Small Favors : la review de Julien Lordinator


Review  : Small Favors, La BD pour les Filles qui Aiment les Filles

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Ceux qui me connaissent bien le savent, j’aime la bande dessinée érotique et je la considère comme un genre à part entière au même tire que n’importe quel autre. Néanmoins, comme dans tout autre genre, il y a du bon et du mauvais et il faut également avouer que comme dans tout média utilisant le sexe comme thème principal, il y a des kilotonnes de trucs pourris et inintéressants pour une minorité de choses vraiment intéressantes et je peux vous assurer que la recherche de trucs vraiment différents et intéressants dans ce genre, c’est un vrai sacerdoce !

Alors oui , j’aime la bande dessinée érotique mais pas n’importe laquelle : J’évite soigneusement tout ce qui me parait trop violent et/ou trop misogyne, ces deux facteurs ne m’attirant pas du tout et, malheureusement, allant souvent de pair dans ce genre de publications, du coup ça m’élimine la grande majorité des bouquins disponibles sur le marché… Reste à faire le tri dans ce qui reste et là, à part le bouche à oreille, il ne reste pas grand chose pour faire des découvertes.

Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, ladite bande dessinée me fut conseillée par la taulière dudit blog sur lequel vous êtes en train de lire cette review, comme quoi mine de rien, elle cache bien son jeu la gourgandine !

Small Favors est donc une BD érotico-pornographique créée, écrite et dessinée par Colleen Coover, une auteure de comics américaine ouvertement bisexuelle. Colleen Coover n’a, en dehors de Small Favors, travaillé quasiment que pour Marvel, elle s’est surtout faite remarquer pour sa prestation sur les scénarios de la série X-Men : First Class. Elle a commencé à bosser dans les comics en 2008, c’est donc une toute jeune auteure dans ce milieu.
On peut aussi noter qu’avant de travailler dans le monde des comics, elle a surtout collaboré à des magazines lesbiens comme On Our Backs, Girlfriends et Curve. Elle est aussi l’auteure, en compagnie de son mari Paul Robins, du graphic novel Gingerbread Girl, l’histoire d’une fille bisexuelle et de son amie imaginaire.

Stumptown Comics Festival 2007

Mais parlons nous plutôt de ce qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir cette BD « Pour les Filles qui Aiment les Filles ». Small Favors est donc une BD érotique clairement lesbienne, d’ailleurs il n’y a que ça dans le livre, aucune trace de turgescence mâle, rien que des filles qui font des choses coquines entre filles. Vous êtes sûrement en train de vous demander « Ouais mais si c’est une BD avec rien que des filles et pour des filles qui aiment les filles, pourquoi c’est un propriétaire de pénis qui en parle  ? ». Et je répondrais que vous avez raison de vous le demander et que je vais répondre à votre interrogation de façon simple, mais néanmoins solide : Déjà parce que la propriétaire dudit blog est une immonde limace fainéante qui passe tout son temps dans son lit à comater en buvant des bières et à lire des comics avec des amazones musclées qui se battent entre elles *, une vraie lesbienne geek (voir le titre en haut de ce site internet pour confirmation). L’autre raison est que comme je connais un peu ce style er que, quitte à demander une review d’une BD érotique, autant la demander à quelqu’un qui maîtrise un petit peu le sujet. Enfin la dernière raison est que parler de ce genre sur un blog plus généraliste, c’est un peu risqué et que je comprend qu’elle n’ai pas voulu se mouiller (ou peut être que si, il y avait peut être pour elle un risque de se mouiller en fait… Enfin bref.) et que dans le cas où on le lui reproche, elle pourra dire que c’est de ma faute et que je l’ai forcé parce que je suis un mec, qu’elle est une fille innocente, que les hommes sont des obsédés et les filles des saintes tout ça tout ça.

Après tout c’est une femme, et les femmes c’est fourbe… (<= Second degré dans cette réflexion).
Enfin bon, je l’ai lu cette BD coquine pour les filles, j’ai mine de rien déjà écrit trois paragraphes et ce serait dommage d’arrêter en si bon chemin, donc continuons.

2Donc Small Favors ça parle de quoi ? Bah de sexe entre filles… Et pis c’est tout, voilà, voilà…
Non plus sérieusement ça parle d’Annie, une jeune femme d’une vingtaine d’années accroc à la masturbation mais trop timide pour oser aborder d’autres filles, la pauvre passe donc tout son temps à espionner sa jolie voisine en se tripotant l’entre-jambe et en s’imaginant faire avec elle toute sorte de galipettes que seules deux filles peuvent faire ensemble. Mais un jour, alors que notre malheureuse masturb-mateuse est dans son jardin à s’adonner à sa pratique favorite, elle est aspirée dans une autre dimension et doit faire face à une sorte de tribunal de conscience : La bougresse s’est en effet déjà trop masturbée pour une seule vie et doit donc être remise dans le droit chemin de la vertu ! Pour cela on lui affuble une sorte de gardienne, la minuscule Nibbil, sorte de Jiminy Cricket féminine. Seulement, il va vite être évident que plutôt que de diminuer les pulsions d’Annie, Nibbil ne va faire que les aggraver en se révélant dès leur première rencontre être une véritable lesbienne nymphomane.
Dés lors les deux jeunes femmes vont passer le plus clair de leur temps dans l’entre-jambe de l’autre, Nibbil pouvant changer de taille à volonté, allant de sa taille minuscule à une taille humaine et multipliant du coup les trouvailles cochonnes à expérimenter avec sa camarade.
Un peu plus tard elles rencontreront Saga, une jeune afro-américaine elle aussi lesbienne et délurée qui les rejoindra dans leurs ébats.

Chaque chapitre est donc une scénette durant laquelle Annie et Nibbil s’essayent à diverses pratiques allant des grands classiques entre filles au BDSM léger, fessées etc. Malgré la relative crudité de la plupart des scènes, on ne tombe jamais dans le glauque ou le hardcore, le tout est toujours montré de façon presque comique, décomplexé et surtout très second degré rendant la lecture agréable et franchement distrayante, voir carrément déstressante, et j’avoue avoir sourit une paire de fois devant les situations alambiquées et surréalistes imaginées par Colleen Coover pour ses personnages.

3De plus, j’ai trouvé que le ton du livre était très fun, très simple dans le sens ou on va directement à l’essentiel sans se soucier du fait que se soit réaliste ou crédible, comme le disent plusieurs fois les personnages en brisant le quatrième mur et en s’adressant directement aux lecteurs : « Vous voulez voir du sexe entre filles ? Et bien c’est parti ! », dans Small Favors on ne s’embarrasse pas de chichis et on y va franco. Du coup on a aussi la sensation (ma foi assez agréable) que cette BD est un véritable défouloir et déversoir à fantasmes pour l’auteure, du coup ça rend la lecture assez sympathique car plus personnelle.
Par contre pour éviter toute ambiguïté, je me dois de préciser que si dans une BD érotique vous recherchez de la sensualité, de l’originalité et de la sophistication, passez votre chemin : Ici on est « cash » et on ne s’encombre pas de ce genre de choses, ici c’est le sexe pour le sexe, point. Si voir des plans explicites de filles les jambes en l’air vous lassent rapidement ou même vous horripilent, laissez tomber et dirigez vous vers autre chose de plus « chic », Small Favors c’est du cul entre filles, rien de plus et dans son aspect le plus simple, dans une ambiance marrante et sans complexe.

Pour ce qui est des dessins, on a un style cartoony en noir et blanc assez frais avec tout ce que ce style implique de qualités, à savoir des personnages simples et une esthétique épurée qui comme les scénarios vont directement à l’essentiel. On peut aussi remarquer dés le départ que les personnages ont aussi des physiques communs, loin des stéréotypes des BD érotiques : Les filles ont des corps certes graciles mais normalement proportionnés (comprenez sans jambes de deux mètres), des seins de taille raisonnable et de la pilosité, tout en restant très sexy (certains dessinateurs pourraient en prendre de la graine).
Visuellement, le style est donc comme le ton, très personnel, direct et à la fois très agréable, j’avoue que malgré quelques menues maladresses assez discrètes et pardonnables, j’ai été séduit et suis un peu déçu d’avoir constaté que Colleen Coover ne dessine pas plus.

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Un petit mot sur l’édition française pour finir, originellement publiée sous forme d’épisodes par Eros Comix, on retrouve donc dans cette édition française l’intégrale, alors qu’aux États Unis elle a été publiée en deux tomes. Cette édition comporte en plus un récit jusqu’alors inédit et exclusif à la version allemande ainsi que de nombreux bonus comme des croquis préparatoires ou des illustrations publicitaires pour promouvoir la série et publiée originellement dans Eros Comix.

Ma seule déception vient du fait que dans la version originale, certaines illustrations étaient en couleur et ont été ici reproduites en noir et blanc, mais bon, là je chipote. Après une petite recherche, j’ai aussi constaté qu’il manque un épisode spécial, sûrement supprimé car tout en couleurs…
C’est donc une édition certes incomplète que propose les éditions de La Musardine mais largement satisfaisante.

Small Favors est donc une BD qui sort des sentiers battus : A la fois fraîche, et résolument assumée comme cochonne (ce n’est, dans le cas présent, absolument pas péjoratif bien au contraire), c’est une véritable bouffée de fraîcheur (ou de chaleur, tout dépend du point de vue) dans le monde tellement formaté de la BD érotique.
Elle a beau être affublée du sous-titre « La BD pour les Filles qui Aiment les Filles » je vous confesse bien volontiers avoir pris énormément de plaisir à la lire, son second degré assumé et le ton décalé des cabrioles de ces dévergondées m’ayant franchement beaucoup plu et amusé.
Et c’est là la force de ce bouquin : visiblement je ne suis pas le public auquel cette BD était destinée et pourtant j’ai vraiment adoré, je me considère comme lecteur occasionnel de BD érotique et très franchement des lectures dans ce genre là, j’aimerais en faire beaucoup plus.
Son ton libéré et humoristique en font de plus une lecture qui plaira sans nul doute aux femmes et, si on prend mon exemple, aux hommes de toute orientation sexuelle tant est qu’ils ou elles ne soient pas choqués par les scènes homosexuelles entre filles, et le style plutôt « direct » des histoires, si c’est le cas et bien tant pis… Et tant mieux pour les autres car Small Favors est un de ces petits plaisirs coupables auxquels ont se doit de goûter, au risque d’en redemander.
Selon l’auteure, Small favors c’est une BD avec des jolies filles et les jolies filles ça rend heureux, et le pire qui puisse vous arriver en lisant cette BD, c’est justement d’être plus heureux(se)… Rien à perdre, tout a y gagner, vous voilà prévenu(e)s  !

Small Favors, La BD pour les Filles qui Aiment les Filles, disponible depuis le 19 janvier 2012 aux éditions de La Musardine

* Cette remarque barrée est bien entendu totalement fausse et n’a pour but que d’énerver ladite personne concernée :p

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Storm #3 : la preview


Storm et Forge, c’est une grande histoire d’amouuuuuur. A une époque sombre où notre déesse était au fond du trou (elle avait perdu ses pouvoirs indirectement à cause de lui, et elle était devenue dépressive et suicidaire), il était là pour la soutenir, veiller sur elle du mieux qu’il pu et patatras !  Puisque cette nouvelle série nous permet de renouer avec les origines et le riche passé de Storm, il était inévitable que sa relation avec le mutant Cheyenne soit mise sur le tapis.

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Une récompense bien méritée


La Fondation MacArthur vient de récompenser Alison Bechdel, l’auteure de Dykes to Watch Out For, Fun Home et Are you my Mother ? en lui attribuant une subvention de 625.000$ pour faire honneur à sa carrière et son talent, parmi d’autres bénéficiaires dont des scientifiques, militants des droits civils, historiens, psychologues ou écrivains.

Le Programme MacArthur Fellows est en effet destiné à "encourager les gens au talent exceptionnel à poursuivre leurs propres penchants créatifs, intellectuels et professionnels. A cet effet, les bourses de la Fondation sont versées directement aux individus plutôt que via les institutions. Les bénéficiaires peuvent être des écrivains, des scientifiques, des artistes, des chercheurs en sciences sociales, humanistes, enseignants, entrepreneurs, ou ceux dans d’autres domaines, avec ou sans affiliation institutionnelle. Ils peuvent utiliser leur bourse pour faire avancer leur expertise, s’engager dans de nouveaux travaux, ou, s’ils le souhaitent, changer de domaine ou modifier la direction de leur carrière."

Alison Bechdel est une dessinatrice et graphiste mémorialiste qui explore la complexité des relations familiales dans des travaux multidimensionnels qui utilisent le jeu des mots et de l’image en tissant des récits sophistiqués. La maîtrise de Bechdel du récit séquentiel et son esthétique en tant qu’artiste visuelle a été établi le long de sa longue carrière dans la bande dessinée, Dykes to Watch Out For (1983-2008), a capturé de façon réaliste la vie des femmes dans la communauté lesbienne comme il a influencé et a été influencés par des événements culturels et politiques importants…

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Vixen la Superbe


DC Collectibles a annoncé l’ajout d’une statuette dédiée à Vixen dans sa collection Cover Girls et toujours basée sur les dessins de l’incroyable Stanley Lau.
Le résultat est à tomber par terre (et le prix – 99.95 $ – reste honnête pour ce genre d’objet), il ne vous reste donc jusqu’au mois d’Avril 2015 pour grappiller des sous à droite à gauche pour pouvoir l’acquérir.

En bonus une image de la collection complète à ce jour :

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Sif Plus Forte Que Les Monstres : la review de Julien Lordinator


Rapide review : Sif, plus forte que les monstres

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Surfant probablement sur le buzz des films Thor et de l’exposition du personnage de Sif, Panini a décidé de publier ce story-arc consacré à la guerrière asgardienne, publié à la base dans le titre Journey Into Mystery (numéro 646 à 650 pour les complétistes). Le titre s’est depuis arrêté et fait parti des flops de l’initiative Marvel Now  ! Était-ce donc une bonne idée  ? Oui et non, pourquoi  ? Explication.

L’histoire commence avec une Sif dans le doute, chamboulée par le fait que trop souvent Asgard soit tombé sans qu’elle ne puisse rien y faire, la blessant dans son ego de combattante et de protectrice. Pire encore, la dernière fois que la cité des dieux nordiques est tombée, c’était suite à l’attaque de Norman Osborn et ces Dark Avengers (durant l’event Siège), des habitants de Midgard mettant en échec des dieux, s’en est trop  pour Sif qui décide de se mettre en quête de tous les moyens pour devenir plus forte et ce malgré la désapprobation de nombreux asgardiens, son frère Heimdal en tête, considérant que de toujours chercher la guerre, Sif devrait plutôt chercher à l’éviter.

Sa quête commencera par retrouver une mystérieuse sorcière puis, la féroce asgardienne finira dans une dimension dans laquelle des guerriers sont volontairement enfermés pour affronter des monstres pour l’éternité. Durant le combat contre l’un de ces monstres, Sif et ses nouveaux compagnons seront expédiés sur Terre en compagnie de monstres, le combat se continue donc sur Midgard, les asgardiens se faisant même aider par le Spider-Man Supérieur.

Toutes ces épreuves vont-elles faire évoluer sa mentalité ou la convaincre de continuer à brandir l’épée  ?

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L’histoire est écrite par Kathryn Immonen mais malgré tout et très franchement, dans le ton est l’écriture, ça m’a beaucoup rappelé la série Fearless Defenders : De l’action, de l’action et encore de l’action et parfois un peu de dialogues. Ainsi les scènes de combat s’enchaînent les unes derrière les autres et sont entrecoupées de courts passages durant lesquels Sif s’interroge sur le bien fondé de son comportement.

Pour être franc, j’ai trouvé ça assez ennuyeux et malgré la longueur du récit (seulement 96 pages) j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour le finir…
L’autre conséquence de ce récit à cent à l’heure, c’est que le personnage de Sif n’est au final pas autant développé que je l’aurais crû et est juste effleuré. Plusieurs pistes laissent espérer le contraire, mais à chaque fois on reste un peu sur sa faim. La principale conséquence est donc que Sif m’a paru être un personnage de bad-girl un peu caricatural, une espèce de furie qui passe son temps à hurler en brandissant une épée. Même les passages un peu plus intimistes, comme celui où elle demande à une petite fille maltraitée par son grand frère pourquoi elle ne se défend pas en lui collant un bourre-pif, paraît franchement caricatural et m’a rappelé le ridicule de certaines scènes avec Wonder Woman dans la série Justice League des New 52 (pour donner une idée du niveau).
Malgré tout, le bouquin se lit plutôt bien pour son côté action, les scènes de combats sont très sympas et impressionnantes, voir sanglantes et réussissent à garder le lecteur en haleine, mais je suis assez déçu de l’ensemble, m’attendant clairement à quelque chose de plus profond.

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Pour ce qui est des dessins c’est une réussite, l’italien Valério Schiti a fourni un beau travail, particulièrement dans les scènes de combat (et vu comment le bouquin en regorge, il fallait bien) en donnant des attitudes véritablement sauvages et purement guerrières à Sif, sans tomber dans le stéréotype de la bad girl sexy aux poses improbables : Ici point de chair dénudée, Sif passe toute son aventure sous une épaisse armure et les armes à la main, hurlant et bottant des culs.
Beau travail également au niveau des visages, très expressifs (ça m’a rappelé le travail de Laura Braga, une autre artiste venu d’Italie dont j’ai déjà loué les qualités dans ma critique du relaunch de Wicthblade publié ici même).
Un grand bravo également à Jeff Dekal qui signe les couvertures, toutes absolument magnifiques, couvertures toutes reproduites à la fin du livre d’ailleurs.

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Alors, ces aventures de la belle asgardienne valent-elles vraiment le coup ? Oui et non et tout dépend de ce que l’on recherche : Si vous souhaitez une BD à lire sans prise de tête, pleine d’action épique et mythologique bien dessinée, jetez-vous dessus. Par contre si vous cherchez quelque chose dans le même style mais plus profond, passez votre chemin et dirigez-vous plutôt vers les récents épisodes de Wonder Woman de Brian Azzarello, vous y trouverez plus votre compte.

 Journey Into Mystery  : Sif Plus Forte Que Les Monstres disponible chez Panini Comics depuis le 11 juin 2014 dans la collection 100% Marvel

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Batwoman: Futures End #1 : la preview


Agréablement surprise par les one shot de Batgirl et Birds of Prey de la semaine dernière, je prie pour qu’il en soit de même pour Batwoman qui ne semble pas avoir pris le même chemin que ses cousines de Gotham. Qui plus est, la présence et le statut d’Alice ici est aux antipodes de ce qui avait été imaginé pour elle à la base par les auteurs historiques de notre héroïne. Je ne sais pas trop quoi en penser pour tout vous dire, nous verrons bien demain.

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George Pérez’s Sirens #1 : la preview


George Pérez fait partie de ces artistes de légende à la carrière monumentale qui a connu son heure de gloire dans les années 80, et qui malheureusement s’est fait un peu plus discret par la suite. La faute sans doute à son style (pourtant sublime) tout en proportions et en décalage avec les critères inhérents au 90’s (n’est pas Rob Liefeld qui veut).  Avengers, Crisis on Infinite Earths, New Teen Titans et Wonder Woman (sans oublier les aventures de Black Widow dans Marvel Fanfare), autant de séries cultes grâce auxquelles nous avons pu cimenter notre culture et surtout notre amour pour les comics.

Œuvrant dans l’industrie depuis plus de 40 ans, George Pérez continue sa route avec une toute nouvelle série dont il est l’architecte et publiée chez BOOM! Studios. Et comme à son habitude, il développe un univers où les femmes fortes tiennent le haut du pavé, grâce à Sirens, une saga aux limites de l’espace et du temps.
Car même si l’intrigue principale se déroule aux confins de la galaxie, les sauts temporels vont nous faire voyager au cœur de l’Angleterre Victorienne, en passant par le Japon féodal et l’époque du Far West. Autant de périodes historiques que d’héroïnes, toutes liées contre une menace commune alors qu’elles sont elles-même considérées comme un fléau.
Inspiré par les femmes qu’il a pu rencontrer tout au long de sa vie où qui ont réellement existé, ses Sirènes se nomment Fanisha, qui possède des capacités magiques et un penchant pour parler aux dragons, et directement influencée par sa femme Carol, la gladiatrice Agony, Ammo qui fait peut-être référence à Annie Oakley, l’une des femmes légendaires de l’ouest américain, ou bien Sherita, issue du XXème siècle et experte en informatique.

Autant de bonnes raisons que de se laisser tenter par cette nouvelle aventure par l’un des maîtres du comics, le premier numéro est disponible dès mercredi.

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