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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2017, Autopsie d’un festival réussi

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Je fus convié l’année dernière au festival Paris Manga & Sci-Fi Show (mon avis est d’ailleurs toujours lisible ici) et c’est avec un grand plaisir que je répondais de nouveau présent pour cette nouvelle édition qui je l’espérais, serait à la hauteur de la précédente. Je n’ai pu malheureusement m’y rendre que le dimanche 26 mars, et quel fut le bilan de cette journée ? Réponse tout de suite !

Ce fut donc en ce beau dimanche 26 mars 2017 que je me rendis sur les lieux du festival Paris Manga & Sci-Fi Show, galvanisé par les très bons souvenirs de la précédente édition à laquelle j’avais eu la chance d’être convié.
Autant être franc, la partie manga ne m’intéressais que moyennement, j’étais surtout sur place pour la partie comics chapeautée par les petits gars de Central Comics et ce fut bien évidemment le premier endroit où moi et mes compères nous nous rendîmes à peine arrivés sur place.
Force et de constater que les organisateurs ont bien entendu les commentaires positifs des précédentes éditions : Les artistes de comics invités sont encore au même endroit, à savoir un endroit judicieux puisque placés vers le centre du salon, dans une grande allée où le passage est fréquent. Des emplacements plus que bienvenus, ainsi la plupart des visiteurs, même si ils ne sont pas venus pour eux, sont obligés de passer devant eux une, voir plusieurs fois par jour : Une exposition idéale, un autre salon parisien sur ce même thème des comics devrait en prendre de la graine.
Remarquez, le comble se serait de les placer sur un balcon, à l’écart du public, là, se serait vraiment stupide…

Pour ce qui des artistes présents, la star était bien entendu le vétéran Whilce Portacio, un des dessinateurs stars des X-Men dans les années 90 et co-créateur du mutant Bishop. L’homme était d’ailleurs très accessible et souriant, j’ai pu lui parler quelques minutes et ce fut ma foi une bonne rencontre avec cet artiste de légende.
Pour ce qui est des autres artistes, c’était plutôt un beau panel et des plus hétéroclites : Les superstars Alex Maleev et Esad Ribic côtoyaient des artistes un peu plus confidentiels comme Rufus Dayglo (Tankgirl), les excellents et sympathiques David Baldeon, Mirko Colak, Fernando Dagnino, Geoffo ou encore Francis Portela (Faith chez Valiant), une sélection variée particulièrement jouissive et intéressante.

La crème des artistes français était elle aussi présente avec l’adorable Virginie Siveton, le talentueux Julien Hugonnart-Bert, Anthony Dugenest, Junkie Brewster ou encore Desty : Là encore les styles étaient très variés et il y en avait pour tout les goûts.
En résumé, une artist alley plus qu’honorable et qui n’avait pas à rougir de celle d’autres salons du même genre.

Des écrivains étaient également présents, notamment Jérémie Damoiseau qui venait présenter son livre Punisher : L’Histoire Secrète consacré au film avec Dolph Lundgren adapté du célèbre personnage Marvel (1).

Les acteurs de séries télé n’étaient pas en reste avec la présence de belles têtes d’affiche de la série Buffy Contre les Vampires : Kristine Stutherland (qui interprétait la mère de Buffy), Charisma Carpenter (Cordélia), Nicholas Brendon (Xander) et James Marsters (Spike) étaient présents, les fans de la série culte des années 90 avaient fait le déplacement et étaient là en masse pour les rencontrer.
Autre star du salon parmi les acteurs présents, Christopher Judge (Teal’c dans la série Stargate SG-1) se prêtait au jeu des autographes : L’imposant acteur (quand même 1,91m !) avait le sourire, de même que ses fans.
Notons aussi la présence de Kerry Ingram et Ian McEhlinney, deux acteurs de la série Game of Thrones ainsi que Catherine Sutherland, le Ranger rose de la série télé Power Rangers.

Niveau Youtubers, je suis malheureusement incapable de vous dire exactement qui était là, ce genre de « personnalités » ne m’intéressant absolument pas, j’ai juste pu apercevoir de loin l’un des seuls que j’apprécie et suis, à savoir le Joueur du Grenier et son compère Seb, comme d’habitude particulièrement sollicités, les rendant difficilement approchables…

Niveau organisation, Paris Manga & Sci-Fi Show est encore un modèle du genre  : Le placement des stands et scènes est exemplaire et calqué sur celui de l’année passée, on ne change pas une formule qui gagne et les organisateurs l’ont bien compris.
Rien à reprocher de ce coté donc.

Vous l’aurez compris, je suis encore une fois ravi d’avoir pu l’espace d’une journée à flâner sur ce salon, qui reste un des plus agréables auxquels j’ai le plaisir d’être convié  : Bien organisé, doté d’invités variés et prestigieux, Paris Manga & Sci-Fi Show reste un modèle du genre avec sa programmation éclectique, je me répète très certainement par rapport à l’année passée, mais certains autres salons soit-disant spécialisés comics (à tel point qu’ils le mettent dans leur dénomination) devraient en prendre de la graine.

Pour finir, je voudrais juste pousser un coup de gueule personnel qui n’est pas adressé au salon en lui-même et ses organisateurs, mais plutôt au public venant sur ce genre d’événement.
Tout le monde ou presque connaît la mode des Free Hugs, une pratique très répandue parmi le public de ce genre de salon, en particulier les cosplayer,s qui consiste à se balader avec une pancarte pour serrer dans ses bras ceux qui le souhaitent. Jusque là, rien de méchant me direz-vous, cette pratique devant se partager, normalement, dans la bonne humeur et sans arrière pensée, sauf que… Non.

On va encore dire que j’ai l’esprit un peu mal placé, comme quand je critique (gentiment) le cosplay, mais j’ai encore pu apercevoir des choses qui me hérisse le poil : Quand je vais sur ce genre de salon, certes j’y vais principalement pour rencontrer les auteurs mais j’aime aussi beaucoup observer les gens et cela fait plusieurs salons ou conventions auxquels je suis très attentif aux pancartes des free hugers et j’y aperçois depuis quelques temps des indications qui me gène.

Girls Only, Just Girls and Women, No Boys, et No Homo : Je vous laisse le soin de faire la traduction, qui n’est ma foi pas très compliquée mais voilà ce que j’ai pu lire sur de nombreuses pancartes de « distributeurs de câlins », exclusivement des garçons ou des hommes bien entendu. Après ce n’est peut être que moi (j’en doute) mais ces indications m’ont mis clairement mal à l’aise, de la même façon que lorsque je vois des photographes immortaliser des cosplayeuses en zoomant exagérément sur la poitrine ou (véridique, c’était au Japan Expo 2013) l’entre-jambe.

Après, je ne dramatise pas, je suis conscient que ce n’est qu’une minorité mais le fait est que depuis quelques temps, j’en vois de plus en plus et ce qui au départ n’était qu’une indication de bas de pancarte écrit discrètement s’affiche de plus en plus distinctement et sans aucune gêne.
Donc je ne peux que conseiller à ceux qui croisent des free hugers de bien lire la pancarte, car c’est bien connu, il faut toujours bien lire les pancartes, elles sont très révélatrices et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en disent beaucoup sur leurs propriétaires.

 1 : J’ai d’ailleurs lu ce livre et je vous le conseille très chaudement, c’est une véritable mine d’informations sur ce film très méconnu et injustement sous-estimé.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Chris Claremont


L’autre moment fort de ce FIBD fut la Rencontre Internationale consacrée au scénariste de légende Chris Claremont, architecte des meilleures histoires concernant les X-Men, n’hésitant pas à transmettre dans ses récits des sujets graves, modernes et sociétaux allant bien au delà d’histoires basiques de super héros.
Responsable entre autre du couple formé par Destiny et Mystique, contribuant également à rendre des personnages tels que Ms. Marvel (Carol Danvers)Storm, Jean Grey ou Kitty Pryde, aussi notoires et appréciés qu’elles le sont aujourd’hui, Chris Claremont interrogé par Ed Piskor nous parle autant de son expérience de scénariste durant toutes ces années chez Marvel, que de ses états d’âme sur l’Amérique d’aujourd’hui.

Ces trois vidéos (un peu floues, parfois, désolée) sont en VO non sous-tirées, la traduction de la conférence se faisait en effet en direct par le biais d’interprètes et audibles par écouteurs.
Je fais confiance à l’organisation du FIBD pour montrer d’ici peu un montage digne de ce nom comme ce fut le cas pour Daniel Clowes.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #2


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Deuxième et dernière partie de mon compte-rendu de ce 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, où je vais vous parler plus précisément des conférences auxquelles j’ai pu assister (et peut être une que j’ai eu le privilège – et les foies – d’animer), car comme je l’ai maintes fois dit ici, le nombre, la qualité et la diversité des conférences proposées lors du FIBD sont tels que vous ne pouvez pas ne pas y trouver votre bonheur.

Lorsque chaque année je me rends à Angoulême, j’ai donc mes petites habitudes de vieille : Je  me fais mon petit planning pour pouvoir assister aux animations qui m’intéressent le plus, et un lieu en particulier attire sans cesse mon attention : Il s’agit du Conservatoire Gabriel Fauré, situé à deux pas de l’hôtel de ville, et renfermant en ses quelques salles un éventail de contenu.
Jugez par vous-même : Super héros en France : Les années 60 par Jean-Michel Ferragatti, Rencontre internationale avec Daniel Clowes (la capture vidéo filmée par mes soins sera très prochainement disponible), Comics en folie par Xavier Lancel, 40 ans de Judge Dredd et 2000 A.D. par Alex Nikolavitch, Rencontre internationale Chris Claremont par Ed Piskor (ici aussi, la vidéo ne saurait tarder), Les maîtres des comics : John Romita Sr par Xavier Fournier, Wonder Woman : En attendant Gadot (par bibi ^^), autant de moyens de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur les comics, sans oublier La French Touch de Marvel avec JL Mast, Jean-Yves Mitton, Jean-David Morvan, Paul Renaud, Xavier Fournier qui se déroulait quant à elle espace Franquin.

Malheureusement, je n’ai pas pu assister à toutes ces conférences car certaines d’entre elles se chevauchaient, il a dont fallu faire un choix cornélien.
Mais fort heureusement, mon comparse Franck de Watchtower Comics a eu l’opportunité de filmer pas mal d’entre elles, je vous laisse explorer le billet et les nombreuses vidéos que l’ami a eu la gentillesse de partager.

En dehors de ces conférences qui restent vous l’aurez bien compris, l’un des principaux intérêts de ce festival, j’ai quand même eu la joie de rencontrer pas mal de monde, des personnes que je côtoie désormais régulièrement (parfois TGS oblige), ainsi que de nouvelles connaissances, et je remercie du fond du cœur toutes celles et ceux qui ont apprécié ma « prestation » sur la conf de Wonder Woman, les retours ont été très positifs et cela me fait d’autant plus plaisir que l’exercice est toujours autant difficile pour moi.
Pour résumer, j’ai une nouvelle fois été subjuguée par la qualité des traductions de Miceal Beausang, c’est vraiment un régal de le voir travailler sur ces événements, et j’ai passé moins d’une heure en compagnie de Cab sur le stand LGBT BD en tant que co-autrice de notre bébé, Prisme The Queer Defender, et c’était vraiment très fun !

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J’ai ensuite eu la chance pouvoir échanger quelques mots avec le monumental Chris Claremont à la fin de la conférence qui lui était consacré, m’expliquant d’où il puisait son inspiration dans l’écriture de ses personnages féminins. Mon grand regret aura par contre été de ne pas avoir pu saluer Daniel Clowes, une autre fois, sans doute…

Autre acte manqué, celui de ne avoir pu visiter l’exposition Will Eisner situé au musée de la bande dessinée, soit-dit en passant, elle reste visible jusqu’au 15 octobre 2017, un petit retour en terres Angoumoises me reste donc envisageable, pourquoi pas cet été.

A venir très prochainement comme promis, les vidéos des conférences consacrées à Clowes et Claremont, parce que vous le valez bien 🙂

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #1


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Les enfants je reviens du 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, et comme d’habitude je vais vous faire un petit compte rendu de mon ressenti de cette nouvelle édition en tant que festivalière, blogueuse, mais également intervenante, car il faut croire que le TLGB du haut de ses sept ans (l’âge de raison ? Je ne l’espère pas !) continue à être une « référence » sur certains sujets importants parmi la multitude de blogs comics qui évoluent avec autant de passion et de diversité.

Je n’aurai finalement en tout et pour tout passé qu’un jour et 1/2 au FIBD, la plupart du temps en compagnie de Franck, mon cher ami et confrère de Watchtower Comics, dont son guide de survie m’a bien aidé à faire mon planning pre-festoche.
Comme à l’accoutumé, j’ai essayé de jongler entre expositions, conférences et séances de dédicaces et cette année deux auteurs m’intéressaient plus particulièrement : Daniel Clowes d’un côté et Chris Claremont de l’autre, deux standards inébranlables et inévitables lorsque l’on s’intéresse au minimum à ce medium.

La première véritable surprise de ce week-end bien chargé fut liée à un détail des plus pragmatiques : cette année, on ne se pelait pas le jonc à Angoulême.
Et oui, mine de rien c’est important, car lorsque l’on doit arpenter, gravir parfois, les rues piétonnes de la capitale de la bande dessinée en long en large et en travers, c’est d’autant plus agréable de le faire dans des conditions acceptables pour la sudiste que je suis. Du coup ce week-end, pas de pluie torrentielle pour rentrer à l’hôtel, pas de froid glacial qui contraste cruellement avec la chaleur étouffante des bulles surpeuplées.
A ce propos d’ailleurs, il me semble que le FIBD 2017 était moins fréquenté que ces dernières années (en tout cas pour vendredi, j’en suis certaine), sans vouloir en chercher la raison à tout prix, cela m’a au moins permis de me garer plus facilement et plus rapidement dans mon secteur de prédilection, tout en entrant dans les différentes bulles sans devoir attendre une plombe.

Oui bon, alors ce millésime 2017 du FIBD, cela a donné quoi ?

Déjà une bien belle expo sur « Panini : La French Touch des comics Marvel » située au Théâtre d’Angoulême, et retraçant la présence des auteurs Français travaillant pour la Maison des Idées depuis de nombreuses années (les textes des panneaux écrits par Xavier Fournier sont synthétiques et donnent vraiment envie de se plonger dans le sujet).
Cela parait comme une évidence pour nous amateurs aguerris qui suivons constamment les couvertures et intérieurs d’Olivier Coipel, Paul Renaud, Bengal, Stéphane Perger, Stéphanie Hans ou Marguerite Sauvage (la liste est tellement longue que je vais m’arrêter là), mais cette expo a surtout le mérite de mettre en valeur les travaux et les carrières respectives de ces artistes français qui ont percé dans ce milieu, et ce auprès d’un plus large public qui aura sans doute découvert grâce à cette exposition à quel point les Frenchies ont su gagner leur place dans ce marché des plus concurrentiels.

Je serai bien plus critique vis à vis des œuvres des auteurs de BD franco-belge qui ont été sollicités pour illustrer certains visuels de cette expo, disponibles via de nombreuses couvertures prévues par Panini tout au long de l’année 2017.
Je ne citerai qu’un seul exemple pour étayer mon propos, je me contenterai en effet de comparer la version de Kamala Khan par Pénélope Bagieu en mode selfie présente dans cette expo et celle de Phil Noto paru depuis avant hier où on peut la voir déchirer de colère le portrait photo de Donald Trump.
Oui Kamala est une adolescente, elle est une jeune fille qui au même titre que Peter Parker à son époque, doit jongler entre sa jeune vie et ses super pouvoirs…
Mais elle est surtout une adolescente musulmane, super héroïne créée pour transmettre et représenter cette diversité et cette tolérance via sa scénariste (muslim également), au même titre que Batwoman en 2006.

Et puis merde, Batwoman n’a jamais fait de selfie, period.

A mon sens, si l’on doit illustrer ce genre de personnages dans le cadre d’une telle exposition (qui va forcément médiatiquement faire le tour du monde), autant montrer ce qu’il/elle représente en tout et pour tout. Ces versions de Kamala, Peter Parker, de la team des X-Men, autant de fausses notes de la part de Bastien Vivès, ou Lewis Trondheim qui auront par contre surement un véritable succès éditorial, et tant mieux pour Panini.
Que l’on soit bien clair, ce n’est pas le travail de ces artistes que j’ose mettre à mal ici (ce serait bien calbuté de ma part), mais vraiment concernant leur attribution sur ces personnages et univers respectifs le temps de cette expo.
Trondheim sur Howard The Duck, Bagieu sur Hellcat, Vivès sur Iron Fist, autant de passerelles évidentes à employer afin de démontrer que les univers de la BD Franco Belge et du comics ne sont pas si éloignés.
Ma foi, pas de problème, j’aurais bel et bien explosé si cette expo concernait l’univers DC ^^ (oui en gros, Batwoman en mode selfie par Pénélope Bagieu, et notre planète Terre se serait consumée à 75 % par ma colère dévastatrice !!! Trumpy n’a qu’à bien se tenir !)

Dans le prochain épisode, je vous parlerai des expo auxquelles je n’ai pas pu assister (ah bravo ! C’est du propre !), des conférences auxquelles c’est tout le contraire, puis des rencontres toujours aussi enrichissantes que j’ai eu la chance de partager parmi les festivaliers, auteurs, et staff présents et se donnant à 100%.

Bref, à la prochaine 🙂

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2016 : La folle journée

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J’avoue ne pas être coutumier des salons et festivals dédiés aux mangas et à la culture japonaise en général, n’ayant qu’une connaissance de cette culture assez limitée et les multiples expériences assez décevantes lors de mes pérégrinations dans des festivals de ce type (dont un très connu se passant lui aussi à Paris) me refroidissant régulièrement d’y remettre les pieds.
Mais depuis quelques années, les différents salons et festivals historiques en France s’ouvrent sur des horizons un peu plus variés et c’est ainsi que le Paris Manga s’est depuis de nombreuses années doté d’un espace dit Sci-Fi consacré aux séries télévisées et aux films fantastique et, étonnement, aux comics, et c’est ce point précis qui m’y a conduit cette année, le dimanche 6 novembre pour être plus précis.

Afin de rester concis, je parlerai d’abord du festival en lui-même puis plus précisément de l’espace dédié aux comics.

Pour ce qui est du salon en lui-même malgré l’espace je trouve, mais c’est un avis personnel, assez limité, l’agencement des stands et des sections étaient plutôt clair et fait de façon logique : Les boutiques dans l’allée centrale, les scènes dans les coins, les stands de restauration au fond et à l’entrée et les animations dans les allées des cotés.
Il ne faut pas oublier que le but de ce genre de salon, c’est quand même d’engranger de l’argent donc le fait d’avoir mis en avant les différents stands de vendeurs de produits dédiés à la culture japonaise était de ce fait logique. En parlant de ces stands, la diversité était de mise : Des objets traditionnels japonais ou liés à la culture de ce pays en passant par les inévitables mangas en version papier et vidéo mais aussi les figurines et les jeux vidéos, le nombre de stands vendeurs était impressionnant, la plupart des visiteurs ne sachant plus vraiment ou donner de la tête devant l’opulence des produits proposés.

Mention spéciale en passant à l’espace consacré aux véhicules de la pop culture : La Gran Torino de Starsky et Hutch, K2000 ou encore la Delorean de Retour Vers le Futur étaient visibles et les fans de ces films (et ils étaient nombreux) pouvaient se faire photographier au volant des ces belles machines. Une belle initiative que cet espace, très attractif et qui, de ce que j’en ai entendu, a visiblement ravi les quelques parents venus accompagnés leurs progénitures.

Pour ce qui est des animations diverses proposées pour les fans de culture japonaise, très honnêtement, je ne jugerai pas ce point car je n’ai assisté à aucune car cela ne m’intéressait pas, tout simplement. Idem pour l’espace consacré aux acteurs de séries et aux youtubers, j’avoue que ce n’était pas non plus ma priorité : J’étais venu pour l’espace comics et c’est à ce point que je vais m’intéresser maintenant.
L’espace comics était géré par l’équipe de Central Comics et la WIP Agency : Raisonnablement bien placé, légèrement décalé sur la gauche de l’allée centrale, les passages des visiteurs y étaient réguliers et même ceux qui étaient venus surtout pour l’aspect manga finissaient invariablement par passer devant : Une disposition donc quasiment idéale pour mettre en avant les auteurs, contrairement à un certain autre salon dans la dénomination contient le nom « Comic » et qui sous-traite ses auteurs de façon scandaleuse. Comme le reste du salon, la disposition était très bonne : Là où il y avait le plus de passage (vers l’intérieur) étaient placés les artistes internationaux et de l’autre, vers l’extérieur, les auteurs moins connus. Rien à dire sur la disposition, comme quoi ça n’a rien de sorcier de mettre en valeur les auteurs, « l’autre » salon parisien devrait en prendre de la graine.

En ce qui concerne les invités, c’était l’opulence ! Même si les têtes d’affiche étaient les légendes Mark Texeira et John Bolton, les autres artistes présents valaient véritablement le détour  : De Pepe Larraz en passant par Claudio Castellini, Steve Scott, Pasqual Ferry, Augustin Padilla ou encore Yildiray Cinar et le français Guile Sharp, la diversité des styles était de mise et il y en avait vraiment pour tous les goûts. Même constat pour l’allée consacrée aux auteurs hexagonaux : Michel Borderie, Thibault Colon de Franciosi ou encore Fabrice Angleraud et la délicieuse Virgine Siveton (j’en oublie très certainement d’autres, désolé pour eux), les styles étaient variés et attractifs. Que se soit pour les auteurs internationaux et nationaux, l’ensemble était agréable, les tables colorées et attractives : Rien à voir avec «  l’autre  » salon et son austérité presque repoussante.

En fouinant un peu, ont pouvait aussi dénicher des talents étonnants sur d’autres stands, comme la ravissante Léa Khali ou Ntocha sur le stand Woodbrass, autant dire que les talents étaient nombreux et l’amateur de commissions avait largement de quoi satisfaire sa faim.
Même si l’ensemble était assez réduit et pas exempt de reproches (la présence ou non de certains auteurs étaient parfois assez nébuleuse), la passion se sentait clairement du coté des organisateurs et le sourire et la bonne humeur affichés des auteurs présents faisait très franchement plaisir à voir.

La conclusion que je peux faire en ce qui concerne cette artist alley, ma foi plus qu’honorable, est que malgré le fait que le salon ne soit, de prime abord, pas consacré aux comics, l’espace qui leur était dédié était presque parfait : Bien fourni en auteurs, bien placé et bien organisé, y flâner était un vrai plaisir et si on le compare avec celui de « l’autre » salon, qui lui, devait, selon son nom, les mettre en avant, on a là un quasi sans faute, un comble pour un salon consacré principalement aux mangas…

Un mot pour finir sur l’ambiance générale : J’y ai retrouvé le même genre d’ambiance et d’atmosphère que dans le plupart des salons de ce type, à savoir une ambiance survoltée, bruyante, blindée de cosplayers et même pour un dimanche, noir de monde. Ainsi se déplacer dans les allées était franchement pénible, surtout quand on se rend compte que la plupart des visiteurs ne font rien d’autre que d’avancer droit devant eux à la recherche de… Je ne sais pas quoi… Sans prêter attention aux différents stands et animations… Mais bon, ça c’est un constat personnel, qui ne regarde que moi et je ne vais pas reprocher à un salon d’attirer du monde, surtout un dimanche, loin de là.

En conclusion, ce Paris Manga & Sci-Fi Show, deuxième édition de 2016 (la première avait eu lieu en février) fut plutôt une bonne expérience : Bien organisé, il était facile de s’y retrouver et de s’y balader, les exposants étaient variés et bien disposés. Que demander de plus à ce genre de salon  ?
J’ai passé le gros de mon temps à l’artist alley consacré aux comics et ma journée fut très honnêtement très agréable : Les artistes étaient disponibles, souriants et agréables, visiblement ravis de s’y trouver. A contrario, la comparaison avec l’artist alley du Comic Con Paris (Oui, « l’autre » salon, vous l’aurez deviné, c’était lui !) faisait pâle figure malgré les moyens plus conséquents que cette convention avait à sa disposition. Comme je le dis plus haut, mettre en valeur des artistes, ça ne tient pas à grand chose, juste une disposition et une mise en valeur efficace afin de les rendre plus visibles, et ça, même le Paris Manga & Sci-Fi Show l’a compris, là où le Comic Con échoue lamentablement depuis deux ans…
Pour être honnête, si l’année prochaine je dois faire un choix lors d’un trip sur Paris pour assister à un salon, entre le Paris Manga & Sci-Fi Show et la Comic Con Paris, même en tant que fan de comics, j’opterai pour le Paris Manga.

 

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CCP : Comic Conf Paris


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Le (moi j’aime bien dire LA, allez savoir pourquoi ?) Comic Con Paris rempile cette année du 21 au 23 octobre, et je reviendrai très prochainement sur les atouts majeurs de ce festival en matière de comics malgré les polémiques, car ici dans ce blog, on parle plus ou moins de manifestations diverses et variées (ou, enfin, sauf une : le TGS Comics, allez savoir pourquoi).

La CCP (et puis MERDE !) peut effectivement se résumer à un défilé de stars de séries TV /Ciné (Joe DanteEliza Dusku, Katie Cassidy, Dominic Purcell…) de comics (Tony Moore, Erik LarsenBrenden Fletcher, Jamie McKelvie, Kieron Gillen…) de merchandising, mais AUSSI -et c’est une valeur ajoutée depuis l’année dernière- à un effort indéniable vis à vis des conférences proposées par l’organisation.
Comme quoi, de ce point de vue là, le message a bel et bien été entendu et c’est important de le souligner…

Voici donc une sélection non exhaustive des conférences à ne pas rater lors de cette nouvelle mouture de LA CCP :

  • Joe Dante : Sa carrière
    21 octobre 2016, 14:00 – 15:00, Salle Academy

  • Erik Larsen: Sa carrière
    21 octobre 2016, 09:45 – 10:30, Salle Masterclass

  • L’Univers des comics Valiant
    21 octobre 2016, 10:45 – 11:30, Salle Masterclass

  • DC Rebirth
    21 octobre 2016, 10:45 – 11:45, Workshop

  • Masterclass exceptionnelle avec Brenden Fletcher
    21 octobre 2016, 11:45 – 12:30, Salle Masterclass

  • William Simpson: Game of Thrones
    21 octobre 2016, 14:15 – 15:15, Workshop

  • Greg Pak et Mirko Colak, How we made the book ?
    21 octobre 2016, 15:30 – 16:30, Workshop

  • Life is Strange
    21 octobre 2016, 15:45 – 16:45, Salle Masterclass

  • Tony Moore: Sa carrière
    21 octobre 2016, 16:45 – 17:45, Salle Worshop

  • Nouvelles identités : Les héros Marvel changent de tête
    22 octobre 2016, 12:00 – 13:00, Salle Masterclass

  • Panel Comixology
    22 octobre 2016, 12:45 – 13:45, Grande Salle Melty
    Artistes : Joe Benitez, Brenden Fletcher, Alex Sinclair
  • 25 ans Image Comics

    22 octobre 2016, 16:00 – 17:00, Grande Salle Melty
    Animé par Sullivan Rouaud et traduit par Mathilde TB avec Erik Larsen, Kieron Gillen et Jamie McKelvie

  • Terry Moore – Sa carrière
    22 octobre 2016, 09:45 – 10:45, Workshop
    Animé par Katchoo et traduit par Mathilde TB

  • The Wicked + The Divine, la pop culture comme héroïne
    22 octobre 2016, 18:00-19:00 en présence de Kieron Gillen, Jamie McKelvie et Matthew Wilson

  • Joe Dante: Les Gremlins
    23 octobre 2016, 14:00 – 15:00, Grande Salle Melty

Je vous invite donc à venir me voir (comme d’habitude, évidemment) tout au long de ce we de folie, au détour pourquoi pas ,d’une dédicace ou d’une jouissive et matinale conférence qui, je sens, va autant piquer que mes 1800 km AR en Fiat Panda pour avoir eu l’immense fierté de rencontrer ce sombre personnage…

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