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GLAAD Awards 2017 : les comics nominés


Et ils sont nombreux ! Je crois bien d’ailleurs que je n’ai jamais vu autant de comics sélectionnés, pour cette cérémonie qui récompense les œuvres mettant en valeur les LGBT tous médias confondus.
Cela prouve qu’il y a une ouverture de plus en plus sensible et avérée dans ce domaine de la part de l’industrie, la diversité des éditeurs concernés en est d’ailleurs la preuve, ça fait vraiment chaud au cœur !

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Parmi tous ces titres, on ne prend pas trop de risque en misant sur une récompense pour l’anthologie Love is Love, pour tout ce qu’elle représente, et pour une rendre une nouvelle fois hommage aux victimes.

A noter également les nominations de Supergirl et Wynona Earp dans la catégorie Outstanding Drama Series, je pense sincèrement que le couple « Sanvers » peut créer la surprise, pour ma part j’ai déjà mon matos de pom pom girl au bout des bras.
Vous pouvez trouver la liste complète des œuvres liste complète des œuvres nominées ici ici, rendez-vous les 1er Avril et 6 Mai prochains pour connaitre les résultats.

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Representation Matters


Ce billet fait tout simplement écho à un précédent publié il y a pratiquement deux ans, cela prouve le chemin est long, mais qu’il continue à se tracer notamment grâce à des personnes de bonne volonté.

Comme je l’ai évoqué quelques billets auparavant, je ne me peux me retenir d’être inquiète pour notre futur, le mien, celui du Sidekick, et parallèlement je vois chaque jour de très belles choses prendre forme spontanément, me redonnant espoir en la nature humaine, et je pense qu’il est d’autant plus important de parler de ces événements positifs lorsqu’ils parviennent à nos oreilles ou nos yeux, c’est une nécessité vitale.

Deux exemples datant de ces derniers jours me viennent à l’esprit, tout d’abord le témoignage poignant de Mary, salariée dans un comic shop de Fort Wayne, dans l’Etat de L’Indiana, qui le 3 décembre dernier s’est vue être confrontée à un cas d’école lorsque l’on est amené à travailler dans un espace culturel (qu’il soit commercial ou non), et devoir interagir avec une personne en réelle quête de quelque chose, en l’occurrence ici de soi-même.

Pour faire court, Mary a du faire face à l’une des plus belles expériences de sa vie, guider une jeune fille dans sa démarche personnelle de repères vis à vis de son orientation sexuelle (une révélation que cette adolescente a pris pleinement conscience après avoir vu les premiers épisodes de la seconde saison de Supergirl) à travers quelques bons titres LGBT tels que Batwoman Elegy, Midnighter, et Gotham Central.
Non seulement Mary a fait ce qu’il fallait en prenant le temps de rassurer cette jeune fille qui semblait être totalement en panique et lui dire que désormais, elle n’était plus seule, que les choses allaient s’arranger, mais elle lui a également offert de sa poche pour près de 60 $ de titres où évoluaient des super héros LGBT.

Cette histoire magnifique (un conte de Noël avant l’heure) relayée des centaines de fois sur Twitter est bien sûr parvenue aux membres du cast de Supergirl, dont Chyler Leigh qui incarne Alex dans la série.

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Pour moi Mary est une véritable héroïne. Non seulement elle a probablement sauvé l’existence de cette jeune fille grâce à son écoute et sa main tendue, mais en plus de cela, elle a demandé à tous ceux qui souhaitaient lui rembourser les 60 $ de faire à la place un don à  Equality Florida, l’organisation qui s’occupe de récolter des fonds pour venir en aide aux victimes de la tuerie du Pulse et de leurs familles.

Mon autre héroïne de la semaine est encore une fois Gail Simone, qui a annoncé que dorénavant tous les scénarios qu’elle écrira pour n’importe quel éditeur contiendront obligatoirement des personnages de couleur ou LGBT sans aucune restriction, auquel cas il n’était même pas la peine de l’embaucher sur un titre.
Plus important encore, elle invite les éditeurs qui embauchent des auteurs LGBT à ne pas les empêcher de faire évoluer des personnages issus de la diversité.

Gail Simone présidente !

Ces deux exemples prouvent que même si beaucoup d’efforts doivent être encore faits, nous avons d’un côté des auteurs qui feront tout pour que la représentation et la visibilité soient à leur maximum afin que de l’autre, des lecteurs puissent s’épanouir et commencer à avoir une vie meilleure.

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You Go, Girl !


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La Pride Month 2016 (le mois des fiertés LGBT se déroulant chaque année en juin à travers le monde, en hommage à la révolte du Stonewall Inn) qui se clôt chez nous via la Marche des Fiertés de Paris nous aura laissé cette année un certain goût d’amertume dans nos coeurs suite aux événements d’Orlando et d’Istambul, où cette manifestation pacifique a encore une fois été réprouvée à coup de gaz lacrymogènes et d’interpellations.

Dans nos rangs, la communauté transgenre a toujours été particulièrement touchée par des vagues de violence et de dénigrement, malgré les récents progrès en terme visibilité véhiculée par différents médias ou sériés américaines, où l’on a pu voir des personnalités telles que Laverne Cox, Lana et Lilly Wachowski en passant par Caitlyn Jenner, autant de stars qui ne nous font pourtant pas oublier la triste réalité.

Cette même visibilité, nous avons pu la retrouver dans le medium des comics dès les années 80/90, de manière totalement assumée ou en employant la fameuse combine du shapeshifting (bonjour Cloud, bonjour Jessie Drake, bonjour Xavin). Sans faire une énumération impersonnelle de ces différents personnages, des noms ressortent toutefois du lot pour ce qu’ils ont pu apporter dans ce combat pour l’acceptation. On retiendra ainsi Coagula, Lord Fanny et Wanda Mann chez Vertigo, Shvaughn Erin, Alysia Yeoh et Masquerade chez DC, ou encore Tong, Sera, et nos 3 métamorphes précédemment cités chez Marvel.

Evidemment les éditeurs indépendants ne sont pas en reste et l’un d’entre eux est justement sur le point d’introduire un nouveau représentant de la cause. Aftershock Comics (un éditeur décidément très LGBT friendly) s’apprête en effet à lancer en septembre Alters, une nouvelle série de super héros en mode X-Men avec en premier plan Chalice, AKA Charlie Young un jeune étudiant qui débute sa transition Male to Female dans le secret vis à vis de ses parents, mais également doté de super pouvoirs (il peut contrôler la gravité et voler). Cette nouvelle héroïne va devoir lutter contre Matter Man, un fasciste aux multiples pouvoirs dont le maître mot est la persécution, aux côtés de personnages également issus de la diversité, dont un métamorphe qui devient tétraplégique et doit faire face à un choix : le rester et vivre, ou bien opter pour un dernier changement qui lui accordera la mobilité, mais se révélera fatal au bout d’un mois, ainsi qu’une héroïne peu attrayante, j’imagine loin des standards de l’industrie mainstream.

Aux commandes de cette série on retrouve le scénariste Paul Jenkins que l’on ne présente plus, la dessinatrice Leila Leiz (dont le trait me fait penser à celui de Laura Braga) et la coloriste (transsexuelle) Tamra Bonvillain (Doom Patrol, Wayward, Moon Girl and Devil Dinosaur…).
Paul Jenkins
a eu la chance d’avoir été élevé par une mère lesbienne célibataire (c’est marrant, ça me rappelle quelqu’un) aux côtés de son frère dans le comté de Dorset, dans le sud ouest rural de l’Angleterre.
La question des droits LGBT lui est donc complètement acquise depuis quasiment toute une vie et ce projet lui tient d’autant plus à cœur qu’il a été entamé en 2005, mais dont le vrai déclic a eu lieu en 2014 grâce à une rencontre avec Liz Luu alors simple participante lors d’un panel sur la création des personnages de comics dans une convention, et désormais assistante exécutive chez Cartoon Network. Celle-ci lui a soufflé l’idée d’introduire dans un de ses futurs scénarios un personnage transgenre qui n’aurait pas encore transitionné et qui par conséquent ne pourrait se présenter en tant que une femme uniquement en costume de super héroïne.

Inutile de dire qu’avec AltersAftershock Comics envoie non seulement du lourd mais impose à grand coup de communication bien sentie (dont un article sur le site du NY Times), un nouveau standard, comme à la belle époque de 2006 via DC Comics et sa nouvelle Batwoman à grand renfort de médias interposés.
Ce qui est certain c’est que je souhaite la même aura à Charlie Young qu’à Kate Kane, et je serai toujours ravie de mettre à jour l’actualité de cette nouvelle super héroïne, c’est du reste le moins que je puisse faire…

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GLAAD Awards 2016 : les comics nominés


GLAAD Media Awards Nominees

Comme chaque année les GLAAD Awards vont récompenser lors de deux cérémonies et dans diverses catégories les œuvres qui ont contribué au mieux la visibilité des LGBT dans les médias.
En ce qui concerne le 7ème art, il sera certainement très difficile de départager Carol, The Danish Girl et Freeheld (on pourrait pas donner une récompense aux 3 ?), et pour ce qui est des séries TV j’espère sincèrement que Sense8 sera récompensé (sinon, je me les coupe).

Mais nous sommes là pour parler comics, et cette année on annonce également du très lourd parmi les nominés :

  • Angela: Queen of Hel de Marguerite Bennett, Kim Jacinto, Israel Silva, Stephanie Hans chez Marvel Comics
  • Harley Quinn d’Amanda Conner, Jimmy Palmiotti, Chad Hardin, John Timms, Jed Dougherty chez DC Comics
  • Lumberjanes de Noelle Stevenson, Shannon Watters, Kat Leyh, Carolyn Nowak, Brooke Allen chez BOOM! Studios
  • Midnighter de Steve Orlando, Aco, Hugh Petrus, Alec Morgan, Stephen Mooney chez DC Comics
  • The Wicked + Divine de Kieron Gillen, Jamie McKelvie, Kate Brown, Tula Lotay chez Image Comics

Que dire de cette sélection ? ET BIEN QU’ELLE EST FICHTREMENT DIFFICILE A DÉPARTAGER !!!

Je trouve que chaque titre (contrairement à certaines années) mérite d’avoir sa place parmi les nominés pour des raisons différentes : Par exemple, c’est dans Harley Quinn que le couple Harley/Ivy est enfin canonisé, pour ce qui est de Midnighter, on retrouve enfin, après notre regrettée Batwoman, un personnage gay qui tient le rôle titre de sa propre série. Angela et Sera n’ont quant à elles absolument pas à rougir de faire partir de cette liste, et pour ce qui est de la série culte de Kieron Gillen et Jamie McKelvie, les références à la culture LGBT sont tellement nombreuses qu’on pourrait y passer la soirée.

Mais si on me demandait qui je souhaiterais voir être récompensé cette année, je persiste et signe, je choisirais encore Lumberjanes.
Car même si la série est depuis peu un poil moins intéressante de ce qu’elle fut par le passé, elle est la seule parmi tous ces titres à être destinée à un jeune public. Elle est la seule qui puisse amener un jeune LGBT à se dire « Hey, je ne suis pas tout seul. Molly, Mal et Jo sont comme moi, elles me ressemblent, elle sont heureuses comme elles sont, et elles sont hyper cool, bordel ». Elle est aussi la seule à faire passer un vrai message de tolérance auprès de jeunes lecteurs hétéros.
Les comics sont certes en premier lieu un divertissement, mais si ils peuvent montrer une voie, ou un quelconque espoir auprès d’un certain lectorat grâce à des messages ou des représentations positives, c’est en ça que cette récompense prend toute sa valeur.

Friendship to the max.

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LGBT DC


Le mois de juin est traditionnellement connu pour célébrer toutes les fiertés LGBTQ à travers le monde, et coïncide cette année avec la sortie de Midnighter#1, qui comme son homologue Batwoman à l’époque marque le pas en matière de représentation d’un personnage gay dans une série à son nom.
A cette occasion, DC All Access nous partage une vidéo animée par Jase Peeples de The Advocate, qui nous dévoile un petit historique sur ces personnages les plus emblématiques appartenant à la Distinguée Concurrence, une présentation assez bien fichue mais forcément incomplète.

De quoi vous rabattre, si vous voulez en savoir plus sur le sujet, sur les fiches perso (22 à ce jour) que je mets en ligne régulièrement tout éditeur confondu, ainsi que sur l’histoire de la représentation des personnages LGBT dans les comics dans la rubrique Dossiers.

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GLAAD are the Queens


La 26ème cérémonie des GLAAD Awards qui s’est déroulée ce week-end (enfin, une partie, la seconde aura lieu le 9 mai) a rendu son verdict concernant la série (Outstanding Comic Book selon le terme exact) qui mettait le mieux en valeurs des personnages LGBT.
Sans grande surprise, c’est Rat Queens qui obtient la récompense cette année, le titre créé par Kurtis J. Wiebe et publié chez Image renferme en effet en ses pages plusieurs personnages qui synthétisent la diversité que l’on peut retrouver chez les personnes LGBT, si l’on ajoute à cela un humour corrosif et une irrévérence qui fait toujours plaisir à lire, Rat Queens mérite grandement son prix.
Je suis quand même un poil déçue pour Lumberjanes, mais ce n’est que partie remise, c’est à dire l’année prochaine.

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A noter que du côté des jeux vidéo c’est Dragon Age: Inquisition qui s’est vu décerner un prix spécial, un palmarès très fantasy que les amateurs apprécieront d’autant plus.

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Angoulême 2015 : la conférence LGBT BD


Chaque année lors du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, Jean-Paul Jennequin organise une conférence-débat autour de la BD LGBT, invitant les artistes dignes représentants de cette thématique, qu’ils soient français ou étrangers, comme ce fut déjà le cas en 2014, ainsi que lors des précédentes tables rondes.
Le sujet abordé en 2015, et intitulé La BD LGBT a t-elle de l’humour ? s’orientait dans une première partie sur l’histoire de ces œuvres qui tentent de faire passer leur message, parfois grave sur un ton qui l’est beaucoup moins. La seconde, était consacrée aux trois intervenants invités : Cab (Cab’s Corner, Les chroniques mauves), Nawak (La France rose et bleu) et Galou (La petite Blan), trois auteurs engagés qui  prouvent dans leurs travaux que la cause LGBT est loin d’être une triste affaire.

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