L’effet Aladin : la review de Julien Lordinator


Oldies But Goodies  : L’effet Aladin

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Dans les années quatre-vingt, les crossovers et autres rencontres entre super-héros ont le vent en poupe : Chez DC Comics l’idée n’est pas neuve et la fameuse série World’s Finest en est la plus vénérable représentation, tandis que les rencontres entre la JLA et la JSA sont des rendez-vous réguliers. C’est chez ce même DC Comics que le crossover « géant » deviendra même un événement éditorial avec le gigantesque Crisis On Infinite Earths.
Le concurrent Marvel n’est pas en reste : La série régulière Spider-Man Team Up (qui deviendra plus tard Marvel Team Up) voit le tisseur associé chaque mois à un autre personnage maison et le très mercantile Secret Wars voit l’ensemble des personnages de la Maison des Idées s’allier contre une menace commune. Les crossovers entre maisons d’édition commencent également à arriver : Superman rencontre Spider-Man à deux reprises dans des crossovers devenus des classiques, Batman se frottera à Hulk et les X-Men aux Teen Titans.
Mais qu’en est-il des personnages féminins ? Et bien j’aurais tendance à dire pas grand chose… Souvent réduites au stade de figuration, elles tiennent rarement les rôles principaux lors des crossovers. L’Effet Aladin fait figure d’exception et mérite donc que l’on s’intéresse à cette histoire originale et hors du commun.

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L’Effet Aladin est un crossover réunissant quatre des femmes fortes les plus populaire de l’époque chez Marvel, à savoir Tornade (Storm), Tigra, Miss Hulk et La Guêpe (Wasp). L’histoire commence de façon singulière : Une petite ville est prisonnière d’une bulle invisible empêchant les habitants de sortir, cette même bulle rend également la ville invisible au monde extérieur. Les habitants sont donc livrés à eux-même, la nourriture commence à manquer et la tension se fait de plus en plus forte.

11C’est dans cette ville coupée du monde que vit Holly-Ann, une fillette rêveuse fan de super-héroïnes et plus particulièrement des quatre héroïnes citées plus haut. La situation devient de plus en plus tendue et alors qu’un matin Holly-Ann accompagne son shérif de père à la mairie pour une réunion de crise, elle croise une jeune femme hagarde dans la rue qui n’est autre que… Tornade des X-Men ! Enthousiasmée par la présence de la mutante, Holly-Ann lui explique la situation et lui demande de l’aide. Malgré le fait qu’elle ne sait pas comment elle est arrivée ici, Tornade, flanquée de la fillette, se met alors en quête de découvrir ce qui se passe à Venture Ridge et chemin faisant, rencontrera également Miss Hulk, La Guêpe et Tigra, les quatre femmes finissant par former une équipe improvisée.

Même si dans le fond la trame du récit est assez classique et répond aux exigences et codes de ce genre d’histoire et propose même les passages obligés de ce genre de récit (y compris la gigantesque bagarre finale), le fait que les personnages centraux soient toutes des femmes et l’héroïne une fillette en font déjà une bande dessinée singulière (en tout cas pour l’époque), l’autre aspect marquant en est certaines thématiques, bien plus audacieuses que ce que l’on avait l’habitude de voir dans les crossovers à l’époque.

12Le fait d’avoir choisi une petite fille comme héroïne permet déjà au scénariste (David Michelinie) de placer une scène pleine de sens : Alors que Holy-Ann contemple sa collection d’images de super-héroïnes, son père la lui dérobe et la brûle, prétextant qu’elle ne devrait pas s’intéresser à ce genre de bêtises, tuant du même coup les rêves d’héroïsme de la fillette dans l’œuf. Le message sous-jacent est donc clair : L’héroïsme, et donc plus largement les comics, ce n’est pas pour les filles ! Vu l’époque, cette simple scène de quelques pages est révélatrice de la place des personnages féminins et des lectrices, les deux étant souvent cantonnées, voir ignorées.

Cette bande dessinée est sur ce point intéressante car présentant des scènes allant à l’encontre de son média et même de la société en général : Ainsi c’est grâce au courage de Holly-Ann que les habitants de la ville trouveront la force de se soulever face à leur geôliers et c’est encore cette même Holly-Ann qui à la fin tiendra tête, seule, au méchant de l’histoire : Le récit est constellé de ce genre de passages particulièrement bienvenus.
L’autre aspect « intéressant » est le coté gentiment sexy de l’histoire, on se rend compte au bout de quelques pages que tous les prétextes sont bons pour montrer nos quatre héroïnes en petites tenues : Entre Miss Hulk qui fini la plupart de ses combats les vêtements en lambeaux, La Guêpe qui, sans son costume fait de particules Pym, passe une bonne moitié de l’histoire en tenue d’Ève (le dessinateur, Greg LaRocque, redoublant d’ingéniosité pour dissimuler le corps de la belle) et Tornade dont on insiste bien sur les courbes lorsqu’elle utilise ses pouvoirs, la bande dessinée est pleine de ce genre de passages, certes pour une catégorie du lectorat (comprenez majoritairement masculin) c’est agréable, mais vu l’aspect très féminin de l’histoire, il s’agit manifestement d’une technique pour contenter l’ensemble des lecteurs.

Pour finir j’aimerais juste m’attarder sur les dessins de Greg LaRocque, absolument somptueux (comme vous pourrez en juger sur les planches en illustrations de ce petit article) qui, très franchement, à eux seuls peuvent justifier l’achat de ce livre.

Je me souviens avoir lu ce comic étant gamin et l’avoir beaucoup aimé, malheureusement je l’ai perdu (je subodore qu’on me l’a volé à l’école…) et il avait donc une place toute particulière dans mon cœur de lecteur, je l’ai redécouvert à la faveur d’un chinage (merci boss ^_^ ) et après l’avoir relu, y ai découvert de nouvelles choses : Je pense que peu de bandes dessinées procurent cette impression ce qui en fait donc, selon moi, une œuvre qui sort du lot, ce qui est encore plus surprenant vu son époque de publication.

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L’Effet Aladin est donc un comic qui malgré ses presque trente printemps reste rudement intéressant : Bien écrit, sublimement dessiné et doté d’un second niveau de lecture révélateur de son époque et, malheureusement, toujours d’actualité, c’est une bande dessinée méconnue qui mérite que l’on s’y attarde : Vous l’aurez compris, à vos bouquinistes, brocantes etc  !

Fiche  :

Titre VF  :
Strange présente  : L’Effet Aladin (Top BD numéro 10)
Titre VO  :
Marvel Graphic Novel 16  : The Aladdin Effect
Publication en France  :
Juin 1986 (Lug)
Publication aux USA  :
1985 (Marvel)
62 pages
Scénariste(s)  :
David Michelinie et Jim Shooter
Dessins  :
Greg Larocque
Encrage  :
Vince Colletta

 

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Le Black Album de Jack Kirby


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En 1987, Pure Imagination, maison d’édition fondée par l’artiste et historien Greg Theakston publie un livre reproduisant les 129 illustrations crayonnées contenues dans un sketchbook que Jack Kirby avait offert à sa femme Roz dans les années 70.
Ce livre intitulé Jack Kirby’s Heroes And Villains et comprenant une préface de Jim Steranko a également été publié dans une Deluxe Edition qui est devenue rapidement un objet de collection totalement hors de prix. Mais en 1994, une nouvelle version de l’ouvrage appelée Black Magic Edition voit le jour, agrémentée de quelques illustrations supplémentaires et dont chaque dessin du King est encré par un artiste de renom.
Mike Allred, John Buscema, John Byrne, Paul Chadwick, Daniel Clowes, Geof Darrow, Graig Hamilton, Gil Kane, Jae Lee, Mike Mignola, Frank Miller, Kevin O’Neil, Trina Robbins, John Romita, Steve Rude, P. Graig Russel, Walt Simonson, Barry Windsor-Smith, Jim Starlin, Jim Steranko… autant de noms légendaires qui apportent aux nombreux personnages créés par Kirby une toute nouvelle dimension.
Accompagnés d’un court texte qui présente chaque personnage, ces illustrations nous rappellent (comme si il en était besoin) tout le génie du maître tout en étant superbement mises en valeur par le talent de ces artistes d’exception.

Le recueil prend fin avec le récit passionnant de Greg Theakston sur la genèse même du livre, une histoire palpitante qui nous fait encore plus apprécier l’objet que l’on tient entre les mains.

Jack Kirby’s Heroes And Villains est un bien bel ouvrage que je me suis procurée hier totalement par hasard et dont je suis tombée amoureuse dès le premier regard. Si vous aimez les Art-books, et si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir les plus belles créations du grand Jack Kirby, alors n’hésitez pas à vous procurer ce livre magique, comme son titre l’indique.

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Porcelaine : la review de Julien Lordinator


Rapide Review  : Porcelaine Tome 1, Gamine

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Il y a en ce moment une mode de livres destinés au jeune public surfant sur une vague d’imagerie gothique : On voit fleurir sur les étalages des libraires des ouvrages peuplés de petites filles en robe en dentelles noires au physique « Tim Burton-ien », dans des récits pleins d’histoires de gentils fantômes, d’ours en peluche qui parlent et de chats noirs. Même si tout n’est pas bon à jeter dans cette mode (je conseille notamment le sublime End de Barbara Canepa et Anna Merli), il faut reconnaître que le nombre de ces récits ne jouent pas en la faveur de ces livres, un phénomène de mode entraînant rarement un pique de qualité dans son sillage… Qu’est-ce qui fait alors que Porcelaine mérite plus d’intérêt que les autres livres de cette mouvance  ? Et bien plusieurs choses, que je vais essayer de détailler ci-dessous.

Même si manifestement et honnêtement l’arrivée de la traduction de cette bande dessinée dans notre pays est due à cette mode des ouvrages emo-gothique (le titre original est d’ailleurs A Gothic fairy Tale), doit-on pour autant le cataloguer comme tel  ? Il faut se méfier des apparences car sous son aspect opportuniste, Porcelaine est bien plus que ça.

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Porcelaine raconte l’histoire d’une fillette des rues sobrement appelée La Gamine, alors qu’elle s’introduit par effraction dans la demeure d’un riche excentrique, ce dernier se prend d’affection pour elle et décide d’en faire sa pupille. L’homme est en fait un inventeur-alchimiste, capable de donner vie à des créatures de porcelaine, vivant seul entouré de ses créations, pleurant le décès de sa femme. Une relation fusionnelle d’amitié va alors naître entre ces deux êtres abandonnés, mais (parce qu’il y a toujours un mais dans ce genre d’histoire), l’affable vieil homme cache un terrible secret, symbolisé par une lourde porte verrouillée dans son atelier. Vous devinez la suite, la curiosité de la gamine va vite faire le reste et mettre en branle une série d’événements plutôt fâcheux…

3On retrouve donc la plupart des poncifs de ce genre de récit  : Une jeune héroïne, des personnages et environnements néo-gothiques, du surnaturel et une pointe de morbide. Cependant et comme je l’ai déjà dit plus haut, Porcelaine est un livre qui sort du lot. D’une part pour son esthétique, contrairement à la grande majorité de ce genre d’histoire, visuellement les teintes sont très claires, avec une prédominance de blanc et de gris, les personnages ont des physiques fantaisistes, à mi chemin entre Tim Burton (encore lui) et certains mangas.
Personnellement (et même si en général je rechigne à faire des rapprochements entre des médias différents), le style graphique et visuel de Chris Wildgoose pour ce livre m’a beaucoup rappelé le style de American McGee, artiste célèbre pour ses deux jeux vidéo inspirés par l’univers d’Alice au Pays des Merveilles (American McGee’s Alice et Alice, Retour au Pays de la Folie), on y retrouve notamment ces physiques oblongs, aux membres fins et aux têtes et torses démesurés.
Visuellement, Porcelaine est donc une œuvre à part, loin des codes inhérents du comic et même d’une grande partie de la bande dessinée en général, privilégiant le réalisme, elle est même plus proche de ce que l’on peut voir du coté de la bande dessinée franco-belge, tout en gardant néanmoins sa personnalité et son originalité.

Pour ce qui est de l’histoire, même si dans le fond le récit reste assez classique et respecte à la lettre les codes de ce genre de récit, Benjamin Read réussi malgré tout à rendre son récit intéressant et prenant, surtout grâce à ses personnages, immédiatement attachants, voir clairement touchants. On tombe ainsi tout de suite sous le charme de la gamine, fillette naïve et audacieuse et du vieil homme, mélancolique et mystérieux, un duo certes aux antipodes mais dont les deux caractères se complètent à merveille.

Malgré une trame assez classique, Benjamin Read livre donc un récit à la fois passionnant, intriguant et touchant, une grande réussite.

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Un petit mot sur l’édition française pour finir, c’est l’éditeur Delcourt qui se charge de l’édition dans la langue de Molière et comme souvent, la qualité est au rendez vous  : Couverture dure, grand format, papier glacé, le savoir faire et le sérieux de l’éditeur est toujours aussi admirable.

Idem pour la traduction, du Studio Makma et Mathieu Auverdin, absolument impeccable.
Une VF donc irréprochable pour ce graphic novel d’exception qui n’en méritait pas moins.

Les apparences sont donc parfois trompeuses : Derrière son aspect de bande dessinée opportuniste profitant d’un phénomène de mode, Porcelaine est en fait une œuvre singulière, à l’écriture maîtrisée et à l’aspect esthétique original. Une véritable perle, qui à l’image de ladite pierre précieuse, l’on aimerait découvrir plus souvent.

Porcelaine Tome 1 – Gamine, de Benjamin Read et Chris Wildgoose, disponible depuis le 17 septembre chez Delcourt dans la collection Contrebande.

Note  : Un tome 2, intitulé  Femme est en préparation.

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Grande gagnante du Catfight de l’été, l’ensorcelante Zatanna se voit être l’objet d’un fan film réalisé par Theo Brown, et dont l’histoire va être centrée sur ses origines, tout en la confrontant à « un méchant plus grand que tout ce qu’elle a déjà pu faire face » alors qu’elle doit gérer son propre conflit intérieur lié à la perte de son père.

Annoncé de la sorte, le projet est des plus alléchant d’autant plus que cette héroïne s’est rarement montrée sous le feu des projecteurs (un comble pour une magicienne), mis à part une apparition dans Smallville, et de fugaces prestations dans les différentes séries animées DC, statut que veut vraisemblablement changer le réalisateur/producteur de ce court-métrage :

Beaucoup de gens nous demandent pourquoi nous voulons faire un film sur Zatanna, pourquoi pas sur Batman, Superman, ou d’autres personnages, plus connus ? Tout d’abord, nous pensons que Zatanna est un personnage assez impressionnant qui mérite son temps sur un écran! Ses histoires sont grandes et nous voulons les introduire à des gens qui ne savent rien à son sujet, ainsi qu’aux fans qui l’ont aimé au fil des ans. En outre, le manque de super-héroïnes dépeintes à l’écran  en devient risible, en particulier compte tenu de leur riche histoire. Ainsi, au lieu de re-raconter l’histoire d’un autre héros, nous voulions utiliser cela comme une chance de montrer ce que l’une des célèbres héroïnes de comics est vraiment capable! « 

Il va quand même falloir réussir à rassembler 36.000$ pour financer ce projet via Kickstarter, quelques petits coups de baquette magique seraient donc les bienvenus.

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Le Girl Power d’Urban Comics


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Il y a deux ans et demi, j’écrivais un billet enjoué sur l’entrée en scène d’Urban Comics dans le monde cruel et ultra concurrentiel de l’édition de la BD US dans l’hexagone, sur le fait que j’appréciais déjà la direction que l’éditeur avait osé prendre, et l’encourageais modestement à tenter de publier des séries incluant des personnages féminins.
Au départ dépendant de la ligne éditoriale des New 52, pour ce qui est des titres les plus actuels et les plus commerciaux (BATMAN, TANANANANANANANA BATMAN), Urban a su rapidement  éditer ou rééditer  des classiques déjà disponibles chez Panini mais dans un format plus respectable (c’est à dire avec l’intégralité des cases publiées, ça parait très con comme ça, mais ça reste important).

Toutefois, malgré toute la bonne foi de cet éditeur (qui est dépendant d’un  nombre incalculable de facteurs dont nous sommes sans doute incapables de connaitre les tenants et les aboutissants), il restait une catégorie à peine timidement abordée qui méritait d’être prise en compte, au risque de faire un flop total : je vous le donne en mille, une présence forte et assumée des DC Girls dans le paysage des publications françaises.
En dehors des titres parus en librairie et en kiosque où étaient réunies les versions New 52 de ces personnages (plus ou moins sexistes, ou intéressantes, et où seules Batwoman et Wonder Woman sortaient vraiment du lot), on ne pouvait compter que sur la « prise de température » Power Girl (grâce aux traits d’Amanda Conner, déjà visibles et appréciés sur Before Watchmen : Silk Spectre) afin de voir si oui ou non il y avait un public réceptif à ce genre de publication.

Et voici que cette semaine, la branche comics de Dargaud nous a dévoilé deux sorties des plus inattendues et des plus appréciables pour les mois de février et mars 2015, à savoir Batgirl Year One (c’est marrant, j’en parlais il n’y a pas si longtemps !) et Les Filles de Gotham qui réuni Gotham Girls #1-5, Batgirl Adventures #1, et Harley & Ivy #1-3.
Urban
prend donc deux valeurs sures pour négocier une présence un peu plus marquée des héroïnes DC dans son catalogue, c’est un bon début, mais qui reste timide lorsque l’on sait que l’Univers DC est quand même réputé pour avoir publié des séries ou mini-séries féminines de très grande qualité (sans parler des one-shot).

J’espère que cette belle initiative va perdurer et se développer, les réactions à ces deux annonces ont d’ailleurs été très positives sur les réseaux sociaux, ce qui prouve quand même qu’il était temps de faire quelque chose.
Et vous ? Quelles séries féminines voudriez-vous voir être publiées par Urban Comics ?

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La Fugue de Juan Jose Ryp


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Illustrateur des séries les plus emblématiques (et les plus trash) de l’éditeur Avatar Press (en vo), telles que Black Summer, No Hero, Wolfskin écrits par Warren Ellis, A Nightmare on Elm Street: Paranoid avec Brian PulidoAlan Moore’s Magic Words, et Frank Miller’s RoboCop, sans oublier le fameux Clone publié chez Delcourt, Wolverine : le meilleur dans sa partie chez Panini, et les BD (très) érotiques Jeux de filles et Gladys et Monique parus chez Tabou, le dessinateur ibérique Juan Jose Ryp nous a fait l’honneur de faire une halte dans notre belle ville rose à la librairie BD Fugue Café le temps d’une après-midi très chargée avant de repartir pour Nice et Paris puis direction F.A.C.T.S. en Belgique.

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Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas chômé ! En 5 heures de temps et avec la plus grande gentillesse, il a enchaîné sans s’arrêter une minute interviews et dédicaces, tout en prenant le temps de discuter avec le public venu en nombre, et expliquer ses techniques de dessin et les petits secrets de son style si particulier et reconnaissable entre tous, et le voir faire est d’autant plus impressionnant lorsque l’on sait que le Monsieur est autodidacte.

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Quel bonheur de le voir exécuter à tour de bras et avec un enthousiasme sans faille (il m’a même demandé plusieurs fois si j’en avais pas marre de rester à ses côtés à le regarder faire !) ses sketchs, où tous les participants ont été récompensés par leur patience.
Les copains de Hype Media ont eu l’occasion de l’interviewer, une belle opportunité quand on sait qu’il se rend très rarement en convention ou en festival, la vidéo sera disponible très bientôt et je ne manquerai pas de la relayer ici.

En attendant voici une galerie des nombreuses dédicaces qu’il nous a généreusement offert, elles sont toutes superbes et illustrent bien je crois tout le talent, la simplicité et la gentillesse d’un artiste hors norme, un artiste dont la violence, la complexité ou la sensualité du trait émanent à tour de rôle d’un esprit tout aussi jovial et généreux.

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Et Marvel créa la femme


Il semble que l’année 2015 soit encore placée sous le signe du féminisme (oui le mot est lâché) chez Marvel car outre une nouvelle avalanche de titres mettant en avant des personnages féminins (Spider-Gwen, Silk, Gamorra, Unbeatable Squirrel Girl… ), l’éditeur a décidé de consacrer ses publications du mois de mars (le 8 étant je vous le rappelle la Journée Internationale du Droit des Femmes, mais ça vous le saviez déjà)  à ses héroïnes, mais aussi à des artistes féminines de générations et de provenances diverses en proposant pas moins de 20 couvertures variantes réunissant ces deux présences pour le bonheur de tous.

Par le passé, Marvel a régulièrement publié une collection intitulée Girl Comics dont le concept identique (des héroïnes dont les aventures étaient écrites et dessinées par des artistes féminines) a été remarquée de manière positive.
C’est cette fois-ci l’éditrice Jeanine Schaefer, connue pour son engagement dans la représentation des femmes au sein de l’industrie, qui a eu la lourde tache de rassembler 20 artistes dont les premiers noms ont déjà été dévoilés : Sara Pichelli, Stephanie Hans, Jill Thompson, Vanesa R. Del Rey, Stacey Lee, et Faith Erin Hicks, de quoi laisser présager de très belles pièces, ça a quand même plus de gueule que les variant Lego de la Distinguée Concurrence, vous en conviendrez.

Ci-dessous les couv’ de Thor #7 par Stephanie Hans et Uncanny X-Men #33 par Stacey Lee.

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