Archives de Tag: Dark Horse

Le grand retour de Karen Berger


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Alors qu’il y a quelques semaines je parlais du come-back très appréciable de l’éditrice Shelly Bond via son anthologie intitulée Femme Magnifique, nous étions toujours sans nouvelles de l’autre grande dame de Vertigo, Karen Berger, qui s’était faite très discrète depuis son départ du label indépendant de DC Comics.

En effet, hormis sa participation sur Surgeon X en tant qu’éditrice pour Image l’année dernière, on avait le sentiment qu’une prise de recul avait été nécessaire professionnellement pour cette femme qui a consacré 20 ans de sa carrière dans l’industrie à façonner un label aussi emblématique que Vertigo et les séries légendaires qui y ont été publiés : The Sandman, Swamp Thing, Hellblazer, Preacher, V pour Vendetta, etc…
Mais tandis qu’elle s’est vue décerner un prix lors du Comics PRO de Memphis réunissant les professionnels et distributeurs du marché direct, l’occasion a été parfaite pour Dark Horse d’annoncer la venue de l’éditrice dans son écurie, où elle aura la responsabilité de conduire son propre label intitulé Berger Books.

Ce nouvel imprit sera bien entendu consacré au creator-owned, une façon pour Dark Horse de se positionner face aux autres éditeurs indépendants (tels qu’Image, AfterShock) en dehors de ses publications sous licence.
Karen Berger est connue pour avoir déniché parmi les plus grands talents de l’industrie, et publié des œuvres novatrices devenues cultes au sein de Vertigo, il y a donc fort à parier que son expertise sera exploitée à bon escient sur ce nouveau label, l’éditeur au cheval noir lui donnant toutes les cartes en mains.

Hier Shelly Bond, aujourd’hui Karen Berger, et si demain la Grande Kahn faisait elle aussi son grand retour ? Rien ne me ferait plus plaisir.

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Welcome to the Spirit World


Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, voilà que Dark Horse choisi son moment pour dévoiler enfin une preview de la suite des aventures de l’Avatar Korra, (accompagnée de la splendide Asami Sato), par le biais d’une nouvelle saison qu’il faudra donc cette fois-ci suivre en lisant un graphic novel de 80 pages en trois parties intitulé The Legend of Korra : Turf Wars.
Au même titre qu’Avatar: The Last Airbender qui s’était décliné en comics via plusieurs séries (qui ont d’ailleurs été traduites, ou en court de traduction par l’équipe d’Avatar Realms), nous aurons le plaisir de retrouver la Team Avatar au grand complet, mais SURTOUT de voir se développer ce qu’on appelle le Korrasami, terme employé pour décrire la relation amoureuse entre Korra et Asami, instituée par les créateurs de la série.

Alors si l’on y regarde d’un peu plus près après s’être dit, « Ben mon cochon, c’est pas trop tôt ! » parce que mine de rien les dernières nouvelles dataient quand même d’Octobre 2015, on constate que l’artiste crédité sur la série a changé : autrefois attribué à  Brittney Williams, c’est désormais Irene Koh (Fresh Romance, Secret Origins : Batgirl, Sensations Comics featuring Wonder Woman) qui se charge de l’illustration de cette série.
Michael DiMartino est lui toujours au scénario, son partenaire créatif Bryan Konietzko étant crédité en tant que consultant.

La machine, telle une Satomobile vrombissante est désormais lancée ! Inutile de dire qu’ici nous suivrons les moindres info tant la hype est à son maximum, et comme je sais que vous êtes de gentils lecteurs, je vous partage en bonus de cette preview quelques images issues du Tumblr d’Irene Koh.

Relishing their newfound feelings for each other, Korra and Asami leave the Spirit World . . . but find nothing in Republic City but political hijinks and human vs. spirit conflict! A pompous developer plans to turn the new spirit portal into an amusement park, potentially severing an already tumultuous connection with the spirits. What’s more, the triads have realigned and are in a brutal all-out brawl at the city’s borders–where hundreds of evacuees have relocated! In order to get through it all, Korra and Asami vow to look out for each other–but first, they’ve got to get better at being a team and a couple! Written by series co-creator Michael Dante DiMartino and drawn by Irene Koh T.M.N.T., Sensation Comics featuring Wonder Woman, Secret Origins: Batgirl, Afrina and the Glass Coffin) and with consultation by Bryan Konietzko, this is the official continuation of The Legend of Korra!

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Be the leaf


Je me fais le plaisir de partager les bonnes nouvelles de la NYCC, car à partir du moment où elles me font bien triper, il n’y a pas de raison que je ne vous en face pas l’info (et puis je viens de découvrir que dorénavant je peux inonder mon blog de gifs, rien que pour ça, ça méritait un billet) !
Comme vous le savez déjà sans doute, je suis une grande fan de la série diffusée sur Nickelodeon The Legend of Korra, un programme dont j’ai déjà vanté les mérites mais qui restait malgré tout sur un goût d’inachevé à la fin de la 4ème saison par le biais d’un plan extraordinaire, repris l’été dernier lors de la San Diego Comic Con en guise de teasing de la mort pour annoncer une suite sous la forme d’une série publiée chez Dark Horse.

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Il nous fallait donc nous armer de patience, sachant que tôt ou tard une annonce serait faite par l’éditeur, ce fut le cas avant-hier grâce à CBR qui nous a fait part de la participation de Brittney Williams (déjà responsable du prochain Patsy Walker A.K.A. Hellcat chez Marvel) aux dessins sur cette future série.

L’intrigue, écrite par Michael Dante DiMartino, démarre vraisemblablement là où nous avions quitté nos héroïnes dans la série TV, permettant entre autre de développer la relation Korra/Asami (ou Korrasami, pour employer le terme approprié), chose quasiment impossible pour un programme à destination d’un public relativement jeune, sans risquer de s’attirer les foudres de mouvements et associations de tarés du style One million Moms.

Pour le moment aucune date de publication n’a encore été divulguée, mais pour nous faire patienter voici une première illustration de Brittney Williams qui ressemble beaucoup à ce que proposent déjà les différentes publications dédiées à Avatar the Last Airbender, toujours chez Dark Horse. De quoi nous rassurer, mais de quoi nous rendre aussi encore plus impatients.

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Les années lycée


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La New York Comic Con bat actuellement son plein, l’occasion pour les maisons d’édition présentes sur les lieux de combler les lecteurs avec des annonces plus ou moins attendues et appréciées, on retiendra aujourd’hui celle de Dark Horse concernant une nouvelle approche des aventures de la Tueuse de vampires la plus célèbre de l’univers.
L’année prochaine sera en effet marquée par la naissance d’une nouvelle série (NDLK : il s’agit en fait d’un graphic novel, merci à Marti de m’avoir corrigé !) consacrée à Buffy et intitulée Buffy the High School Years, développant une période chère dans le cœur des fans où notre héroïne n’avait pas encore tout à fait le lourd fardeau qu’on lui connaîtra plus tard, et où sa fraicheur et son manque d’expérience ne ternissaient pas son énergie et sa volonté d’en découdre avec les forces obscures.

Prévue pour l’été 2015, la série (le graphic novel) s’offre les talents de Faith Erin Hicks (qu’on a toujours beaucoup apprécié sur ce blog) au scénario, et Yishan Li (Les Contes du boudoir hanté, paru chez Delcourt en 2008) aux dessins, et promet de sympathiques retrouvailles avec le Scooby-gang dans leur prime jeunesse. Papa Joss Whedon en supervisera bien sûr le contenu, comme il le fait déjà pour le comics Buffy the Vampire Slayer et son spin-off Angel & Faith.

Le style manga employé ici est très plaisant à regarder, accentuant un peu une atmosphère empreinte d’une nostalgique toute particulière, comme si l’on se prenait à vouloir se remémorer les toutes premières saisons de cette série culte qui aura non seulement bercé l’adolescence de plus d’un téléspectateur, mais qui aura surtout révélé une héroïne exceptionnelle et digne héritière de ses rares prédécesseures.

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La guerre des Etoiles


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Sorti (enfin) ce mercredi, le premier numéro de Zodiac Starforce avait de quoi m’envoyer du rêve, teasé par Dark Horse comme étant un savant mélange entre Buffy the Vampire Slayer et Sailor Moon. De quoi ratisser très large me direz-vous, dans un contexte où chaque éditeur tente désormais de tirer son épingle du jeu auprès d’un lectorat de plus en plus féminin et/ou hétéroclite, quitte à se prendre les pieds dans un sac de nœud à l’exemple de DC Comics qui actuellement, n’a définitivement toujours pas réussi, depuis 2011, à cibler son lectorat (c’est vrai quoi, mais qui peut bien lire du DC de nos jours ? Des hommes ? Des femmes ? Des chats ? Des Chiens ? Oh wait… Tout cela en même temps ? C’est bien trop compliqué !!!)

C’est donc au tour de l’éditeur au cheval noir de lancer sa série « girly » (une expression finalement très réductrice), là où d’autres maisons d’édition ont parfaitement réussi dans ce registre, à l’image de Boom Studios ! avec Lumberjanes et IDW et sa relecture de Jem and the Holograms. Ces deux derniers titres étant devenus pour moi des références absolues dans leur manière d’aborder les personnages féminins de façon tout autant positive qu’actuelle, la question était de savoir si Zodiac Starforce était une série qui allait suivre cette tendance, en attendant le Papergirls de Brian K. Vaughan et Cliff Chiang.

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Zodiac Starforce démarre en quelque sorte là où la 7ème saison de Buffy the Vampire Slayer, se serait terminée si il n’y avait pas eu de suite en comics : que peut-il bien se passer après qu’une équipe de super héroïnes ait sauvé le monde d’une terrible menace. Emma, ​​Kim, Savanna et Molly, dont les pouvoirs leur ont jadis été légués par une divinité nommée Astra dans le but de protéger la Terre de l’effroyable Cimméria, ont pour certaines d’entre elles payé dramatiquement le prix de leur héroïsme et ont retrouvé chacune une vie normale de lycéenne, entre révisions à la bibliothèque et soirées étudiantes, quitte à ce qu’elles se perdent de vue malgré leurs exploits passés.
Alors qu’Emma, l’ancienne chef du groupe essaie d’avancer en se concentrant sur ses études, Kim ne pense qu’à ressouder le groupe, chose d’autant plus nécessaire depuis la disparition d’une jeune fille depuis quelques jours. L’apparition d’un monstre sur le campus obligera les filles à se réunir en urgence, mais la solidarité et l’esprit des Zodiac Starforce ne sont plus ce qu’ils étaient.

Ce premier numéro, qui réussi à esquisser autant la psychologie de chaque personnage que les événements qui ont engendré leur désunion, nous donne envie d’en lire plus si l’on est pas d’emblée hermétique au genre des magical girls et surtout à une omniprésente teinte rose qui pourra en rebuter plus d’un. Mais le côté rose-bonbon, graphiquement parlant, de ce numéro dénote pourtant de sa teneur dramatique (un bon point pour le scénariste Kevin Panetta), ici encore, un tel mélange des genres ne pourra pas convenir à tout le monde.
Paulina Ganucheau nous offre des planches très dynamiques aux influences manga et web comic bien assumées, donnant à Zodiac Starforce une véritable identité visuelle nous permettant d’être rapidement séduits par ses héroïnes.

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Tout cela démarre donc très bien, l’avenir nous dira si cette série parviendra a atteindre le niveau des illustres titres cités plus haut, elle est en tout cas bien partie pour aller dans ce sens.

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Les chevalières du Zodiaque


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Le webcomic est un media que bon nombre de jeunes artistes utilisent pour se faire connaitre, et qui permet de développer un large univers diffusé sous la forme d’un feuilleton mis à jour régulièrement, tout en étant disponible directement à l’encontre de lecteurs de plus en plus nombreux et fidèles.
Cette nouvelle façon d’appréhender la bande dessinée a non seulement été un tremplin pour des dessinateurs et scénaristes bourrés de talent d’accéder à la notoriété, mais a indéniablement favorisé la publication de séries et autres one-shots très souvent (et injustement) restés confidentiels jusque là.
Ce postulat est d’autant plus flagrant lorsqu’il s’agit d’auteurs féminins, qui ont su s’approprier ce terrain d’expression et de diffusion à défaut de pouvoir immédiatement percer dans le secteur de l’édition classique. Faith Erin Hicks (Superhero Girl) et Noelle Stevenson (connue pour être la co-auteur du jouissif Lumberjanes, mais qui avait d’abord créé le webcomic Nimona, un conte fantastique et déluré tout juste publié en France chez Dargaud) sont deux exemples parmi tant d’autres, la rubrique Hire this Woman de Comics Alliance offre d’ailleurs un panorama de l’incroyable richesse de ce qui se fait dans ce domaine.

Le très coloré et pétillant Zodiac Starforce fait justement partie de ces titres qui ont vu le jour sous format numérique, (il y a deux ans via l’indispensable Tumblr) et fini par se faire remarquer par un gros éditeur (en l’occurrence ici, Dark Horse) grâce au talent de la dessinatrice Paulina Ganucheau et du scénariste Kevin Panetta.
Zodiac Starforce est directement destiné aux fans de Buffy, Sailor Moon et Lumberjanes et raconte les aventures d’une bande de lycéennes autrefois super héroïnes façon Magical Girls (que les amateurs de manga connaissent parfaitement bien) qui vont devoir reprendre du service, avec plus ou moins d’enthousiasme, suite à l’apparition de nouvelles menaces dans leur établissement, une horde de monstres commandités par la démoniaque Diana
Chacune des filles (pour le moment, au nombre de 5) possède les pouvoirs de son signe zodical, ainsi que la personnalité qui les défini, la chef de l’équipe se nomme Emma du signe du gémeaux, capable de s’adapter à toutes les situations et divisée entre deux mondes opposés, Kim est taureau, très protectrice envers ses amies, son armure est faite d’énergie pure et son caractère est têtu comme il se doit. Savanna du poisson est la guérisseuse de l’équipe, Molly du bélier est capable d’ouvrir et fermer des portails dimensionnels, et enfin Lilly, dont on ne sait pour le moment pas grand chose…

Influencé par des personnages féminins tels que Niko Minoru et Karolina Dean de Runaways, Katara et Toph Beifong d’ Avatar The last Airbender, Korra, et bien sûr Buffy et Willow (en gros, tout ce que j’aime), Kevin Panetta remet au goût du jour la thématique des équipes de super héroïnes aux ascendances comics et manga, appuyées par le style de Paulina Ganucheau.
Le premier numéro de ce petit bijou en devenir qui s’octroie déjà les variant covers de Kevin Wada et Marguerite Sauvage (et oui, encore elle) est disponible à partir du 26 Août prochain.

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Au revoir, Diana


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A l’image de Jenette Kahn, Karen Berger, ou plus récemment Sana Amanat et Jeanine Schaefer, Diana Schutz fait partie de ces femmes qui auront consacré la plus grande partie de leur carrière et de leur vie aux comics.

Après avoir été l’une des rares clientes féminines à côtoyer son comic-shop (The ComicShop le bien nommé, situé à Vancouver) vers la fin des années 70, jusqu’à en devenir l’une des rares salariées de sexe féminin de l’époque, elle se forge ensuite une réputation dans le domaine de l’édition avec The Telegraph Wire, lui permettant de travailler pour d’autres magazines spécialisés tels que Comics Buyer’s Guide, The Comics Journal, Amazing Heroes et Comics Scene.
Affectée ensuite, à 29 ans, en tant qu’éditrice adjointe d’Ann Nocenti sur les X-Men, elle devient l’une des premières lectrices à avoir acheté le premier numéro de Cerebus de Dave Sim, elle commence à partir de 1990 à travailler pour Dark Horse Comics, jusqu’à obtenir (en 2007) le poste d’Executive Editor, ayant occupé précédemment les postes de Senior Editor, Managing Editor, et Editor-in-Chief.
En Juillet 1999, Schutz créé le label Maverick chez Dark Horse, conçu comme un titre générique pour un certain nombre de titres appartenant à leur créateur, dont certains ont déjà été publiés par Dark Horse et d’autres totalement nouveaux. On trouve ainsi des titres aussi divers qu’Hell Boy de Mike Mignola, Usagi Yojimbo de Stan Sakai, The World Below de Paul Chadwick, Grendel de Matt Wagner, et Groo de Sergio Aragonés et Mark Evanier pour n’en citer que quelques-uns, tout en apportant de nouveaux titres tels que The Horror of Collier County de Rich Tommaso et offrir un foyer pour des projets tels que l’adaptation de The Ring of the Nibelung de P. Craig Russell.

Après 25 ans de bons et loyaux services passés auprès de l’éditeur au cheval noir, Diana Schutz rend son tablier comme elle l’explique dans une interview très interessante accordée à CBR, où elle se remémore bon nombre de souvenirs et fait part de ses souhaits concernant l’industrie et le futur de Dark Horse.

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