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Grande gagnante du Catfight de l’été, l’ensorcelante Zatanna se voit être l’objet d’un fan film réalisé par Theo Brown, et dont l’histoire va être centrée sur ses origines, tout en la confrontant à « un méchant plus grand que tout ce qu’elle a déjà pu faire face » alors qu’elle doit gérer son propre conflit intérieur lié à la perte de son père.

Annoncé de la sorte, le projet est des plus alléchant d’autant plus que cette héroïne s’est rarement montrée sous le feu des projecteurs (un comble pour une magicienne), mis à part une apparition dans Smallville, et de fugaces prestations dans les différentes séries animées DC, statut que veut vraisemblablement changer le réalisateur/producteur de ce court-métrage :

Beaucoup de gens nous demandent pourquoi nous voulons faire un film sur Zatanna, pourquoi pas sur Batman, Superman, ou d’autres personnages, plus connus ? Tout d’abord, nous pensons que Zatanna est un personnage assez impressionnant qui mérite son temps sur un écran! Ses histoires sont grandes et nous voulons les introduire à des gens qui ne savent rien à son sujet, ainsi qu’aux fans qui l’ont aimé au fil des ans. En outre, le manque de super-héroïnes dépeintes à l’écran  en devient risible, en particulier compte tenu de leur riche histoire. Ainsi, au lieu de re-raconter l’histoire d’un autre héros, nous voulions utiliser cela comme une chance de montrer ce que l’une des célèbres héroïnes de comics est vraiment capable! « 

Il va quand même falloir réussir à rassembler 36.000$ pour financer ce projet via Kickstarter, quelques petits coups de baquette magique seraient donc les bienvenus.

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Le Girl Power d’Urban Comics


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Il y a deux ans et demi, j’écrivais un billet enjoué sur l’entrée en scène d’Urban Comics dans le monde cruel et ultra concurrentiel de l’édition de la BD US dans l’hexagone, sur le fait que j’appréciais déjà la direction que l’éditeur avait osé prendre, et l’encourageais modestement à tenter de publier des séries incluant des personnages féminins.
Au départ dépendant de la ligne éditoriale des New 52, pour ce qui est des titres les plus actuels et les plus commerciaux (BATMAN, TANANANANANANANA BATMAN), Urban a su rapidement  éditer ou rééditer  des classiques déjà disponibles chez Panini mais dans un format plus respectable (c’est à dire avec l’intégralité des cases publiées, ça parait très con comme ça, mais ça reste important).

Toutefois, malgré toute la bonne foi de cet éditeur (qui est dépendant d’un  nombre incalculable de facteurs dont nous sommes sans doute incapables de connaitre les tenants et les aboutissants), il restait une catégorie à peine timidement abordée qui méritait d’être prise en compte, au risque de faire un flop total : je vous le donne en mille, une présence forte et assumée des DC Girls dans le paysage des publications françaises.
En dehors des titres parus en librairie et en kiosque où étaient réunies les versions New 52 de ces personnages (plus ou moins sexistes, ou intéressantes, et où seules Batwoman et Wonder Woman sortaient vraiment du lot), on ne pouvait compter que sur la « prise de température » Power Girl (grâce aux traits d’Amanda Conner, déjà visibles et appréciés sur Before Watchmen : Silk Spectre) afin de voir si oui ou non il y avait un public réceptif à ce genre de publication.

Et voici que cette semaine, la branche comics de Dargaud nous a dévoilé deux sorties des plus inattendues et des plus appréciables pour les mois de février et mars 2015, à savoir Batgirl Year One (c’est marrant, j’en parlais il n’y a pas si longtemps !) et Les Filles de Gotham qui réuni Gotham Girls #1-5, Batgirl Adventures #1, et Harley & Ivy #1-3.
Urban
prend donc deux valeurs sures pour négocier une présence un peu plus marquée des héroïnes DC dans son catalogue, c’est un bon début, mais qui reste timide lorsque l’on sait que l’Univers DC est quand même réputé pour avoir publié des séries ou mini-séries féminines de très grande qualité (sans parler des one-shot).

J’espère que cette belle initiative va perdurer et se développer, les réactions à ces deux annonces ont d’ailleurs été très positives sur les réseaux sociaux, ce qui prouve quand même qu’il était temps de faire quelque chose.
Et vous ? Quelles séries féminines voudriez-vous voir être publiées par Urban Comics ?

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La Fugue de Juan Jose Ryp


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Illustrateur des séries les plus emblématiques (et les plus trash) de l’éditeur Avatar Press (en vo), telles que Black Summer, No Hero, Wolfskin écrits par Warren Ellis, A Nightmare on Elm Street: Paranoid avec Brian PulidoAlan Moore’s Magic Words, et Frank Miller’s RoboCop, sans oublier le fameux Clone publié chez Delcourt, Wolverine : le meilleur dans sa partie chez Panini, et les BD (très) érotiques Jeux de filles et Gladys et Monique parus chez Tabou, le dessinateur ibérique Juan Jose Ryp nous a fait l’honneur de faire une halte dans notre belle ville rose à la librairie BD Fugue Café le temps d’une après-midi très chargée avant de repartir pour Nice et Paris puis direction F.A.C.T.S. en Belgique.

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Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas chômé ! En 5 heures de temps et avec la plus grande gentillesse, il a enchaîné sans s’arrêter une minute interviews et dédicaces, tout en prenant le temps de discuter avec le public venu en nombre, et expliquer ses techniques de dessin et les petits secrets de son style si particulier et reconnaissable entre tous, et le voir faire est d’autant plus impressionnant lorsque l’on sait que le Monsieur est autodidacte.

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Quel bonheur de le voir exécuter à tour de bras et avec un enthousiasme sans faille (il m’a même demandé plusieurs fois si j’en avais pas marre de rester à ses côtés à le regarder faire !) ses sketchs, où tous les participants ont été récompensés par leur patience.
Les copains de Hype Media ont eu l’occasion de l’interviewer, une belle opportunité quand on sait qu’il se rend très rarement en convention ou en festival, la vidéo sera disponible très bientôt et je ne manquerai pas de la relayer ici.

En attendant voici une galerie des nombreuses dédicaces qu’il nous a généreusement offert, elles sont toutes superbes et illustrent bien je crois tout le talent, la simplicité et la gentillesse d’un artiste hors norme, un artiste dont la violence, la complexité ou la sensualité du trait émanent à tour de rôle d’un esprit tout aussi jovial et généreux.

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Et Marvel créa la femme


Il semble que l’année 2015 soit encore placée sous le signe du féminisme (oui le mot est lâché) chez Marvel car outre une nouvelle avalanche de titres mettant en avant des personnages féminins (Spider-Gwen, Silk, Gamorra, Unbeatable Squirrel Girl… ), l’éditeur a décidé de consacrer ses publications du mois de mars (le 8 étant je vous le rappelle la Journée Internationale du Droit des Femmes, mais ça vous le saviez déjà)  à ses héroïnes, mais aussi à des artistes féminines de générations et de provenances diverses en proposant pas moins de 20 couvertures variantes réunissant ces deux présences pour le bonheur de tous.

Par le passé, Marvel a régulièrement publié une collection intitulée Girl Comics dont le concept identique (des héroïnes dont les aventures étaient écrites et dessinées par des artistes féminines) a été remarquée de manière positive.
C’est cette fois-ci l’éditrice Jeanine Schaefer, connue pour son engagement dans la représentation des femmes au sein de l’industrie, qui a eu la lourde tache de rassembler 20 artistes dont les premiers noms ont déjà été dévoilés : Sara Pichelli, Stephanie Hans, Jill Thompson, Vanesa R. Del Rey, Stacey Lee, et Faith Erin Hicks, de quoi laisser présager de très belles pièces, ça a quand même plus de gueule que les variant Lego de la Distinguée Concurrence, vous en conviendrez.

Ci-dessous les couv’ de Thor #7 par Stephanie Hans et Uncanny X-Men #33 par Stacey Lee.

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Le succès de la femme araignée


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Sortie de nulle part, elle est l’une des surprises parmi les plus étonnantes et les mieux accueillies de cette année 2014.
Celle que l’on appelle désormais Spider Gwen va avoir droit à sa série régulière (comme si il pouvait en être autrement !) en réponse au succès critique de Edge of Spider-Verse # 2, une annonce vient en effet d’être faite lors de la NYCC qui se déroule actuellement, où l’on apprend que le scénariste Jason LaTour et l’artiste Robbi Rodriguez reprendraient du service pour développer les aventures de cette nouvelle tisseuse bien particulière.

Rendez-vous donc en février 2015, on compte sur Marvel pour nous aguicher comme il se doit en attendant (pour les plus impatients, n’oubliez-pas qu’elle doit également apparaître dans Amazing Spider-Man #9 dessiné par Olivier Coipel), non mais sinon, à part ça, shut up and just take my money.

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La belle endormie


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Tout le monde sait que Neil Gaiman est un grand défenseur de la cause LGBT, ne serait-ce que par la forte présence de personnages homo, bi ou trans dans la plupart de ses œuvres, c’est le cas dans de nombreux numéros de Sandman (A Game of You, Preludes and Nocturnes, The Kindly Ones, Seasons of Mist) ainsi que Books of Magic, et sa participation à AARGH pour ne citer que ces exemples.

Son dernier livre à paraître, intitulé The Sleeper and the Spindle disponible dès le 23 octobre et destiné à un jeune public (tout comme Coraline, dont je suis une très grande fan) est un conte qui amène une fois de plus l’idée récurrente (avec Frozen et Maléfique, c’est quand même la troisième fois cette année !) qu’une princesse n’a nullement besoin du baiser d’un prince charmant pour sortir d’un profond sommeil, et qu’une femme peut faire le job tout aussi correctement.

Illustré par Chris Riddell (dont la patte m’a tout de suite fait penser à Jeremy Bastian) ce livre nous raconte en effet les aventures d’une jeune reine qui à la veille de son mariage tente de sauver une princesse vivant dans un royaume voisin, d’un sort qui l’a fait tomber dans un profond sommeil.
Il ne s’agit pas ici de mettre en avant l’homosexualité d’un des personnages principaux, mais bien au contraire de prôner l’idée que les contes pour enfants peuvent aussi être peuplés d’héroïnes d’un nouveau genre.

Inutile de dire qu’ici ce genre d’histoire est hautement apprécié, (et oui, Julien et moi on a aimé deux films différents mais qui ont au fond le même message) c’est la raison pour laquelle nous pouvons déjà vous promettre une review de ce livre dans les semaines à venir. En attendant sachez que Neil Gaiman viendra nous rendre visite à Paris du 22 au 25 octobre pour la promotion de son nouveau roman L’Océan au bout du chemin, qui sort lui aussi le 23, Au Diable Vauvert.

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Batgirl #35


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Il était temps qu’elle débarque cette nouvelle Batgirl. Il était temps car depuis l’annonce tonitruante de son changement radical de style et d’équipe artistique, l’engouement de la part des lecteurs (enfin surtout des lectrices, car c’est LE public qui est directement ciblé dans ce comic-book) avait pris de telles proportions que je commençais à craindre que le soufflet retombe dès la sortie de ce numéro. Il est peut être un peu prématuré de dire si c’est effectivement le cas, mais une chose est sûre, les promesses de cette nouvelle version de notre héroïne ont été tenues et font vraiment plaisir à lire.

Le fait est qu’en lisant les premières pages de ce Batgirl #35, c’est quand même un peu malheureux à dire mais on a déjà pratiquement oublié les 34 précédents numéros tant celui-ci apporte la fraîcheur, le dynamisme, la jeunesse et la fantaisie que l’on a toujours souhaité, et parfois trouvé dans le personnage de Barbara Gordon.
A mi-chemin entre Batgirl: Year One de Chuck Dixon et Marcos Martin, la série de 2009 mettant en vedette Stephanie Brown ou même Brave and the Bold #33 de Cliff Chiang et J. Michael Straczynski, ainsi que Batman Confidential #17 à 21 de  Fabian Nicieza et Kevin Maguire, ce premier numéro d’une nouvelle ère est ancrée dans l’air du temps (celui des réseaux sociaux, des celebgates et des cafés branchés des grandes métropoles) et nous offre un nouveau visage (le vrai visage ?) d’une Barbara désormais totalement émancipée et un brin tête brûlée, où le désir de profiter pleinement de la vie n’est pourtant pas sans conséquences.

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Cette nouvelle Batgirl est donc une série qui transpire la girlitude, avec également une forte propension à vouloir s’attirer la sympathie de la communauté LGBT, c’était déjà le cas dans le run précédent avec la création du personnage (transgenre) d’Alysia par Gail Simone, ici c’est quasiment tout son entourage qui est soit gay soit bisexuel et je ne serais pas étonnée de voir notre héroïne expérimenter une relation avec une fille dans les mois à venir (attention, ce n’est pas particulièrement ce que je souhaite, à vrai dire ça n’a aucune importance, mais ici l’homosexualité et la bisexualité sont amenés d’une façon si naturelle qu’il ne serait pas surprenant de voir les auteurs se pencher sur la question).

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L’autre point positif, c’est la présence de Black Canary, que l’on est ravis de retrouver ici compte tenu de l’arrêt de la série où elle officiait jusqu’à maintenant. Elle semble apporter un peu de stabilité et de maturité à cette bande de jeunes fêtards qui ne semblent pas pour le moment être trop portés par les études.

La légèreté est donc au rendez-vous, tant au niveau du scénario de Cameron Stewart et Brenden Fletcher (ne vous attendez pas à ce que Batgirl soit confrontée à une menace digne du Joker ou de son frère, bien que les dernières pages laissent présager de bien sérieux ennuis dans un futur relativement proche) que par le graphisme de Babs Tarr, qui emploie un style comparable à celui de Stewart (il y a un petit côté Suicide Girls qui n’est pas pour me déplaire) ou même Amanda Conner. C’est vivant, et c’est exactement ce que l’on demandait.

Si la suite de cette série continue dans ce sens, il est évident que ce run sera considéré comme un indispensable dans la bibliographie de Batgirl, et c’est bien tout le mal qu’on lui souhaite.

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