Coeur de Pirate


Tous les week-end se suivent et ne se ressemblent pas dans notre belle région.
En effet à peine une semaine après le TGS, c’est la Médiathèque de Colomiers qui continue son cycle comics avec la présence de Jeremy Bastian, auteur de la série Cursed Pirate Girl publiée en Français sous le titre La fille Maudite du Capitaine Pirate aux Editions La Cerise.
Edité en trois volumes, Cursed Pirate Girl nous conte les aventures en haute mer d’une jeune flibustière à la recherche de son père, un redoutable brigand des mythiques mers d’Omerta, et qui va rencontrer créatures mythiques, pirates retords, et apparitions fantomatiques. Un récit fantaisiste de cape et d’épée constitué de voyages au pays des merveilles et de dangers inimaginables, commençant à Port Elisabeth, dans la Jamaïque du début du XVIIIè siècle, pour prendre rapidement le large, toutes voiles dehors.  

Se faire "traiter" de génie par Mike Mignola n’est quand même pas donné à tout le monde, ce qui laisse donc présager une bien belle rencontre et la découverte d’un univers fantastique et foisonnant.

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Les Drôles de Dames de Delcourt


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Je tenais à saluer l’excellente initiative de la part des Editions Delcourt de publier à quelques semaines d’intervalle trois pépites du genre mettant en avant des héroïnes au destin bien particulier.
A sa lecture il y a deux ans, la série The Sword des Luna Brothers m’avait carrément enthousiasmé, et Julien nous a déjà chaudement recommandé Glory autant pour son scénario original que ses illustrations jouissives.
La troisième série mise en avant par Contrebande, la collection de Thierry Mornet, me met en joie comme vous pouvez vous l’imaginer puisqu’il s’agit de Rachel Rising, l’odyssée horrifique de Terry Moore dont j’ai bien sûr également vanté tous les mérites.

Voici donc trois valeurs sûres approuvées à 1000% par le TLGB, alors ne venez pas nous dire qu’on vous aura pas (encore) prévenu !

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TGS Springbreak 2014 : We Are Family


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Et bien les enfants, quel week-end !
Comme vous l’avez déjà sûrement compris, j’étais présente sur le stand des copains de l’association Hype Média qui gérait la Comic Zone lors cette édition printanière du TGS, et dont la liste des invités était digne des meilleurs festivals de comics de l’hexagone.
Vous parler du TGS dans son ensemble va m’être très difficile tant je me suis cette fois-ci focalisée sur la partie comics, j’ai juste fait un tour rapide le samedi matin dans l’enceinte de Diagora pour ensuite rester là où il fallait résolument se trouver ce week-end, un endroit où tout passionné de comics se doit d’expérimenter au moins une fois dans sa vie, à mille lieux des files d’attentes interminables et des séances de dédicaces à la chaîne et sans âme.
L’intérêt pour moi d’un festival ou d’un événement quel qu’il soit lié aux comics est de pouvoir approcher les artistes et leur dire à quel point leur travail est merveilleux. Ce doit aussi être un moment de partage et de convivialité, où chacun doit prendre plaisir quel que soit sa place.

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En ce qui me concerne je peux vous dire que du plaisir, j’en ai pris des wagons entiers. C’est peut-être le fait que tout cela se passe dans ma ville, que j’ai été "embauchée" par une joyeuse bande qui transpire l’amitié, la simplicité et la sympathie par tous les pores, que j’ai fait de mon mieux pour apporter mon savoir faire, ma bonne humeur et mon enthousiasme inépuisable quand il s’agit d’aider cette entreprise géniale de vouloir créer un événement de grande envergure autour des comics sur Toulouse.

Je n’oublierai jamais les moments passés en compagnie de tous les invités tous plus adorables les uns que les autres et notamment les quatre cavaliers de l’Apocalypse, les artistes Mahmud Asrar, Yildiray Cinar, et Trevor Hairsine ainsi que Richard DeDominicis collectionneur et vendeur de planches originales dans le plus grand respect des royalties pour les auteurs. Tous ces gens adorables m’ont tant donné ces deux derniers jours, alors que moi je n’arrivais même pas à expliquer ce qu’était une crème Catalane (mais j’y suis arrivée… enfin je crois…).

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Les invités Français sont loin d’être en reste, Stéphanie Hans que je croise désormais régulièrement est toujours aussi sympathique et a toujours un mot gentil pour moi, Gérald Parel est le prince du Disco, Phillipe Briones et Romain Huet ont formé un tandem de choc tout le long du week-end, et j’ai pu grandement apprécier le talent indéniable et la fraîcheur du couple formé par Elsa Charretier et Pierrick Colinet, pour moi leur avenir est tout tracé.
Paul Renaud fait partie de ces grandes personnes d’une impressionnante générosité que j’ai la chance de pouvoir côtoyer, le genre de ceux qui m’inspirent et qui me donnent envie de faire toujours mieux. Gourvy et Dana ont sans doute été les plus à plaindre car il ont du supporter mes vannes foireuses lorsque j’avais un peu trop bu…

Quoi qu’il en soit je n’ai pas mérité tout ce que j’ai pu recevoir lors de ces deux derniers jours, des sketches splendides à ma toute première planche originale (sortie tout droit de la collection de Richard, une page du Supergirl#26 dessinée par Yildiray Cinar) sans parler de la présence d’une (très très très jolie !) cosplayeuse amatrice de Frozen (non mais…. vraiment vraiment jolie hein !).

Je ne peux pas non plus oublier de parler de l’ambiance incroyable et chaleureuse que j’ai pu expérimenter grâce à toute l’équipe de Hype Média, qui m’ont accueillie à bras ouverts, et je pense sincèrement que toutes les personnes présentes (autant les artistes que les visiteurs) ont ressenti cette atmosphère vraiment particulière, comme si nous étions tous une bande de potes réunis autour d’une passion commune et que le temps s’était arrêté un tout petit peu l’espace d’un week-end. C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu, et c’est aussi pour cela que j’aime tant cet univers.

Voilà, c’était donc mon ressenti sur cette édition, pour ce qui est du contenu (parce que j’ai travaillé un peu pour vous aussi les enfants ;) ) en partenariat avec Hype Média, quelques interviews seront bientôt disponibles, j’espère qu’elles vous plairont. Et j’espère aussi vous avoir convaincu que pour la prochaine édition, fin Novembre vous vous devez de faire le déplacement.

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We are young


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Une partie des GLAAD Awards s’est déroulée à Los Angeles le week-end dernier, avec entre autre un beau discours de présentation d’Ellen Page sur la comédienne trans Laverne Cox qu’elle considère comme son héroïne.
Côté comics, c’est légitimement la série Young Avengers de Kieron Gillen et  Jamie McKelvie qui a remporté la fameuse récompense pour la meilleure représentation de la communauté LGBT dans le domaine de la BD lors cette 25ème édition. Pour rappel les autres nominés étaient Batwoman, The Fearless Defenders, Husbands et Life With Archie.
La série originale Young Avengers avait déjà remporté un award en 2006, alors qu’Avengers: The Children’s Crusade avait été nominé en 2011 puis en 2012, ainsi que Young Avengers Presents en 2009.

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Oni renvoie qui mal y pense


Nous avons tous nos convictions et nos combats à mener (du moins je l’espère pour vous sinon je vous le dis comme ça de but en blanc : votre vie est triste), et quelle qu’elles soient, si leur finalité a un rapport avec le souhait d’un monde meilleur pour TOUS, il ne faut pas hésiter à les assumer et les partager.
En matière de lutte contre l’homophobie dans le domaine qui nous intéresse -la BD- que l’on soit blogueur, artiste solo, ou en collectif, les exemples nous montrent que chacun a son rôle à jouer pour véhiculer inlassablement ce message égalitaire et surtout  laisser des traces pour les générations futures, car il ne suffit malheureusement pas de faire une manif par an pour faire avancer les choses.
Chacun a son rôle à jouer donc, comme ce que vient de faire l’éditeur indépendant Oni Press en rompant son contrat avec son fournisseur en fourniture de bureautique et d’emballage ULine, entreprise basée dans l’Illinois avec laquelle il travaillait depuis des années et n’avait absolument rien à lui reprocher jusqu’à maintenant.
Il s’agit en effet d’un différent idéologique qui a poussé Oni Press à mettre un terme à leur collaboration, ULine par le biais de son directeur Richard Uihlein étant très liée à l’organisation Family-PAC qui milite contre les droits des homosexuels et notamment le mariage gay dans l’Illinois.
L’éditeur de Scott Pilgrim et Courtney Crumrin s’est donc chargé dans un communiqué d’expliquer cette prise de position : "Chacun a droit à ses opinions et ses croyances, mais il nous appartient aussi de voir si nous choisissons de les soutenir."
Voilà un bel exemple que d’autres feraient bien de suivre.

 

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Glory : la review de Julien Lordinator


Glory, retour en grâce

 

Si il y a bien des personnages sur lesquels je n’aurais pas misé un kopeck sur leur retour, c’est bien les créations de Rob Liefeld, et pourtant il y croit et si il y a bien une qualité que l’on peut attribuer à Rob Liefeld, c’est bien celui d’être un acharné et de continuer vaille que vaille à aller au bout de ses idées.
Une de ses idées récentes fut de relancer la plupart de ses créations avec un postulat de départ assez couillu, celui de donner la possibilité à des artistes de faire ce qu’ils veulent avec, en se basant juste sur le pitch de base du personnage.
Visiblement, certains de ces reboots sont des réussites, notamment Prophet par Brandon Graham (Prochainement en France chez Urban) et qu’en est-il donc de Glory  ? Et bien la réponse est surprenante  !

 Il y a de cela quelques années, l’ami Rob avait créé son propre label au sein d’Image Comics, Extreme Studios, pour ensuite créer son propre label, Awesome.
Liefeld avait surfé à l’époque sur un peu toutes les modes des comics, le super-héros avec Supreme, la bad girl avec Avengelyne et même le comic d’horreur/gothique avec The Coven…. Sans grand succès autre que celui d’estime de quelques fans, succès surtout dû au passage du grand Alan Moore sur quelques titres, notamment Supreme et la géniale mini-série Judgement Day.

Parmi ses créations, il y avait Glory.

Glory, entre gloire et déboires.

Glory, c’était un peu une sorte d’ersatz de Wonder Woman, autant dans l’histoire que dans l’apparence : Fille née de l’union entre une amazone et un seigneur démon, elle fut élevée par les amazones qui firent d’elle une guerrière, Glory devait malgré tout contrôler l’héritage de son père, une fâcheuse tendance à s’énerver et a se laisser submerger par son coté démoniaque, faisant d’elle à l’occasion une brute sanguinaire. Un jour elle décide de se rendre dans le monde des hommes et débarque quelques années avant la seconde guerre mondiale, guerre à laquelle elle participera activement aux cotés des alliés souvent en compagnie du super-héros Supreme, elle fit même partie d’un petit groupe de super-héros, les «Allies» (Alliés en Français) aux cotés de SuperPatriot et Die-Hard, deux autres créations de Rob Liefeld.

Par la suite, elle sera également membre de la deuxième et troisième formation de la Brigade, un groupe de super-héros constitué des créations de Rob Liefeld.
Comme ont peut le constater, le background scénaristique du personnage est très largement inspiré de celui de Wonder Woman et il suffit de remplacer certains noms par d’autres (Supreme = Superman, Brigade = JLA) pour se rendre compte que l’on est pas loin du plagiat… Rajoutées à cela certaines couvertures sur lesquels Glory reprend les poses de son illustre modèle et la boucle est bouclée. Cette ressemblance un peu trop évidente portera probablement préjudice au personnage qui ne trouvera jamais véritablement son public, comme la plupart des créations de Rob Liefeld diront les mauvaises langues.

Glory période Rob Liefeld  : Un petit air de Wonder Woman  ?

Alan Moore tentera bien de réinventer le personnage avec une mythologie plus étoffée mais l’histoire tournera court et le grand Alan ne signera que trois numéros, publiés de façon complètement anarchiques (Un numéro zéro chez Awesome, réimprimé en 2001 chez Avatar Press avec deux suites).

Silence radio en ce qui concerne Glory les années suivantes, jusqu’en 2011, année durant laquelle il est annoncé que le scénariste Joe Keatinge écrira une nouvelle série en ongoing consacrée au personnage, série qui reprendra la numérotation originale, au numéro 23, faisant fi des trois épisodes écrits par Alan Moore.

Joe Keatinge  : L’homme à tout faire

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Joe Keatinge n’est pas vraiment un personnage très connu dans le monde des comics  : Arrivé depuis peu dans le milieu, en 2004, en tant que coloriste, le bonhomme jongle durant quelques années avec les casquettes, passant donc de coloriste, éditeur (Sur l’excellente anthologie Popgun), puis scénariste/dessinateur/lettreur bouche-trou chez Marvel et Image. Un parcours hétéroclite, il n’est donc pas étonnant de le retrouver au poste de scénariste sur un projet surgit un peu de nul part…

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A ses côtés, c’est le génial Ross Campbell (Dont j’ai déjà largement parlé et loué les talents dans mon petit article sur le comic Wet Moon, article publié ici-même sur ce blog) qui signera la partie graphique.

Donc en résumé on a un scénariste quasi-inconnu et un dessinateur certes très doué mais peu reconnu pour son travail sur du super-héros… Rob Liefeld aime prendre des risques, dans le cas précis, ces risque seront-ils payants  ?

Glory par Joe Keatinge et Ross Campbell  : La claque inattendue

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Je ne connaissais quasiment pas l’univers et les personnages créés par Rob Liefeld, j’ai juste lu (Et beaucoup aimé) la mini-série Judgement Day et je me souviens avoir jeté l’éponge avec Youngblood après seulement quelques numéros…
J’attaquais donc la lecture de cette nouvelle, et donc inédite pour moi, version de Glory en étant totalement neutre et dans le fond, ce n’était pas plus mal.
Autant être franc, si j’ai acheté cette nouvelle version de Glory, c’est uniquement pour Ross Campbell, artiste dont je suis un admirateur inconditionnel et je ne m’attendais très honnêtement pas à lire quelque chose d’aussi bon ! Car oui, Glory par Keatinge et Campbell, c’est bien, c’est même très bien  !

La première chose qui frappe dès les premières pages, ce sont les dessins de Ross Campbell  : Fidèle à lui-même, l’artiste nous représente des personnages au physique atypique, loin des canons habituels du genre. Les amazones sont donc de véritables montagnes de muscles scarifiées par les batailles, hurlant et tranchant sur les champs de bataille comme de véritable guerrière dans des geysers de sang  ! Car oui, Glory c’est très gore, Ross Campbell n’épargnant aucun détail à notre rétine, entre les os qui explosent sous les coups, les têtes tranchées et les viscères répandues sur le sol, le coté guerrier de la série est totalement assumé et sans concession  : Si la violence extrême vous choque, passez votre chemin… Ou pas  ! Parce que cette nouvelle itération de Glory a beau être violente, cette violence ne doit pas vous décourager de la lire, car cette série recèle un trésor autre que ces dessins, son scénario.

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Glory, elle fait pas dans la dentelle  !

 Je serais tenté d’attribuer à Joe Keatinge la palme du coup de maître inattendu tant son scénario réussi la prouesse d’être bien écrit en alternant moments d’action débridé et personnages et passages sincèrement touchants.
Le pitch principal de l’histoire est somme toute assez classique  : Une guerrière dotée d’un destin et  d’un héritage maudit qu’elle refuse d’assumer, et tente de changer en compagnie de ses amis. Je ne vais pas en parler plus au risque de déflorer l’histoire, mais ça à l’air certes classique, mais c’est rudement bien écrit, bourré d’action, plein de retournements de situation et de coups de théâtre, et ça se lit de façon limpide et plaisante  : Que demander de plus à un comic  ? Des subtilités dans la psychologie des personnages peut être  ? Ça tombe bien, car c’est l’une des qualités surprenantes de ce livre.

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Riley visitant l’armurerie de Glory

Glory à beau être une guerrière implacable, elle n’en reste pas moins l’un des personnages féminins les plus attachants dont j’ai pu lire les aventures ces dernières années. Tiraillée entre son éducation guerrière, son coté primal issue de son père et surtout son empathie manifeste pour les humains et l’indéfectible amour (Dans tout les sens du terme, la bisexualité de Glory étant évidente dès les premières pages) qu’elle porte à ses compagnons, cette montagne de muscles au grand cœur est d’une humanité et d’une sincérité surprenante.
Outre Glory, la série est constellée de seconds rôles tous plus attachants les uns que les autres  : Tout d’abord Riley, l’héroïne de l’histoire, une jeune journaliste américaine hantée par des rêves durant lesquels elle revit divers événements de la vie de Glory. Obnubilée par ces rêves, Riley enquête et cherche à tout prix à rencontrer Glory pour enfin comprendre pourquoi elle revit chaque nuit la vie de la super-héroïne. Il y a aussi les compagnons d’arme de Glory, amitiés qu’elle s’est faite durant ses années d’aventures. Ces personnages ajoutent un certain côté dramatique à l’immortalité de Glory, condamnée à regarder vieillir et mourir ceux qu’elle aime alors qu’elle ne prend pas une seule ride. Hormis eux, il y aussi tout une galerie de monstres et créatures tous plus bizarres et eux aussi attachants : Henry, monstre naïf au grand cœur accroc à la nourriture humaine ou encore Nanaja, la petite sœur de Glory, vulgaire et agressive mais elle aussi au final terriblement attachante.

Glory est donc en fait une sorte de soleil autour duquel gravite une grande variété de personnages tous très différents mais unis par l’amitié qu’ils portent à la guerrière.
Même si l’histoire est basée essentiellement sur Riley et son rôle dans le futur de Glory, la plupart des personnages sont tous écrits de façon très sensible, ils ont tous leur histoire et sont rendus attachants par de subtils détails, ce qui révèle donc un soin tout particulier de la part de Joe Keating dans l’écriture et la caractérisation de ses personnages. Car la force de cette BD n’est pas Glory en elle-même, mais surtout son influence et son rayonnement sur ses proches, une véritable super-héroïne en somme  !

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(De gauche à droite) Son père,  sa mère, Henry, Riley, Glory et Gloria

Cette subtilité est aussi renforcée par le trait de Ross Campbell, tout en rondeur, avec cette façon si personnelle qu’il a de représenter les émotions : Encore une fois, Glory confirme son talent et je ne le répéterais jamais assez, Ross Campbell est un grand artiste à surveiller de très près  !

Petit détail chauvin : L’action se passe en France, plus précisément au Mont Saint-Michel, patrie des fameuses galettes et donc maintenant des guerrières mythologiques ! Pour une fois qu’une BD américaine se passe ailleurs qu’à New York, ça a le mérite d’être souligné.

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 Donc en résumé, en partant d’un comic des années 90 au pitch peu inspiré, Joe Keatinge, renforcé par le style de dessin frais et original de Ross Campbell, a réussi à transformer l’essai au travers d’une écriture subtile, d’une caractérisation réussie de ses personnages et de scènes d’action débridées faisant de cette nouvelle version de Glory une réussite aussi surprenante que bienvenue : Un véritable coup de maître, sans conteste et selon moi l’un des must-read du moment.

J’ai comme une envie de galettes sablées moi du coup…

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Juste pour le plaisir des yeux, une couverture de Ross Campbell représentant Nanaja, la sœur de Glory  !


Glory, de Joe Keating et Ross Campbell disponible chez Delcourt depuis le 2 avril 2014.

 

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Enter the Comics Zone


Fort de son succès lors de la précédente édition du Toulouse Game Show en Décembre dernier, l’équipe de Hype Média nous a préparé pour cette édition printanière intitulée TGS Springbreak (cela veut-il dire qu’il y aura un concours de T-shirt mouillé ?) une Comic Zone, c’est à dire un espace totalement dédié aux comics avec une impressionnante armada d’auteurs qui ferait pâlir d’envie les meilleurs festivals du genre !
Chapeauté par Paul Renaud, dont on connait l’extraordinaire implication pour les Rencontres Comics de Colomiers l’année dernière, cet événement s’avère être un rendez-vous dans la continuité de ce qu’il se fait sur l’agglomération Toulousaine en matière de comics, et mon petit doigt me dit que ça ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

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Le salon TGS Springbreak accueille auteurs et dessinateurs de comics les 12 et 13 avril 2014 au centre Diagora de Toulouse-Labège

 Le TGS Springbreak ouvre ses portes à une sélection de huit artistes, auteurs et dessinateurs de comics de renommée mondiale, qui viendront à la rencontre du public durant les deux jours du salon. Rassemblement de professionnels, associations et passionnés autour des univers du jeu vidéo, du manga et de l’animé, de la culture asiatique, de la science fiction et du comics, il se déroulera les 12 et 13 avril 2014 au centre Diagora de Toulouse-Labège.

Le principe du Toulouse Game Show :

Rassembler professionnels, associations et particuliers autour des thèmes du jeu vidéo, du manga et de l’anime, de la culture asiatique, de la science-fiction et du comics.

Frédéric Deveze et Sébastien Laurens, gérants de TGS Evénements, ont crée le Toulouse Game Show pour combler l’absence d’événement de ce type dans le Sud de la France. La ligne de conduite est claire : apporter un maximum d’animations et de spectacles tout au long de ces deux journées pour en faire un événement inoubliable.

Ils ont vu juste ! De nombreux partenaires locaux et nationaux ont rapidement perçu l’intérêt d’une telle manifestation et ont suivi l’équipe du TGS.

Le public lui aussi a suivi lors des sept éditions du TGS de fin d’année : plus de 11.000 visiteurs en 2007, plus de 15.000 en 2008, plus de 16.000 visiteurs en 2009, plus de 25.000 visiteurs en 2010, plus de 31000 visiteurs en 2011, plus de 34000 en 2012 et plus de 44000 en 2013. Le TGS Ohanami à quant à lui réalisé lors de sa 4ème édition 12000 entrées.

Des auteurs et dessinateurs de comics de très grand talents présents au TGS Springbreak :

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Mahmud ASRAR est un dessinateur originaire de Turquie qui s’est fait connaître aux USA avec sa série DYNAMO 5. Propulsé au rang de dessinateur vedette, il travaille depuis pour les plus grands éditeurs de comics sur des séries telles que Star Wars, Supergirl, Nova. Il dessine aujourd’hui la série WOLVERINE and the X-Men chez Marvel pour le plus grand plaisir des fans.

imagePhilippe BRIONES a commencé dans l’animation pour les studios français de Disney, mais sa passion pour la bande dessinée l’amènera rapidement à réaliser divers albums tels que La Geste des Chevaliers Dragons ou Les Seigneurs d’Agartha pour les éditions SOLEIL. Marvel lui propose alors de travailler pour les USA sur des personnages tels que White Tiger, Ms.Marvel, Namor, Spider-Man, X-Men, Iron Man, et Captain Ameri- ca. Il continuera en parallèle à travailler pour la France avec sa propre création à lui et Romain Huet, GEEK AGENCY. Phil vient de réaliser plusieurs épisodes de la série Uncanny X-Force chez Marvel, et prépare un nouvel album pour les éditions Delcourt

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Yildiray CINAR est un dessinateur vivant à Istanbul, mais qui ‘est très tôt consacré aux comics Américains, a commencé par la série NOBLE CAUSES pour Image. On le retrouvera très rapidement chez DC Comics pour lequel il dessinera les séries TEEN TITANS, Legion of Super-Heroes, ou Fury of Firestorm. Il a récem- ment dessiné des épisodes de Batman/Superman, Earth 2, Adventures of Superman. Il dessine actuellement la série Supergirl, toujours pour DC Comics !

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Elsa CHARRETIER est une jeune dessinatrice de bande-dessinée qui a débuté chez Wanga Comics en 2012. Elle livre en novembre 2013 son premier album en collaboration avec Pierrick Colinet : Aeternum Vale. C’est au même moment que Terry Stillborn la contacte pour lui proposer de dessiner un épisode du Garde Républicain à paraître en Avril 2014. Elle apparaît également dans les pages bonus de One Hit Wonder chez Image Comics.

imageStéphanie HANS est une illustratrice touche-à-tout qui travaille avec autant de bonheur dans les comics que dans le franco/belge, ou l’illustration de romans. Travaillant pour de nombreux éditeurs, elle s’est surtout il- lustrée sur de magnifiques couvertures peintes, abordant tous les sujets que les comics ont à offrir. Elle est notamment connue des fans de Marvel pour ses couvertures de l’excellente saga de Kid Loki dans Journey into Mystery, dont elle a elle-même dessiné le dernier chapitre. Elle vient récemment de réaliser un numéro entier de Spider-Man.

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Gérald PAREL s’est fait connaître en France sur la série 7 SECONDES pour les éditions Delcourt, mais il répondra à l’appel des comics, et réalisera de sublimes couvertures peintes sur des séries telles qu’ Iron Man, The Marvels Project, S.H.I.E.L.D, The Three Musketeers ou encore King Conan. Il a réalisé pour Marvel l’album Iron Man Season one qu’il peint entièrement, écrit par le légendaire Howard Chaykin. Gérald s’est installé à Berlin où il a rejoint le célèbre studio de graphistes :SixMoreVodkas.

image Paul RENAUD a débuté dans les comics sur la série Cavewoman en 2003, et dessine depuis pour la plupart des éditeurs de comics sur des séries telles que Red Sonja, Fear Agent, Athena, ou Uncanny X-Men. Surtout connu en tant qu’illustrateur de couvertures, il a régulièrement travaillé sur les couvertures des séries Vampi- rella, Flash Gordon, Mass Effect, Star Wars, Red Sonja, Iron Man, Hawkeye & Mockingbird, Secret War- riors, Black Panther, Danger Girls, Dejah Thoris… Il travaille actuellement pour Marvel pour qui il dessine le premier numéro annuel de la série UNCANNY AVENGERS avec le scénariste Rick Remender.

A été annoncé cette semaine un autre artiste de quasi dernière minute, Trevor Hairsine qui remplace au pied levé David Lafuente qui ne peut malheureusement être parmi nous pour cette édition.

Durantles deux jours du salon ces huit artistes seront en dédicace dans la COMICS ZONE et participeront à une conférence sur les comics préparée et présentée par PAUL RENAUD.

Retrouvez aussi lors de cette nouvelle édition : Des jeux vidéo, du comics, des manga, de la culture japonaise, du cosplay, de la SF, de la Fantasy, des jeux de cartes, de plateau, des jeux vidéo en libre accès, des conférences, des concerts, pleins de nouveautés et de surprises vous attendront durant ce TGS Springbreak.

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