Wonder Woman #36 et 37 : Grim and gritty fairy tale


Bon alors, puisqu’on m’a demandé de faire une critique sérieuse des deux premiers numéros de Wonder Woman élaborés par le couple Finch (mais je ne peux tout de même rien vous promettre, parce que vraiment, je préfère rire de certaines choses que d’en pleurer. Non mais oh, je ne vais pas passer mon temps à chouiner quand même !), voici mon décorticage de cette nouvelle version de l’Amazone.

Wonder Woman #36 

Laissée sous la responsabilité d’un dessinateur que l’on connait pour son talent indéniable… et sa représentation des personnages féminins plus que stéréotypée, et une scénariste (son épouse) dont l’expérience ne se résume qu’à des travaux pour Zenescope (un éditeur qui sait faire dans la dentelle… ah non pardon, c’est vrai que j’ai promis de rester sérieuse, mon dieu que c’est dur), la série décide d’emblée de prendre un tout autre chemin que ses prédécesseurs (le duo Cliff Chiang/Brian Azzarello).
La scène qui nous montre le mieux cet état de fait est celle où l’on voit Diana nettoyer le sang qui recouvre son corps (nu) en prenant une douche au début du numéro, comme pour faire table rase sur le passé et nettoyer la vision souvent gore et horrifique que le précédent scénariste avait pour habitude d’avoir.

Shower
Voilà, maintenant que Wonder Woman est toute propre on peut passer aux choses sérieuses.

Dans la scène d’ouverture il est aussi question d’eau, symbole de pureté donc, et ici évoquée comme source de joie et de fertilité mais surtout annonciatrice du Déluge ou des pluies torrentielles viennent inonder des villages entiers sous l’œil d’un mystérieux protagoniste observé de loin par Swamp Thing. Cette scène est efficace, surement parce qu’elle est au final la plus simplement élaborée de tout le numéro.
PhotoVient donc ensuite cette scène de la douche, d’une sobriété qui toutefois étonne quand même un peu lorsque l’on connait la facilité qu’a l’artiste pour représenter certaines héroïnes (bon, je vais pas en remettre une couche, on va essayer d’avance un petit peu), et là justement tout passe à merveille. A ce stade du numéro, et malgré une couverture ou notre fière amazone s’est sûrement fait un tour de rein et ressemble à une gamine de 16 ans, je suis agréablement surprise. Un autre point intéressant qui concerne l’intrigue en elle même, Diana s’attarde sur une photo où elle est accompagnée d’une petite fille, une amazone comme elle (à moins que ce soit elle et sa mère qui sont représentées, c’est très difficile à dire).

Nous sommes ensuite propulsé sur l’île de Themyscira, où les amazones se crêpent le chignon, certaines estimant que Diana n’est pas une bonne souveraine et refusant de cohabiter avec leurs progénitures masculines. Ici encore les amazones sont évoquées comme de vraies morues sans cœur, ça commence à bien faire. Il devrait peut être y avoir une nuance entre la guerrière de la mythologie et la furie emasculatrice limite fasciste. On remarque aussi une vieille femme encapuchonnée et au nez crochu sortie tout droit de Blanche Neige et les Sept nains… deux scénarios écrits pour Zenescope, ça ne laisse pas indemne.

La scène suivante est une splash page avec la Justice League au grand complet et j’ai rarement vu autant de protagonistes aussi figés (qui a dit constipés ?) et inexpressifs sur une seule page. Il n’y a aucune émotion, les regards sont vides et absents et on a vraiment l’impression que Finch s’est amusé à dessiner des figurines en plastique disposées les unes à côté des autres (comme celles que j’ai sur mon bureau, ça saute aux yeux). Ici encore, Wonder Woman ressemble à une poupée que l’on croise à la sortie du lycée. Un autre détail qui m’a choqué, il n’y a aucune interaction en elle et Superman. Il se sont pas censés être en couple ces deux là ? En tout cas dans ce numéro c’est l’hôtel des cul tournés.

Statue
Alors oui tout ça manque un peu d’action, heureusement que Swamp Thing débarque (celui-ci au passage est superbement illustré, c’est un régal de voir l’artiste s’exprimer sur ce genre de créatures, et c’est vraiment sur ce genre de personnages que David Finch excelle), car avant de poser toute question Diana décide de lui donner quelques savates, car après tout elle est la déesse de la guerre, donc on cogne d’abord, on discutera après.
Cette scène véhicule aussi le trope qu’une femme se laisse toujours contrôler par ses émotions et n’est pas capable de les contenir. Ensuite, il y a cette expression complètement débile : « Vegetative Injustice » mais qu’est ce que ça veut dire au juste ? Quelques pages plus tard on a droit à un « My problem… is your problem » et là quand même je me dis qu’il va falloir s’armer de patience en attendant un prochain scénariste car précisément ici on est du niveau d’une fan fiction.

Talk

Wonder Woman qui est donc comme toutes les femmes à moitié hystériques, va se faire raisonner physiquement par Swamp Thing et ses tentacules lianes, puis psychologiquement par Aquaman, ici dépeint comme un homme plein de sagesse. Pendant cet entretien Wonder Woman est sermonnée et infantilisée à outrance jusqu’à tenir dans ses bras un ours en peluche, ce qui va à ravir avec sa tête de Baby Doll bougonne. Diana exprime ici toute sa confusion face au flot de problèmes qu’elle doit gérer en même temps, et la pénibilité de ses différents statuts…. En gros elle chouine parce qu’elle est débordée et qu’elle a un emploi du temps de malade (non mais sérieusement, heureusement qu’elle n’a pas de gosse, qu’est-ce que ça serait) ! Alors oui bien sur cette scène permet grossièrement aux nouveaux lecteurs de prendre l’avion invisible en marche mais quand même ! De qui parlons-nous ici ? Si ça c’est pas du out of character je ne sais pas ce que c’est…
Le numéro se termine par la découverte de la statue d’Hippolyte complètement détruite, se débarrasser d’un personnage aussi central dans la mythologie de Wonder Woman (et déjà quasi inexistant dans le run précédent) dès le premier numéro, il fallait quand même oser.

Ce 36ème numéro est donc aussi décevant que je me l’étais imaginée, malgré quelques détails assez intéressants au niveau de l’intrigue, et un Swamp Thing parfait.

Wonder Woman #37

Avant de commencer, sachez avant toute chose que ça ne m’amuse pas, mais alors VRAIMENT pas de critiquer de façon négative ce nouveau run initié par le couple Finch le mois dernier, bien au contraire. Je préférerais bien mieux employer mon temps et ce blog à composer de belles phrases très élogieuses pour remercier leur travail sur la valorisation d’un personnage tel que Wonder Woman, en saluant leur respect des bases fondatrices (le féfé – le féffé – le féminisme – Atchoum ! Pardonnez-moi) et l’originalité de leur prise de position artistique. Malheureusement, je me sens encore obligée d’expliquer tout ce qui ne va pas dans ce numéro, malgré encore une fois deux trois choses qui m’ont plu, mais par Hera qu’il est dur d’être une fan de Wondie en ce moment…

Ce qui saute aux yeux à la lecture de ce numéro (outre le fait, comme je le disais dans la preview que c’est littéralement la fête à la carpe, avec des personnages qui passent leur temps à vouloir semble t-il gober des mouches), c’est un énorme problème de rythme et de continuité du récit, tant et si bien que j’ai voulu replacer les pages à ma manière pour gagner en fluidité car sincèrement on ne sait pas trop où Meredith Finch veut en venir, ce dont j’ai été littéralement bouche-bée.
Wonder Carpe

Sans transition, on avance, on recule, comment veux-tu, comment veux-tu. L’autre gros soucis est le décalage grandissant entre le souhait honorable de la part de la scénariste de vouloir humaniser son personnage en lui donnant une palette d’émotions (mais qui s’avère assez limitée puisque là encore nous sommes à la limite de l’hystérie lors d’une interaction avec Superman), et le style complètement inexpressif de son dessinateur de mari. Faire descendre Wondie de son piédestal, c’est à dire de son statut d’héroïne quasi invincible/déesse/icône pourquoi pas, faut-il encore le faire pour les bonnes raisons et non une simple crise d’identité car personne n’y croit une seule seconde.
Je remarque aussi que lorsque Wonder Woman s’entraîne avec Superman, elle est dégoulinante de sueur alors que lui est frais comme un gardon… mais une femme qui transpire, c’est tellement plus sexy.
Un autre problème que j’avais soulevé dans l’épisode précédent, c’est la facilité que des Amazones ont à se comporter comme de véritables morues, corruptibles, crédules, et infanticides de surcroît.
Les scènes de combat sont quant à elles impeccables, David Finch est un professionnel de la mise en page dans l’action, mais malheureusement ce n’est pas suffisant pour porter un numéro dans sa totalité.

SorcièreLa meilleure partie de cet opus (quand on a fini de replacer les pages à leur place) est au final tout ce qui ne concerne pas Wonder Woman, ce qui est un peu ballot quand même quand on y pense. Cela comprend la présence de Derinoe, la vieille femme encapuchonnée dont les dessins se dévoilent un peu, et celle qu’elle sert appelée pour le moment « sorcière »… Son look est intéressant et a pour le moment trois fois plus de charisme que l’héroïne qui devra lui botter les fesses.
Enfin pour ce qui est de l’apparition surprise d’un personnage très apprécié par les fans de DC Comics et que l’on avait pas vu depuis l’avènement des NEW 52, cela reste un choc, autant sur le fond que sur la forme. Alors oui, celle-là on ne l’avait pas vu venir et la surprise est d’autant plus belle.
Mais cette joie passée, on est quand même bien obligé de faire le constat qu’il s’agit de la deuxième héroïne à poil que l’on s’enfade en deux numéros. Personnellement je trouve qu’elle aurait mérité meilleure retrouvailles avec sa fanbase.
Le contexte de ce retour me laisse également perplexe, non seulement le personnage sort d’un chaudron bouillonnant et fumant (on avait déjà la sorcière de Blanche Neige, la boucle est bouclée), mais le contenu de ce chaudron laisse penser que Meredith Finch a décidé de se servir en partie des origines classiques de Wonder Woman pour les octroyer à celui-ci (comme si c’était déjà pas assez compliqué comme ça). Ceci dit ce n’est pas une idée inintéressante, mais le « coucou me revoilà ! A poil ! » n’était sans doute pas la meilleure idée du mois.

Et ce come-back mine de rien, c’est quand même une p***** de prise d’otage pour tous ceux qui voulaient abandonner la série.

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Let it go (lettre ouverte à Batwoman)


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Chère Batwoman,

A travers ce blog j’ai posté des dizaines et des dizaines de billets sur toi, et chacun d’entre eux a été écrit avec mes tripes, il en sera de même avec celui-ci.

J’ai beau m’y être préparée depuis un moment déjà parce que l’issue était inéluctable, la nouvelle de l’arrêt de la série régulière dans laquelle tu évolues depuis septembre 2011 m’a tout de même fait pleurer.
Bien sûr je suis bien placée pour savoir qu’il y a plus grave dans la vie, mais j’ai pleuré comme lorsque l’on est pris au beau milieu d’un film ou d’un livre, et que soudainement le personnage dont on est le plus attaché se sacrifie ou est dilapidé inutilement pour servir l’intrigue.
Et toi Kate, tu t’es faite dilapider par DC Comics il n’y a aucun doute là dessus, mais personne n’en tirera profit bien au contraire.

Mais quel gâchis quand on y pense, lorsque l’éditeur a annoncé ta venue en 2006, tout le monde ne parlait que de toi, et du fait que tu sois lesbienne. DC avait bien choisi son plan d’approche en communiquant via les plus grands médias… Tu étais une révolution à toi toute seule, car tu allais devenir la première super héroïne lesbienne à avoir une telle aura dans l’industrie des comics mainstream.
Et grâce au talent incroyable de deux purs génies, le scénariste Greg Rucka et le dessinateur J.H. Williams III, tu es devenue une légende, parmi les héroïnes les plus marquantes de ce début du 21ème siècle tout média confondu, et une icône pour toute une catégorie de lecteurs que tu as toujours représenté avec fierté, courage,  et dignité.

Grâce à toi, de nombreux lecteurs se sont en effet reconnus dans ta prise de position contre le Don’t Ask Don’t Tell, et ont ainsi pu avancer dans leur quotidien et l’adversité à laquelle ils ont pu faire face à un moment de leur vie. Quand je me suis battue pour que mon comité d’entreprise accepte que mon fils ait exactement les mêmes droits que les enfants « classiques » des salariés de ma boite, que j’ai enfin obtenu ce que je voulais pour lui au bout de quatre ans, et que désormais il peut assister à l’arbre de Noël comme n’importe quel autre enfant, à chaque étape, déconvenue, boycott du CE, demande d’être reçue par la RH, j’ai pensé à toi. C’est un exemple comme un autre, et il en existe des milliers comme le mien.
Oui, je suis convaincue que des milliers de gens ont réussi à franchir des barrières en étant inspirés par toi.

Comme je l’ai dit plus haut j’ai montré mon amour et ma fascination pour ce que tu représentes à travers d’innombrables écrits, et il est hors de question de m’arrêter là. Tes aventures s’arrêtent peut-être, mais notre histoire continue.

DC Comics n’a pas idée de l’importance que tu peux représenter pour toutes ces femmes, et ces hommes qui ont appris à te connaitre. Il faut que tu saches que malgré ce que l’on voudrait te faire croire, et ce que l’on t’oblige à endurer depuis des mois en t’interdisant tout bonheur et en t’infligeant toutes ces intrigues absurdes, tu n’appartiens pas à DC Comics. Tu appartiens aux auteurs qui ont su te respecter et aux lecteurs qui continuent de croire en toi, même si tu disparais.

Je te laisse donc partir, avec le sentiment que nous nous reverrons tôt ou tard, parce que quoiqu’il arrive comme tu le dis si bien, we soldier on.

Au revoir Kate Kane

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La Patriote


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PepComics1En janvier 1940, c’est à dire 14 mois avant l’entrée en scène de Captain America, l’éditeur MLJ (qui deviendra plus tard Archie Comics) publie dans Pep Comics #1 les aventures de l’un des tout premiers super héros patriotiques : The Shield, un personnage créé par le scénariste Harry Shorten et le dessinateur Irv Novick. 

Joe Higgins, est le fils du scientifique Tom Higgins, dont les recherches se concentraient sur l’élaboration d’un produit chimique pouvant donner des super-pouvoirs à un homme ordinaire. Alors qu’il était sur le point d’y parvenir, il est tué par des agents étrangers. Son fils, un agent du FBI, continue ses travaux, trouve enfin la solution et décide d’utiliser le processus sur lui-même. Il se fait ensuite tailler une tenue sur mesure basée sur le drapeau américain pour devenir The Shield. 

The Shield aura eu tout au long de sa carrière diverses incarnations (chez Archie mais également chez DC, qui avait racheté les droits de son label de super héros Red Circle mais qui les a reperdu au profit de son éditeur d’origine), pour se voir être relancé une nouvelle fois à partir de 2015 via le label Dark Circle comics aux côtés d’autres personnages tels que The Black Hood, et The Fox.
Cette version de 2015 a la particularité cette fois-ci d’être incarnée par une femme (nous-y voilà !) et les premiers visuels de Wilfredo Torres font vraiment envie.
Toujours sur une trame mêlant aventure et espionnage, cette nouvelle mouture est concoctée par les scénaristes Adam Christopher et Chuck Wendig, accompagnés du dessinateur David Williams, et dont les origines remontent à la Révolution américaine et non plus la Seconde Guerre Mondiale.

Aucune preview n’est encore visible, mais une interview des deux écrivains disponible sur le site Women Write About Comics nous en dit un peu plus sur leurs intentions. Un numéro spécial réunissant les trois protagonistes de Dark Circle est également prévu à l’occasion du prochain Free Comic Book Day (avec une très belle couverture de Francesco Francavilla).

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Dompteuse de dino


Qui n’a jamais rêvé d’avoir un T. Rex comme animal de compagnie ? Les lecteurs de ma génération se souviennent encore sans doute de Denver le dernier dinosaure, un dessin animé qui faisait la joie de nos soirées du samedi sur FR3 dans le programme intitulé Samdynamite (Oui, bon c’est sur que ça nous rajeunit pas tout ça…) 
Les gosses et les dinosaures, c’est quand même une sacrée belle histoire d’amour. La preuve en est encore une fois avec Terrible Lizard, une série paraissant actuellement chez Oni Press (le deuxième numéro sort mercredi) et dont le scénariste est loin d’être un inconnu puisqu’il s’agit de Cullen Bunn, l’auteur de l’excellent Sixth Gun, la mini-série Helheim, ainsi que les très remarqués Fear Itself: The Fearless et Fearless Defenders chez Marvel.

Avec Drew Moss et Ryan Hill aux dessins, Terrible Lizard raconte l’histoire d’une petite fille nommée Jess dont le père scientifique travaille sur le phénomène des failles spatio-temporelles et provoque l’arrivée tonitruante d’un T. Rex dans notre monde. L’animal s’avère être doux comme un agneau en présence de l’enfant mais ne manque pas de montrer son incroyable dentition lorsqu’une menace militaire cherche à entraver cette amitié naissante.

Terrible Lizard est peut-être le nouveau Leave it to Chance, qui sait. En tout cas l’intrigue principale reflète exactement le genre d’histoire que j’ai envie de lire en ce moment, un peu de fraîcheur, de tendresse, et de grosses bestioles  dans ce monde de brutes sont des plus bienvenus.

Voici la preview du #1 : 

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Et celle du #2 :

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Wonder Woman #37 : la preview


Après avoir montré pratiquement tout ce qu’il ne fallait pas faire avec une héroïne telle que Wonder Woman dans leur premier numéro, (mais quelque part c’est très bien, si il le faut cet opus servira plus tard parmi les exemples criant de malfaçons tout au long de sa longue carrière, un billet que certains sites auront l’idée de poster pour l’anniversaire de ses 75 ans, je n’en doute pas une seconde) le couple David et Meredith Finch rempile pour notre plus grande perplexité.
Y aura t-il encore une fois du Hentai avec Swamp Thing ? De la séance de psy à la Ally McBeal avec Aquaman ? Ou bien des scènes de douche totalement inutiles mais qui sont là dès la première page au cas ou un lecteur à l’intellect pré-pubère daignerait y jeter un œil ? Sans oublier la présence d’une Justice League monolithique et plus inexpressive qu’une statue de Ceausescu… Mais quel suspense, quand on y pense !!!

En tout cas ce qui est sûr à la vue de cette preview, c’est que David Finch continue à considérer les femmes comme des carpes lorsqu’elles sont dans l’action (et à partir de maintenant je revendique la propriété du Hashtag #WonderCarpe, faites gaffe, je vous ai à l’œil…)

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Never give up, never surrender !


Annoncé en début d’année, le documentaire intitulé She Makes Comics réalisé par Marisa Stotter, et produit par les équipes de Respect Film ! et Sequart, déjà responsables de nombreux documentaires sur les comics parmi lesquels : Grant Morrison : Talking with Gods, Warren Ellis : Captured Ghosts, Comics in Focus: Chris Claremont’s X-Men, The Image Revolution, et Diagram for Delinquents, nous envoyait du rêve en nous promettant via un projet Kickstarter un panorama et un état des lieux sur la présence des femmes dans l’industrie des comics aux Etats Unis en laissant s’exprimer de façon inédite un grand nombre de ses représentantes, et pas des moindres : Trina Robbins, Kelly Sue DeConnick, Joyce Farmer, Jenette Kahn, Colleen Doran, Blair Butler, Laura Hudson, Gail Simone, Louise Simonson, Kate Leth, pour ne citer qu’elles.

Le film est désormais sorti et disponible en version numérique depuis le 9 décembre via le site de la boite de production, Sequart. Voici deux extraits (la bande annonce, et un second parlant de la présence des femmes dans les Comic Con, et par extension de celle des cosplayeuses, dont le statut tend à se professionnaliser et qui a la particularité de diviser les geeks de tout poil).
Lorsque j’aurais mis la main dessus je me ferai un plaisir de vous faire une petite review qui se respecte.

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Des rats et des reines pour Stjepan Sejic


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Ma question du soir sera : Mais comment fait-il ?
Après Witchblade (et son superbe spin-off Angelus), Aphrodite IX, Ravine, Sunstone (séries sur lesquelles il continue de travailler), Death Vigil (actuellement disponible chez Top Cow), des apparitions surprises sur certains titres (Harley Quinn Annual #1), ses élucubrations hilarantes qu’il partage sur son Deviant Art ainsi que sur les réseaux sociaux, sans parler de ses participations pour d’innombrables couvertures (celle de He-Man Masters of the Universe #18 ou l’on voit She-Ra en premier plan, a fait palpiter mon petit cœur de fillette de 10 ans, oui je sais, il me faut pas grand chose) chez différents éditeurs…
Voici que Stjepan Sejic débarque sur Rat Queens, (la série qui m’a le plus marquée en cette année 2014 mais j’aurai l’occasion d’en reparler dans mon bilan annuel) à partir du #9, après un intermède intitulé Rat Queens Special: Braga #1 dessiné par Tess Fowler publié le 14 janvier prochain pour nous faire patienter.

Cette arrivée fait suite au renvoi du dessinateur Roc Upchurch pour des raisons que je me passerai bien d’expliquer ici, car ça ne m’intéresse pas vraiment de relayer toutes les polémiques (je sais pas si vous avez remarqué mais je n’ai pas parlé du Q de Spider-Woman, c’était délibéré), surtout lorsqu’elles concernent autant la vie privée des gens.
Ceci dit, elle relance quand même le sujet de l’interrogation du lecteur qui peut se demander si il doit continuer à acheter le comics ou pas. En l’occurrence Image a tranché avant que nous puissions prendre parti. Personnellement je vais regretter son art et son style qui a donné à Rat Queens une aura si particulière…

Stjepan Sejic est donc un monstre de travail, et son Ravine nous convainc immédiatement qu’il est l’homme de la situation pour pérenniser ce titre qui tombe comme une bénédiction pour une lectrice comme moi, mais qui accumule malheureusement les retards.
L’éditeur a promis que la série redeviendrait réellement mensuelle à partir du #12, mais il n’est pas dit que l’artiste Croate soit de la partie. Wait and see… mais quoi qu’il en soit je vous conseille déjà vivement de vous procurer le premier TPB, c’est une pure merveille.

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