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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Chris Claremont


L’autre moment fort de ce FIBD fut la Rencontre Internationale consacrée au scénariste de légende Chris Claremont, architecte des meilleures histoires concernant les X-Men, n’hésitant pas à transmettre dans ses récits des sujets graves, modernes et sociétaux allant bien au delà d’histoires basiques de super héros.
Responsable entre autre du couple formé par Destiny et Mystique, contribuant également à rendre des personnages tels que Ms. Marvel (Carol Danvers)Storm, Jean Grey ou Kitty Pryde, aussi notoires et appréciés qu’elles le sont aujourd’hui, Chris Claremont interrogé par Ed Piskor nous parle autant de son expérience de scénariste durant toutes ces années chez Marvel, que de ses états d’âme sur l’Amérique d’aujourd’hui.

Ces trois vidéos (un peu floues, parfois, désolée) sont en VO non sous-tirées, la traduction de la conférence se faisait en effet en direct par le biais d’interprètes et audibles par écouteurs.
Je fais confiance à l’organisation du FIBD pour montrer d’ici peu un montage digne de ce nom comme ce fut le cas pour Daniel Clowes.

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Angoulême 2017 : Rencontre Internationale avec Daniel Clowes


C’est à l’auditorium du Conservatoire Gabriel Fauré que s’est déroulée l’excellente conférence dédiée à l’auteur culte Daniel Clowes (essentiellement connu pour son oeuvre Ghost World, récit générationnel encré dans les 90’s et adapté au cinéma par Terry Zwigoff qui contribuera à faire connaitre une jolie petite fleur du nom de Scarlett Johansson).

Animée par Romain Brethes et Christophe Ono-Dit-Biot, journalistes à l’hebdomadaire Le Point, cette rencontre a très bien su cerner la carrière et les influences de cet artiste emblématique (dont le dernier album Patience est paru aux Editions Cornélius), figure inévitable lorsque l’on se réfère à la culture des comics underground, au même titre qu’Harvey Pekar, Robert Crumb ou Charles Burns.

Traduite une fois de plus avec maestria par Miceal Beausang-O’Griafa, cet entretien très enrichissant reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette édition du FIBD, notamment grâce au fait que l’auteur donne volontiers son avis (tout comme Claremont d’ailleurs) sur le contexte politique que vit actuellement son pays…

Mise à jour du 14/02/17 :

Voici la vidéo officielle que le FIBD vient de mettre en ligne pour cette conférence, beaucoup plus agréable à regarder 😉

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #2


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Deuxième et dernière partie de mon compte-rendu de ce 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, où je vais vous parler plus précisément des conférences auxquelles j’ai pu assister (et peut être une que j’ai eu le privilège – et les foies – d’animer), car comme je l’ai maintes fois dit ici, le nombre, la qualité et la diversité des conférences proposées lors du FIBD sont tels que vous ne pouvez pas ne pas y trouver votre bonheur.

Lorsque chaque année je me rends à Angoulême, j’ai donc mes petites habitudes de vieille : Je  me fais mon petit planning pour pouvoir assister aux animations qui m’intéressent le plus, et un lieu en particulier attire sans cesse mon attention : Il s’agit du Conservatoire Gabriel Fauré, situé à deux pas de l’hôtel de ville, et renfermant en ses quelques salles un éventail de contenu.
Jugez par vous-même : Super héros en France : Les années 60 par Jean-Michel Ferragatti, Rencontre internationale avec Daniel Clowes (la capture vidéo filmée par mes soins sera très prochainement disponible), Comics en folie par Xavier Lancel, 40 ans de Judge Dredd et 2000 A.D. par Alex Nikolavitch, Rencontre internationale Chris Claremont par Ed Piskor (ici aussi, la vidéo ne saurait tarder), Les maîtres des comics : John Romita Sr par Xavier Fournier, Wonder Woman : En attendant Gadot (par bibi ^^), autant de moyens de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur les comics, sans oublier La French Touch de Marvel avec JL Mast, Jean-Yves Mitton, Jean-David Morvan, Paul Renaud, Xavier Fournier qui se déroulait quant à elle espace Franquin.

Malheureusement, je n’ai pas pu assister à toutes ces conférences car certaines d’entre elles se chevauchaient, il a dont fallu faire un choix cornélien.
Mais fort heureusement, mon comparse Franck de Watchtower Comics a eu l’opportunité de filmer pas mal d’entre elles, je vous laisse explorer le billet et les nombreuses vidéos que l’ami a eu la gentillesse de partager.

En dehors de ces conférences qui restent vous l’aurez bien compris, l’un des principaux intérêts de ce festival, j’ai quand même eu la joie de rencontrer pas mal de monde, des personnes que je côtoie désormais régulièrement (parfois TGS oblige), ainsi que de nouvelles connaissances, et je remercie du fond du cœur toutes celles et ceux qui ont apprécié ma « prestation » sur la conf de Wonder Woman, les retours ont été très positifs et cela me fait d’autant plus plaisir que l’exercice est toujours autant difficile pour moi.
Pour résumer, j’ai une nouvelle fois été subjuguée par la qualité des traductions de Miceal Beausang, c’est vraiment un régal de le voir travailler sur ces événements, et j’ai passé moins d’une heure en compagnie de Cab sur le stand LGBT BD en tant que co-autrice de notre bébé, Prisme The Queer Defender, et c’était vraiment très fun !

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J’ai ensuite eu la chance pouvoir échanger quelques mots avec le monumental Chris Claremont à la fin de la conférence qui lui était consacré, m’expliquant d’où il puisait son inspiration dans l’écriture de ses personnages féminins. Mon grand regret aura par contre été de ne pas avoir pu saluer Daniel Clowes, une autre fois, sans doute…

Autre acte manqué, celui de ne avoir pu visiter l’exposition Will Eisner situé au musée de la bande dessinée, soit-dit en passant, elle reste visible jusqu’au 15 octobre 2017, un petit retour en terres Angoumoises me reste donc envisageable, pourquoi pas cet été.

A venir très prochainement comme promis, les vidéos des conférences consacrées à Clowes et Claremont, parce que vous le valez bien 🙂

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Angoulême 2017 : La chaleur au rendez-vous #1


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Les enfants je reviens du 44ème Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême, et comme d’habitude je vais vous faire un petit compte rendu de mon ressenti de cette nouvelle édition en tant que festivalière, blogueuse, mais également intervenante, car il faut croire que le TLGB du haut de ses sept ans (l’âge de raison ? Je ne l’espère pas !) continue à être une « référence » sur certains sujets importants parmi la multitude de blogs comics qui évoluent avec autant de passion et de diversité.

Je n’aurai finalement en tout et pour tout passé qu’un jour et 1/2 au FIBD, la plupart du temps en compagnie de Franck, mon cher ami et confrère de Watchtower Comics, dont son guide de survie m’a bien aidé à faire mon planning pre-festoche.
Comme à l’accoutumé, j’ai essayé de jongler entre expositions, conférences et séances de dédicaces et cette année deux auteurs m’intéressaient plus particulièrement : Daniel Clowes d’un côté et Chris Claremont de l’autre, deux standards inébranlables et inévitables lorsque l’on s’intéresse au minimum à ce medium.

La première véritable surprise de ce week-end bien chargé fut liée à un détail des plus pragmatiques : cette année, on ne se pelait pas le jonc à Angoulême.
Et oui, mine de rien c’est important, car lorsque l’on doit arpenter, gravir parfois, les rues piétonnes de la capitale de la bande dessinée en long en large et en travers, c’est d’autant plus agréable de le faire dans des conditions acceptables pour la sudiste que je suis. Du coup ce week-end, pas de pluie torrentielle pour rentrer à l’hôtel, pas de froid glacial qui contraste cruellement avec la chaleur étouffante des bulles surpeuplées.
A ce propos d’ailleurs, il me semble que le FIBD 2017 était moins fréquenté que ces dernières années (en tout cas pour vendredi, j’en suis certaine), sans vouloir en chercher la raison à tout prix, cela m’a au moins permis de me garer plus facilement et plus rapidement dans mon secteur de prédilection, tout en entrant dans les différentes bulles sans devoir attendre une plombe.

Oui bon, alors ce millésime 2017 du FIBD, cela a donné quoi ?

Déjà une bien belle expo sur « Panini : La French Touch des comics Marvel » située au Théâtre d’Angoulême, et retraçant la présence des auteurs Français travaillant pour la Maison des Idées depuis de nombreuses années (les textes des panneaux écrits par Xavier Fournier sont synthétiques et donnent vraiment envie de se plonger dans le sujet).
Cela parait comme une évidence pour nous amateurs aguerris qui suivons constamment les couvertures et intérieurs d’Olivier Coipel, Paul Renaud, Bengal, Stéphane Perger, Stéphanie Hans ou Marguerite Sauvage (la liste est tellement longue que je vais m’arrêter là), mais cette expo a surtout le mérite de mettre en valeur les travaux et les carrières respectives de ces artistes français qui ont percé dans ce milieu, et ce auprès d’un plus large public qui aura sans doute découvert grâce à cette exposition à quel point les Frenchies ont su gagner leur place dans ce marché des plus concurrentiels.

Je serai bien plus critique vis à vis des œuvres des auteurs de BD franco-belge qui ont été sollicités pour illustrer certains visuels de cette expo, disponibles via de nombreuses couvertures prévues par Panini tout au long de l’année 2017.
Je ne citerai qu’un seul exemple pour étayer mon propos, je me contenterai en effet de comparer la version de Kamala Khan par Pénélope Bagieu en mode selfie présente dans cette expo et celle de Phil Noto paru depuis avant hier où on peut la voir déchirer de colère le portrait photo de Donald Trump.
Oui Kamala est une adolescente, elle est une jeune fille qui au même titre que Peter Parker à son époque, doit jongler entre sa jeune vie et ses super pouvoirs…
Mais elle est surtout une adolescente musulmane, super héroïne créée pour transmettre et représenter cette diversité et cette tolérance via sa scénariste (muslim également), au même titre que Batwoman en 2006.

Et puis merde, Batwoman n’a jamais fait de selfie, period.

A mon sens, si l’on doit illustrer ce genre de personnages dans le cadre d’une telle exposition (qui va forcément médiatiquement faire le tour du monde), autant montrer ce qu’il/elle représente en tout et pour tout. Ces versions de Kamala, Peter Parker, de la team des X-Men, autant de fausses notes de la part de Bastien Vivès, ou Lewis Trondheim qui auront par contre surement un véritable succès éditorial, et tant mieux pour Panini.
Que l’on soit bien clair, ce n’est pas le travail de ces artistes que j’ose mettre à mal ici (ce serait bien calbuté de ma part), mais vraiment concernant leur attribution sur ces personnages et univers respectifs le temps de cette expo.
Trondheim sur Howard The Duck, Bagieu sur Hellcat, Vivès sur Iron Fist, autant de passerelles évidentes à employer afin de démontrer que les univers de la BD Franco Belge et du comics ne sont pas si éloignés.
Ma foi, pas de problème, j’aurais bel et bien explosé si cette expo concernait l’univers DC ^^ (oui en gros, Batwoman en mode selfie par Pénélope Bagieu, et notre planète Terre se serait consumée à 75 % par ma colère dévastatrice !!! Trumpy n’a qu’à bien se tenir !)

Dans le prochain épisode, je vous parlerai des expo auxquelles je n’ai pas pu assister (ah bravo ! C’est du propre !), des conférences auxquelles c’est tout le contraire, puis des rencontres toujours aussi enrichissantes que j’ai eu la chance de partager parmi les festivaliers, auteurs, et staff présents et se donnant à 100%.

Bref, à la prochaine 🙂

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Paris Manga & Sci-Fi Show : Le compte-rendu de Julien Lordinator


Paris Manga & Sci-Fi Show 2016 : La folle journée

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J’avoue ne pas être coutumier des salons et festivals dédiés aux mangas et à la culture japonaise en général, n’ayant qu’une connaissance de cette culture assez limitée et les multiples expériences assez décevantes lors de mes pérégrinations dans des festivals de ce type (dont un très connu se passant lui aussi à Paris) me refroidissant régulièrement d’y remettre les pieds.
Mais depuis quelques années, les différents salons et festivals historiques en France s’ouvrent sur des horizons un peu plus variés et c’est ainsi que le Paris Manga s’est depuis de nombreuses années doté d’un espace dit Sci-Fi consacré aux séries télévisées et aux films fantastique et, étonnement, aux comics, et c’est ce point précis qui m’y a conduit cette année, le dimanche 6 novembre pour être plus précis.

Afin de rester concis, je parlerai d’abord du festival en lui-même puis plus précisément de l’espace dédié aux comics.

Pour ce qui est du salon en lui-même malgré l’espace je trouve, mais c’est un avis personnel, assez limité, l’agencement des stands et des sections étaient plutôt clair et fait de façon logique : Les boutiques dans l’allée centrale, les scènes dans les coins, les stands de restauration au fond et à l’entrée et les animations dans les allées des cotés.
Il ne faut pas oublier que le but de ce genre de salon, c’est quand même d’engranger de l’argent donc le fait d’avoir mis en avant les différents stands de vendeurs de produits dédiés à la culture japonaise était de ce fait logique. En parlant de ces stands, la diversité était de mise : Des objets traditionnels japonais ou liés à la culture de ce pays en passant par les inévitables mangas en version papier et vidéo mais aussi les figurines et les jeux vidéos, le nombre de stands vendeurs était impressionnant, la plupart des visiteurs ne sachant plus vraiment ou donner de la tête devant l’opulence des produits proposés.

Mention spéciale en passant à l’espace consacré aux véhicules de la pop culture : La Gran Torino de Starsky et Hutch, K2000 ou encore la Delorean de Retour Vers le Futur étaient visibles et les fans de ces films (et ils étaient nombreux) pouvaient se faire photographier au volant des ces belles machines. Une belle initiative que cet espace, très attractif et qui, de ce que j’en ai entendu, a visiblement ravi les quelques parents venus accompagnés leurs progénitures.

Pour ce qui est des animations diverses proposées pour les fans de culture japonaise, très honnêtement, je ne jugerai pas ce point car je n’ai assisté à aucune car cela ne m’intéressait pas, tout simplement. Idem pour l’espace consacré aux acteurs de séries et aux youtubers, j’avoue que ce n’était pas non plus ma priorité : J’étais venu pour l’espace comics et c’est à ce point que je vais m’intéresser maintenant.
L’espace comics était géré par l’équipe de Central Comics et la WIP Agency : Raisonnablement bien placé, légèrement décalé sur la gauche de l’allée centrale, les passages des visiteurs y étaient réguliers et même ceux qui étaient venus surtout pour l’aspect manga finissaient invariablement par passer devant : Une disposition donc quasiment idéale pour mettre en avant les auteurs, contrairement à un certain autre salon dans la dénomination contient le nom « Comic » et qui sous-traite ses auteurs de façon scandaleuse. Comme le reste du salon, la disposition était très bonne : Là où il y avait le plus de passage (vers l’intérieur) étaient placés les artistes internationaux et de l’autre, vers l’extérieur, les auteurs moins connus. Rien à dire sur la disposition, comme quoi ça n’a rien de sorcier de mettre en valeur les auteurs, « l’autre » salon parisien devrait en prendre de la graine.

En ce qui concerne les invités, c’était l’opulence ! Même si les têtes d’affiche étaient les légendes Mark Texeira et John Bolton, les autres artistes présents valaient véritablement le détour  : De Pepe Larraz en passant par Claudio Castellini, Steve Scott, Pasqual Ferry, Augustin Padilla ou encore Yildiray Cinar et le français Guile Sharp, la diversité des styles était de mise et il y en avait vraiment pour tous les goûts. Même constat pour l’allée consacrée aux auteurs hexagonaux : Michel Borderie, Thibault Colon de Franciosi ou encore Fabrice Angleraud et la délicieuse Virgine Siveton (j’en oublie très certainement d’autres, désolé pour eux), les styles étaient variés et attractifs. Que se soit pour les auteurs internationaux et nationaux, l’ensemble était agréable, les tables colorées et attractives : Rien à voir avec «  l’autre  » salon et son austérité presque repoussante.

En fouinant un peu, ont pouvait aussi dénicher des talents étonnants sur d’autres stands, comme la ravissante Léa Khali ou Ntocha sur le stand Woodbrass, autant dire que les talents étaient nombreux et l’amateur de commissions avait largement de quoi satisfaire sa faim.
Même si l’ensemble était assez réduit et pas exempt de reproches (la présence ou non de certains auteurs étaient parfois assez nébuleuse), la passion se sentait clairement du coté des organisateurs et le sourire et la bonne humeur affichés des auteurs présents faisait très franchement plaisir à voir.

La conclusion que je peux faire en ce qui concerne cette artist alley, ma foi plus qu’honorable, est que malgré le fait que le salon ne soit, de prime abord, pas consacré aux comics, l’espace qui leur était dédié était presque parfait : Bien fourni en auteurs, bien placé et bien organisé, y flâner était un vrai plaisir et si on le compare avec celui de « l’autre » salon, qui lui, devait, selon son nom, les mettre en avant, on a là un quasi sans faute, un comble pour un salon consacré principalement aux mangas…

Un mot pour finir sur l’ambiance générale : J’y ai retrouvé le même genre d’ambiance et d’atmosphère que dans le plupart des salons de ce type, à savoir une ambiance survoltée, bruyante, blindée de cosplayers et même pour un dimanche, noir de monde. Ainsi se déplacer dans les allées était franchement pénible, surtout quand on se rend compte que la plupart des visiteurs ne font rien d’autre que d’avancer droit devant eux à la recherche de… Je ne sais pas quoi… Sans prêter attention aux différents stands et animations… Mais bon, ça c’est un constat personnel, qui ne regarde que moi et je ne vais pas reprocher à un salon d’attirer du monde, surtout un dimanche, loin de là.

En conclusion, ce Paris Manga & Sci-Fi Show, deuxième édition de 2016 (la première avait eu lieu en février) fut plutôt une bonne expérience : Bien organisé, il était facile de s’y retrouver et de s’y balader, les exposants étaient variés et bien disposés. Que demander de plus à ce genre de salon  ?
J’ai passé le gros de mon temps à l’artist alley consacré aux comics et ma journée fut très honnêtement très agréable : Les artistes étaient disponibles, souriants et agréables, visiblement ravis de s’y trouver. A contrario, la comparaison avec l’artist alley du Comic Con Paris (Oui, « l’autre » salon, vous l’aurez deviné, c’était lui !) faisait pâle figure malgré les moyens plus conséquents que cette convention avait à sa disposition. Comme je le dis plus haut, mettre en valeur des artistes, ça ne tient pas à grand chose, juste une disposition et une mise en valeur efficace afin de les rendre plus visibles, et ça, même le Paris Manga & Sci-Fi Show l’a compris, là où le Comic Con échoue lamentablement depuis deux ans…
Pour être honnête, si l’année prochaine je dois faire un choix lors d’un trip sur Paris pour assister à un salon, entre le Paris Manga & Sci-Fi Show et la Comic Con Paris, même en tant que fan de comics, j’opterai pour le Paris Manga.

 

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CCP : Comic Conf Paris


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Le (moi j’aime bien dire LA, allez savoir pourquoi ?) Comic Con Paris rempile cette année du 21 au 23 octobre, et je reviendrai très prochainement sur les atouts majeurs de ce festival en matière de comics malgré les polémiques, car ici dans ce blog, on parle plus ou moins de manifestations diverses et variées (ou, enfin, sauf une : le TGS Comics, allez savoir pourquoi).

La CCP (et puis MERDE !) peut effectivement se résumer à un défilé de stars de séries TV /Ciné (Joe DanteEliza Dusku, Katie Cassidy, Dominic Purcell…) de comics (Tony Moore, Erik LarsenBrenden Fletcher, Jamie McKelvie, Kieron Gillen…) de merchandising, mais AUSSI -et c’est une valeur ajoutée depuis l’année dernière- à un effort indéniable vis à vis des conférences proposées par l’organisation.
Comme quoi, de ce point de vue là, le message a bel et bien été entendu et c’est important de le souligner…

Voici donc une sélection non exhaustive des conférences à ne pas rater lors de cette nouvelle mouture de LA CCP :

  • Joe Dante : Sa carrière
    21 octobre 2016, 14:00 – 15:00, Salle Academy

  • Erik Larsen: Sa carrière
    21 octobre 2016, 09:45 – 10:30, Salle Masterclass

  • L’Univers des comics Valiant
    21 octobre 2016, 10:45 – 11:30, Salle Masterclass

  • DC Rebirth
    21 octobre 2016, 10:45 – 11:45, Workshop

  • Masterclass exceptionnelle avec Brenden Fletcher
    21 octobre 2016, 11:45 – 12:30, Salle Masterclass

  • William Simpson: Game of Thrones
    21 octobre 2016, 14:15 – 15:15, Workshop

  • Greg Pak et Mirko Colak, How we made the book ?
    21 octobre 2016, 15:30 – 16:30, Workshop

  • Life is Strange
    21 octobre 2016, 15:45 – 16:45, Salle Masterclass

  • Tony Moore: Sa carrière
    21 octobre 2016, 16:45 – 17:45, Salle Worshop

  • Nouvelles identités : Les héros Marvel changent de tête
    22 octobre 2016, 12:00 – 13:00, Salle Masterclass

  • Panel Comixology
    22 octobre 2016, 12:45 – 13:45, Grande Salle Melty
    Artistes : Joe Benitez, Brenden Fletcher, Alex Sinclair
  • 25 ans Image Comics

    22 octobre 2016, 16:00 – 17:00, Grande Salle Melty
    Animé par Sullivan Rouaud et traduit par Mathilde TB avec Erik Larsen, Kieron Gillen et Jamie McKelvie

  • Terry Moore – Sa carrière
    22 octobre 2016, 09:45 – 10:45, Workshop
    Animé par Katchoo et traduit par Mathilde TB

  • The Wicked + The Divine, la pop culture comme héroïne
    22 octobre 2016, 18:00-19:00 en présence de Kieron Gillen, Jamie McKelvie et Matthew Wilson

  • Joe Dante: Les Gremlins
    23 octobre 2016, 14:00 – 15:00, Grande Salle Melty

Je vous invite donc à venir me voir (comme d’habitude, évidemment) tout au long de ce we de folie, au détour pourquoi pas ,d’une dédicace ou d’une jouissive et matinale conférence qui, je sens, va autant piquer que mes 1800 km AR en Fiat Panda pour avoir eu l’immense fierté de rencontrer ce sombre personnage…

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Le LCF 2016, vu par Julien Lordinator


Lille Comics Festival : C’est le NORD  !

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Ce weekend j’étais dans le Nord de la France, plus précisément dans la capitale des ch’timis, Lille, pour passer deux jours au LCF, le Lille Comics Festival.
Qu’ai-je retenu de ces deux jours passés dans le ch’nord ? Pas mal de choses, notamment que l’accueil des gens du Nord tant vanté par Enrico Macias dans sa chanson et Dany Boon dans son film, n’était pas seulement une légende, mais bel et bien une réalité, encore plus quand ils sont unis par une passion commune…

Après avoir eu un peu de mal à les trouver (les alentours de la gare de Lille sont submergés de travaux), j’arrive sur les lieux du festival qui se déroulait au Tri Postal, une salle de taille -ma foi- honnête, accolée à la gare des Flandres.
Premier point positif : L’entrée y est gratuite et petits et grands de toute génération s’y croisent, amateurs de comics en premier lieu évidemment, mais aussi novices et curieux de passage, qui déambulent dans les allées avec toujours le sourire.
L’ambiance est bonne, l’agencement des exposants et des artistes clair et logique : Vendeurs de comics et produits dérivés vers l’entrée et dans une section dédiée, les artistes invités.

A l’entrée se trouve surtout le point de ralliement obligatoire : l’espace buvette et restauration qui, autre point positif et contrairement à d’autres manifestations du même genre, pratiquait des prix très abordables invitant le chaland à y revenir pour partager un café ou une boisson avec une connaissance ou une rencontre.
Enfin tout au fond avait lieu une exposition de l’artiste Laurent Zimny, qui a réalisé l’affiche du festival.

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L’organisation est donc très bonne et malgré la taille réduite mais honorable du lieu, l’ambiance y était bonne et les déambulations agréables.

Mais le nerf de ce genre d’événement, c’est bien entendu les artistes invités et sur ce point, le LCF n’avait pas à pâlir face aux autres manifestations du même genre, bien au contraire : Des légendes comme Glenn Fabry, Barry Kitson ou l’immense John Bolton côtoyaient des artistes aux talents reconnus des fans comme le scénariste Steve Edginton, Rafa Sandoval, Augustin Padilla, Niko Henrichon, et des artistes plus confidentiels comme le très sympathique Aurélien Guilbert, ou encore la star montante de Marvel, David Baldeon. La sélection était éclectique et variée et les artistes tous visiblement ravis de l’ambiance général du salon.

Une flopée d’artistes étaient donc présents, tous sans exception sympathiques et très accessibles, donnant à ce petit festival un aspect convivial faisant vraiment défaut à la plupart des grands événements du même type.

En résumé, malgré son statut de « petit » événement, le Lille Comics Festival n’avait pas à rougir de la comparaison avec les autres conventions du même type : Convivial, bien organisé, accessible et encadré par une véritable équipe de passionnés, le LCF est le genre de festival où l’on se plaît à flâner et passer du temps.
En ce qui me concerne c’était la première fois que j’y allais et j’y ai passé un excellent week-end.
Un grand merci à l’association Art Thémis pour son organisation et vivement l’année prochaine, en tout cas moi j’y serai !

Un grand merci à Fanny du LCF pour le généreux partage de photos 😉

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