solitude (Greg Pak n’avait PERSONNE).
Alors certes, la bonne nouvelle pour nous les fans c’est que nous pouvions passer de longs moments à discuter avec nos auteurs favoris, même si certains d’entre eux étaient loin d’oublier l’aspect business de l’exercice : Tony Moore faisait payer 20€ ses signatures, Chad Hardin 5 € sur ses comics Harley Quinn (manque de bol pour lui, j’avais amené un Zatanna). Mais quand je pense que la cosplayeuse Lee Anna Vamp a passé 3 jours en étant payée à rien foutre (elle n’a eu personne car… personne ne la connait) et qu’en contre partie la plupart des intervenants ont bossé sans être défrayés ni rémunérés pour leur travail au sein du salon… mais il est vrai que c’est presque un privilège de pouvoir intervenir pour eux.

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Autre sujet sensible, la présence d’un libraire comics VO, l’année dernière il n’y en avait pas. Cette année il y en avait bien un, et celui-ci venait… du Canada ! Un comble lorsqu’on se doute que l’organisation doit quand même savoir qu’à Paris, ou même en France, nous aussi on a des comic shop ! Certes, le gars avait pas mal de stock, mais essentiellement issu des 90’s (il devait vouloir s’en débarrasser !), une époque qui ne peut que donner envie aux curieux de se lancer dans l’aventure comics ! A 5 € le single, et même si certains efforts étaient faits au niveau tarif avec des lots ou 3 TPB pour 20 €, on ne peut pas dire que l’ensemble des livres étaient vraiment bon marché, comme le reste des articles vendus à la CCP par les différents stands de commerçants.

En terme de programmation, l’autre gros soucis concernait le programme en lui même, la version papier étant différente que la version web, de quoi créer quelques sueurs froides aux panélistes lorsqu’ils s’aperçoivent que leur horaire a été décalé mais qu’en fait non, tout va bien, c’est juste que le programme imprimé à je ne sais combien d’exemplaires est inexact.

Fort heureusement, les principaux éditeurs comics étaient de la partie (mis à part encore une fois d’Urban Comics qui avait décidé de troller la manifestation en organisant une tournée française avec Brian K. Vaughan, Fiona Staples, et Cliff Chiang) : Delcourt, Glénat, Panini, Comixology et Bliss sont parvenus à créer une vraie dynamique au milieu de cette masse humaine plus sensible sans doute aux adaptations de comics en films et séries TV que leurs œuvres originales. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir échanger quelques mots avec David Lopez et Brenden Fletcher, tout autant que Julien Lordinator avec les auteurs de Porcelaine, Benjamin Read et Chris Wildgoose parce que mine de rien, on a été les premiers à parler de cette série en France et ça on en est quand même un peu fiers.

Voilà voilà, encore une fois la CCP malgré des efforts notables en terme de contenu n’aura pas réussi à me convaincre, en grande partie à cause de la gestion de ses auteurs de comics, on avait vraiment l’impression que le salon ne savait pas trop quoi faire avec eux, un comble pour une manifestation qui a fait le choix de s’appeler ainsi.
Quelque soit leur taille, il existe bien d’autres salons en France qui savent prendre soin et rendre hommage aux auteurs de comics qu’ils invitent, tout en se destinant à un public aussi bien connaisseur qu’exigent, mais également curieux et novice. L’univers des comics en France ne pourrait en aucun être représenté uniquement que par la Comic Con Paris, cet univers là appartient à ceux qui préfèrent les livres aux Funko Pop, à ceux qui font des kilomètres pour rencontrer et échanger avec leurs auteurs favoris.
Pour ce qui est de l’appellation « Festival Pop Culture » c’est un terme généraliste qui convient parfaitement à cet événement, ce qui me permet de ne pas trop être sévère en écrivant ces quelques lignes.

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Soirée Disco


Avant toute chose, je m’excuse de n’avoir pas pu poster de contenu sur le blog plus tôt, comme vous le savez, le TLGB c’est mon bébé, une partie de mes entrailles, mais parfois les événements se bousculent dans votre quotidien à tel point que vous êtes obligés de « sacrifier » un temps une de vos activités de prédilection…

Mais entre deux projets et une vie personnelle assez ardue, et avant de vous livrer mon ressenti sur la Comic Con Paris, autant revenir sur la soirée inaugurale en quelque sorte, de cette CCP à laquelle j’ai eu la chance d’assister, à savoir le lancement du fameux titre The Wicked + The Divine par Glénat Comics au Point Éphémère dans le 10ème arrondissement de la capitale.
Mis à part les tarifs des denrées et boissons d’un foutage de gueule digne de JF Copé (je surfe sur l’actualité, sorry… Alors oui je sais bien qu’à Paris tout explose, mais ce n’est fichtrement pas une raison pour se faire sod…..r à sec avec du gravier, merde quoi !), cette soirée était grandiose, de qualité, et complètement dans l’atmosphère que les auteurs de Wic+Div livrent dans cette série ultra référencée musicalement, une très belle continuité de leur précédente oeuvre Phonogram, également à paraître chez le même éditeur.

Au programme donc, soirée dédicace, exposition + DJ Set de la part du tandem Kieron Gillen et Jamie McKelvie (sans oublier le coloriste absolument génial Matthew Wilson qu’on oublie trop vite) en ce jeudi 20 octobre, cela m’a permis aussi de retrouver des ami(e)s que je ne voie que trop rarement, ainsi que des habitués du TGS Comics, comme si Paris devenait finalement ma province à moi…

J’espère que ces quelques images prises (+ la vidéo) vous donneront une idée de l’ambiance vécue sur place, c’était parfait et très convivial.

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