Encore une fois, le site Journeys nous comble avec deux nouvelles séries de Converse All Star, en effet après Catwoman, la marque a décidé de lancer une nouvelle gamme consacrée cette fois ci à Batgirl et Wonder Woman, et ce toujours pour le même tarif (59.99$).
Folle Furieuse
Oui, j’en appelle aux Folles Furieuses de Mamie Bonheur car cette année encore les Stan Lee Awards brillent de leur manque d’imagination pour nominer ceux qui ont fait l’année 2011. Alors oui cette année il y a bien 2 représentantes du beau sexe (+ Wonder Woman en ce qui concerne le personnage de comics) contrairement à l’année dernière mais voilà :
- Sara Pichelli dans deux catégories bien distinctes, mais pourquoi ? Est-elle la seule à avoir bossé cette année ?
- Jane Goldman, mhhh mais c’est pas une super copine à Mark Millar ??? Bon certes elle a participé à l’écriture du scénario de X-Men : First Class, mais de là à vouloir faire d’elle l’homme ou femme de l’année…
Comme l’année dernière, je vais donc organiser une version alternative de cette cérémonie, il s’agit des Adrienne Roy Awards en hommage à cette artiste qui nous a quitté il y a un peu moins de 2 ans et qui symbolise selon moi toute la richesse et le talent de ce que les femmes sont capables de faire en matière de bande dessinée.
Mais avant d’organiser ce vote, je vous laisse le soin de me dire qui d’après vous est susceptible d’être nominée, j’ai déjà ma petite idée bien entendu mais si le sujet vous tient à coeur n’hésitez pas à poster vos favorites dans les commentaires, je m’occupe du reste !
Je vous rappelle les différentes catégories (je me suis adaptée par rapport à la version Kapow) :
Meilleure auteure
Meilleure artiste
Meilleure série en cours
Meilleur film de super héroïne ou de science fiction/fantasy etc… (bref, un film avec une héroïne dedans !)
Meilleure série limitée ou arc narratif
Meilleur recueil
Meilleure héroïne
Meilleur espoir féminin
Meilleur éditeur qui met en avant les femmes en tant qu’artiste
Meilleure série télé (avec des personnages féminins intéressants)
Meilleure figurine représentant une héroïne de comics
Femme de l’année
Classé dans Goddess of the day
2000 AD fête ses 35 ans
Puisqu’en ce moment je lorgne du côté des années 70 et des artistes made in Britain, c’est le moment idéal pour donner un petit coup de projecteur à un magazine qui est en train de fêter ses 35 ans ce mois-ci, je veux bien sûr parler de 2000 AD que les amateurs connaissent grâce notamment à sa BD phare : Judge Dredd. Mais réduire ce journal à un seul de ses trésors ne serait pas lui faire honneur, d’autant plus que bon nombre d’auteurs britanniques ont démarré et ont fait leurs preuves grâce à lui.
Revenons donc en ce 26 février 1977, jour de la sortie du premier numéro de ce magazine, 2000 AD est en fait le projet commun de Pat Mills et John Sanders qui travaille pour la maison d’édition IPC. Sanders demande en effet à Mills qui est scénariste, de créer un magazine hebdomadaire de science-fiction. Celui-ci développera les premières séries et héros, et y tiendra le poste de rédacteur en chef. Il interviendra même dans le courrier des lecteurs sous le pseudonyme de “Tharg the Mighty“. On retrouve son nom au générique de pratiquement toutes les séries développées dans les premiers numéros : Invasion!, Harlem Heroes, Flesh, et M.A.C.H. 1.
Mais les premiers jours de 2000AD ont également été définis par deux personnages : Dan Dare (dont les origines remontent aux années 50) et Judge Dredd . Dan Dare, modernisé pour l’occasion ne reçu pas le succès escompté, il faisait vraisemblablement partie du passé. Judge Dredd, par contre était une création originale et incarnait vraiment l’essence même du magazine. Dredd est un homme de loi, un policier d’une ville de la côte Est américaine connue sous le nom de Mega-City One, au début du 22ème siècle. Il a le pouvoir de prononcer des peines sur place, et rendre une justice sommaire, si nécessaire. Et en général c’est exactement ce qui arrive. Dredd est donc un bel enfoiré, conçu non pas tant comme un anti-héros, mais comme un fasciste pur et simple. Carlos Ezquerra, l’artiste espagnol qui a conçu Dredd et son univers (avec John Wagner) a délibérément fait écho à l’iconographie du régime de Franco notamment pour le costume du personnage. Le succès de Dredd prouve que 2000AD excelle à développer ses propres personnages plutôt que de raconter et rebooter les aventures d’anciens héros.
Le succès de Judge Dredd est tel que 2000 AD devient la référence en matière de bande dessinée en Angleterre et la concurrence va rapidement plier boutique, comme le magazine Starlord dont les meilleurs personnages sont rapidement intégrés dans les pages d’AD. Le magazine devient alors le seul et unique moyen de faire ses preuves pour un artiste. C’est ainsi que tout au long des années 80 et 90 vont défiler tout un tas de dessinateurs et scénaristes désormais devenus des stars : Alan Moore, Neil Gaiman, Grant Morrison, Bryan Talbot, Brian Bolland, Mike McMahon, Peter Milligan, Mark Millar, Kevin O’Neil, Ian Gibson…
Mais c’est également dans les pages de 2000 AD qu’ont été publiés des chef d’oeuvre tels que The Ballad of Halo Jones, Zenith et Slaine: The Horned God, des titres qui ont su intéresser de gros éditeurs américains parmi lesquels DC Comics qui réussira à débaucher Alan Moore ou Neil Gaiman pour ne citer qu’eux, la suite fait bien entendu partie de la grande histoire des comic-book…
Classé dans Once upon a day
Des amies pour la vie
DC Nation, le programme de Cartoon Network dédié à l’univers DC a enfin eu la bonne idée de réunir 3 héroïnes dans une seule série. Cela s’appelle Super Best Friends Forever dont les commandes ont été données à Lauren Faust à qui l’on doit la série déjantée (et ultra parodiée) My Little Pony: Friendship Is Magic.
Super Best Friends Forever réunit donc Supergirl, Batgirl et Wonder Girl (dont les traits me font vraiment penser à la Wonder Woman de Cliff Chiang), je suis ravie de voir qu’une série bien fun consacrée aux super héroïnes va être diffusée, ça va nous changer un peu des éternelles séries animées destinées (en premier lieu) aux garçons, avec bagarres, explosions et enjeux cosmiques.
Classé dans TV show of the day
Les omnibus DC n’ont pas vraiment la cote
Vu sur Bleeding Cool hier ces deux petites vidéos qui comparent la qualité de fabrication de deux omnibus, l’un de chez Marvel, l’autre DC, comme dirait l’autre y a pas photo.
Dan Didio a promis que ce genre de désagrément serait réglé, ben y a intérêt vu le prix que coûte ce genre d’ouvrage, non mais…
Classé dans Book of the day
Le cri
Les comics peuvent faire bouger les choses. Nous le voyons actuellement avec des exemples récents comme Occupy Comics ou encore Womanthology qui réunissent bon nombre d’artistes autour d’une cause commune, qu’elle soit contestataire, politique ou sociale. Mais ce n’est pas la première fois que l’idée de faire un recueil de bandes dessinées en réponse à une injustice est mise en chantier, et il en est un qui me tient particulièrement à coeur et dont je voulais vous parler compte tenu de l’actualité récente concernant l’homopobie de certains de nos élus. Il s’agit de AARGH ! (Artists Against Rampant Government Homophobia) une anthologie dont j’ai fait allusion à plusieurs reprises, soit en parlant d’Alan Moore, soit à propos d’homosexualité dans la bande dessinée américaine. Ce fameux recueil, je l’ai terminé récemment alors parlons en !
Nous sommes en 1988 en Angleterre, le gouvernement Thatcher promulgue la clause 28, un amendement qui concerne l’Angleterre mais aussi le Pays de Galle et l’Ecosse, et qui interdit tout organisme public de faire la “promotion de l’homosexualité ou de l’acceptation de l’homosexualité en tant que prétendue relation familiale”. Les associations contre l’homophobie se voyaient ainsi bannies des universités, et le sujet de l’homosexualité ne devait en aucun cas être abordé dans le milieu scolaire afin de préserver les jeunes des fameux lobbies gay et accessoirement gauchistes.
Scandalisé par cet amendement, Alan Moore réunit une pléiade d’artistes autour d’un projet commun qui tend à dénoncer l’homophobie du gouvernement et de la société britannique conservatrice de l’époque. Il fait appel aux scénaristes et dessinateurs David Lloyd, Neil Gaiman, Bryan Talbot, Dave Sim, Groc,Geoff Ryman, Alexei Sayle, Hunt Emerson, Sue Hyde, David Leach, Dave Gibbons, Dave Thorpe, David Shenton, Charles Shaar Murray, Posy Simmonds, Dick Foreman, Roz Kaveney, Garry Leach, Howard Cruse, Bill Sienkiewicz, Harvey Pekar, Art Spiegelman, Kevin O’Neill, Steven Appleby, Kate Charlesworth, Jennie Wilson, Lisa Power, Izzy Islam, Robert Crumb, Brian Bolland, Dominic Regan, Savage Pencil, Phil Elliot, Tony Reeves, Frank Miller, Kathy Acker, Jamie Delano, Mark Vicars, Joyce Brabner, Debbie Delano, Phyllis Moore, Steve Bissette, Rick Veitch, Dave Gibbons, Grahame Baker, Oscar Zarate, David Leach, Lin Jammet, David Shenton, Floyd Hughes, Graham Higgins, Garry Leach, Joe Zabel, Gary Dumm, Bryan Talbot, Mark Buckingham, Dave Sim, Gerhard, Shane Oakley, Denys Howard, Jaime Hernandez et Gilbert Hernandez.
Ce beau monde va édifier un recueil de 76 pages publié par la propre maison d’édition d’Alan Moore, Mad Love qu’il co-dirige avec son épouse Phyllis et l’amante du couple, Debbie Delano. Après avoir contemplé l’extraodinaire couverture de Dave McKean, l’oeuvre démarre par la version de Moore et son fameux Mirror of Love, un poème en prose qui est une évocation de l’homosexualité dans l’histoire de l’humanité accompagnée des illustrations de Stephen Bissette, son accolyte de Swamp Thing. Le message est simple et criant de vérité, l’homosexualité existe depuis la nuit des temps. Moore cite de nombreux exemples à travers les époques et ses éminents artistes, de Sappho à Michel-Ange en passant par Emily Dickinson, Oscar Wilde. Mais parallèlement il retrace l’histoire de l’homophobie, de l’arrivée du christianisme aux triangles roses, jusqu’au mouvement contestataire comme les évènements de Stonewall en juin 1969. L’auteur évoque ensuite les années SIDA et du manque de discernement du gouvernement Thatcher, jusqu’à cette fameuse clause 28. C’est toute notre histoire qui est résumé dans ces quelques pages. J’ai personnellement de nombreux livres qui retracent l’histoire de l’homosexualité, mais si je devais la présenter à quelqu’un, je pense que je lui ferais lire The Mirror of Love.

Les pages suivantes sont des approches différentes des auteurs cités précédemment sur le thème de l’homophobie et de cette clause 28, j’ai particulièrement aimé celle de Groc qui s’intitule Promote and Survive et qui est une sorte de “Heterosexual Survivor Guide” pour reprendre le fameux livre de Max Brooks. From Homogenous to Honey de Neil Gaiman est tout aussi délicieux, il utilise en effet un sarcasme cinglant pour présenter un avenir sans influences homosexuelles. Ainsi, il n’y aurait aucun art, aucune pièces de théâtre, livres qui incluraient une quelconque référence culturelle gay. Pour le narrateur masqué de l’histoire (qui ressemble étrangement à celui de Guy Fawkes), c’est un monde parfait. Mais les images derrière lui proposent quelque chose de bien plus sombre, puisqu’au fur et à mesure il détruit toute trace de cette culture issue du milieu gay. Au final l’auteur nous montre un monde sans visage, uniforme et culturellement pauvre puisque tous les artistes et intellectuels homosexuels ont été décimés, de David Bowie à Archimède. Chaque auteur a donc son point de vue sur la question, qu’il soit satirique, réaliste, ou surréaliste, mais tous sont unanimement d’accord sur le fait que cette censure envers l’existence même de l’identité homosexuelle est dangereuse. La peur du SIDA de la part des conservateurs britanniques est également évoquée de nombreuses fois dans l’ouvrage .
Chaque illustration est en noir et blanc, mais de longueur différente suivant ses auteurs, de la simple affiche au strip en passant par la BD petit format, ce qui donne également un bel aperçu de la qualité des auteurs anglo-saxons de cette époque.
Aargh! est donc un objet de collection pour son aspect historique, contestataire et qui (heureusement) fait encore des émules à notre époque. Et même si bien évidemment cette oeuvre n’a pas empêché le vote de cet amendement, il a permis à de nombreuses voix de s’exprimer sur le sujet. Mais c’est également un livre qui fait chaud au coeur, un cri artistique contre l’intolérance et la peur de l’autre, moi je peux vous dire merci Mr Moore.
Classé dans Once upon a day
Et merci !
En ce dimanche soir, j’en profite pour remercier tous ceux qui sont devenus accro au TLGB au fil des mois, à tous ceux qui m’envoient des petits mots gentils par mail, des encouragements ou juste un “Salut, c’était juste pour te dire que ce que tu écris me fait bien marrer !”
Cette semaine encore j’ai eu la chance de lire un gentil message, celui de Marmotteb qui m’a également dédicacé un de ses dessins. Comme je lui disais, je me plais juste à partager mes goûts et mes différentes découvertes glanées par ci par là, et en faisant ce blog je m’aperçois que je reçois autant que je donne.
Ce billet est donc l’occasion de vous saluer les enfants, je viens de passer le cap des 1085 posts et je crois que je ne suis pas prête de m’arrêter, en tout cas tant qu’il y aura de la place pour une morue comme moi
.
Classé dans Mood of the day
Le Bonbon du Dimanche
En 1989, Greenpeace fit appel à Swamp Thing en personne pour sa campagne de protection de l’environnement, les gamins ont l’air super à l’aise face à la créature, ça fait plaisir !
(Il a du leur faire bouffer un tubercule oui…)
Classé dans Movie of the day
Somewhere over the Rainbow : Fiche Perso # 9
Nom : Kaplan
Prénom : William «Billy»
Première apparition : Young Avengers # 1 (Avril 2005)
Gay Power : Billy Kaplan (Wiccan pour les intimes) est l’un des personnages gay les plus plébiscités actuellement, notamment en raison du couple qu’il forme avec Hulkling. Leur histoire passionne les lecteurs et bon nombre de fan fictions et de fan arts leur rendant hommage parcourent la toile. Son créateur, Allan Heinberg lui même homosexuel, donne une image très positive des personnages gay dans les comics, en même temps on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Billy Kaplan est le fils ainé de Jeff et Rebecca Kaplan, un couple d’origine juive et a pour habitude de se faire molester par une brute nommée John Kessler. Suite à une énième altercation, le jeune homme préfère s’isoler à proximité du Manoir des Vengeurs et rencontre Wanda Maximoff, a.k.a. la Sorcière Rouge (qui a prit l’apparence d’un jogger). Celle-ci à la vue de ses blessures le persuade de ne plus jamais se laisser faire, et le soigne en lui effleurant les cheveux. Mais Billy préfère éviter les ennuis le plus possible jusqu’à ce que Kessler trouve une nouvelle victime. Le jeune homme vole à son secours libérant pour la première fois ses pouvoirs foudroyants, réussissant presque au passage de tuer son agresseur. Terrifié par ses nouvelles capacités il tente de trouver refuge auprès des Vengeurs mais l’équipe de super héros a été dissoute suite à une crise de démence de la Sorcière Rouge. Il est ensuite approché par Iron Lad qui le recrute pour faire partie des Young Avengers sous le nom d’Asgardian, en hommage a Thor car il partage ses pouvoirs, bien que Billy semble avoir une étrange connexion avec Wanda.
Au cours de la première aventure des Young Avengers, Billy se lie rapidement d’amitié avec l’un de ses coéquipiers, Teddy Altman alias Hulkling, à tel point que les lecteurs vont rapidement deviner une relation plus sentimentale entre les deux garçons. Cette relation est officialisée dans Young Avengers #6, Billy finira par prendre le nom de Wiccan et la journaliste Jessica Jones arrive même à le convaincre de révéler sa relation avec Teddy au grand public afin qu’elle serve d’exemple aux jeunes homosexuels. Le sujet du coming-out est également abordé lorsque Wiccan tente d’annoncer à ses parents qu’il est un super héros, mais ceux-ci comprennent mal ses propos et croient qu’il fait allusion à sa relation avec Hulkling. Quoiqu’il en soit ceux-ci réagissent très bien et ne souhaitent que le bonheur de leur fils.
Lorsque Teddy se fait enlever par le Super-Skrull, Billy est désemparé, mais renforcé dans sa détermination de sauver le garçon qu’il aime. C’est en partant à sa recherche qu’il fera également la découverte de son propre frère jumeau, Tommy, les deux garçons étant les fils supposés de la Sorcière Rouge.
En 2006, la série Young Avengers reçu le GLAAD Awards du meilleur comic-book pour avoir mis en avant la relation entre Wiccan et Hulkling, les deux héros continuent leur aventures dans la série Avengers: The Children’s Crusade également nommée aux GLAAD Awards cette année.
Classé dans Somewhere over the Rainbow
The Wonder Car
Une femme de l’Oregon sans emploi, enceinte de 5 mois et malade (oui ça commence à faire) s’est récemment fait voler sa voiture (non mais arrêtez, ça suffit là !), mais pas n’importe quelle voiture si vous voyez ce que je veux dire…
Voilà pourquoi la vraie Wonder Woman a un jet invisible. Bon j’espère quand même qu’elle retrouvera son précieux véhicule, il est quand même loin de passer inaperçu…
Classé dans Mood of the day

















